Publié le 14 Décembre 2013

Lettre - Editions Nil - 107 pages - 8.50 € http://www.babelio.com/couv/CVT_Instinct-primaire_1660.jpeg    

 

 

 

Parution le 3 octobre 2013, rentrée littéraire

 

 

 

L'histoire : La narratrice, (l'auteure), rédige une lettre pour expliquer à l'homme qu'elle aimera toujours pourquoi, en dépit de ses sentiments, elle s'est enfuie de l'Eglise, quelques minutes avant que les voeux soient prononcés, la mariant à jamais.

 

 

 

 

Tentatrice : L'irrégulière

Fournisseur : Ma CB, achat compulsif au Furêt du Nord en présence de Liliba qui n'a rien fait pour m'arrêter !!!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Depuis maintenant quelques années, la collection "les affranchis" demande à des écrivains d'écrire la lettre qu'ils n'ont jamais écrite. La narratrice vivait une relation amoureuse avec un homme marié. Celui ci s'est séparé de sa femme pour l'épouser et lui demandait même un enfant. Ce n'est  pas ce qu'elle souhaitait, alors, elle s'est enfuie, ne regrettant que l'amour total qu'elle vouait, et voue toujours à cet homme.

J'ignore si j'ai adoré cette lecture au point de lui attribuer 4 étoiles, mais je sais que c'est un livre incontournable, nécessaire, une "utilité publique" (comme me l'a "vendu" mon amie l'Irrégulière).

Parce que Pia Petersen s'adresse à toutes et à tous. Femmes célibataires, mariées, séparées, mères ou non mères. De même pour les hommes. Elle remet les pendules à l'heure et les choses à plat. Au diable l'hypocrisie d'un modèle social archaïque qui régit toujours une société en pleine mutation, un modèle imposé à tous quelques soient les envies, besoins (....) de chacun. On peut juste avoir besoin d'amour ou aimer avec passion sans forcément signer de contrat, ce fameux contrat de mariage qui est soit disant signé pour la vie et devant Dieu et qui se réduit en cendre à la moindre occasion, parce que justement, maintenant, les mariages se font par amour et non par raison ou pour celler une quelque alliance entre deux familles, deux pays.... On peut ne pas souhaiter d'enfant, ne pas pouvoir en avoir, ne pas s'en sentir capable, trouver le monde trop dur pour l'imposer à un enfant. Oui, intérieurement, on peut. Mais socialement, on devrait pouvoir.... Car une femme qui n'a pas d'enfant passe au yeux des autres pour une égoïste, une incapable, une éternelle adolescente... qui de toutes façons ne peut pas comprendre.... puisqu'elle n'a pas d'enfant. Mais non ! Et ce sont les femmes elles mêmes qui vont porter le jugement le plus dur envers leurs semblables.

Pia Petersen rappelle que dorénavant, la femme n'est pas obligée d'enfanter pour être une femme, pour s'épanouir, pour exister, pour être heureuse, pour mériter le respect et non un regard écarquillé ou une expression de pitié.

Je n'ai pas d'enfant et n'en n'aurais pas. Des problèmes de santé et l'âge qui ne recule pas... Et puis pas d'amour partagé. L'année dernière, un de mes neveux m'a dit "tu n'es pas une femme, tu n'as pas d'enfant". Il parait que je dois mettre cette remarque sur sa jeunesse (6 ans l'an dernier), mais il n'empêche que cela traduit bien l'image qu'on lui a appris : femme = maman et rien d'autre. Des collègues m'ont aussi dit " t'as de la chance d'être célibataire car " :

-1ère collègue : je peux faire du shopping quand je veux

- 2ème collègue : je ne suis pas obligée de faire à manger tous les soirs

- 3ème collègue : j'ai une vie excitante (parce que je vais souvent au ciné !!!)

Bref, il faudrait vraiment que tout le monde s'attable, échange sur le sujet, et surtout écoute ce que l'autre dit... ou ne dit pas. Que chacun cesse d'aligner ses besoins et sa logique sur les siens propres. Ce n'est pas parce qu'une femme est sensée se marier que toutes ont envie de le faire, que le bonheur passe forcément par le mariage.

