Publié le 7 Octobre 2017

Avec Mickaël Gregorio et plein d'invités mystères surprises !

 

Synopsis : 

Après avoir séduit plus d’un million de spectateurs, Michael Gregorio propose au public de vivre ou revivre ce spectacle exceptionnel au cinéma en France, en Suisse et en Belgique.

Michael Gregorio a choisi le grand écran pour célébrer ses 10 ans de carrière !

Vendredi 29 septembre à 20h00 sera diffusé en exclusivité le dernier one man show du jeune artiste.

Au programme de cette soirée, les meilleurs moments de ses trois spectacles revisités, des sketches inédits, de nouvelles voix, des invités exceptionnels et des surprises…

Capté à l’AccorHotels Arena en décembre 2016, ce spectacle sera à vivre au cinéma en image HD et en son 5.1.

 

 

Mon humble avis : C'était la semaine dernière au cinéma, séance unique de diffusion du dernier spectacle de Mickaël Gregorio, filmé l'année dernière à Bercy (oui, je suis de la vieille école, pour moi, l'AccorHotels reste Bercy !)

Séance unique, alors pourquoi l'évoquer ici me direz-vous ? Et bien parce que sa tournée n'est pas terminée et qu'il reste quelques dates, peut-être pas très loin de chez vous. Vous trouverez ces dates ICI !

Si l'une d'entre-elles vous correspond, cliquez sur réserver, foncez tête baissée, je pense que vous passerez une soirée aussi excellente que mémorable. Sinon, il vous reste aussi la possibilité de vous procurer le DVD ou le Blu-Ray du spectacle, sortie prévue en novembre 2017 (tiens, Noël approche !)

Certes, j'ai vu ce spectacle assise dans mon fauteuil de velours au cinéma (chacun fait avec son lieu de vie, ses moyens et les opportunités). Alors cela n'a sans doute pas la même intensité que le spectacle en live.... ben oui, au ciné, personne n'applaudit, ni ne chante.

Il n'empêche ! Le son était carrément génial, donc l'impression d'y être en vrai pas très loin.

Je connaissais Michael Gregorio juste "comme ça", au grès de ses apparitions télé. J'aimais bien, maintenant, j'adore !

Quel talent ! Quelle énergie ! Quelle imagination ! Quel humour ! Quelle générosité ! Quelles interprétations, tant musicales que chantée ! Quelle bonne zik ! Quel spectacle riche en effet visuels et en surprises, avec des invités inattendus... parfois dans des accoutrements tout aussi inattendus. Après, ces invités n'étaient peut-être présents que pour le jour de l'enregistrement, pas sûr qu'ils aient les disponibilités pour suivre toute la tournée. Mais peut-importe, je dirais qu'ils sont la cerise sur le gâteau et non le gâteau ! 

Emotions aussi ! 10 ans de carrière ! L'artiste se souvient qu'il y a 10 ans, lorsqu'il a commencé, son public représenter les 4 premiers rangs de Bercy et maintenant, il remplit Bercy ! Il y a de quoi être fier et heureux ! Un tel aboutissement ! 

Perso, je suis vraiment bluffée par les talents de Michael Grégorio, parce que oui, ses talents sont multiples. Le premier, qui fait sa réputation, c'est l'imitation... de chanteurs ou chanteuses ! Et ça, c'est sympa car ça change des imitations de politiciens qui ne nous sortent pas du quotidien. Mais Michaël Gregorio se révèle aussi excellent danseur et musicien.

Je suis admirative devant les milliers d'heures de travail, d'entrainement qu'un tel résultat doit représenter. Certes, il s'amuse, nous nous amusons avec lui, mais derrière, il y a un sacré boulot ! Gregorio doit largement dépasser les 35 heures !

Ce qui m'a le plus bluffé ? Gregorio chante mieux que Johnny Hallyday quand il l'imite. Quand il imite U2, en fermant les yeux, on se croit au stade de France avec Bono. Quand à lui seul il chante un trio entre Billie Holiday, Louis Amstrong et Ray Charles. Quand il mélange les univers (ex : Staying Alive des Big Gees sur le rythme d'un slam et avec la voix de Grand Corps Malade, ou encore du Maitre Gims chanté avec la voix et le style d'Aznavour !) Quand il change les paroles de certaines chansons pour les rendre soit hilarantes, soit stupides à mourir de rire, soit les deux !

