Publié le 16 Janvier 2018

BD - Editions Delcourt - 128 pages - 17.95 €

 

Parution en août 2016

 

L'histoire :  Jun Sang, né un 16 février tout comme son cher dirigeant Kim Jong-il, est un petit garçon de Corée du Nord comme tant dautres. Très fier de son anniversaire, il vit comme on lui apprend à lécole : le grand leader veille sur lui, lui désigne ce quil doit faire et ceux quil doit haïr de toutes ses forces. Mais ce paradis et la foi indéfectible de Jun Sang en Kim Jong-il va être de courte durée...

 

 

Tentation : Titre et pitch

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Encore une petite pépite de BD dénichée à la bibliothèque, et encore une histoire magnifique, même si pas très gaie. Mais une histoire où l'on apprend ou où l'on révise ce que l'on sait vaguement, sans y poser d'image, parce que tout cela est si loin... et hélas, très peu traité par les médias il me semble... Même si la Corée du Nord est depuis quelques mois au coeur de l'actualité internationale très tendue, ce qui s'y passe réellement nous parvient plus par les arts que par les journalistes qui ont, j'imagine, peu ou pas accès à ce pays. Et si accès il y a, celui-ci doit être très limité et très surveillé. En lisant "L'anniversaire de Kim Jong Il, on pense forcément au célèbre album Pyongyang de Guy Delisle. C'est deux BD sont en fait très complémentaire. Pyongyang offre la vision d'un expatrié français dans ce pays on ne peut plus dictatorial et cet album-ci donne la voix à un enfant Nord-Coréen, qui nous conte donc son quotidien.

Au début de cet album, Jung Sang a 8 ou 9 ans et ne trouve rien d'anormal à la vie qu'il mène dans son pays. A la dernière page, il a atteint les 16 ans. Et c'est un tout autre jeune homme. C'est donc un long pan de sa jeune vie qui se déroule devant nous.

La première partie, alors que Jung Sang, conditionné à tous niveaux par l'Etat, vit encore en Corée Du Nord dans un sentiment d'exaltation, d'admiration et de dévotion pour "notre Guide", est dessinée en couleur.

La deuxième partie, celle de l'exil familial et de l'enfermement dans un camp de redressement à la frontière chinoise, la période la plus dure, est en noir et blanc. Tout comme les visages qui changent, qui se creusent alors que la faim devient dévorante.

Enfin, quand après et malgré les épreuves l'espoir renaît, les couleurs refont surface !

Cette BD retrace la vie ordinaire d'un enfant tout aussi ordinaire dans une famille on ne peut plus ordinaire. Si le titre est "l'anniversaire de Kim Jong Il", c'est parce que notre jeune héros est né le même jour que le dictateur. Donc, comme en Corée du Nord, les anniversaires ne se fêtent pas, sauf bien sur celui du "Président démocratique", Jung Sang bénéficie de l'atmosphère festive nationale de cette journée !

Cette histoire, magnifiquement mise en page, est extrêmement poignante et dans ce sens, pas très facile à lire malgré les grammes d'humour de notre jeune personnage. On réalise à quel point la dictature nord-coréenne est sévère, à quel point l'embrigadement et la propagande se font à tous les niveaux et dans tous les domaines. Cet album revient aussi sur la grande et dévastatrice famine qu'a connu la Corée du Nord, la "débrouille" obligatoire  chaque Coréen pour remplir son bol de riz journalier, la peur d'être dénoncé, le travail obligatoire des adultes comme des enfants. Bref, un enfer, qui n'a encore rien à voir à celui des camps de redressement d'une cruauté indicible.

Un album aussi émouvant qu'éprouvant, indispensable, et qui s'achève par une touche d'humanité bienvenue, accompagnée d'un peu d'espoir, à l'échelle de quelques personnes sur les 25 millions de Nord-Coréens qui subissent la monstruosité du régime totalitaire de Kim Jong Il.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 14 Janvier 2018

C'était début août dernier...  J'étais à la SPA de Chateaubourg à promener des chiens.

Des habitants du quartier sont venus nous prévenir que 3 chatons à priori errants évoluaient dans un fossé de leur rue depuis quelques jours. Près d'une aire de covoiturage... le lieu classique d'abandon de chatons... Bien sûr, malgré les enfants qui entouraient ces chatons, aucun parents n'auraient pensé à déposer des croquettes, des bouts de jambon, bref, de la nourriture. Juste une pauvre gamelle d'eau.