Avant d'être une femme socialement parlant, la femme est avant tout un individu et un être humain. Il ne faut pas l'oublier, ni en Europe, ni au Moyen Orient...

Pia Petersen argumente tout cela avec beaucoup d'intelligence et à force d'analyses sociétales. Même si je ne suis pas forcément d'accord avec tous ses propos, il faut reconnaitre que ce petit livre est un formidable appel à la tolérance, au respect des différences. Regardons et observons l'autre pour le comprendre, pas pour le juger.

En traitant des sujets comme l'adultère, le mariage, le désir ou le non désir de maternité, l'épanouissement par d'autres biais que ceux dictés par la société, Pia Petersen revendique sa liberté de femme, sa liberté d'Etre loin de toute idée "bien-pensante". 

 

 

Les avis d'Asphodèle, de Cynthia et de L'Irrégulière

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 12 Décembre 2013

http://fr.web.img1.acsta.net/pictures/210/584/21058423_20131118094249973.jpgSynopsis : Aleksandra et Cyrille forment un couple très chanceux très tendance qui apparemment a tout. Enfin tout, sauf un enfant. Alekseï, petit garçon russe de 7 ans va débarquer dans leur vie...
 
 
Avec Valérie Lemercier, Gilles Lelouches, Marina Foïs
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  Mon humble avis : Comment je choisis les films que je vais voir au cinéma ? Et bien c'est en fonction des acteurs, du sujet, et de ma curiosité. Et ma curiosité est éveillée (ou pas) par les bande-annonces, puisque forcément, je vois chacune d'entre elles plusieurs fois lors de mes nombreuses séances avant que les films ne débarquent vraiment sur les écrans.... Pourquoi ce prologue ? Et bien parce que si vous regardez la bande-annonce de 100% cachemire, vous vous attendez à une comédie pêchue et sympathique. Et c'est votre droit... Et c'est ce que l'on veut vous faire croire... A tort. Car ce film n'est pas drôle, ou alors pas longtemps, car j'avoue avoir ri un peu, avant de tomber dans un certain ennui, sauvé par une fin mimi tout plein mais téléphonée à souhait... Et clichée surtout. Mais comme le film les accumulent, on n'est plus à ça près. J'ai vraiment eu l'impression que ce film voulait manger à tous les rateliers de genre cinématographique. Du coup, c'est un film qui ne ressemble à pas grand chose mais où tout ressemble à d'autres films. Les personnages sont caricaturaux à souhait, les situations improbables, grotesques (la nounou la tête dans le panier à linge...) ou alors trop prévisibles. On veut nous faire rire, on veut nous émouvoir. A vouloir tout faire, on fait les choses à moitié. Du coup, la sauce n'a pas pris, malgré quelques répliques bien pensées et un Gilles Lelouches qui tire très bien son épingle du jeu. Il est le seul à paraitre vraiment installé dans le sujet. Sujet délicat et plutôt grave (parait il inspiré d'une histoire vraie) qui aurait certainement fait un très beau film sans ce grain comique. L'adoption, puisque c'est de cela que traite surtout 100% cachemire, peut parfois virer au drame si les couples ne sont pas préparés à recevoir l'enfant.
Bref, décevant. Valérie Lemercier n'a franchement pas été très inspirée dans sa réalisation, ce film ne figuera pas à son panthéon ! J'ai mis deux étoiles, et à me relire, je me demande si ce n'est pas trop ?! Bon, aller, je vais me coucher dans des draps ni de soie, ni de cachemire, 100% coton !
  
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 10 Décembre 2013

http://fr.web.img2.acsta.net/pictures/210/182/21018207_2013102210303588.jpgSynopsis :
Xavier a maintenant 40 ans. On le retrouve avec Wendy, Isabelle et Martine quinze ans après L’Auberge Espagnole et dix ans après Les Poupées russes.
La vie de Xavier ne s’est pas forcément rangée et tout semble même devenir de plus en plus compliqué. Désormais père de deux enfants, son virus du voyage l’entraîne cette fois à New York, au beau milieu de Chinatown. Dans un joyeux bordel, Xavier u cherche sa place en tant que fils, en tant que père… en tant qu’homme en fait ! Séparation. Famille recomposée. Homoparentalité. Immigration. Travail clandestin. Mondialisation. La vie de Xavier tient résolument du casse-tête chinois ! Cette vie à l’instar de New York et de l’époque actuelle, à défaut d’être cohérente et calme vient en tout cas nourrir sa plume d’écrivain…
 