Bref, tout ça pour dire : si ce n'est pas déjà fait, penchez-vous sur ce personnage, ce génie des voix ! Allez voir son spectacle, procurez-vous son DVD (à regarder avec un casque sur les oreilles pour mettre le son à fond et ne pas déranger les voisins) ! Vous passerez forcément un excellent moment qui vous fera quitter terre, monde, quotidien, pression et soucis durant deux bonnes heures ! Archi jubilatoire XXL !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

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Publié le 5 Octobre 2017

Film d'Eric Toledano et Olivier Nakache

Avec Jean-Pierre Bacri, Jean-Paul Rouve, Gilles Lellouche, Eye Haidara, Hélène Vincent

 

 

Synopsis :  Max est traiteur depuis trente ans. Des fêtes il en a organisé des centaines, il est même un peu au bout du parcours. Aujourd'hui c'est un sublime mariage dans un château du 17ème siècle, un de plus, celui de Pierre et Héléna. Comme d'habitude, Max a tout coordonné : il a recruté sa brigade de serveurs, de cuisiniers, de plongeurs, il a conseillé un photographe, réservé l'orchestre, arrangé la décoration florale, bref tous les ingrédients sont réunis pour que cette fête soit réussie... Mais la loi des séries va venir bouleverser un planning sur le fil où chaque moment de bonheur et d'émotion risque de se transformer en désastre ou en chaos. Des préparatifs jusqu'à l'aube, nous allons vivre les coulisses de cette soirée à travers le regard de ceux qui travaillent et qui devront compter sur leur unique qualité commune : Le sens de la fête.

 

 

Mon humble avis : Nouveau film du duo de réalisateurs d'Intouchables, vu en avant-première !

Ou comment réussir l'organisation d'un mariage même si tout par à vau-l'eau !

On rit beaucoup dans cette nouvelle comédie, excellente évidemment mais qui n'atteint pas l'exceptionnel d'Intouchables. Et puis il y a d'autres moments où l'on est aussi très ému, pas par l'aspect larmoyant ou émotion dégoulinante, non, mais par l'intensité des paroles et des moments. (la grande mise au point presque finale de Bacri restera longtemps ancrée dans ma mémoire, mais je n'en dis pas plus).

Toledano et Nackache nous emmènent dans les coulisses d'un mariage. Heure par heure, nous suivons les derniers préparatifs puis le déroulement de la fête, avec ses imprévus (évidemment comiques pour nous, mais beaucoup moins pour Bacri et sa brigade). Bien entendu, nous sommes ici dans un mariage très haut de gamme et prout-prout !

J'ai perçu quelques petites longueurs et répétitions, sans doute dues à la mise en scène rapide, sans temps mort, obligatoire pour couvrir ces 12 heures et les réduire en 2 heures. Mais par moment, j'aurais apprécié que le film ralentisse un peu, se pose quelque part pour approfondir plus, plutôt que de passer d'une situation comique à une autre presque non-stop.

Les dialogues, aux petits oignons mais aussi bien assaisonnés d'ail et de piments, sont nombreux, excellents et rien n'est dit au hasard. Ce qui semble être un détail dans un échange sera repris plus tard dans le film et trouvera sa raison d'être.

Le casting est truculent et l'on se régale d'un Bacri (certes déjà vu, mais comme on l'aime) dans un rôle écrit sur mesure pour lui.

Le message du film est clair ! Quelques soient les efforts et la contingence mis en place pour la perfection d'une fête, celle-ci ne peut réussir que si chacun a le sens de la fête, de la vie, du partage !

Le sens de la fête se révèle donc un très bon moment de cinéma et de divertissement mais moins subtile et marquant qu'Intouchables !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 3 Octobre 2017

Roman - Editions Belfond - 290 pages - 18 €

 

Parution le 7 septembre 2017 : Rentrée Littéraire !

