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Publié le 28 Septembre 2019

Roman - Editions de L'aube - 176 pages - 20 €

Parution le 5 septembre 2019, Rentrée Littéraire

 

L'histoire : Elle vit avec lui et Petit Chose, le bébé... Et le 14 juillet, alors que claque le feu d'artifice, le couple éclate... Elle se retrouve seule avec Petit Chose, toute une vie à réorganiser, une parentalité à assumer seule. Elle va se réveiller, s'éveiller à elle-même, et réaliser qu'elle peut se réaliser.

 

Tentation : La 4ème de couv

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi.

 

 

Mon humble avis : Etant donné le bandeau qui l'accompagne, je pensais me plonger dans un roman presque léger, facile à lire. Ce qui n'est pas tout à fait le cas. Il n'est ni plombant, ni drôle à mon sens, même si quelques réflexions bien lancées prêtes à sourire, "Les femmes sont débordées" dégage une puissante rare. Dans les propos bien sûr, dans l'analyse des situations.

Ce roman autant féminin que féministe, s'adresse à toutes et à tous, solo, couples, parents, célibataires, parents solo, dont il est particulièrement question ici.

Samira El Ayachi démontre admirablement bien que le combat des femmes ne s'est pas terminé avec le droit de vote, l'accession à la contraception et la possibilité d'avorter. Le monde évolue et la femme doit, en plus de ses "devoirs" séculaires, assumer la vie active, sociale, professionnelle, et ceci, de plus en plus seule, puisque le nombre de divorces n'est un secret pour personne. La femme d'aujourd'hui est donc occupée, assiégée par tout ce que la société, la famille et l'entourage attendent d'elle : Etre une performeuse sur tous les plans tout en restant dans le moule de la bonne mère.

Oui mais, lorsque le mâle qui partageait vie et tâches disparaît, lorsque l'épaule et l'équilibre s'évaporent, il faut tout reconstruire.... Couler d'abord, terrifiée devant l'immensité des responsabilités parentales solitaires (qui freinent la construction de l'être en tant qu'individu), la pitié inspirée, la désertion masculine, l'agenda quotidien tant professionnel que parental, et la société qui n'est pas du tout conçue pour les mères célibataires... Puis peu à peu, reprendre pied, et faire un pied de nez à la vie, au regard des autres. Osciller entre obstacles et petites victoires. Oui, on peut réussir seule, oui, on peut être heureux sans être deux, sans être sous la coupe d'un /des hommes. La femme peut être libre sans entrer dans le moule sociétal. Mais assez du prix de cette liberté, qui semble gratuite chez les hommes !

Dans ce roman, l'héroïne est elle, tu, donc chacune d'entre nous. Nous ne connaissons pas son prénom, ainsi, libre à chacun de se glisser dans le "tu" , ou de se sentir interpellé par la "voix" de la romancière. Samira El Ayachi dresse un portrait sociologique de la femme d'aujourd'hui, le roman étant bien ancré dans notre époque, puisqu'il y est question des mouvements "mee too" et "gilets jaunes".

La séparation sera en fait le début de la propre découverte de soi-même, de son évolution, de sa révolution et de son émancipation réussie. Vous l'aurez compris, ce roman est courageux, audacieux et puissant. Force est de constater que même si ce n'est pas reconnu, le poids et la rotation du monde repose sur les femmes. Un monde fait par les hommes et pour les hommes. Devenir une mère monoparentale semble encore être considéré comme une maladie. Mais la révolution se poursuit et les choses changent, petit à petit. Mon petit bémol personnel irait à au style, qui n'est pas de ceux que j'apprécie, un peu trop haché, phrases très courtes etc. Un peu trop "urgent". Mais ce n'est qu'une question de goût qui n'enlève rien à la grandeur de l'oeuvre.

 

« Le monde est fait pour deux catégories de personnes. Les hommes. Les femmes riches. Les autres se retirent sur la pointe des pieds en riant doucement, et en s'excusant. »

"L'absent sera glorifié, sera le Héros. Les absents ne font jamais d'erreur".

 

3/6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 26 Septembre 2019

Roman - Editions Audiolib - 6h44 d'écoute - 21.50 €

Parution d'origine aux Editions Robert Laffont en août 2016

L'histoire : Juan Del Monte Jonova, plus connu sous le nom de Don Fuego, mais le feu sur la scène du Buena Vista Cafe depuis des années. Il ne vit que pour chanter. Mais le castrisme évolue vers une autre économie plus libérale et du jour au lendemain, Don Juan se retrouve licencié. A soixante ans, le voilà misérable à courir le cachet dans les rues de la Havane. Sa vie n'a plus de saveur, jusqu'à ce qu'il rencontre Mayensi, mystérieuse jeune femme de quarante ans sa cadette.