 
 
Avec Romain Duris, Audrey Tautou, Cécile de France
-toile3.jpg  Mon humble avis : Le moment passé est bon, sans aucun doute. Mais c'est du Klapisch,  c'est la suite de l'Auberge Espagnol et des Poupées Russes alors... On en attend un eu plus. Et l'effet nouveauté n'est plus, forcément. Si Casse tête chinois avait été le premier opus ou un "one shot", j'aurais royalement adoré et me serais amusée encore plus je pense. Mais voilà, là où la bande de potes sympatique avait les défauts et l'insoucience fraiche de la jeunesse dans l'auberge espagnole, on aimerait un peu qu'ils grandissent un peu plus tout de même !
Ne vous trompez pas, je ne descends pas le film, car vraiment, les répliques sont aux petits oignons, les personnages attachants (certains plus que d'autres) et la ville de New York est génialement filmée ! Superbe cette immersion dans le vrai New York, on bat le pavé avec Xavier. Et pas l'ombre de la Statue de la Liberté ou de la 5ème avenue. Certes, deux héroïnes vivent dans un appart vue sur l'Empire State Building (depuis Brooklynn) et l'autre sur Central Park, mais on vadrouille pas mal dans des quartiers plus "urban style" !
Nos jeunes de l'Auberge Espagnole ne sont plus si jeunes, enfin, ils approchent la "quadratude" et adopte une "quadratitude". Ils ont eu on vont avoir des enfants, ils ont divorcés ou vont le faire. Et globalement, leur vie ne se simplifie pas. Pour certains, tout parait limpide, pour d'autres, comme pour Xavier, c''est un vrai casse tête chinois. Il semble qu'il n'ait toujours pas trouvé le sens de sa vie, et le sens de la vie....Bref, encore beaucoup de mystères pour lui dans le monde, dans la vie, dans l'autre. En cela, je le trouve assez représentatif de ma génération de quadra solo, où l'on ne comprend pas ce qui nous arrive dans la vie, où plutôt, ce qui ne nous arrive pas. Bref, le vie ne correspond pas forcément à l'idéalisme que nous y avions mis à nos 20 ans. Ce film est donc très actuel, très contemporain, il s'inscrit vraiment dans une époque : celle où la place que l'on trouve et ce crée dans la vie et la société n'est plus jamais définitive.
Casse tête chinois comporte pas mal de moments anthologiques, à mourir de rire, notamment lorsqu'Audrey Tautou se retrouve à parler chinois avec grande conviction devant de grands industiels chinois très sérieux. Où encore, le moment où tout le monde, mais alors vraiment tout le monde se retrouve dans l'appart, un vrai casse tête chinois donc Xavier se tire très honorablement. je l'aime bien ce Xavier, qui ne veut jamais vraiment contrarier personne et se retrouve ainsi dans des situations euh... complexes. Il semble le seul à se questionner franchement.
Le système narratif (Xavier, qui écrit son roman et raconte l'ensemble en voix off).
Maintenant, la fin est un peu facile, pas forcément prévisible, mais le fameux "feu" prononcé par Xavier pas tout à fait limpide et net.... Simplicité scénaristique histoire de boucler la boucle ou pis aller des personnages ??? Réponse dans 10 ans... ou pas !
A noter, un générique de début très sympathique, où l'on voit/revoit les personnages/acteurs dans les 3 films. Tout le monde n'a pas pris le même coup de vieux ! Ce qui est sûr, c'est que l'âge qui avance va très bien aux hommes !
 
   
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 8 Décembre 2013

Je n'ai pas encore rendu hommage à ce grand Homme que l'humanité vient de perdre et que je n'oublierai jamais.
Au journal télévisé, j'ai vu que les sud africains descendaient dans la rue pour danser sans fin en l'honneur de cet homme de paix, cet homme réunificateur. Alors quoi de mieux que cette vidéo où Mandela danse lui même au son de la musique de Johnny Clegg, connu comme étant le Zulu Blanc. Et voir quitter deux hommes, l'un blanc, l'autre noir, main dans la main est un magnifique symbôle pour résumer ce qu'a accompli Nelson Mandela.
Cette chanson, je me souviens, je l'écoutais en boucle lorsque j'étais au collège. Elle me nouait la gorge et me hérissait les poils, même si je savais à peine qui était, qui vivait encore en captivité à l'époque, une captivité longue de 25 ans. Je ne comprenais pas les paroles, mis à part "the sky is blue", mais les images du clip me permettaient de deviner le sens profond de ce que j'écoutais.
 
