Publié le 21 Février 2012

LE VOYAGE DE THETYS, DE MARSEILLES A PANAMA

 

Beau livre - Editions Tamata - 222 pages - 30 €

 

 

 

Parution en septembre 2011

 

 

Le sujet : Un couple et un bateau. Plein ouest depuis Marseille. Direction... Marseille ! Donc le tour du monde en bateau. De transatlantique en mouillages, d'étoiles filantes dans le ciel aux langoustes pêchées et dégustées sur le pont d'un bateau.... Avec des rencontres, encore des rencontres.... Une formidable aventure humaine grandeur nature !

 

 

 

 

Tentatrice : Keisha

Fournisseur : Les éditions Tamata, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : De beaux livres je ne lis guère. Le budget, (ce qui devient une mauvaise excuse car le prix des beaux livres a sacrément baissé). Mais je les trouve en général trop instructifs, trop sérieux, trop culturels, trop lassants. Alors je les parcours, quand ils croisent mon chemin, comme un enfant : en regardant les images !

Mais il a suffit d'un billet plus que tentateur chez Keisha et quelques avantages à tenir consciencieusement un blog pour que ce magnifique livre débarque dans ma boite aux lettres. Imaginez, moi qui vit pour les livres et le voyage, moi qui suis fan des îles et des grandes aventures, me voici avec, entre les mains, un voyage garanti vers les caraïbes puis vers Panama.

Depuis 6 ans, Nathalie et Bruno préparent leur projet, un tour du monde en bateau. Ce sera un catamaran qu'ils nommeront Thétys. Thétys, c'est une mer qui s'est ouverte il y a 300 millions d'années et qui sépara alors La pangée, le seul continent existant à l'époque. Et dans la mythologie grecque, c'est aussi une déesse marine. Deux symboles assez forts pour baptiser un bateau. Départ en mars 2008. Nos navigateurs avalent les miles et nous tournons les pages avec une pure sensation de bonheur, de liberté, d'évasion !

Déjà, principale impression de lecture, point de paragraphe rébarbatifs à la suite, mais de l'humour, de la joie, de la bonne humeur, celle de nos deux navigateurs en herbe qui découvrent leur bateau et leur home sweet home en même temps, au fils des avaries et des vitesses de pointes. Vraiment un ton léger qui n'invite qu'à une seule chose et n'a d'autre but que de PARTAGER ! Pour cela, le texte est écrit par Nathalie, les superbes photos qui ne cherchent pas à éblouir mais juste à poser l'ambiance sont de Bruno. Et puis il y a des pages réservées aux recettes de cuisine testées à bord et enfin, des encarts décrivant "les équipages" rencontrés au grès des mouillages et des pontons. Des couples, des familles, des bateaux tourmondistes qui se retrouvent parfois par hasard 3 mois plus tard dans un autre port et qui partagent des émotions fortes, des amitiés liées par le ciment de la passion et du voyage, du plaisir, des parties de pêches, des repas suivant les spécialités de chacun. Et vraiment, ça respire le bonheur.
Je me suis régalée pour les descriptions de paysages, des sensations lors des nuits à la barre, de la verve de nos navigateurs qui ne se prennent pas au sérieux et qui nous emmènent dans un formidable voyage où les mots rencontre humaine et fraternité prend tout son sens. J'ai vivement apprécié que ce tour du monde ne soit pas une course et que nos navigateurs voguent au grès de leurs envies. Les montres sont rangées au placard, le temps n'est plus qu'une ondée tropicale qui passe vite fait le temps de rincer le pont du bateau. Un mois à mouiller sur une petite ile de quelques kilomètres carrés à ne rien faire d'autre que profiter de l'instant présent et de la beauté qui nous entoure... le rêve non ?

Ce tome est la première partie du voyage, qui mène de Marseille au Canal de Panama, via les Canaries, puis le sud de la Caraïbe (près des côtes Vénézueliennes), avec des îles que je ne connais pas.... et que j'irais connaître un jour, ça c'est sûr. Trinidad et tobago, los roques, blanquilla, Curacao et leurs piscines naturelles. Bon, par contre, un mythe est tombée pour moi. Margarita ne me fait plus du tout rêver. Rien de grave, des rêves, il m'en reste plein !

D'ailleurs, cet aprem, en arrivant au boulot, j'ai annoncé à mes collègues ma démission pour dans 6 mois, pour partir faire le tour du monde en bateau. C'est pas vrai, c'est pas grave, dans 3 mois, je serai tout de même sur un catamaran aux Seychelles !

Et puis bientôt, je retrouverai Nathalie et Bruno. Évidemment, un tel premier tome impose le 2ème : Des galapagos à la Nouvelle Zélande !

 

Allez, levez l'ancre !

Photo piquée à Bruno :

 

http://www.tamata-editions.com/

 

Le site du voyage de thétys : http://www.levoyagedethetys.com/

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 19 Février 2012

Polar - Editions Fayard - 378 pages - 8.90 €

 

 

 

Parution en novembre 2011

 

 

L'histoire : Madame Robin est découverte morte par sa femme de ménage : éventrée et dévisagée à coup de marteau de la SNCF ! Son avocat de mari était alors en plaidoirie sur Nancy.

Et pourtant, c'est vers celui ci que la magistrature porte vite ses soupçons, puisqu'il faut "des résultats". Mais pour le commissaire Baudry et les avocats qui font corps autour de leur confrère, ça ne peut être si simple...

 

 

 

 

Tentation : Fidèle lectrice de ce prix depuis 25 ans....