Tentation : Envie d'un petit tour à La Havane !

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Je n'ai pas vraiment adhéré à ce roman, même si j'ai apprécié de me retrouver dans les rues de La Havane et d'en apprendre un peu plus sur la vie cubaine sous le régime Castriste.

La plume, très soignée, trop sans doute, m'a parue mielleuse, limite "violons" parfois. Peut-être un peu éculée par rapport au sujet. Ceci se prolongeant jusque dans les dialogues souvent caricaturaux et presque dignes d'un théâtre antique où l'acteur déclame son texte.

Mon coeur fut incapable d'éprouver la moindre empathie envers le personnage de Don Fuego, que j'ai trouvé pédant, autocentré, prétentieux et assez naïf en même temps. Le premier tiers du livre déploie ses apitoiements sur son sort, aussi injuste soit-il.

Puis vient sa rencontre avec la mystérieuse Mayensi, âgée d'à peine vingt ans. Et c'est surtout là que le bât blesse dans ma mentalité. Des histoires de "vieux" qui s'émeuvent devant la jeunesse, ça me déplaît. C'est si facile de tomber en amour et dévotion devant la beauté que le temps n'a pas encore abîmée. Et le sujet de "l'amour rend aveugle", j'ai la sensation d'avoir tout lu sur lui, ou presque. Certes, Mayensi semble détruite de l'intérieur. Mais je n'ai pas vraiment cru à cette romance débordante de bons sentiments et de pseudo leçons de vie. Certes, dans le dernier tiers, des explications éclairent le personnage de Mayensi et relancent un peu le rythme et/ou l'intérêt, mais qui, chez moi, sont vite retombés.

Bref, les quelques qualités ne cet ouvrage n'ont pas suffi à me convaincre. Comme ils me semblent loin les uppercuts de "L'attentat" ou de "L'équation Africaine" de Yasmina Khadra.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 5 Septembre 2019

Roman - Editions Audiolib - 14h10 d'écoute - 24 €

 

Parution d'origine chez Albin Michel en janvier 2018

L'histoire : Février 2017, le tout Paris assiste aux obsèques de feu Marcel Péricourt, qui laisse ainsi sa fille Madeleine à la tête de son empire financier. Et le même jour, Paul, jeune fils de Madeleine, fait une tentative de suicide qui le laissera lourdement handicapé à vie.

Cupide et pensant être bien entourée et conseillée, Madeleine consacre donc beaucoup plus de temps à son fils qu'aux affaires... Quelque temps plus tard, Madeleine est ruinée. Mais Madeleine n'a pas dit son dernier mot. Au fil des années, elle va bâtir une revanche implacable contre ceux qui l'ont trahie.

Tentation : Ma lecture d'Au revoir là-haut

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Ce roman est comme une suite d'Au revoir là-haut. "Comme" car pas vraiment. Au cinéma, on dirait que c'est un spin off. Un personnage est repris et développé. Aussi, nul besoin, je vous assure, d'avoir lu le premier roman pour apprécier celui-ci à sa juste valeur.

Sa juste valeur d'ailleurs, qu'elle est-elle ? Génialissime ! Quel régal de lecture ! Quelle succulence ! J'ai adoré vraiment, et même, j'ai préféré ce tome-ci au précédent. Couleurs d'incendie est moins grave et dur, il est même souvent drôle. En effet, ce livre ne commence pas en pleine guerre des tranchées et n'évoque pas le douloureux sujet des gueules cassées.

Nous sommes à Paris, entre les années 1927 et le début des années 40. Pierre Lemaitre déroule pour nous plus d'une décennie de vie parisienne très documentée, dans différents milieux : bourgeois, populaire, financier, politique, industriel. Il est d'ailleurs assez étonnant de constater que presque un siècle plus tard, les préoccupations, les revendications, les mécontentements, les fonctionnements et dysfonctionnement politiques sont toujours les mêmes. A croire que personne n'apprend rien du passé. C'est donc un réel kaléidoscope de toute une époque, et l'époque joue autant son rôle dans l'histoire que les personnages réels. Vous vous demandez sans doute la signification du titre : couleurs d'incendie ? C'est qu'au fil des années, les gens et le Monde changent de couleurs, des couleurs qui s'intensifient et qui deviendront l'énorme incendie que fut la deuxième Guerre Mondiale.

Certes, le livre est épais (contraire à mes principes et mes goûts), mais vraiment, je n'ai pas vu le temps passer. J'adore la façon subtile, fine mais limpide qu'a Pierre Lemaitre de  se moquer de ses personnages et de leurs travers, voire de leurs vices. C'est souvent drôle et toujours délectable !

