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Publié le 12 Décembre 2023

Roman - Editions Gallimard - 208 pages - 19.50 €

Parution le 27 août 2023 : Rentrée littéraire

L'histoire : Boris est aux anges ! Jean, producteur de cinéma, vient d'accepter son scénario et assure qu'ils vont faire "un beau film". Boris imagine déjà Louis Garrel et Mélanie Thierry dans les rôles principaux. Encore un peu de travail d'écriture, et à Jean de trouver des diffuseurs et des financiers. Une grande chaîne est intéressée, et Henri, son porte parole, se penche sur le scénario... Il suggère quelques "petites" modifications qui ne sont pas du tout du goût de Boris. De film d'auteur, son projet se dirige droit vers le navet !

Tentation : Pitch + nom de l'auteur

Fournisseur : Bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : Ouvrir un ouvrage de Fabrice Caro (en littérature) ou de Fabcaro (en BD), est toujours la promesse d'un savoureux moment de lecture, de franche rigolade, de bons mots etc... Bref, d'une récréation mais avec une fenêtre bien ouverte sur la société et ses petits et grands tracas.

Le postulat de départ est évidemment très sympathique. D'autant plus pour qui aime le cinéma, et j'avoue que j'ai apprécié les moult références à des films plus ou moins cultes, plus ou moins récents, me rappelant de bons souvenirs. Sauf que peut-être par lassitude, je n'ai à priori pas vu la plus grosse référence, la soupe aux choux. En même temps, parfois, plus c'est gros, moins on le voit !

Car oui, malgré mon enthousiasme de départ, j'ai fini par m'essouffler dans ma lecture, peut-être parce que la caricature est poussée à son extrême. Peut-être qu'un peu plus de finesse aurait rendu l'ensemble plus drôle, ou juste vraiment drôle. Les séquences comiques relèvent toujours du même procédé et des mêmes situations, bref, l'ensemble devient assez vite répétitif.

A dire vrai, je ne serais allée voir aucune des adaptations possibles des versions de ce fameux scénario... Celle d'origine, pompeuse, chiante à mourir, bref indigeste. La dernière, débile à souhait, en tout cas présentée comme ça, puisque finalement, Caro s'inspire d'un film culte, que j'ai vu, et sans doute revu !

Ce roman est une satire du monde du cinéma qui propose souvent les deux extrêmes, le nombriliste ou le bêtifiant ! Mais qu'on ne s'y trompe pas, sous cette farce, Fabrice Caro dénonce aussi déclin de l'art, son lissage sous le prétexte de la rentabilité commerciale... Et en filigrane, on devine que le public qui se rue en masse sur toutes les conneries qu'on lui sert n'est pas étranger à cet avilissement. 

Bon, en même temps, en cette rentrée littéraire, on peut tout de même saluer Fabrice Caro pour la diversité qu'il apporte au milieu de ces moults ouvrages proposant des quêtes identitaires et/ou familiale.  Bref, Fabrice Caro est toujours là pour nous sortir de la morosité, même si j'attendais plus que quelques bonnes trouvailles dans ce fameux journal d'un scénario. En fait, je suis un brin déçue.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 8 Décembre 2023

Roman - Editions Audiolib - 3h35 d'écoute - 17.95 €

Parution Audiolib janvier 2022 - Editions de Minuit 2021

L'histoire : Max Le Corre est boxeur à ses heures (ancien champion de France), mais surtout le chauffeur de Quentin Le Bars, maire d'une commune bretonne.

Sa fille de 20 ans, Laura, revient s'installer dans la commune. Max demande au maire s'il pouvait aider Laura à trouver un logement et un travail... Laura est très belle, et Le Bars, 48 est au pouvoir et a les dents longues... D'ailleurs, il ne tardera pas à être nommé ministre. C'est le début d'un engrenage.

 

 

tentation : La blogo

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis : De Tanguy Viel, j'avais beaucoup aimé "Article 353 du code pénal". Mon enthousiasme est moindre pour La fille qu'on appelle, qui est une chronique d'un drame annoncé, et dont la réelle victime à mes yeux n'est pas forcément celle à laquelle on pense...

Pourtant l'histoire est prenante et très contemporaine, et le suspense s'installe. Tanguy Viel la mène dans le bon sens, sous un format relativement original... Le roman s'ouvre sur le dépôt de plainte de Laura dans un commissariat. On en ignore le motif mais on le devine assez vite, et c'est en flash-back qu'est narré le déroulement de l'affaire, entre les questions des policiers et les réponses de Laura.

