Publié le 15 Mars 2009


Voici un témoignage passionnant d'éditeur, que je reporte ici avec l'aimable autorisation de Monsieur Jacques André, l'éditeur en question.

Ces coordonnées sont : Jacques André Editeur
                                             5 rue Bugeaud
                                              69006 Lyon
                                    Site :
http://www.jacques-andre-editeur.eu/
Son catalogue est diversifié, mais vous y trouverez entre autre Mary Dollinger, écrivaine "star de ce blog", qui a déjà eu droit à deux critiques ici "Le bébé était cuit à point" et "Journal désespéré d'un écrivain raté". Mary avait eu aussi l'extrême gentillesse de répondre à une de mes interviews maison !
Viendra bientôt une chronique de "Ma Puce" de Jean-François Dupont, en très bonne position sur ma PAL.

Voici ce témoignage, qui ne m'est pas éxclusif mais qui a le mérite d'être clair et fascinant , et publié ici avec l'autorisation de l'intéressé !


"La vocation de l’éditeur est double :

D’une part, il est tenu de conserver « vivants » des textes qu’il juge d’intérêt pour la société contemporaine et à venir. Il se doit, dans ce domaine, d’être diligent.

D’autre part, il s’efforce de faire venir au grand jour des textes dont il estime qu’ils pourront rejoindre les premiers. Et il doit ici faire preuve d’excellence.


Je me suis efforcé, en dilettante d’abord depuis les années 1990, puis en professionnel depuis 2003, de pratiquer ces deux activités en publiant des livres en m’appliquant d’abord à les rendre beaux et agréables autant au toucher qu’à la lecture, avec les moyens techniques les plus simples.


Je me suis ensuite découvert une aptitude à la gestion de l’ouvrage de recherche, pourvu d’un appareil critique ou non, et je me suis doté d’une technique simple et efficace pour publier des livres « difficiles » à des coûts acceptables.


A partir du moment où cette maîtrise était acquise, il devenait aisé de publier des ouvrages de poésie, avec des choix de plus en plus serrés, exigeants, toujours à la recherche d’une écriture contemporaine, soucieux d’aider à mettre au monde une poésie vivante et fertile.


Cela m’a permis de rencontrer des romanciers et des dramaturges, de puiser dans un vivier d’ouvrages étonnants ou divertissants, et, enfin, de découvrir le monde des créateurs « de l’ombre », nos futurs grands écrivains, quelques forçats de l’écriture, des esthètes, des êtres magnifiques, des femmes et des hommes généreux et prolixes.


Certains disparaissent, et je ne puis rien faire d’autre que de leur rendre hommage en continuant de tenir leurs livres dans mon catalogue.


Mon dernier souci était d’insérer ce magistère dans un contexte économique violent, sournois et paradoxal. A la violence économique, je réponds en établissant une structure de très petite dimension mais dotée d’une technologie de pointe, avec une équipe compétente. A la difficulté sociologique, la certitude d’avoir raison sur le long terme me donne la sérénité et la certitude « balistique », le « viser juste ». Quant au paradoxe, c’est bien dans la logique de la « décroissance » qu’il faut trouver la clé et la justification de notre action : cette philosophie, je la soutiens en utilisant — justement — les atouts les plus efficaces des nouvelles technologies, l’exploitation mesurée et adaptée d’un papier géré aux normes écologiques, et en publiant des textes qui font appel à la raison et à l’émancipation de l’individu."


                                                                             

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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Publié le 14 Mars 2009

Résumé : Dans ma classe, une immense dame maigre et très laide avec des cheveux courts et des gros sourcils m’a demandé de recopier le mot écrit au tableau. J’ai essayé d’imiter les traits droits comme du blé un jour sans vent, c’était très difficile, mes doigts glissaient sur la mine colorée. La dame s’est approchée et elle a dit : Mon dieu ! J’ai dit que j’étais pas dieu mais que si elle voulait m’appeler comme ça, pourquoi pas. Elle a répété :
― Mon dieu… Tu ne sais même pas écrire « maman » ?
― Non, ça sert à rien que je l’écris puisque je dis jamais maman.
― Tu…tu ne dis jamais maman !
― Non, je l’appelle Zélie parce que c’est trop mignon et en plus c’est personnel et assumé pour de vrai.
La dame m’a dit de ne pas parler sur ce ton, j’ai répondu que je ne mangeais pas de poisson parce que sinon, on allait vider la mer.