 

L'histoire : Leur père vient de décéder. Leur mère est morte assassinée plus de 30 ans auparavant. Et  son meurtrier, ayant purgé sa peine, va bientôt sortir de prison.

Marisa et Paul , le frangin et la frangine, se retrouvent donc dans la maison familiale sur la côte méditerranéenne. L'une est fatiguée de porter, l'autre ne s'est pas construit. Une autre vie s'offre à eux, qu'il faut saisir pour être. L'un choisit l'action, l'autre le refuge dans une autre réalité...

 

 

Tentation : Pitch et curiosité

Fournisseur : Gilles Paris et Belfond, merci pour l'envoi !

 

 

Mon humble avis : Outre la 4ème de couverture bien tentante, c'est surtout la curiosité qui m'a menée vers ce livre. Pour moi, Agnès Michaux était juste un bon souvenir de la grande époque formidable de Canal + ! Et là, le choc ! Je découvre une plume magnifique, et à n'en point douter une auteure de grand talent ! Oui c'est cette écriture, ciselée, profonde et légère, poétique, douce dans les mots mais parfois rude dans le sens, voluptueuse, mystérieuse, effleurrente et frappante, métaphorique et aussi très psychologique. Je pense que c'est ce qui m'a le plus plu dans ce roman, ce qui m'a bercé tout au long de ma lecture. Oui, j'étais bercée mais gardait des yeux ébahis devant une telle beauté du verbe.

Agnès Michaux plonge corps et âme dans l'esprit et le coeur de ses personnages sans forcément citer les maux avec précision. Mais on les ressent ces maux, et je pense que c'est au lecteur d'y mettre ses propres mots. Système laisse une grande place aux sens. Tout y est ressenti... La chaleur écrasante, la nonchalance, le temps qui traîne, la brise qui caresse, la mélancolie palpable...

La lecture est assez vertigineuse, parfois étouffante car l'on est vraiment dans un univers particulier, ambivalent, complexe, énigmatique. On poursuit le chemin intérieur et la construction extérieure des personnages. Même si pour se reconstruire, ou simplement vivre, mais pour de vrai, réellement, l'un choisit la destruction et l'autre, l'autodestruction, le lâcher prise et se laisse envahir dans sa folie salvatrice.  On n'ignore où Agnès Michaux va nous mener et l'on est surpris de autant de la rencontre d'Arthur Rimbaud que de celle de l'actualité du monde : Les corps échoués des migrants à Porquerolles, la guerre civile en Ethiopie.

Système est aussi prétexte à nombre de réflexions... Sur le système judiciaire (suffit-il à être vengé) sur le système du monde où le cours du café décide presque de l'éclatement d'une guerre civile. Sur le système nerveux quand il lâche. Sur le système qui fait de vous une victime ou un bourreau. Sur le système historique du dominant (l'homme blanc) et du dominé (l'homme noir). Sur le système de la colonisation, du commerce international et des blancs qui arrivent comme des rois en terres "exotiques". Nombreuses réflexions et descriptions de l'exotisme. Oui, qu'est-ce que l'exotisme, sinon les bizarreries de l'autre ?

Système est un roman sur la reconstruction après un drame, même si cette reconstruction intervient seulement 30 ans après celui-ci. Roman initiatique quelque part, sombre et lumineux à la fois. La première partie m'a plus touchée que la 2ème mais il n'empêche, je n'ai pas compté les phrases fabuleuses de vérité et d'émotion que j'ai relu par deux fois pour bien m'en imprégner. Mais je ne peux pas tout dire sur ce livre, si dense, si intense, même si c'est plus de l'écriture que de l'histoire dont je suis "tombée en amour" !

Un univers, une plume à découvrir de toute urgence !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 1 Octobre 2017

Les photos de chats sont presque reconnues d'utilité publique étant donné l'apaisement et le bien-être qu'elles apportent à celles et ceux qui les regardent !

Aujourd'hui, je mets donc, une fois de plus, mes félins au service du bien public !

 

Bon dimanche les chamis !