Un chaton était très accessible et semblait assez proche de l'humain... Je l'ai donc attrapé sans mal par la peau du coup. Le 2ème, ce fut plus laborieux, et mes mains s'en sont souvenu un moment. Et le coup de vrai crachat que je me suis prise ! Une furie ce chaton. Pour tous les 2, direction une petite pièce de la SPA pour commencer leur quarantaine sanitaire et le déparasitage. Ces chatons sont criblés de puces.

Le 3ème impossible a attraper... Grimpé dans un arbre etc...

J'ai donc décidé d'y retourné le lendemain soir, à la tombée du jour, lorsqu'il n'y a personne dans la rue, que du calme... Equipée d'une cage trappe, de boites de thon, de lampe torche et d'un pique-nique, dont une bonne bouteille, j'y suis donc retournée avec une amie qui a bien voulu m'accompagnée.

Un papy et une mamie nous offre leur véranda pour nous abriter au cas où et un gamin de la rue nous indique qu' "il les a vu là-bas, près du petit bois". "Les?" . Et bien oui, en fait, il en reste encore deux !

Le premier, rentre facilement dans la cage. Le 2ème, c'est encore une autre histoire (le même que la veille !). Il nous a fallu quelques heures pour arriver au but ! Et encore, c'est à force de patience infinie, centimètre par centimètre, que mon amie Cécile a finalement réussi à le choper manuellement ! Alors que je refaisais pour la Nième fois le tour du parking de covoit entouré de sous-bois à l'aide de ma lampe torche pour voir s'il ne restait plus de chaton, j'ai entendu un miaulement déchirant, qui a transpercé la nuit ! Ah ! Bonne nouvelle ce miaulement, Cécile avait réussi à attrapée cette petite friponne !

Oui car en fait, c'est 4 chatons sont des fifilles !

La SPA étant fermée à cette heure là, c'est direction la salle de bain de mon amie Cécile pour les deux dernières rescapées ! En effet, Cécile possède un chat et dans ce cas, hors de question de mettre le "chat maison" en contact avec des chats juste sauvés, car on ne sait jamais de quelles maladies ils peuvent être porteurs. Par sécurité, les chats sauvés de la rue doivent toujours avoir une quarantaine de 2 semaines avant d'être mis en contact avec d'autres chats. Bref, dans la salle de bain,  une bonne gamelle de pâtée, des croquettes, de l'eau, tout est avalé goulûment ! Caresses plus ou moins acceptées, la petite tricolore donne du fil à retordre ! L'autre, typée Siam, ce laisse faire, ronronne, grimpe sur moi... On commence à retirer les puces...

Puis dodo pour tout le monde. Et le lendemain, dimanche, direction la SPA pour que les deux cocottes rejoignent leurs frangines ! Dans les jours qui ont suivi et les quelques semaines, je suis souvent passée les voir, pour jouer avec elles et les caresser. Depuis, elles ont toutes les 4 été adoptées. Une histoire qui finit bien... Même si j'envoie en enfer celui ou celle qui a lâchement abandonné ces boules de poiles en pleine nature... A 300 mètres de la SPA.. Quitte a être lâche, autant le faire mieux... Les chatons déposés dans une cage de transport devant la SPA une heure avant l'ouverture....Les chatons n'auraient pas passé quelques jours affamés dehors et le temps passé à les trapper aurait été économisé, même si, évidemment, je ne le regrette pas. C'est juste que c'est vraiment ignoble d'abandonner des bébés comme ça...

Mais encore 4 petites vies de sauvées, ça m'émeut, ça me rend un peu fière et utile. Et ce genre de sauvetage donne vraiment le sens de ma vie.

Voici Nouchka attrapée le 1er jour ! La cracheuse ! Qui se laissera très vite attendrir par n'importe quel jeu !

Voici Nouchka attrapée le 1er jour ! La cracheuse ! Qui se laissera très vite attendrir par n'importe quel jeu !

Voici Trinidad, celle qui nous a fait tant transpirer !

Voici Trinidad, celle qui nous a fait tant transpirer !

Voici Sanibel, la toute câline !

Voici Sanibel, la toute câline !

Et voici Frimousse ! Avec Nouchka, la plus délurée et "dominante" de la fratrie. Bref, dans les séances de jeu, avec Noucka, elles prenaient toute la place, reléguant Sanibel au 2ème plan !