Quant à Madeleine, elle offre un magnifique portrait d'une femme des années 30, car la condition des femmes de cette époque est bien entendu un des sujets en toile de fond de ce roman. Elle est très attachante et devient réellement admirable d'intelligence, de finesse, de détermination, d'esprit et d'imagination pour mener à bien sa terrible vengeance. Quatre personnes, qui l'ont plus ou moins directement menée à la ruine, pour des raisons que vous découvrirez avec plaisir lors de votre lecture, en feront les frais, et quels frais ! Dans l'épreuve, Madeleine est devenue une femme implacable.

Bonus de la formule audio, comme pour "Au revoir là-haut", le texte est lu par Pierre Lemaitre lui-même, avec brio et une vivacité telle que le livre semble vivre réellement ! Captivant !

Vous l'aurez compris, ce roman est INCONTOURNABLE !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 28 Août 2019

Amélie Nothomb 2019, soif, roman, blog, avis, chronique

Roman - Editions Albin Michel - 152 pages - 17.90 €

 

Parution le 21 août 2019 : Rentrée Littéraire !

Le pitch : Pour éprouver la soif, il faut être vivant !

 

Tentation : l'attente de 364 jours comme d'hab'

Fournisseur : Ma CB, comme d'hab aussi !

 

 

 

 

Mon humble avis : Eh bien, quelle surprise ! Quel changement de cap ! Quel renouvellement ! Enfin, c'est que qui m'a semblé lors de ma lecture, même si l'écriture d'Amélie Nothomb reste reconnaissable entre mille !

Pour la première fois, Amélie Nothomb s'exprime en "Je" mais sans être "Elle". En fait, elle s'exprime pour ou à travers Jésus, depuis son procès, jusqu'à la résurrection, en passant par le chemin de croix, la crucifixion et la mort. J'avoue que je suis restée baba devant une telle audace, une telle idée (non mais où mon écrivaine bien-aimée trouve-t-elle toutes ses idées ?!).

Au début, je me suis tout à fait amusée, comme d'habitude, de cette parodie de procès où, en présence de Pilate, les témoins à charge défilent à la barre... Lazare, l'ancien aveugle, les mariés de Cana. Bref, les 37 miraculés officiels de Jésus viennent tous se plaindre de quelque chose lié au miracle dont ils ont bénéficié... Ben oui, quand on fait, il y a toujours des gens pour se plaindre de ce que l'on n'a pas fait, ou de ce que l'on aurait pu faire. Même si nous sommes en l'an 33, on se croirait vraiment en 2019, sur les réseaux sociaux ou autre, où chacun déverse sa haine, son idiotie, et surtout son ingratitude envers et contre tout et tous ! Très contemporain tout cela.

Puis vient la nuit que Jésus passe au cachot, le chemin de croix, la crucifixion, l'agonie interminable, la mort et la résurrection. Tout au long de ces étapes, nous sommes dans la tête de Jésus, dans ses pensées, dans celles que suggère Amélie Nothomb. A travers toutes ces pensées, c'est l'être humain qui est vu et revu sur toutes les coutures, pour le pire comme pour le meilleur, des pires vices aux plus grandes bontés, de ses besoins vitaux à ceux on ne peut plus superflus. Et parmi ses besoins, il y a la soif ! Et la soif, ce peut être un grand verre d'eau, le nectar d'un vin... mais aussi, l'envie de... l'envie, le projet, le besoin, l'énergie.

Ce nouvel opus d'Amélie Nothomb est vraiment rondement mené et maîtrisé dans une logique nothombienne parfaite. J'en loue vraiment l'originalité Oui mais... Cette année, je n'ai pas trouvé dans le roman que j'attends le plus, le divertissement intelligent, cynique, drôle malgré le tragique des situations. Et puis aussi, évidemment, on connait la fin de l'histoire. J'en profite pour préciser que les très très cathos risquent de crier au blasphème ! En fait, l'agonie de Jésus m'a paru interminable, tout comme son monologue qui m'a perdue durant quelques pages. J'ignore si la parution du roman "Ainsi philosophait Amélie Nothomb" a influencé ma romancière favorite, mais j'ai souvent eu l'impression que nombre de phrases par page auraient pu, à elles seules, être un sujet pour le bac de philo... Aussi, point de repos pour l'esprit, si l'on veut apprécier pleinement tout ce qui y est dit, il faut être concentré. Mais comme les paroles importantes qui méritent réflexion, voire dissertations, sont très denses et se suivent avec certaine cadence, ben, je n'ai pas pu prendre le temps de méditer vraiment sur ces sujets.