Du haut de ses neuf ans, Ninon observe le monde. Un monde où les adultes ne s’aiment plus, où les mots n’ont pas de sens, où les mensonges sont rancuniers... Parce qu’elle ne le comprend pas, Ninon décide de s’en détourner et de vivre avec son père qui n’a plus rien. Rien, sauf elle.
Ensemble, ils refont leur monde, construisent une maison à partir de rien, traient les chèvres, vendent sur les marchés, oublient l’école et les bonnes manières, sans se soucier des bien-pensants, ni de madame Kaffe, l’assistante sociale.

Dis oui, Ninon est une histoire d’amour. Celle d’une petite fille pour son père et celle d’un homme pour la liberté.



Aujourd’hui est un jour comme un autre. Le soleil a peur de s’enrhumer, les enfants jouent dans la cour de récré, les humains se cherchent ou s’oublient, la vie s’étire sans se faire remarquer… C’est un jour comme un autre pour tout le monde, sauf pour moi.

Ninon a fugué, elle voulait voir le monde, elle voulait écouter les gens et rire en cachette, leur parler aussi, alors elle s’est levée en douce et est allée s’installer à la petite librairie du coin ou à la grande Fnac, je ne sais pas, je n’ai pas encore osé aller la retrouver.

Sur un étal parmi des bleus, des blancs ou crèmes, une petite framboise timide attend qu’une main se pose sur elle.

Elle s’appelle Ninon, n’oubliez pas…




Mon humble avis :Je n'ai pas encore pu lire ce livre mais tiens à en parler ici pour donner un petit coup de pouce à mon humble niveau à cette auteure qui a déjà la qualité d'être adorable, accessible, disponible et à l'écoute... donc très humaine. Ça je le sais car nous avons échangé des mails en privé, à mon initiative. C'est moi qui était en demande envers Maud qui a répondu immédiatement à mes questions, puisque nous partageons ou avons partagé certaines choses.

J'ai découvert Maud par le blog de Catherine qui y a interviewé cette auteure qui semble avoir plus d'une corde à son arc. Pour lire cette interview, cliquez
ICI

Vous pouvez retrouver aussi Maud et son univers sur son blog http://maudetlesmots.free.fr/

Quand à moi, dès que je me serai sortie de ma tourmente livresque avec mon prix des lecteurs Poche plus tous les autres livres qui m'ont été envoyés ou me le seront bientôt, donc dès que ma PAL de ressemblera plus à une tour de Pise, de dirai Oui à Ninon !



L'avis de Sylire sur ce livre ICI

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 14 Mars 2009

Et oui je sais, cela fait deux chansons proches l'une de l'autre. Mais, alors que je lisais le livre "L'Eglise des pas perdus", j'avais toujours cet air dans la tête. Normal alors qu'il se retrouve ici, juste après la chronique de ce livre su-sité.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

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Publié le 13 Mars 2009

Résumé : Out of (South) Africa… Un premier roman du retour au pays natal. Flash back sur les années 30, l'amitié de deux petites filles insouciantes, l'une blanche, l'autre noire, jusqu'au drame qui signera leur séparation déchirante.

Le parcours de C. King et M. Dlamini est différent mais fortement lié. La première est la fille du propriétaire de la ferme de Hébron, et la seconde est la fille de la cuisinière noire. En 1931, Catherine quittte la ferme avec sa mère, après une trahison de son père. Elle y revient après la mort de celui-ci et s'éprend du propriétaire T. Fyncham, installé avec sa femme Isobel. Suspense, intrigues familiales et amoureuses mêlées, grands espaces, nature flamboyante, sauvage et sensuelle, ajoutés à une écriture mélodieuse, toute en nuances font de ce premier roman un chef d'oeuvre.
Roman du retour au pays natal, de la trahison et de la réconciliation.