Et voici Frimousse ! Avec Nouchka, la plus délurée et "dominante" de la fratrie. Bref, dans les séances de jeu, avec Noucka, elles prenaient toute la place, reléguant Sanibel au 2ème plan !

UN DIMANCHE QUI CHATONNE - Récit d'un autre sauvetage.
UN DIMANCHE QUI CHATONNE - Récit d'un autre sauvetage.
UN DIMANCHE QUI CHATONNE - Récit d'un autre sauvetage.
UN DIMANCHE QUI CHATONNE - Récit d'un autre sauvetage.
UN DIMANCHE QUI CHATONNE - Récit d'un autre sauvetage.
UN DIMANCHE QUI CHATONNE - Récit d'un autre sauvetage.
UN DIMANCHE QUI CHATONNE - Récit d'un autre sauvetage.
UN DIMANCHE QUI CHATONNE - Récit d'un autre sauvetage.
Le soir, dans la salle de bain de Cécile. Une petite Sanibel d'amour, qui se laisse parfaitement manipuler et qui ronronne une fois les premières craintes évacuées.

Le soir, dans la salle de bain de Cécile. Une petite Sanibel d'amour, qui se laisse parfaitement manipuler et qui ronronne une fois les premières craintes évacuées.

En haut, début "de chasse aux puces" dans la salle de bain, en attendant le déparasitage complet le lendemain à la SPA. En bas, idem pour Nouchka à la SPA le dimanche matin, du produit antipuce et on tente de choper quelques puces, mais pas facile avec les poils longs de la belle !

En haut, début "de chasse aux puces" dans la salle de bain, en attendant le déparasitage complet le lendemain à la SPA. En bas, idem pour Nouchka à la SPA le dimanche matin, du produit antipuce et on tente de choper quelques puces, mais pas facile avec les poils longs de la belle !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 12 Janvier 2018

Film de Joe Wright

Avec Gary Oldman, Kristin Scott Thomas, Ben Mendelsohn

 

 

Synopsis :  Homme politique brillant et plein d’esprit, Winston Churchill est un des piliers du Parlement du Royaume-Uni, mais à 65 ans déjà, il est un candidat improbable au poste de Premier Ministre. Il y est cependant nommé d’urgence le 10 mai 1940, après la démission de Neville Chamberlain, et dans un contexte européen dramatique marqué par les défaites successives des Alliés face aux troupes nazies et par l’armée britannique dans l’incapacité d’être évacuée de Dunkerque.

 

 

Mon humble avis : Il est assez rare qu'un film relativement long (2h10) me paraisse si court. Quand je générique de fin est tombé, c'est bien clair, à ce rythme- là (étonnamment effréné), je serais bien restée cinq heures de plus dans la salle pour ne pas "m'arrêter" là et parvenir à la toute fin de la guerre, ou du moins, jusqu'au débarquement.

Même si l'on connaît globalement l'histoire, ou du moins son issue, Les heures sombres offrent deux heures intenses, avec un suspens soutenu.

Ce film est donc un biopic sur Winston Churchill qui se déroule sur quelques semaines, à partir de son accession au poste de "Prime Minister". La guerre fait rage en Europe. La Belgique et la Hollande tombent, le nord de la France est envahi...

Il se dégage de ces heures sombres une énergie rare pour un film historique, ce qui fait que chaque instant est passionnant et captivant. Impossible de ressentir la moindre minute d'ennui.

Bien entendu, l'illustre, persuasif et pittoresque personnage de Churchill n'est pas étranger à mon enthousiasme. Les dialogues sont cuisinés et petits oignons les répliques de Churchill sont si éclatantes qu'elles en deviennent savoureuses. Quel esprit fin que ce Winston, et quel humour !

Les passages qui prennent aux tripes ne manquent pas, notamment celui où Churchill prend le métro. Quel intense moment où quelque part, c'est joué l'avenir d'une partie monde de l'époque ! Lors des scènes décisionnelles pour l'Histoire, ce n'est pas compliqué, on a la sensation que le temps s'est arrêté, et chacun retient son souffle... Comme les personnages du film, d'ailleurs. Durant ces quelques semaines retracées ici, Churchill est toujours sur le fil. La question constante devient "passera ou passera pas". Et tout ceci, à propos du sort réel du monde, puisque nous ne sommes pas dans une fiction.