Tsingy

Tsingy

Praslin, quand il était encore jeunot !

Praslin, quand il était encore jeunot !

Aya !

Aya !

Tsingy !

Tsingy !

Praslin !

Praslin !

Aya !

Aya !

Tsingy !

Tsingy !

Praslin !

Praslin !

Aya !

Aya !

Tsingy !

Tsingy !

Praslin, époque jeunot encore !

Praslin, époque jeunot encore !

Aya !

Aya !

Et grande nouveauté, dorénavant, mes chats bougent ! Ils ne sont plus que immobiles sur des photos !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 27 Septembre 2017

Roman - Editions Audible - 3h28 d'écoute - 13.99 €

 

Parution d'origine en 2014 chez Gallimard

 

L'histoire : En 1919, un héros de guerre est retenu prisonnier dans une caserne déserte. Un juge militaire et aristocrate vient l'interroger pour définir sa peine. Et au dehors, sous un soleil de plomb, un chien ne cesse d'aboyer.

 

 

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Voici une oeuvre courte et parfaitement construite, qui laisse planer le mystère, des mystères même un long moment. 

En effet, ce n'est que dans la toute dernière partie dernière partie que l'on apprend ce qui est reproché au prisonnier Morlac (ce sur quoi je ne dirais pas un mot) et la surprise est de taille, tout comme l'est, quelques pages plus tard, la peine toute aussi étonnante que lui infligera le juge Lantier, 

L'atmosphère est brillamment rendue dans ce roman. Jean-Christophe Ruffin parvient à nous accabler de chaleur, à nous submerger d'une espèce de silence qui pourtant n'existe pas, à nous tourmenter et à nous obséder par les aboiements incessants de Guillaume, le chien. Lors de mon écoute, j'avais l'impression d'évoluer dans une ambiance de Western ou de Bagdad Café. Comme si l'on entendait le moindre grincement de porte, le moindre petit mouvement pouvant devenir bruit tant tout semble silencieux.

En tant qu'amie des animaux, j'ai surtout vu dans "le collier rouge" un éloge sur la loyauté des chiens et le courage canin. Mais évidemment le roman est bien plus riche que cela. Il se penche aussi sur la fidélité entre les compagnons de combats et celle des femmes, restées au pays, qui attendent une lettre, un retour peut-être ?

L'interrogatoire que mène le juge Lantier permet de découvrir le personnage de Morlac, son passé proche, la guerre 14-18, ses traumatismes, ses colères envers les bêtises de la guerre et ceux qui, de loin, la dirigent. Il y a aussi son héroïsme qui lui vaut une décoration qu'il pense ne pas mériter. Et au loin, très loin mais si près des troupes d'Orient, la Révolution Russe et ses conséquences jusque dans les rangs de l'armée française avec l'arrivée du communisme et du militantisme clandestin ou ostensible.

Le collier rouge nous plonge admirablement bien dans les profondeurs de l'âme humaine, depuis son extrême bonté à son pire orgueil. Une lecture bien riche, comme je les apprécie.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 25 Septembre 2017

Film de Christian Carion,

Avec Guillaume Canet, Mélanie Laurent, Olivier de Benoist, Antoine Hamel

 

Synopsis :  Passionné par son métier, Julien voyage énormément à l’étranger. Ce manque de présence a fait exploser son couple quelques années auparavant. Lors d’une escale en France, il découvre sur son répondeur un message de son ex femme en larmes : leur petit garçon de sept ans a disparu lors d’un bivouac en montagne avec sa classe. Julien se précipite à sa recherche et rien ne pourra l’arrêter.

 

 

Mon humble avis ; Mon garçon a plusieurs cordes à son arc pour séduire ! Déjà, comme le promet la bande annonce, c'est un thriller vraiment sous tension, dans une atmosphère oppressante à souhait décuplée par l'environnement montagnard et hivernal. Tel que l'ensemble est tourné, c'est vraiment anxiogène !

Ensuite, il y a une interprétation impeccable, notamment avec un Guillaume Canet sans artifice, brut de pomme et même de décoffrage. Son visage transpire de souffrance, de rage, de tension et de fatigue. Mélanie Laurent est comme à son habitude très juste, dommage que l'on ne la voit pas plus à l'écran.

