Publié le 22 Février 2009

Résumé : " A moi pour toujours " : tel est le billet anonyme que trouve Sherry Seymour dans son casier de professeur à l'université un jour de Saint-Valentin. Elle est d'abord flattée par un message qui tombe à point nommé dans sa vie routinière : son couple fatigué, son père malade et son fils unique de plus en plus distant. Mais cet admirateur secret obsède Sherry. Une situation d'autant plus troublante qu'elle est alimentée par le double jeu de son mari. Sherry perd vite le contrôle de sa vie faussement équilibrée. La tension monte jusqu'à l'irréparable. Laura Kasischke déploie tout son talent pour peindre une réalité américaine dans laquelle tout, y compris le désir, semble bien ordonné. Une réalité où quatre mots suffisent cependant à ébranler de manière irréversible la vie des personnages.


                                   
Mon humble avis :Je devrais vraiment apprendre à me méfier du côté gling gling des couvertures des livres et des quatrièmes de couv' (les résumés)... "A toi pour toujours" est ma dernière lecture de la sélection de février pour le Prix des Lecteurs Livres de Poche. Je l'avais gardé "pour la fin, pensant y trouver une réelle distraction et un certain "repos" et pourquoi pas un petit côté thriller.

La couverture rouge, un coeur, un titre captivant, un résumé alléchant mais aucune mention "Attention, certaines scènes peuvent être choquantes..."  Rien que de penser que des gamines de quinze ans pourraient choisir ce livre chez un libraire pour les mêmes que moi me révulse, me révolte...
Ces derniers temps, j'ai utilisé quelques métaphores alimentaires remarquées pour m'exprimer sur mes lectures. Je poursuis donc dans ce sens. Ici c'est l'énorme Cheeseburger dégoulinant de ketchup qu'il vous faut visualiser. Jusqu'au trois quart du livre qui fait tout de même 376 pages, ce roman paraît énorme, impossible à avaler... Mais en fait, il n'y a rien dedans, ce n'est pas nourrissant, même pas appétissant... Le ketchup déborde juste pour attirer l'attention et détromper votre ennui.

Tantôt, j'avais l'impression d'avoir un prof d'histoire de l'art qui me décriptait un de ces canevats ringards de scène de chasse, d'automne, d'hiver, de jardin.... bref, de la description gnangnan. Et l'instant d'après, je me retrouvais mal à l'aise, à  "lire un film" pornographique. Les scènes sexuelles sont nombreuses, scabreuses, malsaines, ne nous épargnent aucun détail sans utilité. D'où ma colère que ce livre soit ainsi envoyé ou accessible à n'importe quel adolescent. Ils devraient être rangé dans le rayon "lecture adulte, spécialisée, érotique, pornographique", n'importe où mais pas dans romans étrangers...

Le style d'écriture n'est pas mauvais mais relativement  banal en fait. Trois paragraphes pour décrire une robe, dix pour décrire le jardin, j'avoue, j'ai passé des paragraphes. Il semble que Laura Kasischke ait vraiment voulu donner du volume à son roman. Pour cela donc, descriptions à répétition, flashback sur des souvenirs qui agacent le lecteur. Il semble que même par moment l'héroïne ne sache plus quoi dire pour remplir les pages. Du coup, elle"manque de s'évanouir" à tout bout de champs, à tout coins de tables....

Mais il y a tout de même une petite leçon de moral à l'américaine... Qui croit pouvoir jouer à la liberté sexuelle, se dire un couple libre, répondre au fantasme de l'autre, de soi même, bref d'on ne sait plus qui, mais on finit par se brûler les ailes voir plus.... On ne sait jamais avec qui l'on vit et vive la communication !
La narratrice nous livre tout du  long de l'histoire ses doutes, ses réflexions sur son âge, son mariage, la vie qui passe, son fils qui grandit et s'éloigne, son plaisir de plaire, sa crainte de ne plus plaire, l'usure du temps sur chaque aspect de la vie... Elle  ne sait plus différencier ses envies des fantasmes de son mari, son amour pour son mari et sa soumission a un jeu malsain. Ça je veux bien l'entendre, enfin, le lire ! Ca peut effectivement être prétexte à l'écriture d'un roman. Mais participer presque visuellement, olfactivement, tactilement (...)à ses exploits ou ébats sexuels conjugaux ou extraconjugaux... Ça m'a plutôt dégoûtée.