J'ai eu plus de mal avec l'écriture... Les phrases sont longues, on s'y perd un peu, il faut se concentrer pour en saisir le sens profond. Bref, pour moi, le texte manque de fluidité. 

Difficile pour moi aussi de cerner Laura et à ne pas la juger. Est-elle naïve à ce point, ou intéressée mine de rien par la position du maire et les possibilités que cela ouvre, et ce qu'elle a obtenu. Aucune des relations sexuelles qu'elle a eu avec le Bars ne lui a été imposée. Laura se dit consentante., il n'y a pas eu viol, ni harcèlement. Elle dit qu'il y a eu emprise suite aux services rendus par Mr le maire... Mais cette emprise, je ne l'ai pas vraiment ressentie... Et sans agression, pour moi le libre arbitre demeure. (Quand j'étais jeune, 23 ans environ, mon patron de l'époque a commencé à tenter quelque chose envers moi dans une voiture lors d'un déplacement pro... Grand resto, des mains baladeuses et insistantes... Je l'ai remis ni une ni deux en place, sans réfléchir au fait que je pouvais perdre mon travail. En jeu : ce que je ne voulais pas et ma dignité). Laura a accepté une situation dans laquelle elle s'est enlisée. Et quand le maire (certes, un type à la mentalité bien répugnante soit dit en passant) refuse d'accéder à l'une de ses requêtes (service justifié), alors Laura porte plainte... comme par vengeance à mes yeux. Evidemment, vu la position médiatique du maire, l'affaire devient nationale et fait la une des journaux. Et Le Bars se défend, nie avec la force du discours et des petits arrangements de l'entourage politiques. Bien sûr, la fin fait froid dans le dos, parce qu'évidemment, face au pouvoir, on ne peut pas grand-chose. Et c'est dans les petits arrangement judicio-politiques que j'ai vu l'abus de pouvoir.

Certes, l'intention prédatrice du maire est claire dans le texte, mais Laura est majeure et vaccinée, et logiquement responsables de ses actes et de ses décisions. Même sans diplôme d'Harvard, elle ne semble pourtant pas née de la dernière pluie. Manque de caractère ? Opportunisme ? Faiblesse de perception ? Tel que c'est présenté, je n'ai pas su me faire d'idée précise. J'avoue, quitte à subir la critique, j'ai du mal avec ce comportement et n'ai pas ressenti d'empathie pour cette jeune femme. Cela me met mal à l'aise, tant je semble à contre courant des X billets que j'ai lu sur ce roman.

J'ai bien compris que les sujets étaient l'abus de pouvoir et surtout la domination sociale, mais ce qu'a vraiment voulu dire Tanguy Viel, en fonction de mon regard et ma perception, et bien je ne suis pas sûre de l'avoir saisi.

 

L'avis de Gambadou, de Luocine , de Krol

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 17 Novembre 2023

Roman - Editions Calman Levy - 280 pages - 18 €

Parution le 23 août 2023 : Rentrée littéraire et prix Renaudot

L'histoire : Alex, 45 ans, célibataire et parisienne, est compositrice de musiques de film. Elle décide de fuir la capitale, et de s'exiler avec son minimum vital dans un coin du Finistère, proche de la mer.... Partir, quitter, pour se réinventer.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

Mon humble avis : "Marie Thérèse, ne jurez pas"! 

Mais si, je vous jure, j'ai acheté ce roman quelques jours avant qu'il ne soit couronné du prix Renaudot 2023 !" 

Oui, parce que j'en avais envie, parce que Alex, 45 ans, qui quitte Paris pour se réinventer dans le Finistère, ça aurait pu être moi qui quitte Rennes à 49 ans pour Dinard, qui quitte Lille pour la Guadeloupe, qui quitte Lille pour Paris, Paris pour la Bretagne,  Rennes pour la Guadeloupe, Lille pour Londres etc... Bref, tous ces endroits qui j'ai quittés, certainement pour me réinventer, ayant sans doute la sensation à chaque fois d'être parvenue au bout de quelque chose.

Bon, et bien Alex n'est pas moi, et je ne suis pas Alex. Notre point commun : le célibat, et donc la solitude, qui deviennent un choix.... Et donc un luxe lorsqu'il est assumé.

