Publié le 11 Avril 2009

Résumé : La Première Dame des Etats-Unis, c'est l'épouse du Président. La seconde dame... Cela n'existe pas. Sauf si le K.G.B s'en mêle.
Voici en effet le plan le plus extraordinaire qu'aient jamais échafaudé les Services secrets soviétiques : substituer, purement et simplement, à la Première Dame des Etats-Unis un sosie à leur solde.
La préparation commence avant même l'élection d'Andrew Bradford à la présidence. Et la mise à exécution survient à la veille du Sommet de Londres dont l'enjeu n'est rien de moins que la suprématie - américaine ou soviétique - sur le continent africain. Le projet est si bien monté que le Président lui même ne doit se rendre compte de rien. Jusque dans les circonstances les plus intimes...





                                                    

Mon humble avis : Vous allez me haïr car je vous expose ici un roman d'un exceptionnel suspens, mais un roman à tirage épuisé. Votre seul espoir, le trouver d'occasion sur un site spécialisé, sur un quai parisien ou dans un vide grenier. Qui sait, peut-être aurez vous la chance de croiser ce livre dans une circonstance ou une autre. Dans ce cas là, n'hésitez pas une seconde. Sautez dessus avant que quelqu'un d'autre soit plus rapide que vous.

Certes, si vous avez lu le résumé, vous me direz que cette lecture date un peu. Effectivement, elle vous fera replonger à une époque où les mots Empire Soviétique et K.G.B existaient encore officiellement. Une époque ou, pour les américains, l'ennemie public numéro 1 était la Russie. Depuis quelques années, l'ennemi a changé de visage, est insaisissable et disséminé sur la planète entière. Il est apatride et se nomme Terrorisme.

Une femme de trop est donc un roman d'espionnage comme on n'en fait plus beaucoup. Il mêle habilement suspens, imagination sans borne, géopolitique internationale, humour, érotisme, action, tractacion et satire. C'est un thriller parfait, qui se lit d'une traite, qui vous fait trembler plus d'une fois, qui vous fait dire "ils sont gonflés tout de même". Vous vous demandez forcément si le plan va fonctionner et jusqu'à quand...
Et la cerise sur le gâteau se trouve dans la formation de la sosie. Elle doit être parfaite. Ce qui veut dire qu'il faut connaître le comportement sexuelle de la Première Dame et les habitudes du Président dans ce domaine. Forcément, les membres du KGB doivent redoubler d'audace.

Tout cela est parfaitement orchestré pour vous laisser un souvenir impérissable de cette lecture, si toutefois vous avez la chance de dégoter un exemplaire d'"Une femme de trop" quelque part !

                                        

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 10 Avril 2009

  Qui n'a pas eu sa "période Boris Vian". Je pense ne pas me tromper beaucoup en affirmant que toute personne aimant la lecture et ayant eu une époque un peu rebelle s'est retrouvée avec au moins un livre, voire plusieurs, de Boris Vian entre les mains.

Moi même, j'en ai lu un certain nombre lorsque j'étais au lycée. Rien de tel pour m'attirer que des titres comme "J'irai cracher sur vos tombes", "Les morts ont tous la même peau" pour attirer mon âme contestataire de lycéenne un peu paumée, qui cherchait à se démarquer et un échos à sa rébellion. C'était il y a 20 ans... Donc bien sûr, je ne garde qu'un souvenir vague de ses livres, qui figurent donc dans mon programme de "relecture  un jour quand j'aurais le temps".
Mais Boris Vian a assez marqué mon parcours de femme et de lectrice pour lui consacré un billet et lui tailler un petit portrait non exhaustif hélas !



Boris Vian naît en 1920. De santé cardiaque, il est néanmoins bon élève. Tellement brillant même qu'il obtient le baccalauréat latin grec à 15 ans, et un bac philosophie maths (tiens, le même que moi !) à 17 ans ! Un génie complet en somme... Il intègre l'Ecole Centrale à 19 ans et recontre Michèle Léglise lors d'une surprise partie. Leurs points communs artistiques sont flagrants, qu'il s'agisse de cinéma, de Jazz, de littérature. Ils se marient. Nous sommes en 1941 et Boris Vian commence à écrire cent sonnets.

