Publié le 1 Novembre 2013

http://fr.web.img1.acsta.net/pictures/210/407/21040735_20130916181657638.jpgSynopsis : Thor : Le Monde des ténèbres nous entraîne dans les nouvelles aventures de Thor, le puissant Avenger, qui lutte pour sauver la Terre et les neuf mondes d’un mystérieux ennemi qui convoite l’univers tout entier… Après les films Marvel Thor et Avengers, Thor se bat pour restaurer l’ordre dans le cosmos, mais une ancienne race, sous la conduite du terrible Malekith, un être assoiffé de vengeance, revient pour répandre les ténèbres. Confronté à un ennemi que même Odin et Asgard ne peuvent contrer, Thor doit s’engager dans son aventure la plus dangereuse et la plus personnelle, au cours de laquelle il va devoir s’allier au traître Loki pour sauver non seulement son peuple et ceux qui lui sont chers, mais aussi l’univers lui-même.
 
 
Avec Chris Hemsworth, Natalie Portman, Tom Hiddleston, Anthony Hopkins
 
 
 
 
 
 
 
 
-toile3.jpg
 
Mon humble avis : Ah, un petit Marvel, y'avait longtemps ! Ca fait du bien, ça détend !
Thor, c'est le plus fort ! Plus fort que la mort ! Là où les autres super-héros se contentent de sauver une ville ou la terre entière, Thor sauve l'univers intersidéral, presque à lui tout seul !!! Bon, c'est sans compter la magie qui explique l'inexplicable... Inexplicable parce que faiblesse du scénario, hollywoodisme exacerbé, vraie magie liée aux légendes ou encore, événements qui nous seront expliqués, dans le 3ème, 4ème ou 10ème épisode.
Déjà vous avez compris que les non fans du genre passeront leur chemin vite fait ! Les fan SF, Comics apprécieront cet excellent divertissement, qui, à grand renfort d'effets spéciaux magistraux et d'une 3D sympathique, nous emmène dans d'autres mondes, notamment, celui des ténèbres pour des combats toujours plus fous les uns que les autres. C'est là que ce situent les forces de cet opus... Ah oui, et puis aussi dans les beaux muscles toujours bandés de Thor, alias Chris Hemsworth... Le film n'est pas aussi profond que ces beaux yeux bleux... Et je n'imagine pas les tonnes de fonte qu'il a du soulever pour parvenir à cette silhouette !
Mais, depuis que ma copine AGFE m'a dit que ce héro était tiré de la mythlogie scandinave, je le regarde avec plus d'intérêt, voire d'indulgence malgré les clichés... Car n'oublions pas non plus que ces films ne sont pas dénués d'humour et de clins d'oeil qui amuseront franchement les comic's fans ! Ici, c'est une brève apparition de Captain America, qui d'ailleurs va "prochainement" revenir sur nos écrans, si j'en crois la Bande Annonce vue hier !
Bon, quid des autres acteurs ? Tom Hiddleston brille dans le costume de Loki ! Très surprenant, pas écrit d'avance. Sombre et lumineux, il pourrait bientôt voler la vedette à son frangin Thor. Certain disent qu'il mériterait une licence à lui seule. Assez d'accord, ça changerait un super héros méchant, mais pas toujours !
Nathalie Portman est amusante dans ce rôle super léger qui doit bien la reposer de ces précédents films tel Black Swan. Dans la peau d'une scientifique aux méthodes qui semblent plus relever de la voiture téléguidée que de la grande technique de pointe, elle est sans conteste l'atout charme pour les hommes et la preuve irréfutable que même si les emmerdes arrivent par les femmes, il est clair que l'homme serait incapable d'être bon et de sauver l'humanité sans un bout de femme à ses côtés !!!
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 30 Octobre 2013

http://www.mettre-en-culture.com/img/visuels/le_photographe.jpgBD - Editions Dupuis - 80 pages - 16.50 €

 

 

 

Parution en : ? , mais réédition en 2012

 

 

 

 

L'histoire : Didier est photographe... Il arrive au Pakistan où il rejoint une mission MSF, alors que la guerre fait rage dans l'Afganistan voisine. La guerre, celle contre les Russes, dans les années 80.

Avec l'équipe MSF*, il découvrira la vie, les us et coutumes tant des pakistanais, des réfugiers afgans, et de ces médecins du bout du monde. Il les accompagnera au coeur de l'Afganistan, après des jours et des nuits de marche, pour porter secours... Didier sera le photographe, le témoin.

 *Medecins Sans Frontières

 

 

Tentation : AGFE qui m'en a parlé et je l'ai trouvé à la bib... par hasard !