Conclusion : Je pense que Soif est le roman d'Amélie Nothomb le plus original de ces dernières années, mais que, pour le coup, il ne m'a pas offert ce que j'attendais : cette lecture succulente, divertissante dans laquelle je me retrouve à chaque fois. Mais cela ne m'empêche pas de dire : vivement l'année prochaine !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Août 2019

Roman - Editions Audiolib - 3h09 d'écoute - 20.90 €

 

Parution d'origine chez Albin Michel en 2015

L'histoire : Une femme est assise sur un banc, en pleine nuit, en gare de l'Est. Elle confie ce qui l'a amenée sur ce banc. Quelques heures avant, Nelly était sur la scène d'un théâtre et jouait une pièce de Pirandello... lors que dans la salle, elle a aperçu un homme qu'elle pensait avoir oublié.... C'est alors la crise de panique attaque, et la comédienne s'effondre.

 

 

Tentation : Pourquoi pas ?

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Ce roman n'est pas du tout un coup de coeur, et je ne pense pas qu'il me restera longtemps en mémoire. Et pourtant, j'ai pris énormément de plaisir à l'écouter. Parce que la lecture qu''en fait Véronique Olmi est magistrale, très habitée mais aussi très enveloppante. J'ai appris via l'interview de Véronique Olmi en fin d'enregistrement qu'elle est aussi auteure de pièces de théâtre et comédienne, ceci explique cela. L'interprétation du texte vaut à elle-seule cette écoute.

L'écriture aussi est magnifique, soignée, ciselée, chaque mot semble choisi avec précision. Le style est pénétrant, envoûtant. L'ensemble m'a paru... voluptueux... Oui, c'est le mot qui me vient à l'esprit.

J'ai aimé me sentir comme la confidente de Nelly, cette femme de 47 ans, qui se raconte sur un banc de la gare de l'Est, en pleine nuit. J'ai aimé la façon dont elle fait dérouler ses réflexions, ses observations sur la vie, la sienne, celle de ses proches... ou des inconnus. Nelly nous parle aussi de théâtre, son métier qui l'habite entièrement, jour et nuit, sauf le lundi. Chaque jour de la semaine est vécu par Nelly la comédienne comme un cheminement vers LE moment extrême, celui du lever de rideau, où tout disparaît, même le trac...

Mais ce soir-là, elle l'a aperçu, l'homme qu'elle avait enfoui au fond d'elle pour l'oublier, au point de ne même plus jamais prononcer son prénom. Et là voilà qui s'effondre, qui ne peut plus jouer... La panique attaque, le cauchemar de tout acteur de théâtre. La pièce s'interrompt.

Ce court roman est donc un bel hommage au théâtre et à celles et ceux qui le font. Il se concentre sur le fameux moment de "la bascule", ce moment et ses ingrédients qui font que plus rien n'est possible comme avant. J'aimais mieux quand c'était toi plonge dans l'âme et le corps, car il s'interroge sur la question : que faisons-nous de ceux que nous avons aimé après la rupture. Jusqu'à quelle profondeur les enfouissons-nous, et que faut-il pour les faire re surgir ? Cette deuxième partie, qui touche à l'amour passionnel, m'a moins beaucoup parlé que la première. Mais le style et l'interprétation étaient toujours aussi délicats et agréables à écouter.

J'aimais mieux quand c'était toi fait donc partie pour moi des romans agréables, mais qui ne me marquent pas au fer rouge, que l'on peut lire sans le regretter, et que l'on peut ignorer sans s'en mordre les doigts !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 20 Août 2019

Récit - Editions Léo Scheer - 205 pages - 18 €

Parution le 21 août 2019 : Rentrée Littéraire

 

Le sujet : Nathalie Rheims a toujours ignoré ses reins. Les reins fonctionnent seuls et sont donc le siège de l'inconscient. Jusqu'au jour où ceux-ci se rappellent subitement et brutalement à elle quelques jours avant que ne paraisse son dernier roman lors de la rentrée littéraire 2017. Ces reins, qui ont emporté toutes ses aïeules par une maladie congénitale, on décidé de ne pas l'épargner. Ce livre est le récit de cette insuffisance rénale aussi foudroyante que soudaine. Et pour la vaincre, il faudra toutes forces médicales, la combativité personnelle et l'amour des proches.

 

Tentation : J'aime beaucoup la plume de Nathalie Rheims

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi.