                                 



Mon humble avis :Wouahou.... Je n'en reviens toujours pas ! Il y a si longtemps que je n'ai pas lu un tel livre ! J'en suis encore toute émue, toute chamboulée et aussi, paradoxalement, toute apaisée et sereine. Ce livre vous rend ainsi. Pourquoi ?
Je connaissais l'expression "salle des pas perdus" mais voulais y mettre un sens précis. Le dictionnaire donne cette définition : lieu où l'on attend d'être reçu (se dit souvent pour les gares, les tribunaux...)
Mais parlons du livre... Tout d'abord, il commence par "presque" la fin. Donc des les premières pages, l'auteure nous capture dans son histoire. Forcément, on veut savoir quel sera le tout dernier dénouement et les méandres qui y auront menées nos deux héroïnes.

Pour cela, une histoire qui se déroule sur une soixantaine d'années (avec d'énormes raccourcis !). Des phrases courtes comme un coups de vent et qui parfois s'allongent comme une bise, mais toujours dans la douceur. Pas une scène scabreuse, pas une once de vulgarité dans le texte. Une écriture qui se lit avec autant de plaisir et de délectation que ce suit le lit d'une petite rivière. Comme c'est agréable et rare !

Il règne de véritables climats dans ce roman. Je dirais un climat "climatique", très bien rendu par les descriptions de fraîcheur, de chaleur, de moiteur, d'orages qui accompagnent l'action du livre dans un autre climat, celui d'une ambiance de plus en plus mystérieuse et mélancolique mais aussi, de plus en plus oppressante dans certaines scènes ou rebondissements totalement inattendus. Ce roman n'est pas un polar et pourtant le suspens est implacable de la toute première à la toute dernière page. Il mène à une fin que le lecteur ne pouvait imaginer et n'oubliera jamais, surtout s'il se fie à la quatrième de couverture. Les trahisons et les réconciliations ne situent pas forcément là où l'on pensait les trouver.

J'ai beaucoup aimé aussi les passages écrits en italique. Très poétiques, voire lyriques, ils évoquent des souvenirs de jeunesses communs aux deux amies, des rêves prémonitoires, des visions, une espèce de communication par télépathie entre les deux femmes, des envies si fortes que nos héroïnes finissent par les rendre réelles... peut-être... Ça, c'est à chaque lecteur de choisir ce qu'il veut voir dans ces passages très oniriques.

Bien sûr, Rosamund Haden évoque discrètement l'appartheid (l'histoire se déroule en Afrique du Sud), juste en toile de fond. Et c'est bien ainsi. Elle rappelle que cette ineptie avait court à l'époque mais n'en fait pas le sujet de son roman, qui serait alors un énième roman sur l'apparthied. Par contre, elle insiste logiquement sur le racisme et le comportement immonde des riches propriétaires face à leur personnel de couleur. Ainsi, ce livre aurait pu prendre place dans n'importe quel pays.
Oui, n'importe quel pays, puisque les sujets de l'amitié inébranlable à travers le temps, le retour au source, la trahison, l'amour, le pardon sont universels.
Universel...c'est donc aussi le mot a apposer à côté de ceux qui qualifient indubitablement ce roman : chef d'oeuvre.

                                           Livre lu dans le contexte
                                                    
D'ailleurs, demain, je vous publie une chanson dont la mélodie et certains mots vont suivent parfaitement le ce livre.

L'avis séduit de
Belledenuits et de Sylire, mitigé de Karine


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 12 Mars 2009

J'adore cette chanson, son swing, son groove, son originalité phonique, même si je ne me suis pas encore penchée sur son sens, celui de ses paroles...
Je vous mets d'abord le clip puis vais partir à la recherche des paroles, pour voir s'il elles sont de la même graine que la chanson ou si, comme les anglophones sont assez souvent doués pour le faire, Oh serait une très bonne chanson, mais complètement creuse ! A voir et à vous de juger si vous comprenez quelques mots d'anglais !