Fournisseur :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Il est bien loin le temps des cerises où la cueillette du prix du quai des orfèvres se révélait délicieuseet garantie. Alors je vais dire la même chose que l'an dernier... Peut-être qu'à force de lire des supers thrillers gonflés à l'adrénaline, on finit par s'ennuyer dans des dialogues plan plan d'un flic et d'un bâtonnier dans le troquet du coin.

Et pourtant, j'ai mieux apprécié cet opus que celui de l'an dernier qui m'avait fait dire "plus jamais" ! Mais les habitudes et traditions ont la peau dure, alors j'ai rempilé cette année en achetant ce livre.

L'enquête est intéressante et dès le début, s'annonce pleine de promesses. Le mystère est complet. Bref, il y a matière à un chouette polar, surtout que les corps de métiers liés à la justice se frottent les uns au autres : juge, flic, avocats, procureur.... et vous mènent par la même occasion au coeur d'un palais de justice.  Le mobile est surprenant et le coupable est inattendu, même si les soupsçons effleurent un peu chaque personnage. Mais le flic est bien seul dans son enquête et finalement peu présent. Il semble que dans le cadre du Prix, les auteurs doivent se montrer le plus fidèles possibles aux procédures judiciaires. Oui, pourquoi pas, mais pas au point d'alourdir les dialogues à ce point. Encore une fois, le comportement de certains personnages m'a semblé peu crédible. Quand on pense avoir deviné l'identité d'un éventuel tueur en série.... Et bien franchement, il faut être un peu "couillon" si vous me permettez l'expression pour aller le voir et lui demander des comptes.... Faut pas s'étonner de mourir après ! Moi, j'irais voir la police et demanderais le protocole de la protection des témoins majeurs !!!

De même, je suis fatiguée, lorsque je lis des polars français où regarde des séries policières françaises, de l'importance que prend l'égo systématique des personnages haut placés qui ne pensent qu'à leur "carrière, retraite, médaille, mutation, gloriole" et qui ont toujours un ministre sur le dos. Je suis peut-être naïve, mais je n'ai pas l'impression qu'un ministre ait le temps de s'occuper de chaque meurtre commis en France. Bref, de ce fait, on tombe toujours dans les clichés que ce soit dans l'action et dans les dialogues qui.... Grrr.... On pourrait souvent faire copier/coller d'un livre à l'autre. A la place de ces explosions d'égos, j'aurais préféré une profusion de rebondissements qui ne bondissent qu'en scène finale. En plus, on a à chaque fois l'impression que nos tribunaux ne sont occupés que par des têtes d'abrutis. Car là, pour une enquête, un tribunal et un roman, cela fait pas mal d'abrutis au mètre carré. J'espère que ce n'est pas vrai !!! Mais il parait que derrière le pseudo de l'auteur se cache un avocat... qui doit donc savoir ce qu'il décrit. Peut-être n'ai pas perçu alors l'humour de ce livre ?

 Maintenant, il faut reconnaître que l'auteur s'y prend à merveille pour dénoncer les disfonctionnement de la justice et l'abus de pouvoir de certains magistrats.

Enfin, l'écriture. Elle est soignée, tellement que l'on dirait celle d'un élève très appliqué. De ce fait, il y manque un peu de chaleur, d'identité, et même de fluidité.

Bref, j'ai vraiment l'impression que les livres primés par le quai des orfèvres deviennent désuets, démodés quelque part. Il faudrait peut-être que ce prix évolue en même temps que la littérature policière pour garder ses fidèles lecteurs. Maintenant, après un rapide tour sur les avis trouvés sur Google, il semble que je sois la seule relativement déçue. Je n'ai vu que des articles élogieux. Alors à vous de voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 17 Février 2012

Synopsis :  

Margaret Thatcher, première et unique femme Premier ministre du Royaume-Uni (de 1979 à 1990), autrefois capable de diriger le royaume d’une main de fer, vit désormais paisiblement sa retraite imposée à Londres. Agée de plus de 80 ans, elle est rattrapée par les souvenirs. De l’épicerie familiale à l’arrivée au 10 Downing Street, de succès en échecs politiques, de sacrifices consentis en trahisons subies, elle a exercé le pouvoir avec le soutien constant de son mari Denis aujourd’hui disparu, et a réussi à se faire respecter en abolissant toutes les barrières liées à son sexe et à son rang. Entre passé et présent, ce parcours intime est un nouveau combat pour cette femme aussi bien adulée que détestée.

 

 

 

 

Biopic avec Merryl Streep, Jim Brodbent...

 

 

 

 Un conseil si vous pouvez, voyez ce film en VO !!!! Car la bande annonce ci dessous me parait de ce fait, différente du film...

 

 

 

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 Mon humble avis : Et bien depuis début 2012, difficile d'avoir un vrai coup de coeur au cinéma. J'aime les films sur des gens réels qui ont eu un destin incroyable, extraordinaire. Donc, ticket for The Iron Lady please !

Et pourtant, ce film ne manque pas d'atouts. Le premier, indéniable et incontesté, c'est la magistrale interprétation de l'actrice Merryl Streep qui incarne une Margaret Tatcher plus vraie que nature, qu'elle ait la petite quarantaine ou qu'elle soit octogénaire. Vraiment, c'est bluffant. Certes, le visage est aidé par des tonnes de maquillages, mais les postures, les gestes, la bouche. Vraiment, nos acteurs (même s'ils sont américains), ont du talent !

Ensuite, il est toujours intéressant de remonter dans l'Histoire, une Histoire qui nous a été contemporaine sans que nous nous en rendions forcément compte, parce que nous étions trop jeunes et parce queon a rarement l'impression de vivre l'Histoire, même si de grands moments nationaux ou mondiaux parsèment nos vies. Pour prendre conscience de l'Histoire, il faut se retourner.