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

-toile4.jpg

 

 

 Mon humble avis : Encore une BD passionnante et oh combien enrichissante ! Je vais vraiment de surprise en surprise dans l'univers BD, univers qui tend aussi vers l'infini.... Tant mieux, cela me va bien, vu que pour l'instant, je suis plutôt en panne de lecture.... Enfin, c'est plutôt mon intérêt qui est détourné en fait....

Le photographe, c'est 3 tomes en tout. Bien sûr que je lirai les deux autres. C'est aussi une BD très originale dans la forme.... En effet, au milieu des planches ou sur des pages entières, sont insérées de véritables photos, celles là mêmes prises par Didier Guibert lors de son voyage en Afganistan voilà bientôt.... trente ans. Les photos sont parfois aussi reproduites sous le format "négatifs" toujours en noir et blanc. Cette alternance est très agréable, et permet qui plus est de réaliser le travail ou le minimalisme nécessaire pour représenter un paysage en dessin BD !

Certes, l'histoire date d'il y a presque 30 ans... Et pourtant, elle n'est hélas pas démodée. Certes, les photographes ont troqué leurs réflex et leurs pellicules contre du numérique, mais les guerres sont toujours les mêmes. Même si l'ennemi a changé de nom. Ou même si la Guerre se déplace.... L'Afganistan a été très présente dans les médias ces dernières années... Mais cette histoire, depuis, aurait pu prendre place en Irak.. ou en Syrie...

J'ai beaucoup aimé les relations entre les membres d'MSF, l'accueil que ces derniers réservent à Didier, l'instruction, le manuel de survie qu'ils lui donnent. C'est toujours intéressant, des détails que l'on imagine pas, qui révoltent souvent, qui surprennent parfois. C'est une véritable plongée dans un autre monde et l'on ne peut qu'être qu'admiratif devant ces hommes et ces femmes qui s'y fondent le plus possible, qui vivent pour les autres, au mépris des dangers. Ce récit n'est absolument pas ennuyeux , linéaire ou monotone. Car l'auteur distille pas mal d'humour et rapporte l'humour toujours présents entre membres MSF. Quelque part, cette BD me fait énormément penser à celles de Guy Delisle (Pyong Yang, Chroniques birmanes, Chroniques de Jérusalem...). Le même regard extérieur, outré, amusé, perplexe.... Mais une façon différente de l'exprimer.

Les horreurs de la guerre et leurs conséquences ne nous sont pas totalement épargnées, les différences culturelles sont manifestes (comment ne pas être révoltée devant la façon dont un Mouj' fait avancer son cheval), les mille et une précautions nécessaires pour partir en caravane à travers le pays (ne serait-ce que l'amballage des collis, avoir sur soi une couverture afgane pour se camouffler en cas d'arrivée des hélicos), le dévouement des uns, la brutalité des autres, l'incompréhension de tous... Oui, c'est instructif et poignant à la fois. A lire absolument !

 

 

 http://www.coinbd.com/series-bd/le-photographe/tome-2/images/planche/photographe_t2.jpg

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Repost0

Publié le 28 Octobre 2013

 http://4.bp.blogspot.com/-tm908-khbl4/Ui1fIp4dxKI/AAAAAAAAjNk/ZB_2DD7MaV8/s400/De-Gaulle.jpg     BD - Editions Dargaud - 46 pages - 11.99 €

 

 

 

 

Parution le 7 décembre 2007

 

 

L'histoire : Eté 1956... Lassé de l'ingratitude des Français et de la médiocrité de leurs dirigeants, le libérateur de la France décide de prendre quelques jours de vacances bien mérités....

 

 

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-toile3.jpg

 Mon humble avis : Le Grand Charles part à la plage avec Simone, son épouse et Lebornec, son aide de camps, qui fait aussi office de pigeon, homme à tout faire, garde du corps...

Quel pari hardi que de faire rentrer un tel Homme historique dans des planches de BD, et un tel discours dans des bulles !

Mais pari remporté, car le moment de lecture est vraiment bon, détente assurée, accompagnée de nombreux sourires, voire de quelques rires !

Une petite leçon d'Histoire ne fait jamais de mal, même si celle ci est très burlesque. Mais ici sont repris les bourdes, les phrases célèbres, le caractère, la mégalomanie extraordinaire du "sauveur de la France". Tout y est, depuis l'Appel au "Je vous ai compris" au "Vive le Quebec Libre, j'en passe et des meilleures adaptées à la situation et assaisonné à la sauce comique. Au point que l'on tombe plutôt dans la caricature, déjà dans les dessins. Le graphisme minimaliste est très parlant, mais ne m'a pas franchement plu, c'est la mon seul "Hic" dans l'histoire. D'ailleurs, à propos de cette Dame avec un "H", j'ignore si cette BD est proche de la Vérité Historique, j'imagine qu'elle ne lui est pas tout à fait étrangère... Et j'avoue, je découvre le bonhomme  Ultra mégalo, ultra autoritaire, ultra égocentrique. En tout cas, répliques et dialogues sont bien trouvés !