Paroles Micky Green Oh
Ouuuuuuuuh ouh ouuuuuuuuh ouh
Ouuuuuuuuh ouh ouuuuuuuuh ouh
I don't think you realise
Don't think that you recognize
Just how much you mean to me
And that you make me so happy
I wish that you were happy too
Because it means so much to me

And oh ! oh ! I know oh ! that we've got better days
And oh ! oh ! I'm sure oh ! that we will conquer the world

I regret what I have done and said
I screwed up things inside your head
But all I want is for you to know is that
When you grow old you won't remember it at all

And oh ! oh ! I know oh ! that we've got better days
And oh ! oh ! I'm sure oh ! that we will conquer the world
And oh ! I know I love you more than anything
And oh ! I'm sure that I will make you happy

And we'll be together(together)...
I know(i know), it shows in your eyes
Your green eyes(your green eyes), your brown eyes(your brown eyes)
It doesn't really matter

And oh! I know I love you more than anything
And oh ! I'm sure that I will make you happy

 
And we'll be together(together),
I know(i know) it shows in your eyes
Your green eyes(your green eyes),
your brown eyes(your brown eyes)
It doesn't really matter anymore
Oh ! Oh ! Oh ! Oh !

Ain't no matter no more oh
Ain't no matter no more oh
Ain't no matter no more oh
Ain't no matter no more...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

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Publié le 11 Mars 2009

Les blogs littéraires fleurissent un peu partout. Les auteurs s'y intéressent, certaines maisons d'éditions aussi (comme moyen de publicité) et forcément, les magazines littéraires.

Pas question de copier les articles des autres blogueurs, mais au contraire de les mettres en avant. Et comme ce sujet me touche beaucoup, je souhaite qu'il figure sur ce blog.
Je vous invite à aller lire l'excellent d'article d'Yspaddaden sur le sujet suivant : en résumé, 20 blogs littéraires incontournables selon "le magazine des livres". Et dans cette liste, aucun blog "amateur", que des blogs de pro. Est-ce normal ?

    L'article d'Yspaddaden en cliquant sur ce lien

Celles ou ceux qui vont chez Ys connaissent déjà ce billet. Les autres, n'hésitez vraiment pas à aller le lire, c'est très intéressant. Et le commentaire de votre avis est le bienvenue ici.
 
                                                                           
                                                                    
 
                                                                                                                                                      

                           

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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Publié le 11 Mars 2009


Alors que les médias télévisés tendent à nous faire croire que la crise est passée en Guadeloupe et que tout n'est plus qu'une question de mise en place des décisions signées, qu'en est il réellement pour la vie de la population au quotidien ?

Voici le témoignage court et concis d'une amie vivant là-bas :

"concernant la grève, ben c'est pas fini du tout, il y a encore des gros problèmes d'approvisionnement dans les supermarchés (pour ceux qui sont ouverts); celui qui est près de notre magasin  est toujours fermé: la Sécu, la CAF, etc tout fermé ... l'essence est à nouveau bloquée  ....

Je vais aller aux nouvelles tout à l'heure d'ailleurs car j'avoue j'ai un décroché des infos (les vraies, pas les fausses de la télé!), j'avais trop la tête en bouillie avec ces histoires, et on est plein dans ce cas ici;

La Guadeloupe,  c'est notre pays de coeur bon sang, le fait qu'elle soit à la dérive nous fait mal; le fait que beaucoup de mes connaissances se retrouvent au chômage parce que Domata et son équipe a tout fait fermé depuis 7 semaines par la force ne me fait pas rire. Le fait que des gens n'ai pas pu accéder correctement aux services de santé au péril de leur vie ça ne me laisse pas de marbre, que des parents aient galéré pour trouver du lait, des couches pour leurs bébés c'est pas normal,que des milliers de salariés ne soient pas payés depuis janvier et se retrouve dans la merde c'est pas poilant non plus, et je passe bien sur les petits inconvénients" genre pénurie de bouffe et d'essence, pas d'école pour les enfants etc;

Après on raconte dans les médias que cela est dirigé contre les bekés et leur monopole, et bien les bekés n'ont pas souffert de tout ça ! Le lkp a pénalisé son peuple !! les bekés ils sont bien au chaud sans pénurie de bouffe ni de santé ni d'argent !"