Cette semaine, avant de décès de Mandela, il m'est arrivé quelque chose d'étrange. Petit dej sur fond de radio, radio qui oublie que la production musicale de U2, Indochine and co ne s'est pas arrêté à Sunday Bloody Sunday ou à 3ème sexe...
Je lis en même temps le pitch d'un film qui sort ces jours ci, sur l'Appartheid : Zulu. Et hop, Chérie FM lance le titre Asimbonanga. Curieuse coïncidence, deux jours avant le décès du Prix Nobel.
 
Cet évènement, le départ de Mandela, me trouble beaucoup. J'ai l'impression que depuis quelques temps, les Grandes Hommes et les Grandes femmes nous quittent tous. A moins que ma mémoire me fasse défaut, le seul visage mondialement connu, porteur d'espoir concernant l'amélioration de la nature humaine qui reste est la birmane Aung San Suu Kyi. Allez, j'ajoute le Daïla Lama. Seules ses deux personnesme semble capable de réunir à l'échelle mondiale.
 
De quoi l'avenir sera-t-il fait ? Car franchement, dans la jeune génération (j'englobe la tranche d'âge 20 -60 ans !) qui a-t-il d'autre. Les hommes qui nous gouvernent et les politiques qui ne gouvernent pas mais envahissent nos écrans de télé me font pleurer. Alors, qui sera digne de prendre la relève de Mandela dans le coeur du Monde ?
 
Alors, danse Mandela, danse encore !
 
"J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de la vaincre." 
Nelson Mandela
 
"Un cœur bon et un bon esprit forment toujours une formidable combinaison." Nelson Mandela
 
 
 
http://citizensplatform.net/wp-content/uploads/2013/12/Nelson+Mandela.jpg
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 5 Décembre 2013

http://extranet.editis.com/it-yonixweb/IMAGES/POC/P3/9782266205016.jpg   Thriller - Editions Pocket - 342 pages - 6.70 €

 

 

Parution d'origine en 2005, pocket en 2011

 

 

L'histoire : Après avoir taggué la façade de leur ancienne entreprise, deux chômeurs roulent tous feux éteints et à grande vitesse dans un champ d'éoliennes, à le recherche de sensations fortes. Ils ne seront pas déçus du voyage quand ils percuteront un homme de plein fouet. Celui ci décède sur le coup... Et sur lui, il avait 2 millions d'euros...

Cette première mort était accidentelle, les suivantes ne le seront pas...

 

 

 

 

 

Tentation : La lecture de La Mémoire Fantôme, du même auteur.

Fournisseur : Ma PAL  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Un bon thriller, rien de tel pour se remettre en selle après des lectures décevantes et du coup.... longuettes . Depuis presque deux ans, j'avais le projet d'approfondir l'oeuvre de Thilliez, en commençant par le début... c'est à dire le premier roman où apparait la fliquette fêtiche de Thilliez : Lucie Hennebelle. Charismatique, fonceuse, et obsédée autant par un mystère personnel que par la folie des tueurs. Dans la chambre des morts, Lucie n'est qu'une jeune brigadier... Le planning du commissariat, en cette fin d'année, va la mettre sur le premier grand coup de sa carrière, sur le terrain, loin des paperasses, près du danger. Et Lucie, elle aime ça. Une petite voix en elle souhaiterait que jamais ce carnage ne cesse pour lui garantir de l'action.

J'ai aimé découvrir les premiers pas de cette Lucie, c'est un personnage attachant et intéressant. Une fliquette qui s'instruit, en autre en lisant des thrillers, c'est pas courant !