 

 

Mon humble avis : Pour son vingtième livre, Nathalie Rheims nous offre un récit. Celui de l'insuffisance rénale génétique qui l'a foudroyée il y a deux ans, qui l'a prise presque par surprise. Presque, par ce que l'auteure a toujours fait un déni sur le risque annoncé depuis des générations que cette maladie la frappe un jour. Presque, parce que ce déni empêchait même la romancière de s'alerter aux premiers symptômes, tels que les dix kilos perdus en quelques semaines. Même entre la vie et la mort à l'hôpital, l'auteure refuse d'abord la mise sous dialyse, celle de sa mère de sa mère défunte restant pour elle un traumatisme qu'elle se refuse à vivre... Et sans doute, dans tout cela, se cache la raison réelle de son refus de maternité.

Le récit couvre presque une année... Entre l'entrée aux urgences et la renaissance, presque un an plus tard, via une greffe de rein. Mais ne prenez pas peur devant ce résumé... Car même si les faits ne sont pas contournés, si les choses sont nommées, on ne se noie pas dans un jargon médical, tel n'est pas le but de ce livre. En fait, on est très loin du factuel et du jour après jour, même si, évidemment, le combat contre la maladie se fait parfois répétitif, sous les assauts tout aussi répétitifs du mal, qui ne laisse aucun répit, ni à la patiente, ni à l'équipe médicale, ni aux lecteurs que nous sommes.

La plume magnifique de Nathalie Rheims, si joliment littéraire, nous fait oublier que nous sommes dans un récit, presque un témoignage. Cette plume intense nous saisit de partout, de l'âme au coeur, en passant par le ventre et les tripes. Beaucoup d'émotion dans ces pages, dans les mots, les sensations plus ou moins conscientes, les ressentis, les peurs, la souffrance, les petites joies, les déceptions de cette femme entre la vie et la mort... Entre les mains d'une équipe médicale qui se battra contre vents et marées. Ce livre est donc aussi un formidable hommage rendu au personnel soignant, à sa dévotion, à son opiniâtreté.

Nathalie Rheims nous parle donc de ce à quoi l'on pense lorsque l'on est presque partie, que l'on revient, que l'on s'éloigne de nouveau du rivage et qu'un miracle vous ramène définitivement sur la plage. Ce miracle, c'est celui de l'amour et d'une compatibilité génétique improbable qui rendra possible une greffe de rein. Oui, mais recevoir l'organe d'un être bien vivant, même si cet organe promet la vie, n'est pas si aisé et l'acceptation pas si évidente. C'est un long cheminement, que l'urgence ne vous offre pas forcément. Vous l'aurez compris, ce récit est aussi un vibrant témoignage d'amour et de retour à la vie, même si celle-ci ne sera plus jamais pareille. Il y aura un avant et un après.

Outre les qualités évidentes et la force de l'écriture, ce récit m'a touchée aussi pour une raison personnelle. Et oui, la génétique c'est attaquée à moi aussi et m'a terrassée. Une saloperie de facteur 5 dans le sang qui me vient de la branche paternelle et qui m'a choisi moi, en premier, pour se manifester deux fois et me conduire aux urgences en train de mourir de douleur, d'un AVC. Le genre de malédictions, injustes, qui font que dans la vie, il y a un avant et un après. Alors forcément, les mots de Nathalie Rheims semblaient parfois s'adresser à moi, comme écrits pour moi.

Un très beau texte, à lire évidemment.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 14 Août 2019

Roman - Editions Audiolib - 6h39 d'écoute - 15.81 €

Parution d'origine aux éditions de Minuit en janvier 2016

L'histoire :  Constance étant oisive, on va lui trouver de quoi s'occuper. Des bords de Seine aux rives de la mer Jaune, en passant par les fins fonds de la Creuse, rien ne devrait l'empêcher d'accomplir sa mission. Seul problème : le personnel chargé de son encadrement n'est pas toujours très bien organisé.

 

Tentation : Envie de relire Jean Echenoz

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Il y a quelques années, je m'étais pris un réel coup de poing (et de coeur) avec 14, de Jean Echenoz. En piochant "Envoyée spéciale" dans ma PAL audio, j'étais à la recherche de la même sensation, de mots qui frappent comme des uppercuts, d'histoire qui vous vrillent autant le ventre que la gorge.

Et là, échec totale. A plusieurs reprises, je suis retournée sur un site internet relire 4ème de couv, pour être sûr que je ne n'étais pas trompée d'enregistrement, que l'histoire que j'écoutais correspondait bien à celle plus ou moins annoncée.