Des photos  prises par Patrick,  le 9 mars, pour illustrer...
Patrick dit : "donc je t'assure que les problèmes ici ne sont pas réglés , contrairement à ce qu'ils veulent faire croire sur les médias. On craint à nouveau des barrages d'un jour à l'autre , etc. Le LKP siège toujours devant les centres commerciaux , etc ..  La situation est tendue."

















Alors que normalement, la Guadeloupe devrait plutôt évoquer ceci :


                                                                                 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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Publié le 10 Mars 2009

Je vais commencer par reprendre la définition du mot littérature dans le dictionnaire :
Nom féminin singulier
-ensembles des œuvres écrites ou orales, considérées du point de vue de la forme et de l'expression
- ensemble des œuvres écrites concernant un domaine précis
- activité de l'homme de lettres
- ce qui est décrit dans les œuvres littéraires, comparé à la
réalité

Maintenant, voici quelques extraits d'un article du journaliste François Taillandiers,
"Les consolantes",
paru dans un hébdomadaire familial en février...

"Umberto Eco proposa naguère une distinction entre la littérature problématiqueet la littérature consolatoire. Problématique, le roman qui interroge l'homme, la société, le destin, sans prétendre fournir de réponse univoque aux questions, même les plus angoissantes. C'est Dostoïevski, c'est Kafka- ou tout aussi bien les tragédies grecques.
Consolatatoire, c'est la littérature où le Bien triomphe, le mauvais est démasqué, la justice rétablie et amour rimera une bonne fois pour toute avec toujours.
A en juger par le classement des meilleures ventes de livre annuellement établi par Livres Hebdo, la tendance consolatoire garde plus que jamais la faveur du public. Le roman français le plus vendu en 2008 (près de 500 000 exemplaires) s'appelle d'ailleur "La consolante" d'Anna Galvada. Non loin d'elle, on trouve dans le palmarès Lévy, Musso... Chacun, bien entendu, a son registre, son style propre (ou son absence ce style). Mais ces romanciers ont pour point commun l'ambition simple re raconter des histoires qui réconfortent. Après les avoir lus, on se reprend à penser que la solitude n'est pas fatale, que la tendresse existe, que quelqu'un veille sur nous, que ceux dui cherchent trouvent...

Examinons maintenant la catégorie "Non fiction", essais et documents...
Les lecteurs se sont portés en masse vers les souvenirs de soeur Emmanuelle, ceux de Françoise Hardy et de Simone Veil. Une trinité féminine hétéroclite et dont la popularité ne surprend pas. Pourquoi ?
La réponse tient en 3 mots : La Ligne Droite. Chacun dans leur domaine, ces femmes n'ont jamais renoncé à être elles mêmes. L'une a suivi son chemin d'artiste avec exigence et confie sa fidélité à un amour douloureux. L'autre a tout bravé et tout enduré vpour suivre l'appel de Dieu. Quant à Mme Veil, au destin marqué par la Shoa, jamais elle n'a dit autre chose que ce qu'elle pense, ni pensé autre chose que ce qu'elle disait.
Or ce monde est bien décevant. On perd confiance. La politique semble être le théâtre de querelles mesquines. La Bourse, une caverne des quarante voleurs. Les médias, un cirque où chacun quémande sa minute de gloire. Et bien en voilà au moins 3 qui ne mentent pas, et qui sont, en ce sens, elles aussi des consolantes.

J'ai oublié de dire quen la plupart des autres grands succès romanesques sont des polars et des thrillers. De la menace, de l'angoisse : parfait contrepoint. Quelqu'un demandera peut-être : mais alors, la littérature dans tout ça ? Et bien elle vient loin derrière. Mais ça non plus, ce n'est pas nouveau."
Ainsi s'achève l'article de F. Taillandier, repris dans sa presque totalité ici...