La dame de fer dresse le portrait d'une femme qui peut être remarquable, est qui l'est à bien des égards. Une femme ambitieuse, intelligente, courageuse, qui va au bout de ses idées, de ses objectifs, décidée.Tenace.Une femme qui fait des choses qu'aucune autre femme n'a jamais fait en occident, une femme qui s'impose dans un monde d'homme. Un femme qui dit des choses bien comme : "De mon  temps, on voulait faire quelque chose, maintenant, on veut être quelqu'un" (ce qui est assez prouvé par nos superbes émissions de téléréalité par exemple). Mas c'était une femme qui était aussi méprisante, humiliante, blessante, qui ne montrait que peu de sentiments. Elle même en vient même à douter.... A t-elle su aimersa famille et la rendre heureuse. Tatcher a manifestement pris goût au pouvoir et en tire de plus en plus de fierté. Après, il y a les décisions politiques qui forcément, ne sont pas toujours populaires. ON retrouve dans notre président certains courrants de pensée de la dame de fer, et pas les meilleurs. On n'oublie pas que Tatcher était intransigeante et ne négociait rien, jamais avec l'ennemi,quel qu'il fut (cf, avec l'IRA entre autre). Et je dirais que c'est dans cet aspect là que le film montre des faiblesses : ces décisions politiques ou militaires sont plutôt survolées, peut développées, ni dans le pourquoi, ni dans les conséquences, ni dans les issues...

J'ai été étonnée de voir que malgré 11 ans au pouvoir, Tatcher était toujours l'unique femme sur les photos de son gouvernement. Pourquoi n'a-t-elle pas eu le plaisir, l'envie ou le défit d'imposer plus de femmes dans son gouvernement, elle qui en était une. Pour garder toute la lumière ? Je n'en sais rien. L'époque n'était pas la même, mais...

Enfin, personnellement, j'ai vraiment été dérangée de voir Margaret Tatcher dans sa vieillesse en toute déchéance, puisqu'elle semble atteinte d'Alzeimer... Jusqu'oùun personnage politique et historique est il publique ? Pour moi, pas jusque dans sa petite mort, sa robe de chambre et ses hallucinations. J'ai trouvé cela totalement impudique et franchement, cela déplace presque le sujet.... est-ce un film sur Alzeimer et le deuil (Tatcher voit son feu mari partout et discute avec lui) ou sur la première femme premier ministre d'un pays occidental ? Il eut été plus intelligent de développer plus les conséquences des choix politiques que ces dialogues, certes attendrissants ou drôles, avec ce mari défunt.

Et puis franchement, j'ai l'impression qu'à force de vouloir éviter à tout prix le récit chronologique de la vie de leur sujet, les biopics finissent par toujours prendre le même angle de vue... les souvenirs du sujet.... et donc des flash-back à la pelle avec un mélange d'images d'époque et de cinéma... Je voudrais que le prochain biopic que je verrai me surprenne pour autre chose que l'extraordinaire interprétation du ou de la comédienne.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et dans le sujet, l'incontournable chanson de Renaud, souvenir de sa superbe, magnifique époque. Fallait l'écrire cette chanson....  Y'a pu beaucoup de chanteurs comme ça maintenant !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 15 Février 2012

Un jour, vous lisez L'attentat et vous renconnaissez dans ce roman l'un des livres les plus fort qu'il vous ait été donné de lire.

Puis vous "L'écrivain" vous confirme que vous avez affaire à un auteur hors du commun. L'actualité littéraire vous donne la chance de rencontrer l'homme une deuxième fois et qui plus ait, de l'écouter évoquer "L'équation Africaine". Bien, sûr, au fur et à mesure que les livres de Khadra désertent votre PAL, vous les remplacer illico presto par d'autres titres...

Et puis, le bonheur suprême, recevoir les réponses de l'auteurs aux questions envoyées il y a quelques jours. Partage....

 

 

 

Dans “L’écrivain,  vous écrivez “J’irais jusqu’au bout, la patience titanesque de toujours laisser venir ce que je n’avais pas le moyens d’aller chercher”. Dans l’Equation Africaine, vous dites : “Laissons venir les choses au lieu d’aller les chercher, souvent, elles ne sont pas là où nous croyons”. Vous n’allez pas me dire que l’on arrive à un tel talent et un tel succès sans aller un peu chercher les choses tout de même ? Si on attends que les choses arrivent, il risque de ne rien se passer non ?

 Yasmina Khadra : La vie est un apprentissage. Elle nous prouve tous les jours que nos certitudes ne sont pas des vérités et nous invite à nous remettre constamment en question. Dans l'Ecrivain, c'est un enfant qui parle, un enfant sans repères ni expérience, fragile et vulnérable, qui a le mérite de se chercher dans la tourmente. Ne pouvant forcer le destin, il le subit et tente de s'en instruire. Dans l'Equation africaine, mon personnage relève d'une autre culture, d'une autre mentalité. Il a les moyens de ses défis. Les visions, dans les deux livres, s'expliquent par les conditions existentielles et ne s'érigent pas en principes inflexibles. Pour moi, les seules vertus immuables, éternelles et inaliénables sont les valeurs universelles. Ni les âges ni les guerres ne doivent les inverser.
 