Dans mon immense déception suite à cette écoute, je pense qu'une erreur d'agenda/programmation de lecture n'est pas étrangère à cela... En effet, j'ai entamé "Envoyée spéciale) juste après avoir écouté  "L'extraordinaire voyage du fakir qui voyageait enfermé dans une armoire ikéa", roman burlesque lu par Dominique Pinon... Or, Envoyée Spéciale est aussi interprété par Dominique Pinon, sur les mêmes tons et rythmes, cette histoire est tout aussi ubuesque.... Aussi, pendant un temps, je me demandais si je n'étais pas encore en compagnie du fameux fakir... Perturbant... et surtout, saturation.

En fait, de la part d'Echenoz dont ma seule connaissance était le roman 14, je ne m'attendais pas à une histoire aussi déjantée. Tout semble n'avoir ni queue ni tête, être décousu, nébuleux. Je n'ai absolument pas vu où l'auteur voulait en venir, ni compris l'objectif de ce roman qui se veut drôle et sarcastique... Si je voyais ce genre d'histoire au ciné, je dirais "comédie série B". Evoluent une multitude de personnages farfelus, absolument pas attachants et que même en fin de lecture, je n'avais pas réussi à fixer dans un rôle précis pour certains. Certes, l'écriture est relativement soignée, mais le rythme m'a semblé exécrable et insupportables tant il y est bâti sur des digressions de digressions sensées être drôles mais qui à force, exaspèrent... même si j'avoue avoir souri 2 ou 3 fois. Bref, je n'ai pas accroché du tout à ce genre de parodie d'espionnage, on ne peut plus confuse, sans suspens ni émotion où rien ne semble dépasser le niveau de superficiel. A éviter !

P.S : si vous avez dans vos têtes des titres d'Echenoz qui ne me vaudront pas une telle déception, je suis preneuse, car désormais, je suis méfiante... Chat échaudé craint l'eau froide... Idem pour une lectrice ! 

 

L'avis enthousiaste de Keisha

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 2 Août 2019

Livre audio, Catherine Cusset, L'autre qu'on adorait, critique, chronique, avis de lecture

Roman - Editions Gallimard - 7h31 d'écoute - 14.13 €

Parution d'origine chez Gallimard en août 2016

L'histoire : Catherine, la narratrice, fait revivre Thomas en déroulant son histoire. Thomas fut son amant, puis son proche amis. Entre la France et les Etats-Unis, cet homme d'une vitalité exubérante, des projets plein la tête, survécu d'échec en espoir de réussite dans le monde universitaire américain jusqu'à mettre fin à ses jours à l'aube de ses quarante ans.

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Cette lecture me laisse un peu mitigée malgré la qualité certaine de l'oeuvre et de style. 

Le roman de Catherine Cusset, qui parle évidemment d'un personnage réel est donc partiellement autobiographique. Catherine Cusset raconte la vie de Thomas, telle qu'elle l'a perçue, telle que sans doute les témoignages de l'entourage l'ont décrite. Mais parler à la place d'un mort n'est pas aisé, surtout quand il s'agit d'un suicidé et que l'issue fatale est liée à une pathologie. Ici la bipolarité. Car il est impossible de se mettre dans la tête d'un bipolaire et de saisir pleinement ses souffrances, ses doutes, ses angoisses, ses excès d'énergie, d'enthousiasme débordant suivant des angoisses les plus profondes, de procrastination, des périodes de lassitude et d'inactivité, tout ceci prenant racine dans l'invisible et l'impalpable. Déjà un bipolaire a beaucoup de mal à expliquer cela, alors pour une plume extérieure, l'exercice est périlleux. Et je parle en connaissance de cause car bipolaire, je le suis. Et c'est là que le bât blesse dans ce roman... Il y manque l'émotion, la puissance dévastatrice de la douleur, l'intériorité. Thomas est décrit de l'extérieur, malgré ses confidences à la narratrice.

D'autant que le mot bipolarité et le diagnostic n'interviennent qu'aux trois quart de l'histoire, voire plus loin encore. Et c'est à ce moment que la lecture devient plus prenante et émouvante, quand on sent que la descente aux enfers de Thomas n'en finira jamais.

Nous suivons Thomas sur plus de vingt ans... Depuis globalement sa première crise maniaco-dépressive lors de vacances entre copains à l'étranger. Nous suivons toutes ses études, parsemées d'échecs et de petites réussites, et toute sa vie professionnelle sur le modèle de ses études. Au début, j'ai trouvé cela intéressant de découvrir le fonctionnement du système universitaire américain (thèse, doctorat, publication etc... )Mais comme cela se poursuit sur plus d'une décennie, j'ai fini par avoir l'impression d'écouter une longue litanie... Candidature, rentrée universitaire, cours, rédaction de thèse etc... Le tout couplé aux émois amoureux régulièrement enthousiastes puis désespérés de Thomas.