Chroniquer ce film sans évoquer Gary Oldman qui s'est glissé dans la peau de Winston est impossible. Quelle interprétation ! Magistrale. Pourtant, j'étais sceptique comme je le suis toujours quand il y a une énorme transformation physique, des heures de maquillage, des prothèses... Car je me demande parfois si cela ne fait pas les trois quart du boulot de jeu d'acteur. Et bien non. J'ai bien regardé durant ces 2 heures. On reconnait bien le regard et certaines expressions de Gary Oldman, mais l'on voit bien qu'il y a un travail d'acteur colossal et une performance hors norme, sachant que l'acteur porte la moitié de son poids en prothèses diverses !

Bref, film à voir impérativement, et en V.O si possible !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 10 Janvier 2018

Roman - Editions Audiolib - 12h53 d'écoute - 23.90 €

 

Parution en audio en mai 2015, et parution d'origine en janvier 2012.

 

L'histoire : En 1940, Winston Churchill crée le SOE, une branche particulière et obscure des services secrets britanniques. Le Special Operation Executive est recrute des français, des canadiens, des anglais qui parlent impérativement un français parfait, sans accent. Car, ces futurs agents de la couronne seront bientôt envoyés en France, pour commettre des attentats contre le Reich. Mais avant cela, c'est une longue et éprouvante formation à l'art de la guerre que ces aspirants subiront. Paul Emile et l'un deux, qui a quitté son vieux père sans rien lui dire de sa destination, qui devra rester secrète à jamais. Et c'est durant toute la guerre que nous le suivront, lui est ses compagnons d'armes, compagnons qui deviennent une famille.

 

Lu par Hugues Boucher

 

Tentation : Le nom de l'auteur

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Ca y'est, c'est officiel ! Joël Dicker, malgré l'aspect "pavesque" de ses publications, devient un de mes auteurs fétiches... juste en 3 romans : La vérité sur l'affaire Harry Quebert, Le livre des Baltimore, et celui-ci, Les derniers jours de nos pères.

Et l'on pourrait presque dire que Les derniers jours de nos pères est son roman le plus bluffant : tellement érudit et documenté déjà, et écrit avant les autres, à seulement 24 ans ! Chapeau bas Monsieur Dicker ! Admirative, jalouse aussi devant tant de talent je suis et je resterai toujours !

Alors, ce roman, que l'on peut classer parmi les romans historiques ?! Les qualificatifs ne manquent pas pour le décrire ! Instructif, captivant, passionnant, terrifiant, et bouleversant. Dur aussi, parce que c'est la guerre.

Certes, comme dans les autres livres de Joël Dicker, on peut y trouver quelques longueurs, encore que...  Celui-ci est si foisonnant tant en détails historiques qu'en personnages tous aussi bien construits et approfondis que les autres. Des héros, des vrais, des anti héros (parce que dans l'autre camp - mais qui résistent, d'une certaine façon),  que l'on apprend à aimer et ou à détester... ou que l'on essaie d'haïr, malgré l'humanité qu'ils dégagent, humanité à l'opposé de leur comportement quand ils sont sous les ordres de...

Bref, ce roman montre bien la cruauté de la guerre, ce qu'elle oblige à faire, en fonction des situations, et quelle que soit notre nature profonde.

Mais ce roman rend avant tout un formidable hommage aux héros de l'ombre de la guerre 39-45, héros méconnus, et peut-être même méconnus de la plus part.

Ces jeunes français sont recrutés par l'armée anglaise pour devenir espions britanniques sur le sol français. La formation qu'ils suivent dans différents lieux secrets d'Angleterre est on ne peut plus sélectives. A chaque stade du stage, des postulants sont éliminés ou abandonnent d'épuisement, voire décèdent, malgré l'entraide, l'affection et l'amitié qui les lient chaque jour un peu plus et qui devient l'un des fils conducteurs de ce livre. Cette partie représente environ un tiers du roman et permet de bien poser la richesse des multiples personnages, de les rendre très attachants.

Puis, ceux qui restent sont envoyés en France dans des missions secrètes. Attentats, sabotages, informations, espionnage, formation et appui logistique des résistants. Le tout, sans se faire prendre évidemment, même si chacun a sur lui la petite pilule, au cas où... Entre chaque mission, cette équipe aussi liée que les doigts d'une main se retrouve dans un appartement secret à Londres... où ils tentent d'oublier la guerre et ses dégâts.