Mon intervention : Ce qui me dérange, c'est ce ton un peu condescendant sur les Français qui lisent. Quand on reprend la définition de la littérature... Pourquoi ne pourrais t-on pas y inclure Levy, Galvada, Grangé. Pourquoi les souvenirs de soeur Emmanuelle seraient de la littérature (ou au moins non honteuses)  parce qu'émanant d'une illustre personne et Musso serait relégué au rang des.... gens qui écrivent.

Moi, j'en ai marre. C'est un coup de gueule. Pourquoi la littérature ne serait que Zola ou Balzac, dont bons nombres d'oeuvre ont endormi voire dégoûté de la lecture certains français. Pourquoi les succès de librairie dérangent à tel point qu'ils en deviennent forcément médiocres ? Pourquoi la "vraie" littérature devrait forcément être représenté par des livres écrit pas des intellectuels et ne pouvant être compris et appréciés que par l'élite ?

Ne peut on pas arrêter cette "guéguerre" mesquine "vraie" "fausse", "bonne" "mauvaise" littérature ? Ne peux t-on pas se réjouir qu'il y ait en France des auteurs qui vendent encore beaucoup de livres, qu'il y ait encore en France des millions de français qui lisent alors que d'autres s'excitent sur des jeux vidéos où l'on peut tuer comme ça et ressusciter car on à 10 vies ? Pourquoi ne peut on pas se dire chouette, il existe encore un domaine où les gens achètent (jusqu'à quand ?) au lieu de télécharger légalement ou illégalement. Une domaine ou l'acheteur a encore un vrai rapport avec le produit : la démarche d'entrer dans le magasins, le plaisir de choisir, acheter, toucher et lire le livre, le garder par la suite et non pas, comme un CD ou DVD, réenregistrer dessus ? Les gens lisent pour se distraire et alors, où est le mal ? Bientôt, il faudrait avoir honte de lire certains auteurs... Après, libre à chacun d'aimer ou de ne pas aimer un livre, ça bien entendu, et  de le dire. Mais cela, on peut le faire dans le respect, sans cracher sur sa victime.

Ne peut on pas juste se dire que la littérature est avant tout le plaisir que chacun prend à acheter, lire et terminer un livre, quelque soit le livre, quel qu'en soit l'auteur ?





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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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Publié le 9 Mars 2009

Keisha et son blog "En Lisant en voyageant" est la deuxième victime de cette nouvelle catégorie : Focus sur un blog et son auteur.
Mon objectif est bien entendu de mettre un blog (autre que le mien  ) à l'honneur et surtout de découvrir qui se cache derrière son auteur(e) et ses motivations blogesques ! C'est forcément un blog que j'apprécie énormément et une personne avec qui je me sens des affinités interblogues !

 

 Keisha, c'est ton vrai prénom ou un pseudo ? Si c'est un pseudo, d'où te vient cette inspiration ?
Keisha : Avant l'ouverture du blog je m'étais inscrite à un forum dédié à Michael Connelly, un auteur de romans policiers. J'ai choisi comme pseudo le prénom d'une journaliste qui apparaît dans certains de ses romans. Ensuite j'ai gardé ce pseudo pour mon blog et aussi pour l'inscription au forum Inn at Lambton (fans de Jane Austen et de beaucoup d'autres sujets intéressants, bonjour! -fin de la séquence pub)


 La lecture, est-ce une potion magique dans laquelle tu es tombée toute petite où est-ce venu plus tard, par le coup de foudre pour un roman par exemple... A moins que ce soit les coups de règles sur les doigts qui te disait " vous lirez ce pavé indigeste jusqu'au bout", qui t'aurait traumatisée et fait dire "faut que je lise, faut que je lise".

Keisha : Je suis tombée dedans vraiment toute petite, dès que j'ai su lire, au grand agacement de ma mère : « Laisse ton livre, et viens te mettre à table ». Depuis, ça dure...

 Date de naissance de ton blog ? Et pourquoi, quelle motivation t'a poussée à passer le cap de créer ton propre blog ?