J'imagine que peut-être, les lecteurs qui méconnaissent les maladies bipolaires peuvent être déconcertés par cette lecture très chronologique et donc répétitive, où les indices de la pathologie peuvent presque paraître invisibles si l'on n'est pas un minimum informé sur la maladie... Et de ce fait, le personnage de Thomas peut paraître bien souvent fainéant, prétentieux, orgueilleux, irresponsable, bref, pas forcément attachant pour le lecteur, même si dans sa vie, Thomas est aimé et ne manque ni d'amis ni de connaissances. Alors que lorsque le diagnostic tombe, on souffre avec lui. Si j'avais été Catherine Cusset, j'aurais ouvert le roman sur le diagnostic, pour ensuite dérouler la vie de Thomas qui aurait été ainsi éclaircie et expliquée par cette maladie qui est, rappelons-le, classée par l'O.M.S comme l'une des 10 maladies les plus invalidantes du monde. Et là, et alors seulement là, "l'autre qu'on adorait" aurait été un roman utile pour que les maladies bipolaires soient mieux connues et mieux comprises par un plus grand nombre.

Je n'ai pas les mots exactes de Catherine Cusset, mais sur la fin, elle dit : "Lorsqu'un bipolaire meurt, c'est un rire qui disparaît de la terre". Et oui, en public, les bipolaires sont souvent très drôles, bout en train, débordants d'énergie. Ils apprennent à s'imiter eux-mêmes lors des moments difficiles, pour donner ce que l'on attend d'eux : humour et énergie.

L'avis de Sylire

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Juillet 2019

Roman - Editions J'ai Lu - 284 pages - 7.10 €

Parution d'origine chez Eyrolles en 2017

L'histoire : Nathan et Nathalie sont parisiens et fatigués de l'être. Leurs enfants ayant quitté le nid familial, ils décident de changer de vie. Direction Uzès, dans le Gard... Et sur la place aux Herbes de cette petite commune, la librairie est à vendre. Nathalie quitte donc son métier de professeur de français et acquiert cette librairie. 

Au fil de ces pages, Nathalie partage avec nous les rencontres marquantes avec certains de ses clients lecteurs, tous différents comme il se doit, tous touchants, tous à un carrefour de leur vie.

Tentation : Titre, couv et pitch !

Fournisseur : Ma CB

 

 

"Dis moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es".

Mon humble avis : Ce roman est un délice ! Les mots qui le qualifieraient le mieux sont : bienveillance, curiosité, partage, rencontre, lecture, livre, sagesse.

Il y a un côté initiatique et bien-être dans cette histoire mais se limiter à ces expression serait très réducteur.

En fait, tout n'y est que douceur, même si certains personnages sont un peu cabossés par la vie.

Le style est fluide, soigné mais guère trop, il convient tout à fait à ce style de lecture, faussement légère, et pas du tout plombante. En fait, j'ai comme l'impression que "La librairie de la place aux Herbes" ne s'éloignera jamais vraiment de moi, tant j'aurais sans doute besoin d'en relire certains passages, ou d'y retrouver certaines références littéraire. A ce propos, ça tombe bien, inutile de prendre des notes durant votre lecture car en fin de roman, l'auteur liste chaque titre et auteurs cités et le personnage à qui Nathalie a conseillé ces ouvrages, toujours pour des raisons bien précises.

Car Nathalie partage une réelle relation, toujours pudique, mais toujours à l'écoute, avec ses clients. Grâce aux livres qu'elle leur suggère, elle aide certain à retrouver l'apaisement, le bon chemin, à prendre une décision refoulée, à patienter lorsque le corps est en panne, à oser exprimer leur besoin... Tout cela grâce à la littérature, excellent antidépresseur.

Chaque client/lecteur a droit à son chapitre. Et dans ces échanges avec eux, Nathalie trouve un écho dans sa propre vie, ce qui lui permet de se confier ou de réfléchir sur la notion de couple, de parentalité, de zone de confort.

Nous rencontrons donc Chloé, jeune adolescente de bonne famille, qui ose s'affranchir des lectures classiques imposées par sa mère comme un bagage soit disant nécessaires. Vient ensuite Jacques, pèlerin, qu'une jambe fatiguée oblige à interrompre momentanément son long voyage pédestre. Philippe, l'infatigable voyageur et peintre qui nous réserve une belle surprise en chute, démontrant s'il en est besoin le pouvoir d'évasion et de connaissance que sont les livres. Nathalie apprendra à lire à Leïla, mais aussi à reconnaitre la grossesse dont elle fait un dénie. Bastien envoie régulièrement un livre par la poste à un "inconnu", jusqu'au jour où ceux-ci reviennent avec la mention : n'habite plus à l'adresse indiquée. Tarik est un grand traumatisé de guerre. La lecture que lui fait Nathalie l'amènera à enfin retrouver l'usage de la parole. Et ainsi de suite, les lecteurs se suivent mais ne se ressemblent pas.