Mais ne boudons pas notre plaisir, qui lui est bien réel. D'ailleurs, je verrais bien d'autres hommes politiques plus contemporains aller à la plage aussi. Je crois qu'il y a matière ! Allo Jean-Yves Ferri ? François veut aller à la plage, et il y rencontrerait Nicolas, ou Angela, ou Manuel... !

 

Allez, découvrez vite "La taque-taque-tique du Général pour aller de sa serviette à la mer ! 

 

 

 

 

http://bdi.dlpdomain.com/album/9782205059663-page4-I400x523.jpg

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Repost0

Publié le 26 Octobre 2013

SAM_3955.JPG En octobre, la romancière Claudie Gallay a répondu présente à l'invitation de la librairie Lefailler... Dans une médiathèque Rennaise, elle a donc présenté son dernier ouvrage, intitulé Une part de Ciel.

Bien sûr, j'ai assisté à cet événement et j'ai pris quelques notes, dont voici des extraits !

 

 

http://cache.20minutes.fr/illustrations/2013/07/16/part-ciel-1370525-616x0.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est l'histoire de Carole, qui retourne dans sa famille au coeur de la Vanoise. Elle y a rendez-vous avec son père, l'absent.. rendez vous fixé via une boule de neige...

 

 

 

 

 

SAM_3964.JPG   CG : La première idée et image de ce livre, ce fut le lieu. Tous mes romans partent d'un lieu. Je voulais aussi traiter de la fratrie. J'aime les lieux géographiques forts, rudes. Je suis native du Dauphiné, donc je connais ces montagnes. Et puis il y a eu le personnage de Gaby, un peu rustre, qui n'a jamais quitté ce lieu. C'est donc l'histoire d'un lieu et de quelqu'un.

 

 

 Arnaud, l'interviewer : Pourquoi Carole veut voir son père, qu'elle n'appelle même pas Papa ?

CG : Oui, c'est un père un peu absent, qui partait mais qui revenait toujours. La mère aimait ses retours, elle s'apprêtait.... On ne sait pas trop où ce père habite... Et puis, il convoque ses enfants et ses 3 enfants vont se retrouver.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SAM_3957.JPG Arnaud : Pourquoi vouloir rassembler 3 solitudes au même endroit ?

CG : Il fallait qu'ils soient seuls tous les 3, à un moment où ils sont sans conjoint, pour pouvoir se retrouver. Avec un frère ou une soeur, si les conjoints sont là, on ne dit pas les mêmes choses. Le cocon, ce sont les souvenirs car la maison n'est plus là, elle a brûlé. Ils vont devoir retrouver ensemble ces souvenirs et se réconcilier autour de ça.

 

 

 

Arnaud : Celui qui s'en va est il le plus fort ou le plus faible ?

CG : Carole n'est pas très à l'aise dans ce lieu C'est difficile de revenir, on est toujours étrangère... elle se laisse donc doucement réapprivoiser.

 

Ecrire l'attente et l'absence n'est pas compliqué mais il fallait oser la lenteur, admettre la lenteur des détails. Je ne pouvais pas faire un livre de 200 pages. Une fois ce fait accepté, je me suis dit que ce livre ne pouvait pas être écrit autrement...

 

 

 

CG : Au début, pour moi, c'était Gaby qui était faible, fragile. Elle est au quotidien, c'est la débrouille sans son mari. Finalement, celle qui est la plus fragile, c'est Carole, celle qui revient

SAM_3968.JPG et a besoin de Gaby. J'aime ce lien indestructible entre les deux soeurs. Gaby a beaucoup changé depuis ma première version du roman.

 

 

Arnaud : La mère a-t-elle aimé à égalité ses enfants et en fonction de l'ordre dans lequel elle les a évacué lors de l'incendie ?

CG : C'est une question terrible que peuvent se poser des frères et soeurs. Ai-je été aimé, mieux, pareille, moins ? C'est une question essentielle par rapport aux parents. C'est le noeud du livre. La première scène que j'ai écrite, c'est la fin du livre. Je savais que je voulais aller là-bas, sans savoir par où l'allais passer.

 

 

Arnaud : Il y a une forte dimension visuelle dans ce livre....

CG : C'est important pour Carole, alors ça le devient pour moi. Au départ, ce sont des taiseux qui disent beaucoup de choses par des gestes, des regards... C'est un livre à lire lentement car beaucoup de choses sont dites autrement que par le verbe. Il y a des silences qui cachent des choses et d'autres qui en révèlent. Il y a des choses qu'il faut deviner et qui ainsi prennent un poids de vérité car elles sont découvertes.