En tout cas, une auteure que je mets dans ma black liste. Mais, comme je suis honnête, j'avoue que je voulais connaître l'issue de cette situation scabreuse. Mon intérêt éveillé 100 pages avant la fin bluffante et les rebondissements inattendus me permettent d'ajouter un peu  d'indulgence et d'attribuer un certain talent à cette auteure en cette fin de billet (billet qu'exceptionnellement, j'ai écris au fur et à mesure de ma lecture)


                                           livre lu dans le cadre de
                                                    

Les avis très positif de
Brume, plutôt positif de Fleur 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 21 Février 2009



Merci à Mélaine pour le tag auquel je réponds, j'avoue assez vite fait, avec le premier titre qui me vienne en tête. Parfois, je suis allée à la recherche de titre dans mes disques. Il y a donc des auteurs récurrents et des époques pas forcément récentes... Mais en cherchant bien, même si je ne voyais pas trop au début, il y a tellement de chansons qui pourraient correspondre à ces moments de notre vie...


Le principe : Il s'agit de donner à un moment de sa vie le titre une chanson, en imaginant qu'il s'agit d'un film.

Générique : Un autre monde de Téléphone
Naissance : Millesime de Obispo
Le réveil :  "Le jour s'est levé" de Téléphone
Un jour normal : Encore un matin de JJ Goldman
La ville : Foule sentimentale de Souchon

Printemps : Le Tournesol de Marc Lavoine
Eté : Cruel summer des Bananarama
Automne : Le vent nous portera de Noirs désirs
Hiver : Le vent de l'hiver de Raphaël
Tomber amoureux : le coup de soleil de Cocciante
Être amoureux : Je t'aime ! Lara fabian !!! ou "Que je t'aime" de Johnny ou "Toi mon amour" de Marc Lavoine                                                      
Se marier : Ma préférence de Julien Clerc
Jalousie : Je voudrais la connaître de Patricia Kaas
Se quitter : Reprendre c'est voler de JJ Goldman, ou "Voilà, c'est fini", de JL Aubert
Se réconcilier : Every Body Hurts de R.E.M, ou "Sans Rancune" de Corneille
Une longue nuit seul (e): Ultra moderne solitude de Souchon
Cassure : Puisque tu pars  de JJ Goldman
Pétage de plomb : Basket Case des Green Days
En conduisant : Là-bas de JJ Goldman
Sur la plage : Belle ile en mer, marie galante de Voulzy ou "Les plages", de JL; Aubert
Une pensée profonde : L'agriculteur de Ridan
Tout va mieux : Voyage voyage de Desireless
Crépuscule : Il volo de Zucchero
La nuit : Nuit de JJ Goldman
A l'aube : Quelque chose de Tennesse de Johnny
Danse : Chaque matin de Yannick Noah, ou Mi Tierra de Gloria Estefan
Retomber en enfance : Le générique de Candy ou Capitaine Flam
Regrets : Le monde est tellement con de Marc Lavoine
Espoir : Parce qu'on vient de loin de Corneille
Mélancolie : Je t'aime mélancolie de Mylène Farmer, ou Lilie d'Aaron
Nostalgie : Yesterday des Beatles
La mort : La Mama d'Aznavour ou "Ca sent le sapin " de Jeanne Cherhal
Générique de fin : L'adieu de ?                       

 

 

Et le pire, c'est qu'il faut repasser le bébé à 3 personnes qui vont me haïr ! A moins qu'il fasse un temps assez pourri ce Week End et que ces personnes ce disent "Oh, finalement, c'est assez drôle et ça m'occupera !
Mes victimes sont donc :
Schlabaya, Midola et forcément, A Girl From Earth, par curiosité, pour voir par quelle pirouette elle va s'en sortir cette fois ci             

Bien entendu, les non blogeurs qui s'ennuieraient ce Week End peuvent aussi s'amuser à ce jeux sur papier libre !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 20 Février 2009

Le 30 janvier, je publiai cet article : Grêve en Guadeloupe, qui reprenait surtout le témoignage d'habitants de cette île.

Le 10 février, je faisais suivre par un autre billet la
Pétition anti grêve en Gwada.

 Aujourd'hui, la situation là-bas dégénère complètement, vire à l'émeute, au lynchage, au vandalisme, au pillage, au meurtre, à l'anarchie...
Certes, les médias nationaux s'intéressent enfin à ce bout de France. Mais le font ils dans le bon sens et avec les bonnes cartes en mains, je ne sais pas, je n'ai pas la réponse. Voici, le témoigne que j'ai reçu par mail d'autres amis vivants en Guadeloupe. Etant donné la situation décrite plus haut, je ne citerais aucun lieu ni nom afin d'éviter toute représaille sur place...