 
 “Celui qui ne voit l’Afrique mourra borgne”. A ma question “Et celui qui ne voit jamais l’Afrique mourra-t-il aveugle, vous avez répondu oui. Mais la littérature peut elle être une réponse, peut-être ouvrir les yeux, rendre la vue à celles et ceux qui, pour X raisons, ne peuvent aller vivre l’expérience, voir sur place ? 
YK : La littérature n'est qu'un genre d'expression culturelle. Ce sont les personnes qui peuvent changer les choses. Ces personnes sont animées par une foi, et non pas par un talent. Ils sont médecins, syndicalistes, artistes, philosophes, ouvriers ou guichetiers. Les écrivains ne sont pas tous des éveilleurs de conscience. Certains sont même enténébrés, sectaires ou de mauvaise foi. Le seul mérite du livre est d'être un outil de réflexion et de vigilance intellectuelle. On peut mentir dans un livre, mais on n'y triche jamais. Un lecteur aguerri sait tout de suite à quel genre d'écrivain il a à faire"
 
 
 
 L'Africain, m'a-t-il révélé un soir, est un code. Déchiffrez le et vous accéderez au discernement »." Finalement, tout Homme n’est il pas un code de plus en plus complexe à décoder, quelque soit sa couleur de peau et sa culture, ce qui nous mène dans une situation de plus en plus brumeuse ?    
YK : Il n'y a de confusion que dans la méconnaissance. Cette dernière est plus dangereuse que l'ignorance. Le discernement consiste à faire la part des choses, à distinguer le bon grain de l'ivraie, à se poser les vraies questions. Certes, chaque homme est une singularité, mais l'humanité est une évolution à travers l'espace et le temps. Essayer de la comprendre consiste d'abord à se situer par rapport aux autres et à trouver sa place dans la cohue. A partir de ce repère, on peut prendre du recul pour observer ce qui se passe autour de soi. Le livre est ce recul. Il me permet de jeter un bout de lumière sur les zones d'ombre et d'accéder à certains mécanismes de la pensée humaine qui sont à l'origine du progrès ou du dysfonctionnement des rapports humains. La"brume" est dans le repli sur soi, le refus de voir ce qui se passe ailleurs.
  
 
“L’Africain est convaincu que les miracles existent, mais il ne les exige pas pour autant... sa sagesse amortit ses déconvenues”. Et vous croyez vous aux miracles.... Personnellement, je me sens bien plus Française qu’Européenne. Et vous vous sentez vous avant tout Algérien ou Africain ? J’ai l’impression qu’en Europe, on rêve de l’Afrique globale (touristique, culturellement, comme d’un tout), dont curieusement nous excluons sans nous en rendre compte le Maghreb.... Alors qu’en Afrique, il me semble qu’on rêve d’un pays Européen précis... Me trompe-je ?  
YK: La problématique identitaire ne se pose qu'aux personnes nées sous X. Les Africains ne rêvent pas d'un pays européen précis, ils ne pensent qu'à se soustraire à leurs misères et à avoir droit aux rêves. Ce qu'ils ignorent, est que les misères sont partout dans le monde sauf que, par endroits, ils sont occultés par le clinquant illusoire et les paillettes du jet-set. Il suffit à l'Afrique de s'éveiller à ses potentialités et au génie de sa jeunesse pour se découvrir un lustre enthousiasmant. Pour ma part, je suis Algérien. Par extension, je suis africain et citoyen du monde. Mon vrai peuple est celui qui défend les valeurs que je défends.
 
A part le sud Algérien avec le Tassili du Hoggar, le massif de l’Assekrem et l’ermitage du père de foucault, quel est, selon vous, l’endroit le plus beau, le plus pittoresque de l’Afrique ?
YK : Pour répondre à cette question, il faudrait que je connaisse toute l'Afrique. Et l'Afrique est un continent pluriel, magique, un puzzle de pays aux antipodes les uns des autres, aux cultures diverses. Je pense que tout pays mérite d'être connu. Heureux sont ceux qui voyagent tout le temps. Ceux-là vivent pleinement leur époque.
 
Enfant, vous voyiez  les écrivains comme des prophètes, des visionnaires, des sauveurs de l’espèce humaine.... maintenant que vous êtes devenu écrivain, vous sentez vous “sauveur de l’espèce humaine” ? n’est ce pas un poids lourd pour deux épaules ? Les écrivains seraient donc les Bruce Willis (qui dans chaque film, sauve le monde), de l’espèce humaine ??? 
YK : J'ai bien fait d'évoluer loin des milieux littéraires. Cela m'a permis d'incarner mon rêve d'enfant et de rester sain de coeur et d'esprit. Je n'ai pas rencontré cruauté plus raffinée, hypocrisie plus crasse et mauvaise foi plus criarde ailleurs que parmi les écrivains. Un monde interlope où le trafic d'influence et l'exclusion sont des armes de destruction massive.
 
 
Dans l”Ecrivain, vous dites : “Ma vie était si lamentable, si saugrenue que seul mon nom sur un livre pouvait m'en consoler »... J’imagine que ces 15 dernières années, vous avez été bien consolé non ?  
YK : Dans l'écrivain, c'est un enfant qui parle. Je crois que je suis le plus chanceux des hommes. J'ai une femme que j'aime, des enfants, des amis dans le monde entier, et des lecteurs qui constituent ma vraie tribu. Je n'ai jamais haï personne et je n'ai jamais fait du tort à quelqu'un.
 
 
 Quels sont vos 3 derniers coups de coeur littéraires ?
 
Y.K  :3 coups de coeur me sembleraient injustes.
J'ai aimé tant de romanciers!
Arbitrairement, je dirais :
1- L'arbre de misère, de Taha Hossein (Egypte)
2- Des souris et des hommes, de Steinbeck
3- Le quai au fleurs ne répond plus, de Malek Haddad (Algérie)
 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 14 Février 2012

 

Journée de deuil national et même mondial pour la moitié de la planète qui ne recevra pas de cadeau ni un murmure de "je t'aime" dans le creux de l'oreille.

 

Oui, c'est injuste. Pour cause de moitié manquante, notre être incomplet se voit pour punition de payer le supplément chambre individuelle à l'hôtel, la totalité du loyer, et le double de facture EDF car pas de couverture chauffante vivante.