 

 

 

 Arnaud :  Comment avez vous inventé ce village ? Comme le bout du monde ou comme le lieu le plus beau du monde ?

CG : Difficile à dire. Ce sont des villages où personne ne s'arrête alors que si on s'y arrêtait, on y trouverait de la vie. C'est aussi le bout du monde... car il faut marcher sur les chemins pour les garder vivants.

 

 

Arnaud : Pourquoi en faire un village à l'avenir précaire ?

CG : C'est porreux avec ma propre histoire. Ca me touche beaucoup ces villages qui évoluent avec le progrès. J'ignore si c'est une bonne chose ou pas, cette modernisation. Je ne suis pas paséiste, mais j'ai toujours mal aux paysages qui disparaissent. Quand j'aime un paysage, je voudrais qu'on y touche jamais.

 

 

Arnaud : Vous évoquer la lenteur pour ce roman et pourtant, vos phrases sont courtes. Comment avez vous décidé cela ?

CG : Je ne décide pas et c'est dommage car cela irait bien plus vite si je décidais. C'est un texte que j'ai écrit plusieurs fois. J'ai commencé en septembre. Donc, quand je suis arrivée au corps du livre, c'était l'hiver. Par contre la relecture s'est faite au printemps, donc c'était moins facile de se croire en plein hiver.

 

 

Ma question : A quoi ressemble une journée de Claudie Gallay, l'écrivaine ?

CG : Je suis au bureau à 5h du matin. C'est l'heure où on ose le plus en écriture... jusqu'à 8 ou 9h, tous les jours. Le soir, je relis. Et l'après midi, je vis ! Ce que je préfère dans le travail de l'écriture, c'est le choix du mot juste, précis. Ne pas trahir la langue, la façon de parler du personnage. C'est compliqué de savoir quand s'arrêter, au moment juste. Je prends beaucoup de notes, j'ai toujours des carnets avec moi.

 

CG : Aucun des personnages de vient d'une seule personne existente. Ils sont vraiment inventés, contrairement aux paysages qui existent.

 

Ma 2ème question : En cas d'incendie, lequel de vos livres sauveriez vous en premier ?

CG : Je sauverais mes notes du prochain livre !

 

 

 

  Passons aux photos qui complètent ma collection d'effets de mains d'auteurs !

 

 

 

SAM_3974.JPGSAM_3965.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SAM_3966.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PEINTURE 3543 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Auteurs : rencontres et conférences

Repost0

Publié le 24 Octobre 2013

http://fr.web.img3.acsta.net/pictures/210/327/21032768_20130828161559985.jpg   
Synopsis : Dans la tribu Malaussène, il y a quelque chose de curieux, de louche, d’anormal même diraient certains. Mais à y regarder de près, c’est le bonheur qui règne dans cette famille joyeusement bordélique dont la mère sans cesse en cavale amoureuse a éparpillé les pères de ses enfants. Pour Benjamin Malaussène, bouc émissaire professionnel et frère aîné responsable de cette marmaille, la vie n’est jamais ennuyeuse. Mais quand les incidents surviennent partout où il passe, attirant les regards soupçonneux de la police et de ses collègues de travail, il devient rapidement vital pour le héros de trouver pourquoi, comment, et surtout qui pourrait bien lui en vouloir à ce point-là ? Benjamin Malaussène va devoir mener sa propre enquête aux côtés d’une journaliste intrépide surnommée Tante Julia pour trouver des réponses.
 
 
 
Avec  Raphaël Personnaz, Bérénice Bejo, Guillaume De Tonquédec, Emir Kusturica
 
 
 