Pour ne pas spoiler, je m'arrêterai là dans la description de ce roman si intense, poignant et émérite. Je peux juste ajouter que comme bien d'autres oeuvres traitant de cette époque, il y a une question qui se pose... du genre... "Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt"... Qui fait que "Les derniers jours de nos pères" est vraiment un roman qui prend aux tripes du début à la fin. La dimension psychologique de cette histoire est énorme et dépasse l'action qui reste secondaire. Il ne faut point passer à côté car elle montre bien ce que la guerre fait de l'homme et à l'homme.

Les personnages, que cette époque à changés et traumatisés à jamais, me resteront longtemps en mémoire, et grâce à Joël Dicker, je peux ici les remercier, car c'est en partie grâce à eux qu'aujourd'hui, je parle ma belle langue qu'est le français.

Alors Pal, Laura, Cucu, Gros, Stan, Doff, Faron et les autres... Quelque fut vôtre véritable nom ou pseudo de guerre de l'époque, merci, et chapeau pour votre courage, votre persévérance, votre idéal !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 8 Janvier 2018

Film de Aaron Sorkin

Avec Jessica Chastain, Idris Elba, Kevin Costner

 

Synopsis :  La prodigieuse histoire vraie d’une jeune femme surdouée devenue la reine d’un gigantesque empire du jeu clandestin à Hollywood ! En 2004, la jeune Molly Bloom débarque à Los Angeles. Simple assistante, elle épaule son patron qui réunit toutes les semaines des joueurs de poker autour de parties clandestines. Virée sans ménagement, elle décide de monter son propre cercle : la mise d’entrée sera de 250 000 $ ! Très vite, les stars hollywoodiennes, les millionnaires et les grands sportifs accourent. Le succès est immédiat et vertigineux. Acculée par les agents du FBI décidés à la faire tomber, menacée par la mafia russe décidée à faire main basse sur son activité, et harcelée par des célébrités inquiètes qu’elle ne les trahisse, Molly Bloom se retrouve prise entre tous les feux…

 

 

Mon humble avis : Déjà, un conseil, voyez ce film en VO... même si certains passages risquent d'être difficiles à suivre niveau vocabulaire et stratégie de poker. Quoique bien des mots sont plutôt anglophones. Si je vous dis cela, c'est parce que j'ai vu "Le grand jeu" en VF et là, hic pour moi... Jessica Chastain ressemble énormément (à mes yeux) à Julia Roberts. Et qui double Jessica Chastain dans ce film... La même voix qui double habituellement Julia Roberts. Donc méli-mélo dans mon cerveaux.

Le synopsis survend un peu le film, dans le sens où il n'est jamais question d'harcèlement de la part des anciens clients people de Molly... Et que la bande annonce laisse à penser que celui-ci prend aussi une certaine place dans le film. Que nenni.

A part cela, le film est assez intéressant et captive puisqu'il nous plonge dans les parties privées, voire clandestines et très sélectes de poker. Mais c'est là aussi où il nous perd parfois, si l'on n'y connait rien au poker, comme c'est mon cas. D'autant que le film est assez bavard, tant dans les dialogues que dans le système narratif choisi. La concentration est donc de mise pour le spectateur. Il y a néanmoins un réel suspens, même si dès le début, nous savons que cela finira mal pour Molly, puisqu'elle a tout perdu et a besoin d'un des meilleurs avocats. 

Ce film étant adaptée d'une histoire vraie, ces parties de poker clandestines ont se sont réellement déroulées avec notamment, tous le gratin d'Hollywood. Mais pour n'égratigner personne, tous les seconds rôles (donc les joueurs de poker) ont été réécrits pour devenir méconnaissables.

L'atout central de ce film est vraiment le personnage de Molly et son interprète, Jessica Chastain. Dotée d'une grande intelligence, Molly Bloom a une trajectoire de vie incroyable, fascinante. Et ce qui la rend très attachante malgré l'univers qu'elle côtoie, c'est qu'elle reste d'une droiture morale exemplaire, malgré l'infernal engrenage dans lequel elle se trouve.

Le grand jeu reste un film sympathique, mais pas reposant pour les neurones. A voir ou pas, à vous de décider, mais en tous cas, pas incontournable.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 6 Janvier 2018

Hop, comme chaque année, même exercice que pour les livres, mais avec les titres des 47 films que j'ai vu au cinéma en 2017. Trouver des titres qui correspondent aux questions posées !