 

En plus, pour certain, cela veut dire pas de mariage (donc pas de liste de mariage), pas de naissance (ni de cadeaux de naissance), pas de fêtes des mères ou des pères et encore moins, plus tard de fêtes des grand mères ou des grand pères.

 

Outre le déficit d'affection, on note donc un gros déficit de cadeaux chez une grosse partie de la population. Pourquoi les solos volontaires ou involontaires n'auraient pas droit à leur journée et aussi, à un égard de la classe politique qui ne voit pas en nous un électorat à séduire mais à assommer ou à ignorer... C'est vrai, toutes les mesures politiques populaires sont pour les familles, comme si un célibataire ne galérait pas...

 

  

 

Alors, pour les funérailles collectives de Cupidon, s'il vous plaît, pas de prière, pas de couronne, pas de fleur....

Mais des cadeaux, en chair et en os tant qu'à faire, enveloppés de douceur et dirigés par un cerveau bien plein, enfin, suffisamment plein, pas trop non plus !

Bref, même pas une rose, mais des hommes sur le marché !

Je collecte tous les dons et redistriuerais équitablement ceux qui ne me conviendraient pas.... où ceux  à qui je ne conviendrais pas plus. Le matériel d'occas, prenons le terme Américain de second hand (plus délicat) est bien sûr accepté, tant qu'il tient chaud en plein hiver et qu'il rafraichit l'été !

 

Au cas où vous n'auriez rien en nature, ou en tout cas rien que vous ne puissiez partager (car moi non plus, je ne partage pas, j'ai mes principes, c'est peut-être d'ailleurs le fonds du problème !) je prends aussi la carte bleue (ça console tout de même) et les tickets restaurants ou les cartes kdo multi enseignes pourvu qu'il y ait dessus un vendeur de livres !

 

 

Merci de glisser vos dons dans cette boite aux lettres

 

Pour les colis qui ne rentreraient pas dedans, c'est deuxième étage à gauche !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 13 Février 2012

Cet été, pendant mes vacances en Indre-et- Loire, j'ai poussé l'aventure jusqu'au département voison, l'Indre et un village qui peut être ne vous dira rien : Nohan Vic. C'est pourtant là que ce trouve un monument national fort visité : La maison de la romancière française George Sand.... Visite...

 

Pas très classique dans mes lectures ni dans ma culture, je ne connaissais de George Sand que la Mare au Diable que voici... à sec, nous sommes fin août.

 

 

Difficile d'imaginer qu'un lieu d'apparence aussi simple ait pu inspirer un auteur au point de devenir un titre majeur dans son oeuvre.

Durant la visite guidée de la demeure de l'auteure, j'ai appri, à travers les explications passionnées de noter guide, que George Sand avait écrit près d'une centaine de roman et surtout, que c'était un personnage hors du commun. Féministe avant l'heure, indépendante, elle a fréquenté les plus plus grands dans de nombreux domaines...

 

 

 

 

Née à Paris sous le nom d'Aurore Dupin en 1804, elle est élevée par sa grand mère dans la maison de Nohan. Elle est d'une ascendance autant populaire qu'aristrocratique, ce qui expliquera en partie son engagement politique. Séparée de son mari le baron Dudevant dont elle a eu deux enfants, elle prend alors le nom de George Sand. Ce nom, à consonnance masculine, lui permettera d'accèder aux salons littéraires réservés alors aux hommes. Elle vit alors de sa plume grâce à laquelle elle conquiert son indépendance, tout en luttant pour le progrès social et les droits de la femme.

 

 

 

 

 

 

 

 

  George Sand héritera de la maison de Nohan qu'elle pourra entretenir grâce à ses droits d'auteurs. Elle y séjourne souvent, s'y ressource et s'adonne à l'écriture de romans, nouvelles, pièces de théâtre, critiques littéraires, contes, autobiographie . Elles y reçoit aussi nombre de prestigieux invités, notamment Frédéric Chopin.

 

Elle a fait scandale par sa vie amoureuse agitée, par sa tenue vestimentaire masculine, dont elle a lancé la mode, par son pseudonyme masculin, qu'elle adopte dès 1829, et dont elle lance aussi la mode : après elle, Marie d'Agoult signe ses écrits Daniel Stern (1841-1845), Delphine de Girardin prend le pseudonyme de Charles de Launay en 1843.

Malgré de nombreux détracteurs comme Charles Baudelaire ou Jules Barbey d'Aurevilly, George Sand était au centre de la vie intellectuelle de son époque, accueillant à Nohant-Vic ou à Palaiseau : Liszt, Marie d'Agoult, Balzac, Flaubert, Delacroix, et Victor Hugo, conseillant les uns, encourageant les autres.

 

On lui connut de nombreuses aventures plus ou moins longues et passionnées avec Jules Sandeau, Alfred de Musset, Prospère Mérimée, Frédéric Chopin, avec qui elle resta 10 ans.

 

Indiana est le premier roman qu'elle écrivit seule sous le nom de George Sand et  le succès de librairie de Lélia (1933) valut à Sand d'entrer définitivement dans le cercle des grands écrivains de son temps.

 

Dans l'atelier de Delacroix, une sculture de Sand drapée, réalisée par son gendre, Jean Baptiste Clesinger

 

 

George Sand décéda à Nohan en 1876, à 72 ans et y est enterrée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La nature tenait une grande place dans la vie de l'auteure. Enfant, elle s'invente même une divinité champêtre, Corambé. Logique que ça maison soit entourée d'un immense jardin qui regroupe allée centrale, pressoir, verger, potager, roseraie, par boisé, un jardin de fleurs... Le tout formant une sorte de labyrinthe végétal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

Mais il est temps de pénétrer maintenant à l'intérieur de la demeure en commençant par les cuisines...