 
-toile3.jpg
 
 
 Mon humble avis : Au bonheur des ogres est l'adaptation du roman éponyme de Daniel Pennac, que je n'ai pas lu ! Donc point de comparaison de mon côté !
J'ai aimé l'univers désuet dans lequel ce film nous fait évoluer : les grands magasins et leurs mystères, leurs mythes, l'aspect magique pour le regard d'un enfant. La réalisation originale lui donne en plus un aspect fantaisiste, presque féérique malgré les drames qui se trament. Oui, c'est vraiment mignon en fait. Le petite tribus en mal de pères et de mère est attachante tout en étant rigolote. Et ces histoires de girafes que Benjamin (Personnaz) racontent à ses frères et soeurs tout ouïs c'est beau... Cette façon qu'il a d'édulcorer la réalité pour que sa fratrie ne s'inquiète pas, soit fière, oui, c'est vraiment touchant.
Les comédiens campent à merveille rôle, que ce soit en grand frère dépassé mais qui gère à peu près, en journaliste glamour prête à tout, ou en petit bambin dans la lune, déconnecté, à raison...
Plaisanteries et gags sont bien trouvés et donnent le sourire. Oui, c'est une histoire qui pourrait nous ramener en enfance. Et ce métier de bouc-émissaire ! Ah ! Quelle trouvaille ! Si près de la réalité en même temps.... puisqu'il suffit d'avoir un métier en contact clientèle grand public pour faire partie de cette congrégation que j'imagine.... imaginaire !
Il est juste dommage que l'intrigue tarde quelque part à se mettre en place, qu'il nous faille un certain temps à saisir que tout cette équipe veut nous emmener vers un dénouement précis, et dénoncer un fait de société tout aussi.... précis !!!
De ce fait, le premier tiers du film m'a semblé long, limite ennuyeux.... Ou plutôt décevant par rapport à la bande annonce qui paraissait promettre plus de rythme.
Mais j'ai bien aimé tout cette galerie de personnage, et l'aspect un peu "époque Guignol" revisitée à la sauce plus moderne. Mon enthousiasme de débordera donc pas devant ce film gentillet, surtout que juste après, je suis allée en voir un autre... bien plus cynique et qui m'a fait rire aux éclats... C'était "Neuf mois ferme", de Dupontel !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 22 Octobre 2013

http://fr.web.img3.acsta.net/pictures/210/303/21030330_20130823114607709.jpgSynopsis : Ariane Felder est enceinte ! C'est d'autant plus surprenant que c'est une jeune juge aux mœurs strictes et une célibataire endurcie. Mais ce qui est encore plus surprenant, c'est que d'après les tests de paternité, le père de l'enfant n'est autre que Bob, un criminel poursuivi pour une atroce agression ! Ariane, qui ne se souvient de rien, tente alors de comprendre ce qui a bien pu se passer et ce qui l'attend...
 
 
 
 
Avec Sandrine Kiberlain et Bernard Dupontel
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
-toile4.jpg
 
 
 
 Mon humble avis : Ahahah ! Hilarant, décalé, cynique, loufoque.... excellent ! Quel bonheur de rire autant, et de concert avec toute un salle ! Pas une minute d'ennui, des dialogues aux petits oignons sauce Dupontel, donc avec des oignons frais qui piquent là où il faut et qui font pleurer de rire. On est dans la cocasserie du début à la fin, mais avec avec le piment vachard qu'on adore avalé d'un coup, mais qui reste en bouche longtemps ! Le piquant de Dupontel, j'en veux, j'en redemande. D'ailleurs, une copine qui avait vu le film la veille est revenue avec moi ! C'est dire.
Sandrine Kiberlain est une fois de plus dans un rôle qui lui va comme un gant, ou une tenue de juge ! Géniale en magistrate rigide, mariée à son travail et subissant des collègues dont le nom rime avec connard !!! "Pour fuir les autres, parfois, le meilleur moyen est de rester avec eux" ! Qui plus est, elle finira par se trouver devant un cas de conscience que l'on est loin d'imaginer en début de film.
Dupontel renfile sa panoplie de type au faciès d'abruti et au QI proche de celui d'une moule.... En apparence, car bien plus subtile qu'il ne le montre.
Les personnages secondaires sont tout aussi jubilatoires que les deux stars... Entre le juge Bernard et l'avocat bègue, la galerie est bien gratinée !
Les gags se suivent, parfois, on les attend, même cette attente est déjà un vrai délice, on en rit d'avance !
La société coince ? Dupontel décoince d'une irrévérence soignée, une mise en scène ultra maîtrisée, et un rythme qui fait de nous des cascadeurs du rire.
Et voici la magistrature passée au peigne fin et rhabillée pour quelques hivers d'humour noir !
Albert, encore !!!!
 
 
 
 
  

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 20 Octobre 2013

Il y a quelques semaines, toujours armée de mon joujou I.Phone, je me suis baladée sur les rives de la Rance, à la recherche de d'Instaplaces, pour prendre des instaphotos, en compagnie d'une instafriend lors d'une instawalk !

Vous devez vous dire que je parle une langue bizarre... Qui est devenue ma seconde langue depuis début septembre. Toujours à fond sur Instagram (appli internationale de publication de photos sur smarphone), j'en ai appris les us et coutumes, et le vocabulaire des hashtags !(mots clés). Si vous êtes sur instagram, vous pouvez me suivre sous le pseudi @geybuss ! Et comme pour moi, les réseaux sociaux ne sont pas une fin en soi mais un moyen... Je me suis faite une nouvelle copine via instagram. Elle habite près de St.Malo.... Donc on se retrouve, on va shooter et ensuite : bonne bouffe  Bref, c'est sympa !