Sachant que les titres sont choisis pour répondre au mieux aux questions et ne sont pas pour autant ni des coups de coeur, ni des films que j'ai apprécié... et que certains films des plus marquants ne se trouvent pas dans cette liste ! D'ailleurs, en retournant sur les articles de mon blog, je réalise que beaucoup de films vu en 2017 m'ont déçue même si quelques uns m'ont plus qu'enthousiasmée !

 

 

1/ Décris toi : Atomic Blonde    hahaha !

 

2/ Comment te sens tu ? Un beau soleil intérieur

 

3/ Décris où tu vis actuellement ? Sous le même toit

 

4/ Si tu pouvais aller où tu veux, où irais tu ? Lala Land

 

5/ Ton moyen de transport préféré ? Le sens de la fête (ben oui, la fête transporte !)

 

6/ Ton/ta meilleur(e) ami(e) est : Numéro Une

 

7/ Toi et tes amis vous êtes : Seven Sisters

 

8/Comment est le temps ? Wind River

 

9/ Quel est ton moment préféré de la journée ? Aurore (Même si c'est pas vrai, je déteste tellement l'aurore que je la vois rarement !)

 

10/ Qu'est la vie pour toi ? Kedi, des chats et et des hommes

 

11/ Ta peur ? Conspiracy !

 

12/ Quel est le conseil que tu as à donner ? Otez moi d'un doute

 

13/ La pensée du jour : Chacun sa vie 

 

14/ Comment aimerais tu mourir ? K.O 

 

15/ Les conditions actuelles de ton âme ? : Gost in the Shell

 

16/ Ton rêve ? Le brio d'Yvan Attal

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 4 Janvier 2018

 

Comme chaque début d'année, je m'amuse à ce petit jeu qui consiste à répondre à 16 questions par des titres de livres lus dans l'année précédente. C'est aussi l'occasion d'un petit coup de rétroviseurs sur certaines de ces lectures. Comme le titre doit correspondre aux questions, les romans qui figurent ici ne sont donc pas forcément mes favoris !

 

S'il y a bien un aspect de mon année 2017 qui m'a ravie, c'est celui de la lecture ! Mon rythme de lecture est bien remonté après des années de chute libre !

En 2017, j'ai donc lu 48 livres (dont 17 en lecture audio) et 30 BD, albums ou tomes de BD.

J'ai la sensation d'avoir élargi mon univers littéraire, par curiosité, par occasion, par envie de sortir de ma zone de confort et de combler des lacunes culturelles de mon plein gré (il y a encore beaucoup de boulot, mais c'est un bon début ! Et ceci, sans regret bien au contraire ! Par exemple, je me suis régalée de La bête humaine de Zola et j'ai pris une véritable claque avec La planète des singes !

Et cela peut paraître étrange, mais ceci est partie dû à la belle nouvelle petite voiture que je me suis achetée fin 2017 (My C1 !) pour remplacer mon vieux tacot. My C1 est équipée d'un port USB... Et ça fait toute la différence ! Que de temps de lecture gagné... Que de temps passons nous dans une voiture, finalement ! Mais nombre de livres audio sont aussi lu, souvent en partie, lors de mes marches dynamiques solitaires sur le bord de mon canal. 

Et surtout, j'ai toujours ressenti une angoisse profonde devant les romans "pavés" en papier, alors qu'en format audio, celle-ci disparaît ! Ainsi, j'ai pu me lancer dans "Limonov" de Carrère, dans "Rebecca" de Daphné du Maurier ou encore, dans "Au revoir là-haut" de Pierre Lemaïtre !

 

Allez, questions/ Réponses !

 

1/ Décris toi : La femme du Vème, de Douglas Kennedy

 

2/ Comment te sens tu ? Corps étranger, de Didier van Cauwelaert

 

3/ Décris où tu vis actuellement ? L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes, de Karine Lambert

 

4/ Si tu pouvais aller où tu veux, où irais tu ? Gringoland, de Julien Blanc-Gras

 

5/ Ton moyen de transport préféré ? Paris-Saïgon, 16 000 km en 2 CV, d'Edouard Cortès et J.B Flichy

 

6/ Ton/ta meilleur(e) ami(e) est : Le confident, d'Hélène Grémillon

 

7/ Toi et tes amis vous êtes : Atomes crochus, de David Khara

 

8/Comment est le temps ? Un hiver à Majorque, de George Sand

 