Pour le reste, rien de bien semblable... Car ce roman m'a paru très "entre soi". A mes yeux, il reste très parisien, très "le marais", très bobo artistes et de ce fait, il passe un peu à côté de l'universalité du sujet. Les personnages trainent une mélancolie sur-vitaminé d'activités et de relations qui ne semblent là que pour tromper l'ennui. Ils pourraient paraître "enfants gâtés" et pourtant, c'est tout l'inverse, puisque chacun traine des bagages remplis de plomb... Tous les décès autour d'eux sont liés à des suicides, à des overdoses etc. Tous font ou on fait usage de substances illicites et tous aiment parfois au féminin, parfois au masculin ou les deux.

Donc Alex débarque dans le Finistère, loue une maison sans confort et s'installe, s'adapte, découvre au fur et à mesure son nouvel environnement, et cette vie faite désormais de silence et d'isolement. Elle constate les différences entre le Finistère et Paris, pense à ses meilleurs amis, Jacques et Margot restés dans le Marais, se remémore ses dernières amours ratées. Elle espère la visite de ses amis, visite qui ne vient jamais... Alors qu'advient le Covid, le confinement etc...

Et puis, entre deux, intervient Léo, un trentenaire qui croise Alex sur la plage. Léo, qui des années plutôt a été tabassé gratuitement presque à mort, n'est pas remis psychologiquement de cette agression.

Ce roman est très intimiste et porte certainement une part importante d'autobiographie je pense. Il se lit bien, l'écriture est fluide (mais m'a semblé moins poétique que lors de ma précédente lecture d'Ann Scott). Cependant m'a manqué la hâte d'y retourner. Il y a de nombreux passages de magnifiques fulgurances humaines et littéraires et d'autres plus plats, un peu redondants où les amis d'Alex paraissent capricieux, égoïstes, pathétiques par moments, malgré leurs circonstances atténuantes.

Les insolents est un livre résolument contemporain, qui offre une cartographie réaliste et déçue de notre époque, de notre monde, avec sa multitude d'aberrations ou d'impensables qui sont devenus tristement réels. D'un monde où il serait plus que temps de modifier la trajectoire collective faite d'individualités où peu prennent leur responsabilité. D'un monde où il ne faut plus "genrer" car ce serait excluant, mais où la sexualité se divise en groupe de catégories et de sous catégories où personne ne comprend plus rien, mais des catégories revendiquées par les intéressés, alors que par définition, une catégorie est clivante. Un monde où l'art devient travail à la chaîne et n'intéresse que s'il est gratuit. Que dire des réseaux sociaux, générateurs de haine, où les QI de moins de 80 s'étalent sans complexe... Contemporain aussi, le côté Parisien qui vient au vert... Même si Alex a quelques mois d'avance sur la majorité. Et générationnel... le passage de la cinquantaine et le régiment de questions personnelles qui l'accompagne.

Les amis d'Alex, ni leur vie et environnement ne m'ont pas passionnée. Léo m'a bouleversée. J'ai accompagné Alex, en attendant un peu plus de sa révolution personnelle. Par contre, l'acuité et la lucidité avec lesquelles Ann Scott décrit notre époque et ses désillusions sont parfaites, intéressantes (j'aime quand des auteurs mettent des mots que je ne trouve pas sur ce que je remarque, ressens, et en plus, en fond de belles phrases et des paragraphes cohérents, étaillés etc). A ce titre, Les insolents peut vraiment être un roman témoin d'une époque précise (le début des années 2000 à nos jours), et s'est sans doute cela qui lui a valu le prix Renaudot.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 14 Novembre 2023

Roman - Editions Audiolib - 5h d'écoute - 20.45 €

Parution d'origine Grasset & Fasquelle en 2021

L'histoire : Léna séjourne en Inde pour tenter de se relever d'un drame personnel. Un matin, alors qu'elle se baigne dans le Golfe du Bengale, elle manque de se noyait. Tout près, une petite fille qui jouait au cerf-volant court chercher de l'aide et lui sauve la vie. Léna voudra contacter cette fillette pour la remercier... Cette rencontre bouleversera sa vie, leur vie, et celles de bien d'autres personnes...

 

Tentation : La popularité du roman

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : De Laetitia Colombani, j'avais beaucoup aimé "La Tresse" (qui sort bientôt au cinéma), un peu mois "Les victorieuses" ... Son 3ème roman, Le Cerf-volant, me tentait bien (un peu aussi dans l'objectif "lecture facile"). Nous voici de retour en Inde, avec Léna, professeur d'anglais, qui se repose en Inde. Une noyade évitée de justesse par une fillette indienne, une rencontre puis une autre.... Lena décidera de rester en Inde, et d'y créer une école, pour que puisse être scolarisées toutes ces jeunes indiennes, encore dédiées aux basses tâches et promises à un mariage à peine pubère... Non seulement elle devra combattre les lenteurs et les empêchements administratifs, la corruption qui gangrène le pays, mais surtout, elle devra faire face aux traditions ancestrales... Convaincre les familles que l'école et l'éducation sont une chance pour leur enfant, voilà ce qui lui demandera le plus d'énergie.