L'intrigue est savamment construite, captivante, palpitante, les pages se tournent toutes seules. Les rebondissements ne manquent pas, le danger rode et cette palanquée policière nous emmène dans les profondeurs de l'inhumain, quand l'être devient bête, animal. Le tout en nous immergeant dans le domaine de la taxidermie (en résumé, l'empaillage des animaux, mais toute une science !). Franchement, les choses tiennent bien la route, et nous avec, jusqu'à la fin, sauf à la fin qui m'a déçue : too much et une fois la barbarie étalée, vite bouclée quelque part et accompagnée de violons qui ne collent pas trop au style de l'ensemble. Mais bon pourquoi pas un peu de douceur dans ce monde de brutes ?

Ah, et puis je ne vous ai pas dit ?! Ce thriller m'a ramenée dans min ch'nord, puisque l'histoire se déroule entre Dunkerque, Lille et le Pas de Calais. Et j'aime ça, mon attention redouble ! Ce qui fait que je remarque quand il y a des petites incohérences géographiques va-t-on dire.... Si je ne me trompe pas, Vigo, l'un des personnages, s'installe sur les marches de La Voix du Nord pour y déguster un croissant.... Et Thilliez lui fait traverser en diagonale la Grand Place pour rejoindre la Rue Nationale.... Et bien non, si c'est bien le trajet effectué par ce Vigo, point de diagonale, mais du tout droit !!! Et puis quelques poncifs sur le ch'nord : les corons, les terrils (même si les gueules noires sont bien honnorées), le vent, la météo pourrie. Au point qu'il est même précisé que dans le Nord, les couchers de soleil sont beaux aussi me semble-t-il ! Pourquoi ne le seraient ils pas ? Le soleil est le même partout !

Bon pour conclure : une enquête de bonne facture, la naissance d'une héroïne de roman, des pages bien documentées, mais quelques imperfections, dont un style (poétique) pas toujours adéquat au genre (thriller), et des méchants un peu caricaturaux ! J'avais nettement préféré La mémoire fantôme !

  

Ah, au fait, que feriez vous si vous trouviez 2 millions d'euros dans des circonstances euh... Un peu particulières ? Vous ne savez pas ? Et bien lisez ce livre, votre réponse deviendra évidente !!!

 

0 Challenge Thrillers & Polars 2014 Liliba 3

 

 

logo challenge régions 2

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 3 Décembre 2013

http://fr.web.img6.acsta.net/pictures/210/537/21053766_20131029173427819.jpg    Synopsis : En 1983, dans une France en proie à l’intolérance et aux actes de violence raciale, trois jeunes adolescents et le curé des Minguettes lancent une grande Marche pacifique pour l’égalité et contre le racisme, de plus de 1000 km entre Marseille et Paris. Malgré les difficultés et les résistances rencontrées, leur mouvement va faire naître un véritable élan d’espoir à la manière de Gandhi et Martin Luther King.
Ils uniront à leur arrivée plus de 100 000 personnes venues de tous horizons, et donneront à la France son nouveau visage.
 