9/ Quel est ton moment préféré de la journée ? Tu tomberas avec la nuit, de René Frégni

 

10/ Qu'est la vie pour toi ? Le cherche bonheur, de Michael Zadoorian

 

11/ Ta peur ? L'âme du mal, de Maxime Chattam

 

12/ Quel est le conseil que tu as à donner ? Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, d'Harper Lee

 

13/ La pensée du jour : Maudit Karma, de David Safier

 

14/ Comment aimerais tu mourir ? Un instant d'abandon, de Philippe Besson

 

15/ Les conditions actuelles de ton âme ? : Chevalier de l'ordre et du mérite, de Sylvie Testud

 

16/ Ton rêve ? Demain, j'aurais vingt ans, d'Alain Mabanckou

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 2 Janvier 2018

Film d'Eric Barbier

Avec Charlotte Gainsbourg, Pierre Niney, Pawel Puchalski

 

Synopsis :  De son enfance difficile en Pologne en passant par son adolescence sous le soleil de Nice, jusqu’à ses exploits d’aviateur en Afrique pendant la Seconde Guerre mondiale… Romain Gary a vécu une vie extraordinaire. Mais cet acharnement à vivre mille vies, à devenir un grand homme et un écrivain célèbre, c’est à Nina, sa mère, qu’il le doit. C’est l’amour fou de cette mère attachante et excentrique qui fera de lui un des romanciers majeurs du XXème siècle, à la vie pleine de rebondissements, de passions et de mystères. Mais cet amour maternel sans bornes sera aussi son fardeau pour la vie…

 

 

Mon humble avis : Mes sensations face à ce film sont bien partagées et compliquées.

En fait, je n'ai aucun reproche objectif à lui adresser. La mise en scène est soignée, le scénario est idéalement construit, l'interprétation est exceptionnelle (mention spéciale pour Charlotte Gainsbourg, vraiment bluffante). Sans doute le film est-il assez fidèle au roman (que je n'ai pas lu) et retrace comme il faut la première moitié de la vie d'un auteur auquel je ne me suis encore jamais frottée.

Mais, comme je suis moi et rien d'autre que moi, La promesse de l'aube ne m'a pas enthousiasmée pour autant, car je l'ai trouvé long et surtout d'une atmosphère très pesante, voire même étouffante pour moi. L'atmosphère est bien entendu liée à cet amour envahissant et despotique de Nina pour son fils. Certes, je peux comprendre que dans ce contexte historique, une mère ait de l'ambition et souhaite le meilleur pour son fils. Mais à ce point-là, pour moi, cela relève d'un égoïsme certain. Car en fait, tout au long du film, il n'est jamais question du bonheur de Romain, mais de son image et de sa réussite obligatoire, pour le prestige et la fierté qu'espère Nina. Bref, cette relation filiale m'a vraiment mise mal à l'aise, je souffrais pour Romain et ai pas mal cogité dans ma petite tête. Doit-on réussir dans la vie comme une contrepartie aux sacrifices parentaux ou doit-on réussir dans la vie par envie personnelle. Et cette réussite tant attendue conduit-elle forcément au bonheur ? Car logiquement, c'est tout ce que l'on peut espérer pour ceux qu'on aime, quelle que soit la forme de ce bonheur et la taille de la réussite et des ambitions. Etant donné la cause du décès de Romain Garry, je doute que sa mère et sa réussite aient suffi à le rendre heureux. Et c'est tellement tragique que je n'ai pas vraiment bien vécu ce film pourtant réussi et poignant, tant le sujet m'a malmenée émotionnellement malgré les quelques pointes d'humour.

Je comptais un jour lire le roman, je pense que je m'en dispenserai...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 31 Décembre 2017

Chaque année, il est deux dates où l'on a l'impression de prendre un petit coup de vieux ! Notre anniversaire et le 1er janvier. 2018, déjà ! Dire que c'était il y a 18 ans que je fêtais le nouvel an en tant que résidente en Guadeloupe.  22 ans que je célébrais cette date en communauté en ne peut plus cosmopolite à Pennywern Road à Londres. 24 ans que je passais le réveillon en maillot de bain en Floride !

Et une décennie, juste avant que ma vie bascule, que mon réveillon se déroule à Rennes ou environs !

Alors bonne année 2018 et surtout, bon réveillon !