"Bon pour nous nous avons commencé à sérieusement flipper quand nous avons vu le début des dégâts causés par les casseurs des lundi soir. En fait c'est bel et bien comme ce que vous voyez à la télé sauf que le nombre de magasins vandalisés est très grand. Les flics ne s'en sortent plus, les agents de securité non plus.

 


" Nous avons galeré toute l'aprem pour trouver des vigiles pour protéger notre boutique car pour nous c'est impossible d'arriver à notre magasin, il y a des barrages partout sur la route et les grevistes caillassent les gens qui veulent passer. En plus, on est bien conscients qu'on ne fera pas le poids face à des mecs armés !! Avec d'autres commerçants voisins, on a enfin pu trouver 4 vigils que nous paierons à 4 commerçants (les autres commerçants sont déjà prêts à deposer le bilan) toutes les nuits jusqu'à ce que les choses se calment. Voilà déjà que les grévistes nous forcent à fermer nos commerces depuis 5 semaines maintenant, on doit en plus assurer la sécurité de nos affaires nous même car les flics sont débordés de boulot et nous ne pouvons evidemment pas leur demander la lune.

J'ajoute quand même un détail qui n'a pas été précisé concernant le pauvre homme assassiné par un casseur avant hier; c'est que le meurtre a eu lieu aux environs de minuit et demie , et que les secours n'ont pas pu arriver avant 2H50 du matin à cause des nombreux barrages érigés par les grévistes ! Pour cette fois, on va dire que de toute façon le pauvre homme est mort sur le coup, mais s'il avait été grièvement blessé, il n'aurait peut être pas pu être sauvé. Cela me met hors de moi ... même si cette grève est légitime, peu importe, c'est un droit de faire grève, mais pourquoi la faire de cette manière ? Voilà tous les jours des blessés, des malades qui ont beaucoup de mal à arriver au chu si ils y arrivent.


En plus la greve pointe essentiellement du doigt les békés et leur monopole, alors pourquoi n'ont ils pas uniquement boycottés ces entreprises là ? Ils enragent contre le patron de carrefour (un béké) mais ils continuent à y faire leurs courses entre 2 mobolisations de barrages ! Ou est la logique ? M'enfin le leader de la grève (Domota c'est en employé antillais cadre de l'anpe de guadeloupe qui touche 2800 euros par mois donc, dans ce salaire est compris la  fameuse prime des 40% de vie chère que tous les fonctionnaires touchent en guadeloupe) est très persuasif et dangereux, et lui touchera sa paie de 280O euros par mois y'a pas de probleme, il ne perd rien dans cette histoire, et il gagne un sacré pouvoir (pour un independantiste qui se compare au ché ça aide !).


Je ne parle pas des 17 000 salariés (il y a 120 000 salariés en tout) de guadeloupe qui seront à coup sur licenciés car les entreprises ne peuvent plus les payer (forcement ça fait 5 semaines qu'on ne peut plus bosser).


Nous,  on se pose beaucoup de questions, et meme temps on est conscients qu'on est obligés d'attendre pour prendre un peu de recul et s'organiser. On est très prudents aussi; on ne sort plus le soir; on evite certains coins; et la journée on peut à peu pres circuler normalement dans notre commune qui est plutot isolée donc calme.


Ca me fait tout bizarre ce qui se passe en ce moment, j'ai l'impression de ne plus etre en France, car mes droits sont passés à la poubelle depuis 5 semaines, je ne peux plus travailler, sortir, manger ce que je veux, trouver de l'essence ou bien avec beaucoup de chance et de peine, et en plus j'ai l'impression desagreable que ma tête de blanche ferait mieux de se faire discrete ... Cette impression nous l'avons tous, meme les plus insouciants de mes amis sont attérés par ce qui arrive, et tout le monde remet en cause ses projets d'avenir, surtout ceux qui n'ont pas été payés en janvier, ni certainement en fevrier, et dont le patron deposera surement le bilan en mars ...

Tu verais le paysage, c'est degueulasse, les grevistes ont coupé des arbres pour faire des barrages, arraché des branchages, et je ne te parle pas des poubelles qui faisandent depuis plusieurs semaines .... et voilà l'oeuvre de ceux qui disent agirent pour leur guadeloupe chérie.