Mon garçon suit donc la traque d'un père qui recherche son fils kidnappé, le tout dans un climat familial cabossé (divorce, absence paternelle etc).  Le film montre donc jusqu'où un père est prêt à aller pour retrouver la chair de sa chair. Quand on touche à l'enfant, l'homme redevient un animal. Et Julien (Guillaume Canet) ira loin, très loin, ce qui amène deux scènes où j'ai fermé les yeux et bouché mes oreilles ! 

Mais l'on peut déplorer un scénario plutôt consensuel et surtout, une fin qui laisse sur la faim. Qui, quand, pourquoi ? On ne le saura jamais. Et pourquoi un deuxième gamin, jamais évoqué au cours du film ? On ne le sait pas plus ce qui du coup, laisse entrevoir des failles dans le scénario et la logique policière. De même que les saisons qui passent... Un indice relevé sur une vidéo manifestement tournée en saison estivale alors que l'enlèvement se déroule en fin d'hiver ? Oui, beaucoup de question restent en suspens et se révèlent frustrantes pour le spectateur. Pour moi, ce n'est pas le genre de film qui permet une fin ouverte (genre vont ils s'aimer et avoir beaucoup d'enfants etc).

Donc du bon dans ce film évidemment, mais les non- réponses finales sont vraiment décevantes.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 24 Septembre 2017

 

Il pleut dans mon coeur comme il pleut sur mes îles.

Les îles me passionnent et me fascinent. Et certaines d'entre elles sont devenues une extension de moi. Une partie de moi, de mon vécu, de ma vie, de mes souvenirs.

La Caraïbe, je l'ai presque parcourue comme qui dirait "de long en large et en travers" .Une île particulièrement fut ma maison, mon chez moi pendant presque 3 ans : La Guadeloupe.

Deux îles étaient mes petits paradis de vacances, de weekend, de virée à la journée : Saint Barth et Terre de Haut aux Saintes. Ah, les nuits aux Saintes, à l'hôtel, sur un bateau, chez l'habitant, sur la plage (un peu mouillée la nuit sur la plage !)

Barbuda m'était paru comme un lieu de béatitude et presque de robinsonnade. Une partie habitée, l'autre parc naturel, sur la plage, personne d'autre que nous et l'eau, translucide comme je n'en n'avais encore jamais vu.

Antigua et cette drôle de journée passée à "subir" le mélange du flegme britannique et la langueur antillaise de la police suite à un accrochage en voiture (sans gravité)

La Dominique, ma sauvage... Une rando à se perdre sous des trombes d'eaux et la soirée passée à sécher passeports et vêtements avec une amie d'une amie rencontrée quelques jours avant.

Saint Martin, évidemment ! Bon, pas que de bons souvenirs car j'en ai rapporté une dengue phénoménal qui m'a valu une hospitalisation à Pointe à Pitre.

La République Dominicaine, une semaine de vacances à randonner, découvrir et danser le Merengue.

Cuba, rando, l'ombre du Che, Trinidad de Cuba, la Havane et ses mystères, le Havana Club...

Porto Rico et les rues de San Juan. De chaque fenêtre entrouverte s'échappe un air de Salsa, alors qu'il est 23h00 et que je suis perdue car pas pris le bon bus... Mais 5 mots d'espagnol et la gentillesse des Porto Ricains font que j'arriverai à bon port.

Et toutes ces iles que les médias ne  citent pas... Anguilla forcément dévastée puisque juste au-dessus de Saint Martin.

Saba et ses "3000 marches" (je ne sais plus le nombre exacte), un serpent sur le chemin et une plongée sous-marine en priant le dieu de la mer de ne pas me faire croiser de requin !... Ah oui, et Saba, avec sa piste d'atterrissage la plus petite du monde, pas beaucoup plus longue que celle d'un porte-avion

Saint Eustache et son volcan. Encore un serpent pendant la rando ! Je grimpe sur un rocher et hurle de peur, pendant qu'une amie pharmacienne me dit que ce serpent est très intéressant et blablabla.