 

Avec, comme d'habitude, une pensée particulière pour celles et ceux qui n'ont pas la chance de célébrer cette date dans une certaine insouciance ; les exclus, les endeuillés, les victimes des conflits, les isolés, ceux qui cherchent une terre au risque de leur vie. Bref, une partie de ce monde pour lequel ce jour de fête est un jour comme les autre, franchement pas joyeux.

 

Alors pour chacun, connu ou inconnu de moi, j'offre cette clé, en espérant qu'elle puisse être la clé du bonheur !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 29 Décembre 2017

Roman - Editions Audiolib - 6h10 d'écoute - 18.80 €

 

Parution en audio en 2009

 

L'histoire :  Parce que le derrière des femmes n'a pas de secrets pour lui, ses copains le surnomment le " fessologue ". Au Jip's, le bar où il a ses habitudes, plus rien n'amuse ce dandy congolais, déprimé par un chagrin d'amour. Un jour, déambulant dans Paris, sa curiosité est attisée par une librairie bondée. Il y croisera Jean-Philippe, un écrivain haïtien venu signer ses livres, et qui va bouleverser sa vie...

 

Tentation : "Approfondir" l'auteur

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Mon humble avis : Au printemps dernier, j'avais "audiolu" "Demain j'aurais vingt ans" et beaucoup apprécié la lecture de Alain Mabanckou lui -même. Son accent africain renforçait encore les propos et l'immersion du lecteur. Dans ce Black Bazar audio, même si l'interprétation est tout à fait honnête et enjouée, il manque cet accent... C'est mon premier bémol. Le deuxième bémol porte sur des faits et expressions parfois trop répétées, même si c'est dans le style de l'auteur, et certainement dans le but d'appuyer sur le côté un peu crédule et naïf des personnages. Crédules et naïfs certes, mais loin d'être idiots. Disons qu'à travers eux, Alain Mabanckou explique simplement ce que bon nombre de personnes se régaleraient à alambiquer pour faire "genre" ! Il nous offre le regard des africains parisiens sur leur mère Afrique, un regard affectueux mais pas indulgent pour autant. Ce regard se porte aussi sur la société actuelle, qu'elle soit africaine ou française. Autre bémols, les personnages, qui possèdent tous un patronyme et un pseudonyme sont trop nombreux à mes yeux et participent au récit de façon trop épisodique pour les différencier, les reconnaître, les approfondir, les personnaliser en fait !

Plus qu'un roman, ce livre s'approche à mes yeux de l'essai, par les sujets traités par les voix des multiples personnages, leurs conversations à bâtons rompus et les avis qui s'échangent ainsi aux rythmes des accords et des désaccords.

Mais ce sont surtout des chroniques de quartiers et de communautés que nous lisons. Les quartiers sont ceux de Château-Rouge et de Château d'Eau à Paris, habités par les congolais, les Sénégalais, les Ivoiriens etc... Et puis, bien sûr, il y a l'arabe du coin. Toutes les anecdotes, souvent désopilantes et ne manquant pas de quiproquos, vont tourner autour de ce petit monde. Mais le grand monde n'est pas absent, au contraire, puisqu'il est souvent évoqué, tant dans son présent que dans son passé. La colonisation, la décolonisation, les rapports et échanges Nord/Sud actuels. Mais c'est aussi de l'immigration dont il est question, de l'intégration en France, de la débrouille, de l'entraide, des marchands de sommeil, des boulots sous rémunérés et non déclarés dont il est question. Tout comme des us et coutumes de ces expatriés, avec l'importance de la "sape" et le décalage dans la "drague" notamment. Sans doute avec un peu trop de clichés noirs/blancs. Mais le tout avec de l'humour et le verbe propre, simple et bien truculent de Mabanckou, qui n'a pas son pareil pour rendre poétique un langage courant, des métaphores pourtant très terre à terre mais tout de même décalées. Bref, certaines expressions de l'auteur valent leur pesant d'or ! Il est évidemment aussi question de poésie, de littérature et d'amour.

Bref, les propos majeurs sont intéressants mais un peu trop mélangés dans ce Black Bazar qui part un peu dans tous les sens, au point de paraître même désordonné et un peu "fourre-tout", d'où le titre sans doute.

Ce Black Bazar ne me fut pas désagréable, et même par moments bien amusant et distrayant, sans me passionner pour autant. Je préfère les histoires qui ont vraiment un fil conducteur pour me capter et me garder. Trop "bazar" pour moi !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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