Cette Guadeloupe où nous n'avons jamais jeté un papier gras (et pourtant niveau poubelle sauvage, c'est un vrai sport ici); à propos de laquelle nous avons toujours parlé en bien, cette île et ce peuple que nous avons toujours défendu auprès de ceux qui critiquaient sans savoir. Voilà que nous baissons les armes.

A propos de la presse et des médias : En parlant de la presse, je connais bien une nana qui bosse pour rfo guadeloupe; figure toi qu'elle m'a expliqué un peu comment ça marche depuis les greves : en fait, au sein de rfo y'a des grevistes, donc les grevistes font les journaux tv en imposant ce qu'ils veulent ou ne veulent pas passer à l'antenne ... la bonne censure quoi. Ensuite,, on se demandais tous pourquoi les presentateurs se mettaient à parler creole avec le lkp, on n'est quand meme pas à canl 10 ! Et bien ça c'est aussi la decision du lkp; ils veulent qu'on parle creole (qui ne parle pas creole va se faire cuire un oeuf ... comme si en bretagne qui ne parlait pas breton ...); et les journalistes sont controlés.

La nana m'a expliqué qu'un journaliste s'est rebellé des le debut des greves, et le resultat c'est qu'on lui a gentillement demandé de partir...

Voilà pourquoi on ne voit qu'un aspect des choses depuis le debut; tout est pro lkp à rfo; et aucune objectivité biensur. Ecoeurant non ?





                                                                    

Allez faire un tour sur le blog de Mary qui dans ces billets des 15 er 16 février, se penche sur la question Guadeloupe pour essayer de comprendre. De bonnes questions y sont posées et des témoignages de tous partis y sont recueillis.

Pourvu, vraiment pourvu que tout rendre dans l'ordre dans les plus brefs délais pour tout le monde. Que certains problèmes soient résolus (ils ne pourront pas tous l'être en même temps), mais que le symbole même de la France LIBERTE soit à nouveau respecter. Certes, certains diront qu'après il y a égalité et fraternité. Mais s'il n'y a plus de LIBERTE, il n'y a plus rien...

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 19 Février 2009

Synopis : Vincent, un jeune homme brillant mais refermé sur lui-même, travaille comme bagagiste dans un aéroport et refuse le parcours tracé que lui offraient ses études. Avec son collègue Gérard, Vincent a l'habitude de voler dans les valises avant leur embarquement en soute. Alors qu'il fouille un bagage diplomatique, Gérard meurt brutalement suite à une explosion. Le propriétaire de la valise, un diplomate syrien, récupère le bagage avant de disparaître. Vincent est alors coincé par la DST qui lui propose un marché : lui éviter la prison et collaborer avec les services secrets français et anglais pour retrouver les hommes impliqués dans l'explosion. L'enquête conduit Vincent à Londres, qui, sous une fausse identité, essaie de se rapprocher d'un homme d'affaires anglais, Peter Burton, apparemment manipulé par les services secrets syriens. La DST et le MI5 poussent alors Vincent à séduire l'épouse de Burton, Claire, une française au caractère fragile. Vincent se rapproche de la jeune femme et la manipule pour la forcer à collaborer avec le MI5. Déstabilisé par les enjeux de la mission, Vincent va être bientôt rattrapé par ses sentiments.

Avec Guillaume Canet, Géraldine Pailhas, Hyppolite Girardot

                                                                   

Mon humble avis : Comme j'avais envie de voir ce film ! La preuve, 3 séances de cinéma en 4 jours ne m'étaient pas arrivées depuis des années. Mais hélas...
L'intrigue est pourtant bien construite, l'idée de départ assez originale et le film commence sur des chapeaux de roue. On est en plein vif du sujet dès la deuxième minute. Mais ensuite, tout ralentit et nombre de clichés s'accumulent. Le film manque cruellement de rythme et d'action. Le publique tremble à peine lors de quelques scènes. Même la crédibilité fait parfois défaut. En effet à un moment du film Vincent (Guillaume), le bagagiste, se retrouve avec un flingue à la main (et sans aucune formation, comme s'il s'agissait d'un pistolet à eau), combat des terroristes certainement surentraînes. Vincent manie le flingue avec autant d'aisance que ses cigarettes et son briquet...Et comme Vincent est le héros, forcément, il doit gagner. Et pourtant, je suis plutôt du genre bon public. Heureusement que Guillaume Canet est là, atout charme et normalement gage de qualité d'un film maintenant. De même, le film est prétexte à quelques balades plaisantes dans les rues et l'ambiance Londoniennes. J'espérais voir un super bon thriller, j'ai vu un vague film d'espionnage pas déplaisant mais décevant, un film noir qu'éclaire heureusement Géraldine Pailhas, toujours pleine de grâce !