Un an plus tard, le couple a un fils, et Boris est diplomé ingénieur de l'Ecole Centrale.
En 1944, Vian est logiquement très remué par l'assassinat de son père, dans des circonstances curieuses. Mais il continue à écrire. C'est en 1945 que Vian signe chez Gallimard pour Vercoquin et le plancton.Parallèlement, Boris Vian joue de la trompette Jazz dans un orchestre qui triomphe et il collabore avec le magazine Jazz Hot.


1946, c'est l'année où Vian écrit "L'Ecume des jours" (publié en 1947) et là vous vous dites, "Ah oui, ça y'est, ça me parle." C'est aussi "J'irais cracher sur vos tombes" publié sous le pseudonyme de Vernon Sullivan (ce roman sera suivi d'une plainte et d'une condamnation). A cette époque, Boris Vian fréquente Quene au et Jean Paul Sartre. Vian se consacre désormais uniquement aux arts multiples qu'il maîtrise si bien.

En 1948, naît sa fille pendant qu'il commence l'écriture de "L'herbe rouge". Il divorce d'avec Michèle en 1952 pour épouser Ursula Kübler en 1954. Entre temps, il est entré au collège de Pataphysique et a écrit "L'arrache coeur". Boris Vian se voit attribué le poste de directeur artistique chez Philips en 1955. Trois ans plus tard, il devient un plume du Canard Enchaîné.

En 1959, il devient acteur et tourne "Les liaisons dangereuses" de Vadim, passe directeur artistique chez Barclay... et décède le 23 juin durant la projection du film "J'irais cracher sur vos tombes". L'homme aux multiples talents est mort à, l'âge de 39 ans. Il a vécu vécu dans l'ombre et la discretion. Car son oeuvre ne devient un succès que 3 ans après son décès.

Comme le note Michel Rybalka qui publia sur lui un essai en 1969, le succès de Vian excède le cas de la littérature pour acquérir une dimension sociologique. Par son esprit de révolte, son refus de la morale, ses tribunes au vitriol, Boris Vian incarne à jamais l'esprit libre ayant fait fi des contraintes pour prôner la libération de l'esprit. D'où son succès énorme je pense auprès des lycéens.

On doit aussi à Boris Vian cette fameuse et sulfureuse chanson "Le déserteur".


Boris Vian - Le Déserteur -



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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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Publié le 9 Avril 2009

Il y a quelques jours, j'étais au festival Rue des Livres à Rennes. Au cours de ma balade dans les allées, je me suis achetée "un p'tit ticket pour aller m'balader" comme dirait Téléphone, ou encore, un petit recueil de poèmes et de pensées pas plus grand qu'un ticket de métro, et pour le même tarif d'ailleurs : 1,5 € pour la version couleur d'environ 25 poétickets agrafés ensembles !

Le concept m'a amusée. Il est d'une telle simplicité que l'on se dit " pas bête, fallait y penser". L'association Brestoise An Amzer Poésie recueille les tickets de métros/bus que leur envoient à longueur d'année les usagers, à condition que l'une des faces de ces tickets soit recouverte d'une courte poésie ou d'une "pensée du moment" de votre propre création.

Chaque année, un thème différent est désigné et les tickets doivent être envoyés et reçus lors d'une période précise à cette adresse : An Amzer Poésies
                                                                            MPT de Bellevue
                                                                            1 rue de Quercy
                                                                             BP 23153 29284 Brest Cedex

Pour cette année, le concours est clos, mais je vous invite à vous rendre sur
le blog de l'association, toutes les informations y sont. Gardez l'adresse sous le coude pour l'année prochaine. Et surtout, gardez vos tickets de métro/bus et apposez y votre poésie ou votre humeur du jour. L'un des responsables de l'assoc, présent au festival, me confiait que, internet aidant, le jeu prenait de l'ampleur, puisque des tickets leur parviennent d'autres villes que Brest, mais aussi, d'autres pays. Le phénomène tend donc à devenir international et multiculturel !!!!
Et manifestement, le principe semble bien plus simple que le fameux Book Crossing dont je parlais
ici.

Voici deux trois exemples de ces fameux poétickets :

"L'homme marche sur l'oeil du monde. Il voyage dans le bleu de sa vie"

"Le phare de St Mathieu confiait à, l'île Molène, je suis si malheureux sans gardien, que de peine".

" Monsieur le bus, si tu pouvais aller plus loin et m'emmener à la plage à l'île de Ré".