L'histoire est prenante, très bien narrée,  rythmée, on s'attache de plus en plus aux personnages, même les plus revêches. On ne peut être qu'atterré et bouleversé par la destinées de ces fillettes indiennes de la castes des intouchables qui vivent dans une pauvreté innommable. D'ailleurs, le petite fille s'appelle Lalita, elle était présente dans "La Tresse". Cette fois-ci, comme nous ne restons qu'en Inde, les sujets sont plus approfondis que dans la Tresse.  Laetitia Colombani a à coeur de dénoncer (ou au moins d'informer) sur le sort de toute une partie de la population indienne oubliée par le gouvernement, les institutions etc, et même des indiens eux même... C'est vraiment l'injustice que subissent les femmes qui est mis en avant dans ce livre... Qu'elles soient enfants, adolescentes, adultes. Et la violence, et les agressions aussi qui ne les épargnent. Les viols sont "monnaie courante" là-bas... Et si une fillette tombe enceinte suite l'un d'eux, nombre de famille n'hésite pas à offrir la fille en mariage à l'agresseur, pour éviter la honte d'avoir une "fille mère"... Aussi, des jeunes femmes se regroupent en brigades formées en art martiaux et self défense pour se protéger elle-même, entre elles. Bref, dans notre petit confort occidental, cette lecture remue, émeut, et révolte... malgré le sentiment d'impuissance qui nous étreint.

Le deuil, la résilience, la sororité, l'entraide, l'ouverture à l'autre sont aussi les sujets phares de cette belle histoire qui nous montre la face cachée de l'Inde, et notamment la conditions des femmes. Un livre qui rend hommage aux femmes qui ont décidé de ne plus subir, et qui se battent. A l'heure où en France, l'éducation est accessible et obligatoire pour tous, mais où les élèves ont de moins en moins conscience de leur chance, et de moins en moins de respect pour leur professeur et l'institution, ce roman pourrait être un bel exemple s'il était lu dans les classes. Très beau et agréable à lire... et surtout, utile !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 3 Novembre 2023

Roman - Editions Audiolib - 4h13 d'écoute - 19.45 €

Parution d'origine Christian Bourgois éditeur en 2020

L'histoire : Le narrateur est enfant et passe des vacances en Normandie avec sa grand-mère et sa tante, folle et repoussante. Il s'ennuie... Jusqu'au jour où, sur la plage, il rencontre Baptiste, un garçon du même âge que lui. Une amitié nait entre eux, qui va permettre au narrateur d'être invité dans la famille si parfaite de Baptiste à partager quelques repas et nuits, et l'affection de la mère.

 

 

Tentation : La réputation du roman

Fournisseur : Bib de Dinard

Mon humble avis : Hélas, je n'ai pas du tout accroché à ce roman, qui pourtant, avait reçu mille éloges lors de sa parution et quelques prix... Et l'auteur était l'un de ceux attendus lors de la Rentrée Littéraire 2023...

C'est un récit à hauteur d'enfant... de moins de 10 ans à priori, dont on ne sait pas grand-chose. Tellement peu que j'ai cru que c'était un garçon... Or, sur un avis Babelio, une lectrice dit que c'est une fille, en raison de quelques accords grammaticaux. Du coup, une attirance entre les deux enfants, qui pouvait mettre mal à l'aise doit être perçue différemment. D'ailleurs, l'enfant en a une de différence... Mais elle n'est pas nommée... Handicap physique, mental, où est-ce juste la honte sociale qu'il ressent et qu'il évoque grandement ? Quid de sa mère qui semble décédée ? Quid des origines juives de la famille, dont il est rapidement question ? Quid de l'histoire de la grand-mère, qui en a forcément une avec son accent roulant qui pourrait venir de Pologne par exemple ?

Bref, c'est le regard de cet enfant que nous avons ici, son regard sur sa grand-mère, sur sa tante répugnante, sur le glauque voisin, sur les autres familles qui semblent normales, sur sa solitude avant la rencontre de Baptiste... avant qu'ils ne s'amusent tous les deux à tuer froidement et avec une méthode acharnée un maximum de méduses... L'enfant analyse son entourage et les répercussions de celui-ci sur lui-même. Il nous livre ses rêves, ses cauchemars, ses émotions.