Je vous mets tout de même une petite bande annonce, (qui reprend quelques moments palpitants du film) vous vous ferez votre avis car après tout, je vous rappelle qu'il ne s'agit au dessus que de mon humble avis...


Espion(s)

                                                                           

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 17 Février 2009

Synopsis : "Curieux destin que le mien..." Ainsi commence l'étrange histoire de Benjamin Button, cet homme qui naquit à 80 ans et vécut sa vie à l'envers, sans pouvoir arrêter le cours du temps. Situé à La Nouvelle-Orléans et adapté d'une nouvelle de F. Scott Fitzgerald, le film suit ses tribulations de 1918 à nos jours. L'étrange histoire de Benjamin Button : l'histoire d'un homme hors du commun. Ses rencontres et ses découvertes, ses amours, ses joies et ses drames. Et ce qui survivra toujours à l'emprise du temps...



Avec : Brad Pitt, Cate Blanchett,  Julia Ormond



                                 


Mon humble avis :Veuillez excuser cette redondance, mais "l'étrange histoire de Benjamin Button" est pour le moins... étrange... je pourrais dire originale, ça ne changerait pas grand chose au sens de la phrase. Par contre, je peux citer des adjectifs tels que bouleversant, éblouissant, intense sans mentir une seconde. Un nourrisson qui nait avec l'état de santé d'un vieillard et qui toute sa vie va rajeunir... Et une petit fille qui elle, devient une femme. C'est donc un film sur deux vies qui vont dans le sens opposé et qui pourtant se croisent et se mêlent.

C'est aussi un film sur l'acceptation des différences, l'amour inconditionnel et absolu, l'acceptation de nos propres failles ou handicapes, le don de soi, les injustices de la vie que l'on acceptent ou qui nous révoltent, et le temps qui passe quoique l'on y fasse. Bref, c'est un film qui traite d'une multitude de sujets et que l'on pourrait voir (ou lire) comme un conte. Après tout, dans les contes, il y a souvent des sorcières, des ogres... Et bien là, c'est un bébé qui naît affreusement laid car vieillard. C'est donc une très belle histoire de 2h35. Certains déplorent le manque de rythme du film... Quel autre rythme que la vie de tous les jours, de tous les âges pouvait il y avoir, puisqu'il s'agit ici de dérouler la vie ordinaire d'un homme pas ordinaire du tout. On se demande jusqu'à quel âge physique du héros Fincher va nous emporter. L'ensemble est donc très émouvant et pas ennuyeux, même s'il n'y a ni gag ni explosions toutes les cinq minutes. Touchant le sont aussi l'espace temps dans lequel se déroule une partie du film, puisque c'est un ancien journal intime qui est lu, auprès d'une mourante, à la Nouvelle Orléans, alors que le trop célèbre et dévastateur ouragan Katrina arrive à toute vitesse.

Les acteurs sont tous époustouflants dans leur rôle et leurs âges. Mention spéciale bien sûr pour Brad Pitt et Cate Blanchette aussi doués l'un que l'autre à simuler tant la jeunesse que la vieillesse, juste avec l'aide de maquillage. A un moment, on retrouvait même le Brad Pitt à l'allure insolente et à la beauté provocante du film Thelma et Louise !  Et puis, personnellement, cela m'a fait plaisir de revoir Julia Ormond, qui se fait trop rare sur les écrans ses derniers temps.

En tout cas, hors de question de conclure un billet sur ce film sans féliciter les fourmis qui travaillent dans l'ombre et dont les noms sont un parmi tant d'autres dans les génériques de fin. Ici, surtout les maquilleurs. "Le vieillissement progressif de Benjamin Button est assuré à la fois par les maquillages spéciaux de
Greg Cannom et les effets visuels, supervisés par Eric Barba, collaborateur de longue date de Fincher. Pour assurer son rôle, Brad Pitt a nécessité cinq heure de maquillage par jour". Vous voyez qu'il n'y a pas que les filles qui passent des heures à se maquiller !
Ce grand film ne peut que recevoir des compliments ! Et cette bande annonce vous donnera un aperçu de toutes ses prouesses : réalisation, jeux d'acteurs, maquillages...