Saint Kitts et Nevis les fausses jumelles.

Et même Key West, rejointe après cette fabuleuse route des keys,  où plane l'ombre d'Hemingway.

Bref, tous ces lieux qui firent mon bonheur, ma joie, mon ouverture au monde, mon ébahissement devant tant de beauté, de différences, de nature préservée, d'isolement, d'impression de bout du monde, d'une autre époque parfois, de renouvellement, de richesse exacerbée aussi pour certaines... Bref, tous ces lieux sont dévastés. Et moi, je pense très fort à mes amis chers qui vivent en Guadeloupe, à ceux avec qui j'ai partagé de super moments, même si la distance et le temps qui passe ont distendu les liens. Mais aussi à tous ces gens que j'ai croisé, avec qui j'ai échangé des paroles, passé une journée, partager un verre. Ceux qui m'ont accueillie à Saint Barth juste parce que j'étais l'amie d'un ami. A tous ces gens qui ne sont plus qu'un vague souvenir, dont j'ai oublié le nom, même le visage parfois... A tous ces gens qui ne sont même plus dans mes souvenirs mais qui ont fait mon présent à une époque. A tous ces gens qui vivent un enfer depuis Irma, José et Maria.

Oh de bien jolis prénoms, mais si meurtriers au final. Des noms qui disparaîtront à jamais de la liste des patronymes prévue pour les ouragans sur 10 années à venir, liste qui revient au bout de 10 ans, amputée des noms des cyclones dévastateurs et meurtriers. Un jour, il n'y aura peut être plus assez de prénoms disponibles si cela continue ainsi.

Oh oui, je pense à tous ces iliens qui ont pour la plupart tout perdu. 

Ca fait maintenant 4 ans que je ne suis pas retournée en Guadeloupe et j'ignore quand je pourrai y retourner et même si j'y retournerai. Je n'ai plus la même vie, plus les mêmes moyens financiers, plus la même santé et plus le même travail qui avait bien facilité mes multiples retours en Guadeloupe pour de simples vacances.

Mais j'ai de la chance car je suis ici, en Bretagne, loin... Du coup, je n'ai pas vécu ces cyclones meurtriers et si dévastateurs, hormis à travers quelques reportages télé vus confortablement dans mon canapé, bien à l'abri chez moi, mais atterrée. Douloureusement atterrée car ces bouts de terre en pleine mer font partie de ma vie, de mon coeur, de mon âme. J'avais choisi d'y vivre et j'ai choisi d'en rentrer. D'autres y sont nés et n'ont pas d'autres choix que d'y vivre. Vivre dans ces paradis qui quand le ciel l'a décidé, se transforment en enfer.

Et oui, j'ai aussi de la chance car dans les images ancrées dans mes souvenirs, ces îles restent intactes et merveilleuse. Et je me demande combien de temps il faudra pour qu'aux yeux de ces insulaires, natifs ou d'adoption, mes paradis perdus retrouvent à leur yeux la beauté, la splendeur des images de mes souvenirs.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Actions Réactions Humeur Humour

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Publié le 23 Septembre 2017

Film d'Olivier Ayache - Vidal

Avec Denis Podalydes, Léa Drucker, Abdoulaye Diallo, Pauline Huruguen

 

Synopsis :  François Foucault, la quarantaine est professeur agrégé de lettres au lycée Henri IV, à Paris. Une suite d’évènements le force à accepter une mutation d’un an dans un collège de banlieue classé REP +. Il redoute le pire. A juste titre.

 

 

Mon humble avis : Le nombre de pattounes de chat importe peu ici. J'aurais pu en mettre 5 comme deux. Pourquoi ?

Parce que ce film est bien réalisé, légitime dans son sujet et dans l'actualité. Je ne m'étalerai pas sur les sujets de l'échec scolaire, de la déscolarisation, des zones d'enseignements prioritaires etc. Je ne les maîtrise pas et ils "ne me concernent pas" directement. Même si cela ne m'empêche pas d'avoir quelques options sur l'éducation nationale. Même si cela ne m'empêche pas de me demander ce qui a bien pu ce passer en France (et sans doute ailleurs) ces cinquante dernières années pour que le maître d'école ne soit plus respecter, pour que le professeur doive -être ainsi toujours sur ces gardes pour que ne dégénèrent pas les situations, pour que l'ado ait le dessus sur l'adulte.