J'ai trouvé l'ensemble lisse, sans grand intérêt, ni grandes aspérités auxquelles m'accrocher.  Les personnages semblent être de simples figurants. De plus récit à hauteur d'enfant mais c'est là que le bât blesse le plus, le texte est bien trop mature dans les réflexions et ciselé dans l'écriture pour être celui d'un enfant, même si la littérature biaise toujours cet effet-là. La présence de l'auteur adulte est bien trop forte et empêche l'émotion à mes yeux. Qui plus est, j'ai lu ce roman sous son format audio et l'interprétation qui en est faite est tellement maniérée et lente que cela agace et dessert le sujet. L'aspect trop littéraire du roman en ôte l'âme à les yeux. Rencontre ratée, où alors je suis passée à côté et n'ai rien saisi des intentions de l'auteur.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 26 Octobre 2023

Roman - Edition P.O.L - 464 pages - 24 €

Parution le 17 août 2023, Rentrée Littéraire !

L'histoire : Julien est berger. Dans son chalet d'estive, il lit de vieux journaux. Dans l'un d'eux, il apprend qu'Alexandre, un ancien ami du lycée, est accusé de meurtre par coups de planche sur un jeune chasseur. Ca ne ressemble pas du tout à Alexandre, et pourtant, c'est bien lui... Julien appelle Nadia, l'épouse d'Alexandre. On sait ce que l'on dit à des personnes en peine suite à un décès, il y a des formules toutes faites... Mais que dit on à la femme d'un assassin ?

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Quand Julien renoue avec Nadia, femme de l'accusé, il est en couple avec Héloise depuis 10 ans, et tous deux doivent quitter le Haut Jura pour changer de vie et s'installer à la Réunion. Evidemment, rien ne se passera comme prévu, puisque le rapprochement de Julien et Nadia ne supporterait pas l'épaisseur d'un papier à cigarette entre leurs deux corps.

Le roman est pour moi diviser en 4 parties...

La première, nous sommes en estive avec Julien, dans les du Jura... Il découvre la "nouvelle" et se rappelle de ses années lycées, de son mal être, de ses ami(e)s, et principalement de la fascination qu'il éprouvait pour Alexandre... J'ai aimé cette partie, où je m'imaginais moi-même assise dans l'herbe à surveiller des brebis tout en me souvenant de mon adolescence, qui ne fut pas un long fleuve tranquille, entre celle que j'étais et celle que j'aurais aimée être.

Puis nous entrons dans le vif du sujet, lorsque Julien entre sur la pointe des pieds dans la vie effondrée de Nadia. Les retrouvailles, la distance, l'écoute, l'hésitation à évoquer certains faits, les services rendus... Le quotidien de Nadia, devenue persona non grata puisque désormais femme de criminel. Les sentiments et réactions émanant de tout cela sont décrits avec justesse et délicatesse.

Viennent le procès, la condamnation et la relation intime entre Julien et Nadia. Là encore, j'ai apprécié la description du procès, la culpabilité, le doute, les témoignages des uns et des autres, l'impact de cette tragédie sur chaque protagoniste. Mais si j'avais été juré, je n'aurais pas condamné Alex, qui était à la base victime de sa victime... Ah, la justice, ce n'est pas toujours aussi simple.

La vie passionnelle reprend pour nos deux tourtereaux, jusqu'à la libération d'Alex... Et là, j'ai trouvé que le roman s'enlisait et s'éternisait un peu trop, d'autant que cette partie aurait pu faire la part belle à une certaine tension, qui finalement n'existe pas.... J'ai même eu l'impression que le style perdait un peu de sa superbe pour plonger dans la simplicité. Un drame peu courant dans une famille simplement normale, voilà ce que nous raconte Pierric Bailly (que je découvre avec ce roman), en situant son histoire dans un Jura dont il est manifestement en amour. Le même livre avec un peu plus de tension et de romanesque m'aurait plus plu. Et aussi, un personnage principal plus dynamique, qui ne fait pas que suivre et subir...  Une lecture en demi-teinte pour moi qui ne suis pas fan des histoires de passions amoureuses, aussi alambiquées soient elles. Mais je ne regrette pas ma lecture pour autant et je pense que ce roman possède de bons arguments pour plaire sans réserve au bon public !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 18 Octobre 2023

Roman - Editions Forges Vulcain - 208 pages - 18 €

Parution en août 2022

L'histoire : Paris, années 20, un ancien combattant, qui a perdu une main et bien des illusions dans la Somme, est chargé de retrouver un soldat disparu en 1917. C'est la mère de celui-ci qui le charge de cette enquête de plus, enquête qui l'occupera presque une décennie, et le mènera aux quatre coins de la France, mais surtout sur les terres meurtries des anciens champs de bataille et dans les mémoires chamboulées de ceux qui ont connu l'enfer... et peut-être croisé le soldat. Au fil du temps, il va se rendre compte qu'il enquête sur un amour, celui qu'a vécu ce soldat du fin fond des tranchées. Il se dit alors que s'il retrouve l'élue du coeur, il retrouvera le soldat.