L'étrange histoire de Benjamin button-bande annonce- fincher

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 16 Février 2009

Résumé : "En un éclair Lady Slane sentit que le puzzle éclaté de ses souvenirs venait de se reconstituer... Elle se retrouva sur la terrasse de la villa indienne désertée... Elle appuyait ses bras sur le parapet brûlant, faisant pivoter lentement son ombrelle...
Cinquante ans plus tard... Le jour même de la mort de son mari Henri Holland, comte de Slane, ancien vice rois des Indes, ambassadeur et ministre, Lady Slane décide de vivre sa vie. Elle a quatre-vingt huit ans. Lady Slane surprend son entourage en se retirant à Hampstead. Dans sa nouvelle demeure, toute passion abolie par l'âge et le choix du détachement, Lady Slane de sent libre enfin de se souvenir et de rêver. Elle ne sera entourée que de quelques personnes de son choix : sa vieille dame de compagnie, son propriétaire, un plombier et une très vieille connaissance qui resurgit d'un passé enfoui.



                               

Mon humble avis :  C'est un récit à la troisième personne du singulier. Alors que Lady Slane veille son défunt mari, au rez de chaussée, ses enfants décident de son avenir et des questions financières en jetant la pierre à la soeur ou au frère aîné. Ce début donne lieu à une critique acide de ces familles aristocratiques anglaises qui, bien que plutôt désargentées, restent fières de leur titre et de leur rang. Mais Lady Slane a décidé, pour la première fois en 70 ans, de prendre sa vie en main, de choisir, de ne plus subir, sous le regard interloqué de son immonde descendance.

Elle emménage donc dans une simple demeure accompagnée de sa servante, bien décidée à profiter comme elle le souhaite du répit de vie qui lui est donné. Je m'attendais alors à plus de fantaisie de la part de l'héroïne dans cette liberté nouvelle. Et bien non. Lady Slane est d'un calme olympien et en paix avec elle même. Car alors, elle se souvient... Elle se souvient de son mariage qui, très jeune, l'a mise dans les bras de lord Holland, qui allait devenir vice président des Indes... Toute sa vie durant, elle remplira à merveille son rôle de Lady, admirée de tous,  et se pliera au protocole lié à la position de son mari. Elle sera mère aussi d'une ribambelle d'enfants. Ses rêveries sont tantôt teintées de mélancolie, de nostalgie, de peine, d'amour, de poésie, de regret (mais jamais de rancoeur), de frustration devant une vocation inaboutie, car son mariage a "aboli sa vocation".

C'est un récit tout en douceur et en pudeur (avec quelques toutes petites longueurs pour être honnête) , un style d'une élégance extrême qui ne trahit ni la position sociale de Lady Slane ni son immense humanité. Ce roman date des années 30. Aussi en tant que lectrice et femme du vingt et unième siècle, il m'apporte sujet à réflexion sur la condition des femmes de la haute société de ces époques qui, même si elles vivaient dans l'opulence, renonçait souvent en silence à être elles mêmes.

Mais en fait, pour être honnête, j'aurais préféré ne pas lire ce livre mais le vivre. Si l'occasion et la réalité m'en avaient donné l'occasion, j'aurais adoré passé un dimanche calme et serein, auprès de la cheminée avec une tasse de thé. A mes côtés, Lady Slane m'aurait fait ces confidences rien que pour moi. Elle m'aurait conté sa vie, son destin si riche et peu banale et son âme si simple et pure. Et je l'aurais écouté toute l'après midi, m'enrichissant de chacune de ses paroles, tant en faits historiques, qu'en leçons de sagesse et surtout, oui surtout, de liberté. La liberté, il n'est jamais trop tard pour en jouir. 

                                         livre lu dans le contexte :
                                                 
Les avis 
de
Lune de Pluie et de Fleur

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 15 Février 2009

Toujours dans notre découverte du monde littéraire et des mille fourmis qui y travaillent, c'est aujourd'hui sur le métier de traducteur - traductrice de romans étrangers sur lequel nous nous penchons.
Isabelle Saint Martin, qui a récemment traduit
Si tu m'abandonnes de Nora Roberts, a gentillement accepté de témoigner par les mots suivants :