 
Avec  Olivier Gourmet, Tewfik Jallab, Vincent Rottiers, Jamel Debbouze
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  Mon humble avis : En 1983, j'avais 11 ans. Alors bien sûr, je n'ai aucun souvenir de cet événement historique et à l'époque, certainement que mes préoccupations me menaient vers des pensées plus futiles.
Aussi, je suis ravie d'avoir vu ce film, oh combien intéressant, prenant, captivant, enrichissant. Dans un sens, il peut remonter le moral. Oui, il y a des jeunes et des moins jeunes, toutes confessions confondues, capable de s'unir et de défendre une cause dans un engagement hors du commun. Oui, la France ne semblait pas aller mieux que maintenant en 1983, au niveau climat socio-économique, et pourtant, la France est toujours debout, après des "hauts" et des bas. Alors peut-être que des jours plus lumineux reviendront... un jour. En même temps, c'est aussi déprimant car on dirait que rien n'a changé... Si ce n'est que les crimes racistes envers les beurs sont sans doutes plus rares que dans les années 80. Mais c'est toujours la même lutte, celle des droits, de l'égalité, de l'humanité qui s'est étendue à la France entière. Le ras le bol de la violence gratuite, d'où qu'elle vienne. L'envie d'être comme tout le monde, de travailler, de ne pas être jugé sur son faciès, ni sur son lieu d'habitation. Ce film est hélas d'autant plus d'actualité que des attaques verbales racistes envers notamment une femme politique ont occupé les médias ces derniers temps. Et pourtant, La marche le montre clairement, en France, le racisme est en fait plus social que réellement racial. Un blanc de cité, une homosexuelle vont subir autant d'attaques qu'un beur par exemple. Il est vrai qu'on reprochera rarement ses origines à l'éminent chirurgien de passeport moyen-oriental...
Enfin, ne dissertons pas, parlons de ce film qui est un fabuleux hommage à une jeunesse qui défend ses droits et ceux des autres sans violence, par la marche revendicative à travers la France. Ces jeunes qui, au fil des kilomètres parcourrus, unissent, rassemblent et vont au bout de leurs idées, qui ont changé la France, en partie.
C'est extrèmement bien joué. J'ai aimé faire tout ce chemin avec ces gens, hommes, femmes, jeunes, prêtre, musulmans, retraités, qui ont chacun leur caractère, pas toujours facile. Ces gens qui doivent se mettre d'accord. Qui ne renonceront pas malgré la violence et les agressions qu'ils subissent. Ils viennent du même endroits, mais sont tous différents, et mettent dans cette marche des convictions qui leur sont propres. Bref, je n'ai pas senti passer les 2h15 du film. Mon coup de coeur est total, même si je mets un bémol sur la présence de Jamel Debouzze dans ce film. Au niveau strictement cinématographique, Debouzze n'était pas du tout nécessaire. J'ai même eu peur qu'il fasse partir l'affaire en vrille. Mais en même temps, sa présence au générique peut attirer du monde en salle. Et puis, Debouzze est un fer de lance de la cause en France, de la lutte contre le racisme, de l'intégration, de la réussite. Donc, sans doute sa participation à La Marche porte peut-être ce film sur une plus haute marche médiatique !!! Ah, le bon jeu de mots !
Certes, en France, depuis quelques années, les raisons de marcher ne manquent pas, tant la colère du peuple gronde de plus en plus. Mais vous pouvez aussi marcher déjà jusqu'à votre cinéma, je pense que voir ce film est quelque part un acte civique. J'ose espérer que si la foule est au rendez vous de cette Marche, le gouvernement comprendra le message... je sais, je suis utopiste. Mais j'aime croire que la culture, intellectuelle ou populaire, peut changer les choses !
   
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 1 Décembre 2013

http://fr.web.img2.acsta.net/pictures/205/298/20529833_20131017171932686.jpg  Synopsis :Le premier souvenir que j’ai de ma mère c’est quand j’avais quatre ou cinq ans. Elle nous appelle, mes deux frères et moi, pour le dîner en disant : "Les garçons et Guillaume, à table !" et la dernière fois que je lui ai parlé au téléphone, elle raccroche en me disant : "Je t’embrasse ma chérie" ; eh bien disons qu’entre ces deux phrases, il y a quelques malentendus. 
 
 
 