 

La Rance (Renk en breton) est un fleuve côtier du nord de la Bretagne. Elle prend sa source dans les monts du Méné à Collinée, dans le département des Côtes-d'Armor, et se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo dans le département d'Ille-et-Vilaine. A son estuaire, se trouve l'usine marée-motrice de la Rance. Et dans ces environs, la Rance est un fleuve à l'eau salée qui subit aussi les marées ! On peut donc y aller plusieurs fois, le paysage sera différent ! Source d'inspiration infinie donc !

 

Une petite carte aérienne pour situer et ensuite, le résultat de ce chouette après-midi !

 

http://espace-svt.ac-rennes.fr/lithotheque/Rance/images/Rance_earth.jpg

 

 

 

 Instagram-3556.JPG

 

 

 Instagram-3561.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Instagram-3554.JPG

 

 

Instagram-3569.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Instagram-3560.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Instagram-3558.JPG

 

 

 Instagram-3585.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Instagram-3568.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Instagram-3390.JPG

 Instagram-3495.JPG

 

 

 

 

 En espérant que cela vous ait plu, je vous dis à dans 2 semaines pour une autre instabalade ! 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde, #Voyage en Bretagne

Repost0

Publié le 18 Octobre 2013

 Roman - Editions Gallimard - 3h20 d'écoute - 20.20 €    http://www.images-chapitre.com/ima2/original/657/23665657_6107002.jpg 

 

 

Parution en audio en 2004

 

 

L'histoire : Pendant la Grande Crise américaine, deux travailleurs vont de ferme en ferme californienne et louent leurs pour quelques dollars.... Lenny est un colosse attardé mental, George est petit mais est le garant de leur sécurité.

Car Lenny va toujours au devant des problèmes dont George tente de le prévenir, de le protéger. Et ensemble, ils partagent le même rêve : une ferme à eux, des lapins, un lopin... Une magnifique histoire d'amitié.

 

Lu par Lorant Deutsch, Jacques Gamblin, Benard Pierre Donnadieu (en autre)

 

Tentation : Un peu de culture ne nuit pas à la santé !

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

-toile4.jpg

 Mon humble avis : Quelle histoire ! Quelle interprétation ! Ou les deux ? Ou l'une grâce à l'autre !?

J'ignore ce qui a tant agi sur moi, mais Des souris et des Hommes a eu un effet magnétique sur moi. Deux pôles opposés qui s'attirent.... Oui, car habituellement, ce n'est pas par grand élan naturel que je me dirige vers des romans "classiques", qu'ils soient français ou d'origines diverses. Le "classique" me rebute depuis des temps scolaires. Et une fois de plus, cette lecture me prouve que j'ai tort !

Le plus souvent, les travailleurs mobiles comme le sont George et Lenny sont seul... Ils vivent dans une solitude infernale imposée par leur style de vie (ou de non vie) et par la pauvreté. Ils ne s'installent durablement nulle part, ne possède rien d'autres que ce qu'ils portent sur le dos. Mais pour George et Lenny, c'est différent. Lenny, le grand simplet qui aime caresser des choses douces (les souris entre autre) à George, un petit gars sec et vif, et un cerveau pour deux. George a Lenny, une force de la nature, dont on ne sait pas tout à fait s'il est un poids pour George. Alors, ils ne sont pas seuls. George protège Lenny contre sa bêtise du mieux qu'il le peut... par devoir ? Par intérêt, par attachement réel ? Et ce rêve qu'ils partagent et qui soudain, paraît prêt de se réaliser ? Un pur fantasme ? Une possibilité ? Un encouragement de l'un pour l'autre ?

La tension monte... On se demande si l'ineluctable presque annoncé par Steinbeck se réalisera, ou si l'auteur épargnera ces hommes.

L'histoire se déroule en Californie,  à Soledad... J'ignore si c'est important. Quoiqu'il en soit, il y règne vraiment une atmosphère du sud américain, amplifiée par les bruitages très soignés de cette éditions audio... On devine le crépitement du feu, le soir qui tombe, les sabots des chevaux et l'harmonica nous offre de magnifiques interludes. C'est une immersion dans une époque, les années 30, dans le coeur de l'Amérique, le ranch. Des images nous viennent d'elles mêmes tête. Une multitude de personnages entre en scène, que je n'ai pas toujours différencier tout à fait, peut importe. Je me suis plus qu'attachée aux deux anti héros George et Lenny, même si l'un n'est pas toujours très gentil avec l'autre et que l'autre est le simplet dans toute sa spendeur... Comme un enfant que l'on voudrait protéger. Cet attachement, cette amitié qui lie les deux hommes est tout simplement sublime, bouleversante, même si... Cette histoire est captivante, y entrer signifie ne plus en sortir, et même garder ces deux hommes dans notre mémoire un bon bout de temps...