Mais hélas, le  film d'Olivier Ayache n'apporte rien de nouveau là-dessus : juste une nouvelle version de ce qui semble avoir déjà été vu au cinéma, comme à la télévision dans un docu-fiction.

Mais à mes yeux, Les Grands Esprits n'évite pas les clichés, les poncifs sur cet environnement. Même la fin apporte ses grands violons, histoire de rester positif, de montrer qu'il y a de l'espoir tout de même, que tout n'est pas perdu etc...

Après, j'avoue qu'il y a de splendides moments dans cette histoire. Dès l'entrée, déjà, la longue tirade latine de Denis Podalydes m'a merveilleusement cueillie. Même si je n'y ai rien compris, j'ai juste trouvé cela très beau, très agréable à écouter. Comme quoi, le sens peut être mineur face à la forme. De même, lorsque Podalydes évoque à sa façon le contenu des Misérables d'Hugo, l'instant est délicieux et étonnant.

Mais il y a aussi certaines scène qui donnent à vomir, et pas forcément celles que l'on imagine. Juste après cette tirade latine, qui résonne entre les murs du lycée Henry IV, force est de constater que les élèves (pourtant parmi les plus brillants de l'hexagone) sont brimés, rabaissés, humiliés par les propos du professeur. A quoi bon ? Pourquoi tant d'énergie à démolir l'autre plutôt que de lui tendre la main.

Loin de sa zone de confort, François va se remettre en question et apprendre cela : A tendre la main.

L'interprétation est bien sûr excellente, tant chez les ados que chez les adultes. D'ailleurs, j'ai beau me creuser la tête, je ne vois pas qui d'autre que Podalydes aurait pu endosser le costume de François.

En conclusion : un bon film mais pas exceptionnel, puisque "déjà vu" !

 

L'avis de Stéphie, prof de lettres

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 21 Septembre 2017

Roman - Editions Pocket - 409 pages - 7.40 €

 

Parution d'origine en 2007

 

L'histoire : Suite à une "salle histoire" Rick, américain de l'Ohio a tout perdu : son travail sa crédibilité, sa femme. Et même sa fille ne veut plus lui parler.

Alors, il prend un billet d'avion pour Paris. Là, il compte écrire le roman qui lui ronge le ventre depuis si longtemps. 

Oui, mais, la ville des lumières devient très vite obscure, dangereuse et crasseuse pour lui. Bref, il multiplie galères et mauvaises rencontres jusqu'à celle de Magrit, énigmatique et fascinante femme du Vème arrondissement.

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

Mon humble avis : Ce roman dormait dans ma PAL depuis 8 ans, époque où deux autres romans de Douglas Kennedy m'avaient on ne peut plus happée : Une relation dangereuse et Cul de Sac (depuis retitré élégamment "Piège Nuptial).

Bon, et bien cette fois, le bilan de lecture est flop flop flop...

Pourtant la narration commençait bien, on entrait vite en empathie avec le pauvre Rick, les descriptions de l'envers de la médaille parisienne étaient intéressantes et prenantes : les clandestins, les marchands de sommeil, les squattes loués à prix d'or, les influences de certaines mafia turque etc... C'est sordide à souhait, mais, j'imagine, réaliste. Puis, les propos deviennent un peu redondants et on aimerait que Rick se démène un peu plus plutôt que de subir.

Vient ensuite la rencontre avec la femme du Vè, Margit. Le roman semble prendre  une nouvelle direction et l'on espère que quelque chose de "grand", de "bousculant" et "d'haletant" advienne.