Avec Guillaume Gallienne , André Marcon, Françoise Fabian
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  Mon humble avis : La presse dit que ce film est une comédie sensible et hilarante. Sensible, oui, car le sujet l'est. Mais hilarante. Disons que l'on observe, que l'on sourit, et assez souvent, il nous arrive de rire. Même si j'ai passé un chouette moment, je serai moins enthousiaste que l'avis général. Parce ce film est autobiographique... alors je me suis demandé si certaines scènes étaient caricaturées +++ ou si la réalité avait été aussi désobligeante pour ce pauvre Guillaume qui, bien heureux soit il, s'en sort finalement très bien dans la vie. Parce que, wow, je suis bien d'accord pour reconnaitre le poids d'une éducation et d'un environnement dans le développement d'une personnalité, mais à ce point là, c'est ahurissant. Si Guillaume Gallienne n'écumait pas les plateaux télé pour promouvoir son film, s'il n'assurait pas à chaque fois que c'était sa propre histoire qu'il avait mis en scène, d'abord au théâtre, puis au cinéma, j'aurais pris ce film comme une bonne et franche comédie, trouvant la déduction comportementale un peu raccourcie, voilà tout. Mais comme il s'agit d'une histoire vraie, j'ai tout de même un pincement au coeur. Parce que ce jeune garçon qui se cherche, non pas dans sa sexualité, mais dans son identité sexuelle (je crois que je suis une fille parce que ma mère voulait une fille, alors je n'ai pas voulu la décevoir), ç'est franchement remuant, et à peine croyable. Je conçois très bien qu'une personne puisse se sentir en totale contradiction avec le sexe que dame nature lui a attribué, mais là.... Etre un homme, aimer les femmes et se comporter comme une femme, ça me dépasse un peu. Bon, je tourne en rond... Enfin, pour résumer, derrière le rire, il y a de réelles blessures. Comme souvent au ciné me direz vous ? Oui, mais là, elles sont autobiographiques. On ne rit pas d'une généralité caricaturée, mais d'une souffrance personnelle.
Mais ne boudons pas notre plaisir de voir quelque chose de différent. Dans la mise en scène déjà. Guillaume Gallienne joue son propre rôle, de comédien sur les planches d'un théâtre, jouant sa pièce. Celui également de Guillaume dans les flashback qui composent le film, et surtout, c'est ce qui est notable, celui de sa mère. Les répliques sont cyniques à souhait, où décalées, mais toujours bien trouvées.
Enfin, rendons à César ce qui appartient à César, ce film prone l'acception des différences, et invite à ne pas se fier aux apparences, quelles qu'elles soient. Un film sur la tolérance en fait, le 2ème dans la même journée (après La Marche), mais deux cinés à l'opposé. Comme quoi, au ciné comme ailleurs, on peut traiter du même sujet de fond, de mille et une façon. L'essentiel est de toucher son public, tous les publics !
 
      
 
 
 
 
 
 
   

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Publié le 28 Novembre 2013

http://www.photosapiens.com/IMG/jpg/Lefevre-Couv-Tome-2.jpg BD - Dupuis Editions - 80 pages - 16.50 €

 

 

 

1ère parution en 2004

 

 

Le sujet :    

Fin juillet 1986. Didier Lefèvre quitte Paris pour sa première grande mission photographique : accompagner une équipe de Médecins Sans Frontières au coeur de l'Afghanistan, en pleine guerre entre Soviétiques et Moudjahidin. Cette mission va marquer sa vie comme cette guerre marquera l'histoire contemporaine. Au croisement des destins individuels et de la géopolitique, à l'intersection du dessin et de la photographie, ce livre raconte la longue marche des hommes et des femmes qui tentent de réparer ce que d'autres détruisent.
Tentation : AGFE
Fournisseur : la bib'
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  Mon humble avis : Je sors de ce tome à nouveau bouleversée. 2ème tome sur 3 de cette série que m'a conseillée mon amie AGFE. Le photographe nous fait suivre une équipe de Médecins Sans Frontière au coeur de l'Afganistan, durant la guerre qui la confrontait à la Russie.
Lors du premier tome, nous suivions l'équipe dans les préparatifs de l'expédition humanitaire, puis sur le long chemin (plus d'un mois de marche) qui la menait au village prévu.
Ici, l'équipe médicale et le photographe sont arrivés dans ce village du bout du monde et se mettent à l'oeuvre avec des moyens dérisoires... Un batiment en ruine devient l'hôpital, la cours ombragée la salle de réanimation, la terrasse vue sur montagne la salle d'opération. Quand les blessés ne peuvent se déplacer, c'est l'équipe qui repart pour un jour de marche pour rejoindre le chevet des moribonds... Médecins et infirmières opèrent des journées et des nuits entières, le dos courbés, veillent leurs patients alors qu'au loin, retentit le bruit des bombes. De la bobologie aux blessures de guerre, tout y passe. Personne n'est épargné, ni même les enfants... qui ne pleurent même pas alors qu'une balle a transpersé leur bras ou qu'un éclat d'obus leur a arraché une partie de la mâchoire.
Et les médecins font tout, tout ce qu'ils peuvent pour rabibocher ces victimes de guerre. Le photographe a parfois du mal à photogaphier, mais ce sont alors les victimes qui lui demandent de le faire, afin de témoigner. Il faut que le monde sache ce qui se passe ici. 
C'est dur, c'est l'enfer pour tout le monde. Et pourtant, ces médecins y reviennent volontairement régulièrement. Pourquoi, parce qu'ils sont utiles, qu'ils pratiquent la vraie médecine, celle où il faut observer et déduire. Et surtout, parce que le peuple afgan leur rend au centuple, par un sourire, par une invitation à diner, en se privant de pain pour que l'équipe médicale n'en manque pas.
Dans cet enfer, nos hommes se soignent par le sens de l'humour, où comment disserter en pleine montagne sur un rocher qui devient un... rocher Suchar.
Et toujours cette alternance de dessins et de photos noir et blanc de l'expédition.
Cette BD est vraiment un magnifique et incontournable hommage sur ces héros de l'ombre. Les victimes de guerre qui survivent en se plaignant dix fois moins dans une vie que l'on peut, nous, ici, le faire en une journée. Mais aussi ces médecins du bout du monde, de l'ombre, loin des caméras de TV, qui exécutent des exploits tous jours avec... presque rien. Ces hommes et femmes qui vivent pour l'autre, qui se retrouve dans le renoncement d'eux mêmes.
 