Keisha : 8 juin 2008; je me promenais avant sur les blogs littéraires, et j'ai démarré le mien pour garder trace de mes impressions sur les livres lus dans le cadre d'une lecture commune qui venait de démarrer.

Que comptais tu faire de ton blog à l'origine ? Savais tu vraiment que contiendrait ton blog dès l'origine ? Un mélange de chroniques de lecture et de documentaires de voyages ? Où le voyage dont tu fais allusion dans le titre est il l'évasion multiple que représentent les livres ?

Keisha : Dès le début je voulais parler de lectures et de mes voyages passés ou futurs. La partie chroniques de lectures est devenue quasiment la seule, reléguant les voyages à ceux qui s'accomplissent au travers des livres... Mais je n'ai pas perdu l'espoir de trouver le temps de parler de mes voyages...


Ton design a changé ses temps ci. Quels autres changements ton blog a t-il subi depuis sa création ? Ces changements, c'est pour le fun, suivant l'humeur, pour ne lasser personne ?

Keisha : Seulement des changements de design, finalement (et je présente mes excuses aux visiteurs qui ne savent plus où ils arrivent !) ; j'aime changer, mais je recherche aussi un design plus joli et plus facile à lire, avec quand même assez de place. Pas facile quand on ne sait pas « mettre les mains dans le cambouis ».


Tu fais manifestement partie des blogs littéraires les plus dynamiques et les plus lus. Contente de ce résultat ? Fière du chemin parcouru, car tenir en vie un blog n'est pas si facile après tout !

Keisha : *mode gêné On* Là c'est ton impression!! (rires). *mode gêné Off*

Je suis contente de faire plaisir et de partager mes lectures.

Tu publies beaucoup et pratiquement que des chroniques littéraires... Même pas une petite chanson pour te reposer et distraire les autres pendant ce temps là... Heu, à quoi tu carbures ? As tu peut-être encore d'anciennes lectures dans tes tiroirs qui te permettent de tenir ce rythme ?

Keisha : Si tu veux je peux ajouter des chansons dans mes articles s'il y a un rapport... mais je préfère parler de livres (oui, les voyages, plus tard !)

Alors quel est mon secret ? Je lis très vite et surtout surtout je n'ai pas la télévision. Je ne carbure qu'au thé! J'avoue être capable de lire entre 15 et 20 livres par mois, et j'essaie d'avoir des articles en avance ...

La lecture, c'est tout les jours ? Et Combien de temps par jours ? Finalement, quel est ton style de livre préféré ?

Keisha : Finalement le temps sur internet m'empêche de lire autant que je voudrais, c'est un comble ! Mais j'arrive à lire au moins deux heures par jour . Tous les styles de livres, mais les genres qui ne me plaisent pas trop n'apparaissent pas, c'est tout. (ah ah , devinez !!)


Quels sont tes rapports avec la blogosphère littéraire... Envahissant, parcimonieux, addictifs, pur plaisir ?

Keisha : J'essaie déviter le côté addictif, mais pour l'instant c'est du plaisir !

 Quels rapports entretiens tu avec ton blog ? Passe temps, occupation quasi quotidienne, compagnon et espace mémoire de tes lectures, partages, obligation dont tu te passerais parfois, passion fusionnelle !!! Après tout, c'est ce pas un petit coin bien à toi où tu fais ce que tu veux, où tu ranges comme tu veux, où tu penses comme tu veux, bref, un chez toi rien que pour toi !

keisha :Oui, un chez soi ouvert à tous aussi!

Je m'occupe de ce blog quotidiennement, réalisant que j'y passe beaucoup de temps. Prise de conscience nécessaire qui m'a amenée à savoir stopper parfois. Mais j'adore cette aventure! 



Pour vous rendre sur le blog de Keisha, vous cliquez sur son nom en début de billet ou sur la peinture de la voyageuse, symbole de son blog !

                                                                       



                                                                                               

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Focus sur un blog !