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

La salle à manger...

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

L'escalier qui mène.... à un pièce insonorisée installée par George pour Frédéric Chopin, à la chambre rose, bleue, à la bibliohèque, au théâtre...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Le théâtre....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En reliant deux salles, George Sand a fait construire un théâtre de 50 places. C'est là qu'elle testait ses oeuvres avant de les jouer à Paris. Le théâtre de marionnettes, habillées par George elle même, est l'oeuvre de son fils Maurice.

 

Enfin,notre sacrisitie à toutes et tous ici, la bibliothèque de George Sand !

 

 

George écrivait toute la journée, sans vouloir être dérangée. A 17h, une cloche sonnait l récréation. Elle retrouvait alors famille et amis pour diner, pour des jeux, des lectures à haute voix ou un spectacle au théâtre. Puis George Sand retounait à son bureau et écrivait jusqu'au petit matin ! Et donner naissance à cette liste non exhaustive de ses oeuvres

   

Extrait du manuscrit "Un hiver à Majorque"

  • Kouroglou (1843)
  • Carl (1843)
  • Consuelo (roman, 1843)
  • La Comtesse de Rudolstadt (roman, 1843)
  • Jeanne (roman, 1844)
  • Le Meunier d'Angibault (roman, 1845)
  • La Mare au diable (roman, 1846)
  • Isidora (roman, 1846)
  • Teverino (roman, 1846)
  • Les Noces de campagne (roman, 1846)
  • Evenor et Leucippe. Les Amours de l'Âge d'or (1846)
  • Le Péché de M. Antoine (1847)
  • Lucrezia Floriani (roman, 1847)
  • Le Piccinino (roman, 1847)
  • La Petite Fadette (roman, 1849)
  • François le Champi (roman, 1850)
  • Le Château des Désertes (roman, 1851)
  • Histoire du véritable Gribouille (1851)
  • Le Mariage de Victorine (théâtre, 1851)
  • Les Vacances de Pandolphe (théâtre, 1852)
  • La Fauvette du docteur (1853)
  • Mont Revèche (1853)
  • La Filleule (1853)
  • Les Maîtres sonneurs (1853)
  • Adriani (1854)
  • Flaminio (théâtre, 1854)
  • Histoire de ma vie (autobiographie, 1855)
  • Autour de la table (1856)
  • La Daniella (1857)
  • Le Diable aux champs (1857)
  • Promenades autour d'un village (1857)
  • Les Beaux Messieurs de Bois-Doré (1858)
  • Elle et lui (récit autobiographique sur ses relations avec Musset, 1859)
  • Jean de la Roche (1859)
  • L'Homme de neige (1859)
  • Narcisse (1859)
  • Les Dames vertes (1859)
  • Constance Verrier (1860)
  • La Ville noire (1861)
  • Valvèdre (1861)
  • La Famille de Germandre (1861)
  • Le Marquis de Villemer (1861)
  • Tamaris (1862)
  • Mademoiselle La Quintinie (1863)
  • Les Dames vertes (1863)
  • Antonia (1863)
  • La Confession d'une jeune fille (1865)
  • Laura (1865)
  • Le Don Juan de village (théâtre, 1866)
  • Flavie (1866)
  • Le Dernier Amour (1867)
  • Cadio (théâtre, 1868)
  • Mademoiselle Merquem (1868)
  • Pierre qui roule (1870)
  • Le Beau Laurence (1870)
  • Césarine Dietrich (1871)
  • Journal d'un voyageur pendant la guerre (1871)
  • Francia. Un bienfait n'est jamais perdu (1872)
  • Nanon (1872)
  • Contes d'une grand'mère vol. 1 (1873)
  • Ma sœur Jeanne (1874)
  • Flamarande (1875)
  • Les Deux Frères (1875)
  • La Tour de Percemont (1876)
  • Contes d'une grand'mère vol. 2 (1876)
  • Marianne (1876)
  • L'Orgue du Titan (1873)

 

Alors bien sûr, à la sortie de votre visite, un librairie papéterie pleine de tentation vous attend. De ce fait, ma PAL s'st vue renflouée de :

 

 

 

 

 

                                   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors si vous passez dans le coin, n'hésitez pas, c'est vraiment une visite passionnante et très instructive.

L'entrée est gratuite pour les mineurs et les plus de 125 ans. C'est toujours bon à savoir !

Prévoir aussi la journée, car je dirais que dans les 20 km alentours, il y a pas mal de sites ayant inspiré l'auteure à voir.

Enfin, si vous ne passez pas dans le coin, voilà une bonne raison de faire un détour où même le but d'un séjour !

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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Publié le 12 Février 2012

Whitney Houston, c'était THE VOICE, et la beauté aussi.

Qui n'a pas dansé, rêvé, aimé, chanté, pleuré sur cette chanson... I will Always love you...

Whitney Houston a eu toutes récompenses musicales qu'un artiste peut espérer. Elle a vendu plus de 173 million d'album. Mais depuis une bonne dizaine d'année, sa vie était devenue : violences conjugales, drogue, alcool.

Elle est morte hier à 48 ans  ... Comme pour Amy Winehouse, les causes de sa mort restent pour l'instant indéterminées....

 

 

Et puis une version live....