En principe, un traducteur travaille pour plusieurs maisons d'éditions mais cela n'a rien de systématique. Nous sommes des gens indépendants et chacun se sent donc un cas spécial... J'en dirais de même pour le rythme de production. Certains passent une année sur le même roman à cause de sa longueur, de sa complexité ou de mille autres choses. D'autres enchaînent titre après titre, parfois dans des domaines très différents. Certains font du technique ou pas...
En général, c'est le livre qui vient vers moi, car les éditeurs savent que je correspondrai mieux à tel ou tel auteur. C'est une question d'affinités, je pense que la chose se vérifie dans bien des métiers.
Il est certain que je ne réagis pas de la même façon avec Nora Roberts ou avec Jack London, par exemple. Il s'agit avant tout de traduire la pensée de l'auteur mais je tâche aussi de me mettre à la place du lecteur français. Par exemple, un texte en langue anglaise contient beaucoup de répétitions, de précisions qui paraîtraient redondantes chez nous. En revanche, on doit parfois expliquer des références qui vont de soi pour le lecteur anglo-saxon alors qu'en France on voit les choses différemment ou... qu'on n'a pas les mêmes émissions de télévision ; il  faut également adapter les dialogues dans une langue souvent trop crue en américain. En français ça ne "passerait" pas.
Le reste, c'est du travail, pas toujours facile mais passionnant.
Voilà, j'espère avoir répondu à votre attente et je vous félicite pour votre blog très bien fait.
Isabelle St Martin

                                
Comme le dit Isabelle Saint Martin,  "indépendants, chacun se sent un cas spécial". Je suis donc ouverte à d'autres témoignages sur le même métier, et j'en attends d'autres d'ailleurs, n'est-ce pas Laure !!!

                                                  

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 14 Février 2009

Synopsis : LOL ? Ca veut dire Laughing Out Loud - mort de rire - en langage MSN.
C'est aussi comme ça que les amis de Lola l'appellent. Pourtant, le jour de sa rentrée, Lola n'a pas le coeur à rire. Arthur, son copain, la provoque en lui disant qu'il l'a trompée pendant l'été. Et sa bande de potes a le don pour tout compliquer. Tout comme sa mère, Anne, avec qui le dialogue est devenu impossible, et pas seulement parce qu'elle ignore ce que LOL signifie. Que ses parents aient divorcé est une chose. Qu'Anne traite son ado comme une enfant en lui mentant sur l'essentiel, par exemple sur le fait qu'elle revoit son ex en cachette ou qu'elle se fait draguer par un flic, en est une autre. De son côté, Anne se demande ce qui a bien pu arriver à sa douce petite fille. De la fusion à la confusion, les relations mères-filles bouillonnent d'amour et de LOL.

Comédie avec
Sophie Marceau, Christa Theret, Alexandre Astier


                                                 
Mon humble avis: Un ces temps moroses, pour se divertir, on peut aussi aller voir des films légers, sympathiques, drôles, juste divertissants et tout de même touchant tel que LOL. On rit de bon coeur, on ne se tort pas ni l'esprit pour comprendre, ni l'âme (devant tant d'horreurs, de difficultés à vivre).
Presque 30 ans après la Boum, on retrouve avec plaisir Sophie Marceau (qui a à peine changé !). Mais cette fois ci, elle a le rôle de mère. Ici, c'est elle qui se fait du soucis pour sa fille, qui ne la comprend pas toujours, qui essaie tout de même l'autorité, et qui est toute surprise de constater que sa fille est déjà si grande, qu'elle devient une femme, même si tout cela ne se fait pas sans douleurs et bleus à l'âme et au coeur.
Alors que dans la Boum les jeunes héros découvraient les premiers baisers, dans LOL, ils ont quelques années de plus. Leurs préoccupations ont donc changé et leur territoire de découvertes s'est élargit : coucher, pas le dire, pas coucher, mais le faire croire, la marijuana, l'alcool, la musique. Bref, c'est l'âge où l'on brave le plus d'interdits.
On se dit forcément : "c'était pareil de mon temps", "cette situation je l'ai vécue"... sauf que nos jeunes de maintenant n'ont plus les mêmes moyens technologiques pour communiquer. Ils sont tous dotés de leur PC et de leur portable. Ça marche donc à coup de SMS et MSN !
Le scénario est vraiment bien ficelé, les dialogues, jubilatoires, donnent lieu à d'innoubliables répliques. Quand aux acteurs, ils ont fait un excellent travail car on se dit vraiment en sortant de ce film : c'est vrai que l'adolescence n'est pas facile, qu'être parent doit l'être encore moins mais que l'essentiel est qu'il y ait de l'amour et du dialogue. Et cette relation mère fille disséquée dans ce film déborde d'amour et d'humour. Et ça, vraiment, ça fait du bien !

Et pour vous faire un petit peu de bien, une telle bande annonce ne fait jamais de mal !