Bref, "La librairie de la place aux herbes" est une véritable ode aux livres et à l'entendue de leurs pouvoirs, et au delà, la rencontre humaine et le partage. C'est un roman qui célèbre l'auteur, le libraire et le lecteur. Une véritable invitation à la lecture, au plaisir que cela procure, quel que soit le livre lu. "Mais lire à tort et à travers, sans règle ni mesure, avec comme seule obligation le plaisir de lire". ¨Peu importe la littérature, seul compte le plaisir de lire. Et je suis bien d'accord avec cela, moi qui me mets en colère dès que certains mitraillent des auteurs de best sellers sous prétexte qu'ils ne font pas de la littérature. Et alors, qu'est-ce qu'on s'en fiche non ? N'importe quel livre peut être le passe-frontière dont chacun peut avoir besoin à un moment où à un autre. Alors, pourquoi s'en priver ? 

Lisez donc les amies, et pourquoi pas "La librairie de la place aux herbes", qui ne peut que vous faire du bien !

 

PS : Ce roman me donnerait bien envie de partir m'installer à Uzès, tant les descriptions et le bonheur de vivre qui émanent de ce roman donne envie. Mais, ne supportant déjà pas la canicule bretonne, je pense que je ne descendrais pas plus au sud !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 25 Juillet 2019

Roman - Editions Audiolib - 5h42 d'écoute - 19.90 €

Parution d'origine aux éditions Le dilettante en mars 2014

L'histoire : Un fakir indien débarque à Roissy et prend directement un taxi pour Ikéa. L'objectif de son voyage payé chèrement par les gens de son village, acheter le dernier lit à clous du géant Suédois. Dès lors, commence alors pour lui un périple rocambolesque, qui le mènera en Angleterre, en Espagne, en Italie, en Libye. Le tout par des moyens de transport étonnants, dont cette fameuse armoire... En chemin, il fera des rencontres enrichissantes, amicales ou très menaçantes qui le changeront à jamais.

Tentation : La renommée de ce roman... Curiosité

Fournisseur : Bib N° 3

 

 

Mon humble avis : Je devais être l'une des dernières lectrices à avoir fait l'impasse sur ce fameux bestseller au titre intriguant, paru il y a quelques années, et qui a déjà été transposé au cinéma (Pas vu).

Ce roman est vraiment agréable à découvrir car très innovent. Le rythme y est trépident, rien ne s'arrête jamais. Pour le fakir comme pour le lecteur, point de repos, une péripétie suit une autre. On est toujours souvent dans le burlesques, une fait même des incursions dans l'ubuesque et puis soudain, l'auteur nous ramène à la triste réalité du monde... Car certes, notre fakir indien, aussi naïf qu'arnaqueur de métier, découvre un monde qui lui était tout à fait inconnu dans son désert des Tartares... Mais il croise la route de ces hommes et femmes qui fuient leur pays dans l'espoir d'un monde meilleur... Qu'ils fuient une famine, un régime totalitaire... Ils sont déterminés et sont en fait les nouveaux aventuriers du XXIème siècle... Ce qu'en dit Romain Puértolas est vraiment touchant.

Aussi, au delà de l'aspect comédie XXL, l'auteur nous touche avec le destin de ses migrants, via notamment le personnage de Virage. Il y a donc du sérieux et le sujet de l'exil, des sensations des exilés est justement développé. Et la morale de l'histoire est qu'il n'y a pas de bonheur plus intense que de donner, d'offrir, d'aider l'autre. Ce qui fait que ce roman est très proche du conte.

J'ai beaucoup aimé l'apparition de personnages réels dont l'identité est à peine camouflée par un pseudonyme (ex : Sophie Morceaux) et franchement, j'ai trouvé jouissive l'imagination débordante et débridée de l'auteur. Romain Puértolas joue énormément avec les mots et donc les jeux de mots. Au début, je m'en suis beaucoup amusée, pour finir par m'en lasser, cela apportant quelques longueurs inutiles au texte.

Pour conclure, ce roman est effectivement à découvrir si ce n'est déjà fait, c'est une lecture parfaite pour l'époque estivale. Une lecture plaisante et originale, qui détend le cerveau et change les idées, sans vous faire oublier les oubliés du monde pour autant.

 

PS : Une suite de ce roman est paru... je l'ai dans ma PAL audio, aussi, je vous en dirai plus dans quelque temps !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres audio, lectures audio, #Littérature française

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