Comme vous le voyez, sympa, simple, marrant, divertissant, à la portée de tous !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 7 Avril 2009

Résumé : Le jeune banquier Edward Wozny est chargé, avant de partir en vacances, d'aider de riches clients, le duc et la duchesse de Went, à retrouver dans leur bibliothèque familiale un manuscrit du XIVe siècle écrit par Gervase de Langford. Aidé d'une étudiante, Margaret Napier, il découvre d'étranges coïncidences entre le contenu de ce manuscrit et Modus, un jeu en ligne. Fasciné par ces parallèles, le jeune Edward poursuit sa quête et perce le secret de la famille : un enfant était né d'une liaison illicite, que le Duc avait fait passer pour son fils. La duchesse veut absolument récupérer le Codex pour faire chanter le duc, qui lui, veut le détruire à tout prix. Pris entre deux feux, Edward essaie de sauver sa peau !




                                                                      

Mon humble avis :  Codex, tel est le titre original de ce roman. La version française y a ajouté la mention "le manuscrit oublié".Intriguée, j'ai regardé dans le dictionnaire et voilà la définition donnée pour le mot CODEX : nom masculin invariable. (Pharmacologie) Répertoire de l'ensemble des médicaments, pharmacopée.
Tout au long de ma lecture et jusqu'aux derniers mots, j'étais déjà dubitative. Mais là, je suis tout à fait perplexe. Nulle par n'apparaît le mot Codex dans le livre qui n'évoque nullement la pharmacopée ni de loin ni de près. Alors, certes, le mot a une sonorité curieuse et mystèrieuse. Le titre serait donc une fois de plus purement marketing, ne correspondant en rien au contenu de ses pages.

Nous avons deux jeunes, à la solde d'une Duchesse farfelue et contre l'avis de son Duc de mari, à la recherche d'un manuscrit du 14ème siècle. Ce manuscrit semble disparu et être en même temps d'une importance capitale. Néanmoins, il fait débat. Pour certains, il relèverait du mythe, pour d'autres, il serait un pseudépigraphe (faux, contrefaçon, canulars au sujet des manuscrits - définition donnée par l'auteur).

Ce genre de livre (recherche d'un secret qui daterait de la nuit des temps)  foisonne. On en lit beaucoup et de ce fait, on en attend toujours un peu plus. Pour moi, celui ci ne fait figure que de pâle copie qui veut jouer dans la cours des grands. Curieux d'ailleurs qu'il fut devenu un best seller. L'originalité n'est pas là. Le coup du couple de l'invraisemblable ultra l'initiée de 19 ans et du profane (d'une naïveté déconcertante) dans le domaine commence à me lasser. Le livre manque de rythme. On s'y ennuie, on passe des paragraphes de descriptions impossibles à se figurer dans la réalité. Les personnages sont dans le brouillard, nous dans la confusion. Il semble d'ailleurs qu'ils se mettent la pression tous seuls. En même temps, tout paraît si prévisible... Enfin, le parallèle énoncé dans la 4ème de couv' entre un jeu vidéo et la situation vécue par notre héros Edward me paraît être un faut prétexte pour ajouter des pages à un roman manquant cruellement d'argument. Peut-être l'auteur espérait il ainsi se voir rallier à sa cause les fanas des jeux en réseaux, à plusieurs niveaux et où l'on a 42 vies... C'est peut-être ainsi qu'il aurait gagné son statut de best seller ?!!

Le seul intérêt réel que j'ai trouvé dans cette histoire sont les explications historiques sur l'évolution des matériaux qui constituaient les livres à l'époque médiévale, avant même l'apparition de l'imprimerie. Et une citation sensée qui m'a interpelée et amusée : "
Nous oublions qu'à d'autres époques les gens n'étaient pas aussi obsédés que de nos jours par le droit de propriété...Un auteur se préoccupait uniquement de la vérité... Lorsqu'un écrivain copiait un autre, ce n'était pas considéré comme un délit, mais comme un service rendu à l'humanité"

Pour conclure mon humble avis, je me demande juste si "Codex, le manuscrit oublié" ne pourrait pas être un exemple parfait pour illustrer la définition du mot pseudepigraphe donnée plus haut et reprise à l'auteur...
 