Lol (bande annonce)


L'avis de Pomm'Rose

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 14 Février 2009

En ce jour de 14 février, fête de la Saint Vas t'en qu'un, pour les célibataires, cela va être un jour à ne pas mettre le nez dehors, à moins de ne regarder que les trottoirs.
Chaque restaurant dégoulinera d'amour entre chaque plat et refusera toute table supérieure à 2 places. "Mais vous êtes, mais vous êtes 3 (ouais, 3 copines qui voulons manger de bonnes galettes bretonnes). Mais c'est impossible. Ce soir, ce ne sont que des tables de deux. Vous ne me croyez pas, regardez par vous même."
En fait, ce n'est même pas des tables de deux. Rentabilité oblige, elles sont toutes tellement serrées qu'elles ressemblent à des tables de cantines. La pauvre nana du milieu contre le mur quand elle devra aller aux toilettes.... Ben déjà, elle devra passer devant tous les mecs avec ses fesses à la hauteur de leur visage.
Bref, à moins d'être très bien accompagné, ne pas sortir... Surtout pas dans les bois, c'est hyper romantique, y'en aura partout des amoureux. Dans les parcs, ils se bécoteront sur les bancs publics. Dans les bars, ils se feront du pied sous la table et se rouleront une pelle au dessus de la table donc toi, tu ne seras plus où regarder.
Dans les magasins, ce sera "Tu crois vraiment qu'elle me va cette jupe". "Évidemment, vu le prix, elle peut aller à tout le monde. Les bijouteries, évitez. Les fleuristes aussi d'ailleurs, toutes ses pauvres fleurs qui vont mourir, oubliées sur un siège de restaurant ou dans le métro, tellement l'amoureuse n'aura d'yeux que pour celui qui lui a acheter tout le bouquet que proposait la dame dans le restaurant. Seule solution : SOS Meetic dernière minute. Ouais boff. Dernière minute veut dire aussi derniers lourdauds dispos. Je préfère être seule que mal accompagnée.
Une solution que je vais tout de même tester ce soir... le cinéma. Déjà, il fait noir, on ne voit pas ce qui ce passe autour de nous. Ensuite, notre esprit est sensé être tellement captivé par l'action qui se déroule sur l'écran que vous en oubliez tout le reste, même le fait que vous êtes venue et repartirez seule aussi. Mais là, il faut bien choisir son film. Je déconseille Noces Rebelles à tout célibataire samedi. Un autre jour oui, mais pas samedi.
Dernier argument pour le ciné, c'est que logiquement, quand on est très amoureux, on a plein de choses à se dire, à projeter... Et manifestement, le cinéma n'est pas le lieu idéal pour cela.
Il se peut donc que samedi soir, il n'y ait que des célibataires au cinéma ou des couples en fin de vie, puisqu'ils n'ont plus grand chose à se dire. C'est peut-être le moment de guetter, il y a peut-être du recyclage possible, ou un petit papier discret avec un Numéro de téléphone à retrouver dans sa poche le soir en rentrant chez soi !

En attendant, je sais, cela va faire 2 chansons d'affilé sur ce blog, l'équilibre éditorial est donc rompu exceptionnellement. Mais je ne pouvais m'empêcher de vous offrir cette chanson qui déborde d'amour !


Anais - Mon coeur mon amour

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

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Publié le 13 Février 2009

Encore une chanson qui ne date pas d'hier me direz vous... Une époque où les clips se ressemblaient tous et n'avaient rien à avoir avec le sujet de la chanson. C'est pas de ma gaute ! Oui mais, mais cette chanson, si vous en écoutez bien les paroles( donc allez au delà du visuel très limité du clip) est toujours d'actualité hélas. Depuis, devant notre notre TV, comme ci nous étions, nous avons vu les 2 tours jumelles du World Trade Center s'effondrer, Sadam Hussein être pendu, un tsunami qui a fait des centaines de milliers de morts, des GI américains torturer des Irakiens comme des chiens, un autre mur de la honte s'ériger entre Israël et la Palestine et tant d'autres tristes choses. Mais nous avons vu Nelson Mandela être libéré et devenir président, et aussi Barak Obama accéder au pouvoir d'un pays qui pratiquait la ségrégation raciale il n'y pas pas si longtemps. Espoir, réponds moi dans mon miroir...
N'hésitez pas, par vos commentaires, à allonger la liste des événements tristes ou joyeux, qui vous ont marqué,  dont la télé vous a rendu témoins depuis cette époque ! A vos comm' !!


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

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