Cerise sur le gâteau... Ce livre audio est le meilleur qu'il m'ait été donné d'écouter. D'une qualité exceptionnelle. Une voix différente par personnage plus un narrateur. Et ces voix, elles ne lisent pas, elles interprêtent, elles vivent, elles interpellent, elles remuent. Imaginez l'acteur Jacques Gamblin qui entre dans la peau de Lenny, l'attardé. George, quant à lui, est magistralement campé par un Lorant Deutsch au sommet de son art qui, à l'époque (en 2004), n'était pas encore reconnu à sa juste valeur. Saisissant ! Les chefs d'oeuvre atemporels existent bien ! 

 

 

 free-road-trip-games-audio-book

                                                             Chez Val

 

 

 

 

                                                                Chez Fersenette   

 

 

 

 

 

L'avis de Sandrine

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 16 Octobre 2013

http://www.froggydelight.com/images/octobre2013/bernadette_pecassou.jpgRoman - Editions Flammarion - 306 pages - 20 €

 

 

 

Parution le 9 octobre 2013

 

 

 

L'histoire : Celle d'Ashmi, jeune népalaise des montagnes, qui a accès à l'éducation, puis devient journaliste, ce qui est extrêmement rare pour une femme dans ce pays. Mais Ashmi doit faire face à une société sclérosée par les traditions millénaires et le système des castes. Elle finit par déranger...

 

 

 

 

Tentation : La magnifique couv + le pitch

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-toile2.jpg

 

 Mon humble avis : Un intéressant voyage sur les chemins du Népal ou dans les ruelles de Katmandou, mais une lecture oh combien fastidieuse...

Sous toit du monde nous emmène dans les veines (ce que l'on voit) et les artères (ce que l'on ne voit pas) du Népal. A ce titre, ce roman retient l'attention. La place des femmes dans ce pays, la violence de la guerre (terminée) invisible aux touristes, le système des castes dont on ne se rend pas plus compte lorsque l'on est sur place, voilà quelques uns des nombreux thèmes développés dans cette histoire. Qui plus est, ces sujets sont abordés sous des prismes différents qui en donnent une vision globale : Le népalais qui a grandit en France et qui revient aux pays, l'Anglaise qui a fait sienne cette terre, l'étudiante Népalaise que des fonds humanitaires ont sortie d'une extrème pauvreté, des journalistes, des directrices d'université, des voyageurs. On sent une romancière assez bien documentée sur la société népalaise et ses clivages. Quant à Ashmi, la jeune héroïne, elle est attachante, vraiment.

Mais le bât blesse au niveau de l'écriture, du style. Il fait même plus que blesser, il horripile et a failli avoir raison de mon endurance et de ma patience livresques...

Ce roman est édité par une maison de renom qui possède quelques moyens. Et pourtant, sur les 100 premières pages, j'ai cru que ce texte n'était pas passé par la case correction, ou encore que l'éditeur avait, sans s'en rendre compte, envoyé une mauvaise version à l'imprimeur... Ensuite, soit cela s'est un peu arrangé, soit je me suis "habituée", mais j'ai moins saisi mon crayon à papier pour entourer et souligner en soupirant d'agacement.

Poncifs à la pelle, répétitions tant dans le verbe que le sentiment exprimé, du pathos à noyer un himalayen, présence d'adjectifs systématique et multiple à côté de chaque nom commun, bons sentiments qui dégoulinent enrubannés de miel...

Sans compter que touristes, voyageurs, marcheurs, trekkeurs, grimpeurs se font rhabiller pour l'hiver, et ce de manière métronomique et quasi sans distinction. Toutes les cinq pages où presque, le refrain revient "méchants touristes, grimpeurs inconscients, pollueurs, exploitants, forcément richissimes, irrespectueux et désintéressés de la culture locale, prétentieux, capricieux...."

Fin 2005, je suis allée au Népal, au Camp de Base de l'Annapurna (ABC - 4200m). Et bien non, il n'y a pas que ce genre de personnes au Népal. Je ne doute pas qu'il existe, mais il est minoritaire. Nous accompagnait un himalayiste plus que confirmé, un amoureux du Népal et de son peuple, et je peux vous dire qu'il ne ressemblait à rien aux abrutis de la course aux sommets décrits ici. De la tempérance dans le propos aurait été la bienvenue pour remplacer d'autres incohérences flagrantes.
Dommage, un livre à l'intérêt certain mais desservi par son écriture.