                                                                              Livre lu dans le contexte
                                                                                  

L'avis de Fab
LA

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 6 Avril 2009

Cette fois, ça y'est, je suis admise dans un clinique qui me semble top cet aprem à 15H. Enfin, quelqu'un a juger que mon état était urgent puisque ma mère les a appelé ce matin. Normalement, il y a une longue liste d'attente et j'ai doublé tout le monde  Je suis vraiment contente, je vais enfin être soigner dans un environnement humain !

J'ai programmé des billets pour les 2 prochaines semaines aussi, vous pouvez revenir souvent par ici, y'aura de quoi lire. A propos  "de quoi lire", j'emmène une partie de ma PAL avec moi  !

J'en profite pour vous remercier toutes et tous pour vos messages de soutient. Même si je n'ai pu y répondre à tous individuellement, ils me sont allés droit au coeur.

Je découvrirais tout vos commentaires avec plaisir à mon retour !

Bises et blogueusement

Géraldine

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #apparté santé

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Publié le 6 Avril 2009

Certains et certaines d'entre vous se souviennent sans doute de la retransmission TV de ce magnifique duo.
C'était il y a quelques années au Festival de Cannes, un moment de grâce et de magie envahissait le palais aux célèbres marches... Voici deux versions différentes de cette ritournelle. Comme d'habitude, à vous de dire par vos commentaire laquelle vous est la plus agréable à l'oreille. Celle qui remportera le plus de comm' restera. L'autre version disparaîtra
.

Version live avec Vanessa Paradis et Jeanne Moreau, interprête originale de cette chanson. C'est cette version qui a remporté le plus de voix !



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Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

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Publié le 4 Avril 2009

Synopsis : Six touristes français ont décidé de découvrir l'Afrique du Sud au cours d'un safari organisé par Richard Dacier. Ils ignorent alors que leur guide n'a pas mis les pieds dans la brousse depuis 30 ans... Et qu'il a peur des animaux !

Avec Kad Merad, Valérie Benguigui, Lionel Abelanski... et une apparition du Yannick Noah !!









                                                          


Mon humble avis :   Des acteurs irréprochables, des gags sympas, des reparties percutantes, des situations comiques, le tout mené tambour battant et servi par de somptueux paysages africains. Mention spéciale pour les scènes où intervient mon chouchou Yannick Noah, notamment celle du "cours de traditions". Il faut voir le film pour comprendre !

Même si j'ai souri et presque ri parce qu'il y a de très bons moments, je suis sortie un peu déçue. J'avais tant vu tant de fois la bande annonce qui je piaffais d'impatience de voir ce film. Je ne le regrette pas sauf que j'en attendais plus de consistance et moins de longueurs. Et oui, les ambiguïtés...

En même temps, je me doutais que le duo Kad et O(livier Barou) ne faisait pas dans la dentelle mais plutôt dans le burlesque. C'est aussi le genre de film qui a le plus de mal à me convaincre. Je ne suis donc sans doute pas le meilleur public pour en parler. J'ajoute néanmoins que c'est certainement un bon divertissement à voir en famille, vos enfants adoreront (pas trop jeunes non plus car quelques subtililités dans les échanges risquent de leur échapper) Mais après tout, il ne s'agit que de mon humble avis !

C'est en même temps un moyen peu cher de faire un superbe voyage ! Jugez sur image avec la bande annonce et si vous doutez, aller y, ce film ne nous tuera pas, il est programmé pour vous détendre. Au pire, ne vaut il mieux pas vivre avec des remords que des regrets ?!


Je reviens sur ce billet 2 jours après sa rédaction : Avec du recul, j'ai vraiment passé un bon moment, avec peu d'ombre au tableau. Mes quelques reproches ont sans doutes trouvé leur racine dans l'humeur de l'instant où j'ai écrit ce billet !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 3 Avril 2009

Il y a quelques mois, j'étais très enthousiasmée par la lecture de "J'aurais préféré vivre", premier roman de Thierry Coehen. En quelques jours, j'avais eu l'accord pour  une interview maison, j'avais envoyé mes questions le lendemain. Les réponses m'étaient parvenues le soir même, et publiée aussitôt. Pour la relire, c'est ICI.

Là, j'ai achevé la semaine dernière la lecture du deuxième roman de Thierry Cohen "Je le ferai pour toi". Même énorme enthousiasme de ma part et même scénario qui aboutissent à une nouvelle interview de Thierry Cohen, que je remercie vivement pour son ENOOORME disponibilité, gentillesse et rapidité. Questions envoyés en fin de matinée, réponses reçues en milieu d'après midi. Qui dit mieux ? ! J'attends des réponses d'autres auteurs sollicités depuis plusieurs mois !