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Publié le 8 Mars 2009

Résumé : Milena pleine de grâce. Avec ce court roman, l’écrivaine sarde a réalisé un des plus beaux contes de fée de l’édition de ces dernières années. Souffrant de calculs rénaux, une femme en quête du grand amour finit par épouser un homme sans l’aimer. C’est au cours d’une cure pour traiter son «mal» qu’elle tombe enfin amoureuse. Elle consigne tout dans un carnet… que sa petite-fille trouvera des années plus tard. Un véritable bijou servi par une écriture délicieusement irrévérencieuse.






              
                                            

  Mon humble avis : Hum, je reste coi et pourtant, il va bien falloir que je me lance mais pas à pas, sans trop de violence...
Déjà, la 4ème de couverture évoque l'écrivaine sarde dont les personnages sont sardes... Ce qui n'est pas d'une évidence première pour tout le monde. Être sarde signifie habiter en Sardaigne...

Ce livre est curieux, au début on ne sait même pas qui est le narrateur. Il semble jeune et dès lors, le style assez littéraire de convient pas vraiment à mon goût même s'il peut correspondre à une histoire qui se déroule entre 1940 et 1963 environ. En apprend enfin que c'est une jeune fille prête à se marier....et qu'elle nous parle de sa feu grand mère, soit disant "folle" du village", mariée à un homme sans amour réciproque. Pour qu'il économise ses virées aux maisons closes, la grand mère accepte de devenir la putain de son mari. Et là, je rejoint Belledenuits, blogueuse qui dans cet
article, évoquait la vulgarité et les scènes obscènes et crues qui semblent devenues nécessaires à la littérature contemporaine.

Encore une fois, j'ai été gênée à moult reprises par des descriptions très crues que la petite fille transcrit sur les rapports sexuels de ses grand parents dans les années 40. Vous pensez que je suis prude et me plains pour peu.... Voici un exemple que j'ai relevé et que les yeux mineurs ne lirons pas : "Il la palpait et la malaxait partout, et avant de goûter les aliments, même la saucisse sarde extra de pays, il les enfonçait dans la chatte de grand mère..." Bref, c'est répugnant, inutile, impudique et transforme un livre qui possède un bon sujet en un très mauvais moment de lecture. Traité autrement, ce roman aurait pu être touchant, car certains passages ne manquent pas de délicatesse et d'émotion comme par exemple lors de la rencontre de la grand mère, en cure, avec le Rescapé.

D'ailleurs, je me suis posée la question de l'intérêt de ce livre et de sa présentation. Personnellement, je n'ai pu m'y retrouver entre des noms de lieux que je pensais être des noms de familles, entre les différentes générations, entre les belles familles, les personnages (dont presque aucun ne possède de prénom). Il règne dans ce livre un désordre chronologique, hierarchique, géographique, temporel... Bref, un imbroglio qui fait que moi lectrice, j'ai passé mon temps à me dire : "Bon, qui c'est celle ci et lui, de quelle génération"....Bref, je suis passée tout à fait à côté l'intérêt de cette histoire. Peut-être n'étais-je pas assez concentrée ? Qu'est-ce qui peut déconcentrer à ce point. L'ennui ?

Histoire d'achever ce billet sur une petite note positive, je précise qu'en fin de livre, l'auteure nous explique en quelques pages son plaisir d'écrire et la magie qui en découle.
Et la, enfin, une petite perle qui mérite d'être recopiée : "...
l'écriture rachète le réel. Prenez quelqu'un que personne n'aime dans la réalité : si vous le transformez en personnage, vous pouvez le faire aimer beaucoup. J'ai écrit sur des gens qui n'avaient ni chance ni amour dans leur vie, en espérant qu'ils trouvent au moins auprès de mes lecteurs".

                                                                              
   livre du dans le contexte
                                                                                     
Un avis qui ressemble au mien, celui d'
Anne
L'avis intermédiaire de Sylire
Et cependant, les avis très positifs de Belledenuits , d'AGFE et de Edelwe !
Comme quoi il ne s'agit que de mon humble avis !


Léethé vous parle d'une nouvelle "Mon voisin", de la même auteure


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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