 

 

 

  00490013.JPG

 

 

 

   

                                                                                     7/6 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 14 Octobre 2013

http://chezmo.files.wordpress.com/2010/11/abdallahi01.jpgBD en 2 tomes, éditions Futuropolis - 86 pages X 2 - 27 € en coffret

 

 

 

Parution en 2006

 

 

 

L'histoire :  Celle, romancée, de René Caillé, fils de bagnard, qui, parti de St Louis du Sénégal, fut le premier blanc à entrer seul... et à sortir vivant de la ville mythique Tombouctou (Mali), après un périple de 4000 km.

 

 

 

Tentation : Couv et pitch

Fournisseur : la bib

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-toile4.jpg

 

 

 Mon humble avis : Cette BD est une galerie d'art ! Oui, c'est notamment ainsi que je l'ai perçue. Plus qu'une BD ! Peux t-on parler de graphisme quand chaque planche, chaque case n'est pas un dessin, mais une peinture, une peinture à l'huile il me semble. Ainsi, on entre dans cette oeuvre comme dans une galerie, et on admire les planches comme des toiles uniques. Mises à part celles qui représente la violence et les cruautés de ce périple, je me verrais bien décorer mon appartement de tels tableaux, qui sont une telle invitation au voyage, à l'observation... L'ocre du désert, les scènes de vies dans les villages reculés d'Afrique. Quel travail ! Quelle beauté ! Quelle réussite ! Une immersion au coeur de l'Afrique du 19ème siècle.

abdallahi-tome-2-_-traversee-d-un-desert-6818.jpg

Venons en au sujet : Passionnant, fascinant, enrichissant, instructif ! Comme j'ai appris avec cette BD ! René Caillé est plutôt un paria, car fils de bagnard et orphelin. Il ne rêve que de découverte, et de réaliser un exploit : ce sera d'être le premier blanc à entrer et sortir vivant de Tombouctou, à l'époque où la ville était interdite aux blancs. Il fera ce voyage "seul" et "sans" assistance, entre 1825 et 1828... Je mets des guillimets, car il sera accompagné une bonne partie du voyage par Arafanga, un noir, esclave affranchi. Pour parvenir à son but, René devient Abdallahi le Maure, puis l'Egyptien. Il se convertit à l'Islam qu'il pratique assiduement, apprend l'arabe auprès des peuplades mauritaniennes et joue "son" rôle jusqu'au bout. Abdallahi nourrit des rêves d'absolu, d'horizon toujours plus loin mais il est vite rattrapé par les difficultés du voyage qui se transforme bientôt en enfer. Il échappera plusieurs fois à la mort des mains de l'homme, comme de la maladie, car son corps, celui qu'il cache, est bien celui d'un blanc, inapte à un tel périple.

 

"Certains rêves sont mortels, ils sont plus forts que la vie. Il m'aura fallu venir ici pour le savoir".

 

L'intérêt culturel de ces deux BD est indéniable. J'y ai appris moult choses sur l'Afrique, sur les débuts du colonialisme, sur l'esclavage. Je pensais l'esclavage "l'apanage" des blancs à l'époque, tout en sachant qu'il fallait déjà des noirs pour vendre leur frère, père, mère. Mais j'ai découvert ici que Maure et Arabes n'étaient pas étrangers du tout à ce trafic ignoble et que celui ci s'étendait jusqu'en Orient. D'intéressantes et sensées réflexions sur le voyage, la découverte de l'autre, le respect des cultures parsèment les pages. Le personnage s'interroge aussi sur la religion. Tout au long de son voyage, il prendra discrètement des notes dans son Coran pour décrire paysages, villes, tribus, peuplades. S'il s'était fait prendre à ce jeu, c'était la mort qui l'attendait.

René Caillé, surnommé "Le Marco Polo de l'Afrique", fut considéré comme un des premiers africanistes : anti-esclavagiste, humaniste, respectueux des hommes et des civilisations rencontrées. Bref, un blanc vraiment pas comme les autres pour qui les noirs n'étaient alors que des "sauvages". René Caillé pensait pouvoir abolir l'esclavage dans cette région du Sahel. Il semble hélas que ses découvertes soient un peu à l'origine du colonialisme... Les bonnes intentions des uns, détournées par d'autres qui se croient supérieurs et s'octroyent tous les droits.

 

Bref, une BD plus que magnifique et passionnante ! INCONTOURNABLE ! 

 

 

 Bien entendu, Google ne livre pas les plus belles planches, mais celles ci annoncent tout de même la couleur !

 

 

 

 

http://www.canalbd.net/img/couvpage/13/9782754800136_pg.jpg

 

 

 

http://bdsnews.files.wordpress.com/2008/04/abdallahi-t2-pl-3.jpg 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Repost0