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

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Publié le 11 Février 2012

Synopsis :   Eddie, Dov, Yvan et les autres… Nos chaleureux amis ont migré du Sentier moribond à la banlieue florissante d’Aubervilliers… Là où les vieux entrepreneurs juifs ont laissé le terrain à de jeunes grossistes chinois courageux et dynamiques…
La petite bande est toujours aussi soudée, solidaire que lors des épisodes précédents, et la vie suit son cours, au gré des petits évènements familiaux et des affaires.
Dov semble toujours frivole, Eddie entreprenant, Yvan transi, Karine désinvolte, Sandra résolue, Chochana naïve, Serge irresponsable et mythomane. Quant à Patrick, il est amoureux et l’heureuse élue est loin d’être facile d’accès.
Tout irait pour le mieux jusqu’à ce qu’un vent mauvais apporte son lot d’adversité compromettant sérieusement la cohésion du groupe.
Succomberont-ils sous l’orage à la zizanie, ou bien, une fois de plus, à force d’entraide, de ruses et d’habileté, triompheront-ils de la crise avec panache ?

 

Avec Bruno Solo, Vincent Elbaz, José Garcia, Richard Anconina, Gilbert Melki.

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

Mon humble avis : Sur la vie de mon blog, eh, tu me connais, je dis toujours la vérité eh ! Et ben la vérité, c'est qu'au début, j'ai trouvé ça un peu lent. Fini le Sentier, boujour Aubervilliers. Mais mon frère, l'ennemi à changé, maintenant, ce sont les chinois, c'est du moins ce que croient nos fameux compères. Ils ont tous pris quelques années dans la vue, des enfants, des femmes, pas trop de rides et puis ils sont restés fidèles à eux mêmes sur la tête de mon hamster ! Y'a toujours le dragueur, le glandeur, le gaffeur, le richissime... Mais la vérité, j'ai cru que c'était l'arnaque, que j'avais tout vu dans la bande annonce, sauf une répartie qui arrive à la fin !

Mais bon, la vérité, d'un seul coup, hop, c'est parti. Bon je n'ai pas forcément ri à gorge déployée mais tout de même, y' a des sacrées réparties made in Yallah et ça fonctionne bien. Ca donne la banane. Ca mets de bonne humeur !  Et puis, tu les connais ces gars là, faut pas se fier aux apparences... L'entour-loupe qu'ilsréservent à leur pire ennemi qui finalement leur ressemble pas mal est juste génialissime. La vérité, rien vu venir ! Et puis, la vérité, on est bien avec cette équipe. On aurait tort de se priver de bons moments comme ça.  Dans la série "3", on a vu nettement pire (genre les bronzés) et, la vérité, c'est peut-être parce qu'on en attend trop depuis hyper longtemps que la vérité, on est un peu déçu au début. Mais la vérité, si La Vérité 3 était la Vérité 1, on dirait que c'est la comédie de l'année. Sauf que là, y plus l'effet nouveauté ! Mais là vérité, mon frère, tu peux me croire, c'est tout même un bien bon film, avec des scènes anthologiques ! Et puis le générique de fin donne toujours autant envie de danser !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 9 Février 2012

Roman - Edition J'ai Lu (Actes Sud) - 223 pages - 6 €

 

 

Parution chez J'ai lu en octobre 2011, chez Actes Sud en 2009

 

 

 

L'histoire : Il y a Anna et Paul, deux enfants inséparables et bien remués par la vie. Dès son plus jeune âge, Anna, de famille Vietnamienne, se révèle prodige au piano, au point de fasciner Paul qui jamais ne l'oubliera. D'ailleurs, Anna deviendra la plus grande pianiste méconnue, selon les médias, après la paruion de 102 CD, qui lui apporte enfin le reconnaissance qu'elle mérite...

C'est cette histoire que Paul raconte.

Et des coupures de presse interromptent son récit. Des articles qui crient au génie, puis à l'imposture. Anna ne serait pas l'interprête de ses chefs d'oeuvre...

 

   

Tentatrice : Silvana, des Editions J'ai Lu

Fournisseur : Silvana, un millier de Merciiiii !

 

 

 

  

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Mon humble avis : Ces douze derniers mois, je me souviens avoir ressenti une terrible sensation de bluff parfait avec deux romans (hors thrillers, dont c'est le rôle) : Dans le scriptorium de Paul Auster et Tuer le père d'Amélie Nothomb. Et bien ajoutons un troisième titre à cette liste : La double vie d'Anna Song ! Je n'ai rien vu venir, j'ai été baladée, bref, je suis bluffée !

Ce roman est très librement inspirée d'une histoire vraie, celle de la pianiste Joyce Hatto, dont j'ai sans doute entendu parler, à moins que je la confonde avec celle de ce livre, déjà aperçue à sa sortie sur quelques blogs.

Ce roman se touche, se sent, se déguste, se regarde, s'écoute. Il fait appel à vos cinq sens, n'est-ce pas magique ?

Il se touche comme on touche un livre, comme des doigts se posent  sur les touches noires et blanches d'un piano et s'envolent dans une symphonie. L'héroïne est effectivement une pianiste virtuose, même si la vie va la malmener. Les scènes musicales sont fréquentes, aussi, ce roman s'écoute.  Nombres de grands compositeurs (Mozart, Beethoven, Chopin et d'autres moins connus du public profane sont cités, ainsi que leurs oeuvres). D'ailleurs, à un moment, j'ai voulu écouter Chopin durant ma lecture. Comme ce n'est pas trop le style de ma discothèque, je me suis rendue sur Deezer, qui m'a octroyé 15 mn avant de me dire : c'est 4.50 € pour continuer

La double vie d'Anna Song nous mène aussi au bout du monde, dans des contrées qui nous sont méconnues et exotiques. Même s'il y est plus question de misère, il y a aussi la sagesse, la bravoure, les souffrances historiques du peuple Vietnamien. Et là, on voit, on imagine des paysages et des villages où les femmes portent des saris, des hommes des sarongs, les chapeaux coniques, les bicyclettes, les maisons coloniales de Saïgon, la Baie D'Along. Les parents de notre héroine ont vécu le Vietnam des plantations, des deux guerres, du communisme, des boat people mais surtout des traditions qu'ils ont transmis à Anna, née en France. Celle ci fera un voyage touristique et familial au pays de ses racines. Et puis j'ai donné les traits et la classe de l'actrice Michèle Yeo (The Lady) à Anna... (petit message sublimal pour tout prochain producteur ciné qui se pencherait sur ce livre !)