C'est alors que tout s'écroule, en tout cas pour moi. Douglas Kennedy nous emmène dans une voie surnaturelle, tout par à vau l'eau. La crédibilité du roman, la crédulité du lecteur et limite même son intérêt. Cette voie surnaturelle est bien sûre sans issue dans le roman et pire frôle le ridicule en plongeant dans l'inepte pluridimensionnel nullement bien-fondé ni abouti par l'auteur. Le tout parsemé d'une tentative de philosophie de la vie niveau trottoir, voire même du caniveau. Bref, l'impression que rien ne tient plus debout s'inscrit dans l'esprit du lecteur et c'est bien dommage. J'ai poursuivi ma lecture dans une espérance jamais récompensée et au contraire, bien déçue.

Et, cerise sur le gâteau... Le fameux roman que Rick s'échine à écrire tout au long du roman est finalement remisé au tiroir pour être remplacé par l'histoire que Rick vient de vivre. Bref, une fin d'un classique agaçant : "le roman dans le roman".

Donc flop, bof, plouf, on passe !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 19 Septembre 2017

Film de Marc Webb

Avec Chris Evans, McKenna Grace, Lindsay Ducan, Octavia Spencer

 

Synopsis :  Un homme se bat pour obtenir la garde de sa nièce, qui témoigne d'un don hors du commun pour les mathématiques.

 

Mon humble avis : Le même jour au cinéma, j'ai fait le grand-écart en allant voir "Les grands esprits" (globalement sur les cancres / billet à venir) puis Mary sur cette enfant surdouée.

En sortant de ces deux séances, la question qui me taraudait était : qui des cancres ou des surdoués sont les plus heureux aujourd'hui... et demain, une fois adulte. Bien évidemment, je n'ai pas la réponse, puisque je pense qu'elle dépend de chaque individu et de son entourage, et que rien n'est tout noir ni tout blanc. Une différence néanmoins, le cancre peut sortir de son état, alors que le surdoué ne sera toujours.

J'ai vraiment beaucoup aimé ce film, qui m'a émue et questionnée sur un sujet qui m'interpelle, même si je ne suis pas concernée personnellement, bien entendu.

La sincérité est ce qui ressort de Mary, tant du film que des personnages. Dans les adultes, chacun pense avoir raison et le plus sincère est encore celui qui est sûr de ne pas vraiment savoir, qui s'interroge.

Le personnage de la mère défunte de Mary est omniprésent, et paraît apporter à elle-même un semblant de réponse à la question, suivant la façon dont on l'interprète bien sûr.

Chacun semble vouloir le bien de l'enfant surdoué.  L'oncle Franck, qui élève sa nièce depuis le décès de sa soeur, souhaite avant tout pour elle bonheur et enfance la plus normale possible.

La grand-mère, qui a toujours fait peu cas de Mary, est persuadé que la petite ne s'épanouira que dans l'excellence et que son don extraordinaire doit être mis au service de la nation, de l'humanité, pour les futures découvertes que pourraient faire Mary et qui changerait le monde.

Et pour définir le bien de l'enfant, les adultes vont se déchirer, Mary se retrouvant victime de cet combat juridique et de ses conclusions...

Le film nous fait osciller entre rire (Mary ne manque pas de répartie) et larmes mais sans tomber dans le pathos ni la mièvrerie. Les relations entre les personnages sont bien approfondies et brossées. C'est vraiment une belle et tendre histoire.

Maintenant, vous savez comme il m'arrive d'être pointilleuse et 3 petits trucs m'ont dérangée : Lors du procès, il est reproché à Franck d'avoir déraciné sa nièce en l'emmenant en Floride. Comment peut-il y avoir une notion de déracinement pour un enfant de moins d'un an à l'époque du fait ?

L'histoire et le tournage se déroulent forcément sur plusieurs semaines, (c'est surtout la fréquence des séquences de tribunal... Et tout au long du film, Mary se trouve édentée de ses dents de lait... qui sont donc bien longues à repousser !

Enfin, même si Chris Evans joue parfaitement son rôle, j'ai eu une impression de mimétisme tant corporel qu'expressif  et vocal avec Tom Cruise. Peut-être est-ce le même doubleur pour les deux acteurs. Bref, cela m'a un peu perturbée mais n'entache en rien la beauté de ce film !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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