Tentation : La blogo + nom de l'auteur

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Cette histoire est une terrible tragédie, sur une magnifique histoire d'amour, dans le contexte affreux de la Première Guerre Mondiale. Ce roman est évidemment bien documenté, et servi par la magnifique et sensible plume que j'avais déjà appréciée chez Gilles Marchand. On y retrouve la poésie, mais la fantaisie est absente, puisqu'elle ne se prête pas du tout au sujet.

On suit notre enquêteur dans sa recherche d'Emile Joplain, qui était à peine adulte et profondément amoureux lorsqu'il s'est retrouvé, arme en bandoulière dans le fond des tranchées. Il se déplace, il fouille dans les archives aidés par un ami haut en couleur, et surtout en chiffre, guette les annonces, rencontre, rencontre, rencontre, écoute... Des témoignages, des confidences, des récits d'anciens combattants contents de trouver là une véritable oreille auprès de qui tout déverser... Car dans ce livre, il est aussi question, entre autres, du retour difficile des Poilus chez eux, de l'incompréhension des leurs face à leur changement, et de leur impossibilité à leur raconter les horreurs vécues sur le front. Pour nous lecteurs, c'est un rappel de l'ignominie et de la boucherie que fut cette guerre, qui devait être la der des der... et un vibrant hommage aux Poilus. Gilles Marchand déterre tout ce qui s'est passé dans la boue des tranchées, et même après (comme la grippe espagnole...), pour que rien ne s'enfouisse dans l'oubli.

Et puis il y a les légendes qui naissent sur le front... Comme celle du soldat poète, comme celle de la fille de la lune et bien d'autres... Mais les légendes naissent toujours d'une vérité, que notre homme va découvrir au fil du temps...

Durant ces quatre années de guerre, un amour absolu a survécu, a résisté à l'impitoyable, aux interdictions, aux bombes et à la désespérance. Un amour vivant a traversé les terres dévastées et les pluies de bombes, sans jamais se voir, se toucher, se murmurer. Il y a un côté Roméo et Juliette dans cette tragique histoire d'amour interdit, empêché, dont les deux protagonistes se manqueront toujours de si peu...

Parfois l'enquête piétine, s'endort pour se réveiller de plus belle à la lueur d'une nouvelle information... Nous voilà déjà bien avancés dans les années 30, un autre conflit se profile, une guerre qui fait dire que les millions d'hommes, offert comme chair à canon, sont morts pour rien, puisque tout recommence... Et pour notre homme, c'est le moment de comprendre que, dans la vie comme dans une enquête, les réponses aux questions sont souvent bien plus proches de soi qu'on ne le pense.

Une histoire magnifique, poignante, qui tient en haleine tout en bouleversant sacrément, et un rappel de l'une des pires périodes de l'Histoire. A lire... D'ailleurs, ce roman ne devrait pas tarder, je pense, à sortir en poche... A noté qu'il a été inondé d'une multitude de prix littéraires.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 12 Octobre 2023

Roman - Editions Gallimard - 240 pages - 15.90 €

Parution le 17 août 2023 : Rentrée littéraire

L'histoire : 2050... Il y un an, une famille a disparu là où personne ne disparaissait, et ne pouvait disparaitre. Là où il ne pouvait même rien se passait sans que votre voisin ne soit au courant... puisque nous sommes dans l'ère de la Transparence... Et pourtant... Ex commissaire de police, j'ai repris du service et j'ai mené l'enquête... rien, personne n'avait rien vu... jusqu'à ce que...

Tentation : Le pitch

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

 

 

Mon humble avis : Un énorme coup de coeur pour, à ce jour, ma seule lecture de la Rentrée Littéraire (mis à part Psychopompe d'Amélie Nothomb, que je ne compte même plus dans mes lectures RL tant elle m'est habituelle). J'ai dévoré Panorama, puis j'ai préparé mes vacances, suis partie, rentrée, ai trié mes photos, il a fait beau, suis allée à la plage... Et voilà 3 semaines que je dois rédiger mon billet... qui sera donc assez succinct... car les détails me semblent déjà flous.