Pour suivre l'un des thèmes majeurs de ce magnifique roman, la colonne vertébrale de cette interview seront les questions : Que seriez vous prêt à faire... et jusqu'où peut vous mener...

 

Votre 2ème roman traite d'un père qui met tout en œuvre pour venger personnellement la mort d'un de ces fils lors d'un attentat terroriste. Seriez vous près à en faire autant ou avez vous écrit ce livre justement pour le faire par procuration juste une fois et ne jamais en arriver là dans la vraie vie ?
TC : Je ne sais pas ce que je ferai dans ce cas là. C'est en l'imaginant que j'ai eu l'idée de ce roman. Daniel, mon personnage, me ressemble un peu mais je n'aurai peut-être pas son courage ou sa folie.

Dans "Je le ferai pour toi", la notion de l'amitié envers et contre tout est très présente. Que seriez vous prêt à faire par amitié ?
TC : Beaucoup de choses. Mes amis sont mon autre famille. Celle créée sur des affinités, des rires, des larmes, des histoires partagées. Je donne facilement mon amitié tant j'aime cette relation. Bon, je la retire tout aussi vite quand je suis déçu. Pour mes amis, je pourrais aller jusqu'à... Je ne sais pas... Les laisser m'inviter au resto par exemple !

Et par amour ?
TC : Je suis prêt à me marier, avoir quatre enfants et dire à chaque repas "C'est excellent mon amour".


Que seriez vous prêt à faire pour être sûr de passer un week end en famille tranquille, sans pollution extérieure ?
TC : Ce que je fais chaque samedi. Je refuse les rendez-vous, les sorties, les salons, les signatures et je coupe même le téléphone. J'adore le week-end !

Votre premier roman a cartonné. J'ai entendu parler d'une adaptation cinématographique en cours. Jusqu'où ce livre va-t-il vous mener ?
TC : Jusqu'à assister à une partie du tournage et à l'avant-première peut-être.


Si quelqu'un vous tenez par le bout du nez, jusqu'où pourrait il vous mener ?
TC : Nulle part. Je ne laisse personne me donner des ordres. A part ma femme (OK, je fais la vaisselle), mes fils (100 euros ? Bon...), ma mère (D'accord, je parlerai à papa), mon père (oui, oui, je parlerai à maman), mes amis (Je paye la note ? Toute la note ? Ben, ouais), mes voisins (mais bein entendu madame Richard, je vais acheter un rasoir électrique silencieux) et mes clients (10% de remise ? 50 %). Personne !

Jusqu'où êtes-vous prêt à aller pour que votre 2ème roman remporte autant de succès que le premier, voire plus encore ?
TC : A barrer le titre sur chaque couverture et écrire "J'aurais préféré vivre" à la place. 

Quand vous écrivez, êtes vous prêt à écrire votre roman toute la nuit, donc à arriver bien en retard au travail le lendemain et prétexter une toute autre raison à votre retard ?
TC : Oui ça m'arrive souvent même. Mais rien de déraisonnable là-dedans. Je suis tellement heureux quand j'écris. 

Quel genre de livre pourrait vous mener à lire jusqu'au petit matin et même, arriver en retard au travail.... Un titre en partciculier ?
TC : J'adore les romans qui me tiennent éveillé. Le premier fut Belle du Seigneur. Des nuits de passion... Ensuite les romans qui me tiennent par l'intrigue : les Millénium par exemple ou actuellement Boomrang de Tatiana de Rosnay. Les romans qui me font vivre des sentiments forts : Safran Foer, Krauss et récemment Ariane Bois "Et le jour sera pour eux comme la nuit", Eric Genetet "Le fiancé de la lune". Ou ceux écrits par des auteurs que j'admire, qui me surprennent, me font rire et constituent de vrais petits chefs d'œuvre : tous les David Foenkinos, tous les Colum McCann, tous les Philippe Roth...