Passons à un autre sens, l'odorat, qui rejoint presque le goût et la dégustation. La grand mère d'Anna cuisine beaucoup, et le descriptif des recettes, des odeurs de cuisine met l'eau à la bouche. Nous goûtons à des mets exotiques et nous régalons rien qu'avec les yeux qui parcourrent ces lignes. Vous voyez, ce livre est très riche ! Et encore, je n'ai même pas encore évoqué ses sujets principaux que sont l'amitié, l'amour fou, l'illusion, le mensonge, la tromperie, l'hommage, le talent et les difficultés d'un artiste qui se retrouve privé de son talent...mais qui se bat. Inutile de développer plus cela, Minh Tran Hui le fait bien mieux que moi dans ce roman éblouissant. Car nul doute que vous le lirez... La double vie d'Anna Song s'adresse aux mélomanes, aux fins gourmets, aux amateurs d'exotisme et de voyages, aux passionnés d'Histoire, aux friands d'écriture soignée et gracieuse, aux avides de livres que l'on ne peut poser, et aux amoureux de la mer qui aiment être menés en bateau, comme je le fus lors de ma lecture. Je suis sûre que vous vous retrouvez forcément dans cette galerie d'aficionados, sinon, c'est que vous êtes arrivés sur cette page par erreur et là, je ne peux plus rien pour vous

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 7 Février 2012

Synopsis :  

Sherlock Holmes a toujours été réputé pour être l'homme à l'esprit le plus affûté de son époque. Jusqu'au jour où le redoutable professeur James Moriarty, criminel d'une puissance intellectuelle comparable à celle du célèbre détective, fait son entrée en scène… Il a même sans doute un net avantage sur Holmes car il met non seulement son intelligence au service de noirs desseins, mais il est totalement dépourvu de sens moral. Partout dans le monde, la presse s'enflamme : on apprend ainsi qu'en Inde un magnat du coton est ruiné par un scandale, ou qu'en Chine un trafiquant d'opium est décédé, en apparence, d'une overdose, ou encore que des attentats se sont produits à Strasbourg et à Vienne et qu'aux Etats-Unis, un baron de l'acier vient de mourir…
Personne ne voit le lien entre ces événements qui semblent sans rapport, hormis le grand Sherlock Holmes qui y discerne la même volonté maléfique de semer la mort et la destruction. Et ces crimes portent tous la marque du sinistre Moriarty. Tandis que leur enquête les mène en France, en Allemagne et en Suisse, Holmes et Watson prennent de plus en plus de risques. Mais Moriarty a systématiquement un coup d'avance et semble tout près d'atteindre son objectif. S'il y parvient, non seulement sa fortune et son pouvoir seront sans limite, mais le cours de l'Histoire pourrait bien en être changé à jamais…

 

 

Film d'action avec Robert Downey Jr, Jude Law, Noomi Rapace...

 

 

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Mon humble avis... Une soirée qui était mal partie... Au programme, Café de Flore, avec Vanessa Paradis. En arrivant au ciné, j'apprends que la séance est annulée : panne du projecteur. Hors de question de rentrer bredouille chez moi. Alors entre les films déjà vus, ceux déjà "programmés pour la semaine prochaine" et ceux qui ne commencent qu'une heure plus tard.... Me voici avec un ticket de curiosité pour Sherlock Holmes 2, dont je n'ai pas vu le 1 ! Et me voilà partie pour deux heures 7 minutes d'action.... dont une heure quarante cinq d'ennui... J'exagère juste un peu, j'avoue une toute petite mauvaise fois, quoique...

Disons que l'intrigue m'est parue si emmêlée, si nébuleuse que je n'ai pas suivi grand chose et ne me suis pas intéressée réellement au contenu du film. J'ai donc assisté  à un spectacle... Effets spéciaux, cascades, bagarres chorégraphiées par notre héros.... Bref, les effets visuels m'ont usé les yeux et la musique, très forte, envahissante, m'a abasourdie ! Ce n'est pas mal fait, loin de là, je pense que les fans du héro y trouvent leur compte et il m'arrive de prendre plaisir à ses super méga productions hollywoodiennes (fan des X.Men je suis !) mais là, franchement, jusqu'au 20 dernières minutes, là ou les affaires s'éclaircissent, je me suis plutôt ennuyée.

Et puis franchement, ce style de scènario n'offre pas grand chose de nouveau et j'ai l'impression que l'on pourrait le "copier/coller" sur n'importe quel héros, comme James Bond and co...

Bon, mais tout de même, il y a l'humour des dialogues, la dérision de notre Sherlock, les facéties, les mimiques et la vitalité de l'acteur Robert Downey Jr qui consolent du reste. Sans parler de sa séduction naturelle. C'est curieux, je trouve qu'il ressemble physiquement très fort à notre acteur José Garcia, mais avec une dose de sex appeal supérieure ! Et puis, et puis surprise, dans le personnage féminin de la jeune gitane Sim est très bien tenue par la méconnaissable Noomie Rapace.... Ce nom ne vous dit rien ? Lysbeth Salander, dans la version Suédoise de Millénium.

Bref, en conclusion, des acteurs plaisants, de l'humour. Pour le reste, rien d'essentiel. A voir si les autres projecteurs de votre ciné sont en panne...

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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