Or, ce roman est à lire de toute urgence ! Parce qu'il est palpitant, passionnant, qu'on ne le lâche pas d'autant que l'écriture y est belle et très fluide. J'aime ce genre de littérature : anticipation, un peu dystopique, un peu uchronique, seul l'avenir nous le dira...

2029... Il y a eu une révolution, la Revenge Week, et le mouvement citoyen de la Transparence qui est arrivé au pouvoir. La Transparence au plus haut niveau... Les habitations sont de verre, les murs sont transparents et montrent tout de votre vie à vos voisins... qui veillent sur vous autant que vous sur eux... Les seuls murs opaques sont ceux de la salle de bain et des toilettes, opacifiés jusqu'aux épaules... Vous ne pouvez plus passer inaperçus... Parce qu'il faut paraître... Une vie en vitrine, idéale en apparence et en permanence.

Et pourtant, une famille disparaît sans laisser de trace. Hélène mène l'enquête de voisinage dans ce riche quartier transparent, ainsi que dans le quartier d'origine de l'époux, quartier non transparent, populaire, sans vraiment règles ni lois... Un ghetto en quelque sorte. Si vous voulez y vivre, vous devez signer une décharge. 

Bien entendu, Hélène va découvrir que la Transparence à tout prix cache finalement bien des choses, jalousie, hypocrisie, racisme, obsession de l'excellence.

Lilia Hassaine nous décrit les dérives d'un fonctionnement social et sociétal qui fait froid dans le dos, parce qu'il est somme toute assez réaliste, même si poussé à son extrême. Elle le fait à merveille. Ce fonctionnement est bien entendu imaginaire, mais l'on ne peut que constater qu'en 2023, il y a déjà plein de petites graines qui pourrait mener à un tel schéma. A travers cette histoire, la jeune autrice dénonce notamment l'hyper connexion, les réseaux sociaux (dont l'étalage de la vie personnelle, de la soi-disant réussite, de la soi-disant perfection), les influenceurs maîtres du monde etc. S'ajoute à cela une réflexion pertinente sur les relations à l'autre et à soi-même, la démocratie au sens premier du terme, la justice, le vivre ensemble. Mais aussi sur l'idéal de vie... qui finalement, reste néanmoins un choix personnel, et ça, c'est tout de même une bonne nouvelle.

A lire, vraiment ! En fait, j'aurais bien envie de le relire déjà !

 

L'avis de Keisha

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 30 Septembre 2023

Roman - Editions Audiolib - 4h46 d'écoute - 17.90 €

Parution Audiolib 2015 (Stock 2014)

L'histoire  : 28 octobre 1949... Certains montent dans un avion en direction de New York, d'autres non... Cet avion, c'est le Constellation, qui s'écrasera quelques heures plus tard aux Açores... Avec à son bord, le champion de boxe Marcel Cerdan, la violoniste Ginette Neveu. Des entrepreneurs, des anonymes. Aucun survivant... Mais un lien qui unit désormais disparus et miraculés, lien fait de hasard, de coïncidences...

 

 

Tentation : Ma PAL audio

Fournisseur : Bib de Rennes

Mon humble avis : Voici un roman brillant, érudit, documenté, extrêmement bien rédigé d'une plume soignée. Un jeu d'un entre deux entre des faits réels et l'imagination de l'auteur... Comme souvent dans les romans inspirés de faits réels, les romanciers conçoivent ce que l'Histoire ne dit pas. Mais attention, le romanesque est déjà bien présent dans la réalité, aussi Adrien Bosc n'a pas dû en ajouter beaucoup je pense.

Constellation traite des sujets du hasard, des coïncidences, de la fatalité... Qui font qu'une personne se trouve dans un avion... ou pas par exemple. Car il y eut des miraculés, ceux qui ont entre autres été obligés de céder leur place pour que Cerdan et son équipe puisse avoir la leur. C'est aussi le récit d'une quête après l'accident... Celle, au fil des ans, du violon de Ginette Neveu, d'une valeur inestimable, dont ne fut à priori retrouvé que l'archet.

Adrien Bosc dresse aussi le portrait d'une époque en plein changement... Après la 2ème Guerre Mondiale, l'avion devient un moyen de transport public, et non de transport militaire. C'est l'apparition de "l'Homme pressé", celui qui prend l'avion au lieu du bateau, qui sillonne le monde... l'éclosion de la mondialisation... L'avion annule les distances, et raccourcit le temps.