Seriez vous prêt à écrire un 3ème roman (peut-être est-ce déjà fait) ou un 4ème, ou le personnage principal n'aurait pas deux fils mais deux filles ? C'est vrai quoi, les filles ne comptent pas pour des prunes !!.
TC : Non, ca réclamerait de ma part trop d'imagination ! Bon, allez, promis, j'essaierai. Et peut-être qu'une des filles s'appellera Géraldine ;-)

Chiche !  Et elle aurait les yeux bleus ???  


Un million de                                           

 

 

Rappel, du même auteur sur ce blog " J'aurais préféré vivre"

                                                                      "Interview exclusive 1ère !"

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 2 Avril 2009

Résumé : En apparence, Mike et Deborah ont tout pour être heureux. Ce jeune couple de médecins a trois enfants, habite dans une banlieue cossue et possède une maison splendide… Mais peu à peu, ce bonheur s’effrite. Mike souffre de maux de plus en plus graves dont nul ne connaît la cause. Leur demeure est incendiée et deux de leurs enfants meurent dans les flammes…
La police s'évertue à trouver des suspects. Mike et Débora n'ont pas d'ennemi connu. Qui peut bien s'attaquer à eux de façon si cruelle ?




                        


Mon humble avis :   On sait très vite que ce roman est tirée d'une histoire vraie puisque des noms ont été changés. L'originalité est dans le traitement ce cette tragédie. Ann Rule narre donc ce "fait divers" qui devient criminel avec une distance presque journalistique. Il est décrit posément et scrupuleusement. Rien d'extraordinaire ni fioriture n'est ajouté. Juste les faits,leur analyse et leurs contradictions. De temps à autres, des tirets annoncent le témoignage des protagonistes de cette tragédie. Ces lignes sont dès lors écrits à la première personne du singulier. Ces gens (parents- amis- médecins-policiers) se souviennent de certains détails et donnent leur point de vue. Tout au long de ce livre, l'auteur  ne prend position ni pour l'une ou l'autre des parties. De même, elle paraît ne pas vouloir influencer le lecteur qu'elle maintient en haleine, malgré certaines longueurs inhérentes (à mon avis et suivant expérience !) à tous romans américains. Maintenant, il faut avouer que ces longueurs maintiennent une pression et donnent certainement des détails importants pour vous conforter dans vos soupçons ou au contraire, vous faire basculer dans l'indécision. Et si, et si... Non, ça ne peut pas être si simple ? Et si oui,  pourquoi ? Comment peut on en arriver là ? Vous êtes prêt à douter jusqu'à la dernière page.Là vous vient en tête la fameuse phrase "responsable mais pas coupable" . S'applique t-elle dans cette histoire, bien difficile à dire. La manière dont est écrit ce récit est donc la première originalité de ce roman.

La deuxième se trouve la simplicité de l'environnement dans lequel se déroule ce drame. Un état du centre des USA, et une famille nantie et à priori sans histoire. Tout le thriller se tient dans l'espace familial. Je n'ai encore jamais lu un thriller qui prennent une famille comme colonne vertébrale. Cette famille pourrait être celles de vos voisins, de vos meilleurs amis, de vos oncles et tantes, puisqu'on ne sait jamais vraiment ce qui se passe à l'intérieur d'un couple. L'ambiance n'y est que plus oppressante, puisque la 4ème de couv' nous annonce l'horreur.
La première partie pourrait s'intituler "Chronique d'une catastrophe annoncée". On suit pas à pas le désastre qu'est le mariage de Mike et Débora. La poudrière est là. Qui va allumer la mêche, quand, comment et pourquoi ?
La deuxième partie voit l'enquête policière, les divers témoignages, les stratégies de la défense et de la contre défense se mettre en place en vue de l'audience préliminaire.
Enfin, dans la troisième, nous assistons à cette audience, à ses conclusions qui vous laisse avec des sueurs froide dans le dos devant tant d'horreur, qui semble t-il aurait pu être éviter. Chaque protagoniste entame une nouvelle vie du mieux possible, promet de changer, pardonne, s'acharne... Enfin, dans les dernières pages, l'auteur devient narrateur et explique son travail, comment elle a rassembler toutes ces données, ses rencontres avec les acteurs du drame. Elle n'en reste pas moins relativement neutre. Les faits, rien que les faits. Et les interrogations que de tels faits suscitent.

Voilà ce que je peux dire sans trop en dévoiler. Vous ne trouverez pas ici de serial killer ni 'armée d'agent de FBI, ni de courses poursuites avec dix hélicoptères. Juste un drame familiale qui tourne au cauchemard. Vous aurez entre vous mains un thriller très original, qui vous garde sous tension, et vous dérange devant tant de vérités insupportables. Enfin la psychlogogie des personnages est si bien détaillée et expliquée qu'elle en devient passionnante et effrayante !



Je remercie Silvana Bergonzi, Louise Legay et les
Editions Michel Lafon pour cette lecture captivante.
Cette oeuvre a été traduite de l'américain par Isabelle Saint Martin, qui avait eu la gentillesse de témoigner ici de son métier de traductrice littéraire. Pour relire son témoignage, cliquez
ICI

L'avis de Keisha ICI et de Brize LA

Et celui de Karine ICI ET LA !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 1 Avril 2009

Que dis-je, ceux de Schlabaya qui en compte dorénavant deux... Mais c'est à voir de suite, dans l'interview.
Petit rappel du rôle de cette catégorie "Focus sur un blog" : mettre un petit coup de projecteur sur un blog que j'apprécie et sur son auteur... Histoire de voir ce qui se passe ailleurs.

 

Schlabaya ton pseudo et Scriptural le nom de ton blog... Voilà qui paraît bien mystérieux. Peux tu lever un peu de voile et nous expliquer la signification de l'un et de l'autre ?
 Schlabaya de Mortefeuille est un pseudo que j'avais choisi lorsque j'étais étudiante (ça fait un bail !) et que j'écrivais occasionnellement, je trouvais la sonorité amusante... Récemment, quelqu'un m'a signalé qu'il existait un Duc de Mortefeuille dans la littérature enfantine, je vais donc laisser tomber ce patronyme, dommage !
Scriptural, c'est plus récent. Je croyais avoir inventé ce terme à partir de "sculptural"; en fait il existe déjà, et concerne plutôt les finances ! Un domaine qui ne me passionne pas, par ailleurs. Mais je l'ai tout de même gardé.

 Quel est la date de naissance de Scriptural ? Et pourquoi d'un seul coup, ce besoin de partage via un blog ?

 Ce blog est né le 29 avril 2008. Auparavant, j'avais ouvert un forum littéraire qui portait le même nom (http://scriptural.aceboard.fr) afin de partager cette passion pour la chose écrite, mais il n'a pas fait long feu... Et puis, j'ai eu envie de créer un espace plus personnel, bien à moi, où je pourrais donner libre cours à mon envie d'écrire.

 Quels objectifs avais tu pour Scriptural, tant sur le contenu que sur le message à passer ?
Je voulais bien entendu partager mes coups de coeur en matière de littérature, ou dans d'autres domaines, mais également des coups de gueule et réflexions diverses sur certains sujets de société ou encore sur l'actualité. Sinon, je voulais aussi me risquer à publier quelques écrits personnels, en espérant susciter des réactions.
 
Pourquoi cette soudaine scission, il y a quelques semaines, en 2 blogs, Scriptural et Chroniques de Roazhon ? Un coup de tête ou mûrement réfléchi ?
C'est quelque chose que j'envisageais de faire depuis plusieurs mois. Au départ, je voulais consacrer ce blog à Rennes, et finalement j'ai décidé d'y mettre également les articles qui parlent de faits de société en général. Je trouvais que le blog Scriptural devenait un vrai foutoir, j'y parlais de tout pêle-mêle... Pour un peu on y aurait retrouvé des recettes de cuisine, ma liste de courses, ou mes photos de famille LOL ! Je suis quelqu'un de très bordélique, mais pour le coup j'ai fait le grand ménage de printemps.
 
Qu'est-ce qui distingue maintenant ces 2 blogs ?
Scriptural est désormais un blog littéraire (qui parle aussi de ciné, musique, etc), et Chroniques de Roazhon se veut désormais un blog "citoyen", où il es question de Rennes, mais aussi de l'actu en général, sans que tout se mélange. Je pense que les visiteurs qui viennent sur l'un ou sur l'autre blog ne recherchent pas nécessairement les mêmes choses.
 