Adrien Bosc alterne les chapitres traitant de l'avion, de son avancée, de l'accident, des secours, des recherches, avec des chapitres dressant les portraits des protagonistes.

Ce texte est indéniablement agréable à écouter (la voix n'y est pas pour rien) et intéressant. De cet accident, je ne savais presque rien... Sauf que Cerdan s'y trouvait et que son amour Edith Piaf l'a ensuite pleuré toute sa vie. Il est évidemment question d'Edith Piaf dans ces pages. Elle a entre autres insisté pour que Cerdan monte dans cet avion pour la rejoindre plus vite à New York. J'ai découvert aussi l'impact et la stupeur qui s'est répandue de par le monde suite à ce drame. Par contre, certains passages développant les technologies aériennes de l'époque, d'autres approfondissant des personnages qui me sont inconnus n'ont pas réussi à capter mon attention avec régularité, ni à développer un enthousiasme débordant chez moi. Ce texte me demandait peut-être une trop grande attention, que je n'ai pas su lui accorder, sans pour autant en regretter la lecture. Aucun doute, ce roman possède nombre de bons arguments pour plaire.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 28 Septembre 2023

Roman - Editions Folio - 194 pages - 8.10 €

Parution Folio 2021 (Gallimard 2019)

L'histoire : Marie Nimier souhaite écrire un roman, et en cherche la matière... Alors elle se rend dans une ville, s'arrange avec la mairie, la médiathèque, et quelques petites annonces affichées deci delà. 

La voilà prête, assise dans un appartement meublé d'une table, deux chaises, un philodendron. Elle se bande les yeux, pour recevoir anonymement les confidences de volontaires, libres de leur propos.

Elle va en recevoir des confidences Marie... Des remords, des regrets, des futilités, des rêves, des anecdotes, de la culpabilité... Jusqu'à l'implosion qui conduira à la dernière confidence, la sienne.

Tentation : Le pitch

Fournisseur : En librairie...

Mon humble avis : Parfois, tout se déroule à l'envers de ce qui est envisagé... Cet été, en librairie, je cherchais un livre à offrir en cadeau (mon choix s'est porté sur la carte postale d'Anne Berest)... C'était l'époque des offres commerciales estivales, un livre poche offert pour l'achat de deux. Dans la sélection des romans offerts, celui-ci, de Marie Nimier, m'a tapé dans l'oeil. Il me le fallait absolument. J'ai donc acheté un autre titre pour avoir droit à cette gratuité !

Et cette lecture m'a séduite d'entrée, et jusqu'à la dernière ligne, je l'ai savouré pleinement. Déjà par son originalité... Un livre de confidences d'inconnus, qui racontent pour se délester ou partager, ou encore, juste pour voir, pour vivre cette étrange situation. Les yeux bandés de Marie garantissent l'anonymat (celui qui libère la parole), mais permettent aussi à Marie de se concentrer juste sur la voix, de ne porter aucun jugement physique ou autre.

Et nous voilà, avec Marie, à recevoir nous-mêmes ces confidences, à en être bouleversés, remués, émus, amusés, étonnés. Ce sont des fragments de vie, des instants qui sont narrés ici. Mais certains d'entre eux ont eu des conséquences sur une vie entière. Il y a des victimes, des "coupables", des "spectateurs", des "acteurs". Des personnes que l'on voudrait serrer dans nos bras, d'autres que l'on voudrait gifler. Bien sûr, certaines de ces confidences sont plus dures à entendre que d'autres, mais à travers toutes celles-ci, c'est un véritable kaléidoscope de l'âme humaine, de la diversité des êtres, des classes sociales, d'éducation etc... De quelques phrases à quelques pages, ces confidences sont des entraperçus de mille et une vies, joies, douleurs, peurs, peines, rêves, souvenirs...

Le tout est d'une réelle intensité... Des secrets lourds sont révélés... et suivis par des confessions qui paraissent plus insignifiantes, mais qui ont leur importance pour ceux qui la disent, qui sont déjà un pas... Parfois, on devine une grande solitude aussi. Ce recueil de confidences, pendant lesquelles Marie Nimier ne prenait pas de notes, est donc forcément vu par son prisme, son interprétation, sa compréhension. Il pourrait être aussi perçu comme un recueil de 48 petites nouvelles... Mais c'est un roman, porté par une plume magnifique, délicate et juste. Une autrice vraiment généreuse que je découvre avec cet ouvrage, et qui me donne une folle envie d'en lire d'autres. 

Je conseille donc chaleureusement !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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