Depuis que je visite régulièrement ton blog, je lis régulièrement des billets dénonciateurs des injustices diverses. Tu sembles être de tous les combats ? Cumules-tu dénonciations sur tes blogs et actions dans la vie réelle ?
Ah non, je ne suis pas de tous les combats, et en fait je ne suis pas du tout une militante de terrain. Je me contente de relayer des infos qui peuvent être utiles, signer et faire signer des pétitions, etc. Dans ma vie réelle, il m'est arrivé de militer, mais pas de façon très soutenue. Depuis que j'ai des enfants, c'est devenu compliqué d'ailleurs. Et comme (malheureusement), je ne travaille pas pour le moment, je ne suis pas forcément "portée" par un mouvement dans mon milieu professionnel. Mes amis et connaissances ne sont d'ailleurs pas forcément des militants non plus.
 
Quel est le combat qui te motive le plus ? Où l'injustice qui de dégoûte le plus ces temps ci ?
L'injustice qui me dégoûte le plus en ce moment : peut-être le sort des sans-papiers actuellement, la façon inhumaine dont ils sont traités. Des familles séparées parce que le papa ou la maman viennent d'ailleurs et sont devenus indésirables. Des gens comme toi et moi, qui ne demandent qu'à vivre en paix, et qui sont brutalement renvoyés dans des pays où parfois ils n'ont plus d'attaches, où, pire, ils risquent souvent la mort. Des hommes, des femmes et des enfants ont déjà payé de leur vie cette politique du chiffre, qui coûte d'ailleurs très cher à l'Etat, et que rien ne justifie. C'est du fanatisme pur et simple.
Le combat qui me motive le plus, globalement, est celui de la décroissance soutenable : comment continuer à vivre sur notre planète ? Il faudra beaucoup de volonté pour cela... D'abord, renoncer au cercle vicieux de la fameuse croissance (surproduction, surconsommation, spéculation, etc) qui n'est absolument pas viable, et revenir à une économie réelle, plus simple, basée sur l'échange et sur la reconnaissance des besoins réels. Cela suppose de réduire notre train de vie, d'apprendre à nous respecter les uns les autres afin de partager les ressources équitablement. Je crois que cette idée fait son chemin chez beaucoup de citoyens. Mais en ce qui concerne les grands de ce monde, c'est loin d'être gagné. Je suis assez pessimiste quant aux intentions de ceux qui nous gouvernent !
 
La fin de l'interview approche, revenons vers un peu plus de légèreté : Quel est ton meilleurs souvenir de blogueuses ?
Il y en a plusieurs ! De belles rencontres virtuelles, d'abord qui pour certaines deviendront peut-être des amitiés, du moins je l'espère.  Sinon, certains des auteurs dont je parle ont réagi à mes articles (dans les commentaires ou par mail), ce qui m'a fait chaud au coeur, et j'ai eu des échanges sympathiques avec divers internautes. Et bien sûr, grâce à une certaine Géraldine, j'ai été contactée par deux maisons d'édition, Michel Lafon et Jacques André, et j'ai eu la chance de recevoir des romans à lire en échange d'une critique, ce qui est appréciable.

Enfin la lecture, es tu tombée dedans quand tu étais petite où est-ce un goût qui s'est révélé plus tard ?  
Je suis tombée dedans petite, j'ai toujours beaucoup aimé lire, et j'ai commencé à écrire assez tôt aussi.

Question incontournable sur un blog surtout littéraire : quelles seront tes 3 prochaines lectures et quel est ton dernier coup de coeur littéraire ??
Mon dernier coup de coeur littéraire concerne un magnifique premier roman : "Le coeur cousu" de Carole Martinez. Il a reçu huit prix littéraires, et est tellement original, bien écrit, et puissant, que je ne sais même pas comment je pourrais écrire un billet dessus... Il y a tellement à en dire ! C'est un roman qui tient du poème et du conte oral, à lire à voix haute.

Mes trois prochaines lectures : je vais d'abord finir une biographie de Charlotte Brontë par Elizabeth Gaskell (livre gentiment prêté par la traductrice, qui par ailleurs tient un café parents-enfants très sympathique à Rennes, dont voici le blog : http://cafeclochette.blogspot.com/ ), puis je vais me plonger dans "Retour en terre" de Jim Harrison (coup de coeur de mon père), et ensuite... probablement "La fenêtre panoramique" de Richard Yates (j'ai adoré le film "Noces rebelles" qui en est inspiré).

Vous retrouverez donc les 2 univers de Schlabaya ici :
CHRONIQUE DE ROAZHON ET
SCRIPTURAL

                                                    
                                                                             

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Rédigé par Géraldine

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