http://www.images-booknode.com/book_cover/1574/full/le-photographe-tome-2-1574112.jpg
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 26 Novembre 2013

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782812909580.jpgRoman - Editions De Borée - 348 pages - 21 €

 

 

Parution le 27 septembre 2013, rentrée littéraire

 

 

L'histoire : Après une douloureuse déception amoureuse, Aline décide de prendre le large. Ce sera quelques vacances en Afrique Noire pour une durée indéterminée dans un petit hôtel local. De semaine en semaine, Aline découvre, ressent, rencontre. Et surtout, elle met à profit son séjour pour rechercher Raphaëlle, l'amie d'une amie. Depuis 2 ans, la famille de Raphaëlle n'a plus aucune nouvelle... Celle ci a disparu, mystérieusement...

 

 

 

Tentation : Le pitch, la couv

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Comme je me suis sentie bien dans ce livre !

Si vous aimez l'Afrique, en rêvez, la fantasmez, souhaitez mieux la connaitre de "l'interieur", alors ce roman vous plaira autant qu'il m'a plu !

L'histoire se déroule dans un pays africain non nommé, avec une capitale fictive : Akofa. On sait juste qu'il s'agit d'un pays francophone possédant une façade maritime. Pas étonnant, étant donné que l'auteure dénonce royalement les républiques dictatoriales. Alors j'imagine que plusieurs Etats pourraient correspondre aux exactions et explications développées ici...

J'aime cette littérature qui, sous couvert de distraction, m'instruit, m'emmène avec elle au bout du monde, ou en tout cas dans un autre monde, comme si j'y étais. Oui, je me suis cru en Afrique durant 320 pages. De l'Afrique Noire, je ne connais que le Sénégal et Madagascar. Alors, ce sont les paysages du Sénégal, toujours bien présents en moi, que j'ai accolés aux descriptions majestueuses, délicieuses que la romancière fait d'Akofa et des alentours. Cette fois ci, j'ai bien senti que l'écrivaine vivait ce qu'elle avait écrit et de ce fait, je n'ai pu que le vivre moi même. La touffeur, la moiteur, la sécheresse, la chaleur écrasante, la pluie tropicale, la poussière, les dialectes, la végétation, la trépidence des villes et la lenteur africaine (au niveau des affaires), la nonchalence imposée par le climat, les difficultés de la vie. Tout ceci est magistralement mis en page par Catherine Hervouet des Forges et servi par une écriture sublime, très imagées Jamais je n'ai rencontré autant de belles métaphores pour dépeindre couchers de soleils, décors, atmosphères, ressentis. Tout cela m'a enveloppée, comme une nuit africaine.

Point de vélocité dans le rythme narratif, ni dans l'intrigue. L'auteure prend son temps, le temps qui n'a pas le même prix ici en Europe et là-bas, sous les tropiques. De là vient le mini-reproche que je pourrais adresser à cette histoire.... J'ignore sur combien de mois elle s'étale. Voire même un peu plus d'un an. Saisons sèche et humide servent de repère, mais j'avoue, j'ai été un peu perdue.

Au fil des pages, ce sont différents point de vue qui s'offrent à nous sur cette Afrique, belle, rebelle, intense, mais souvent gangrénée par la corruption en tout genre et subissant des dictatures sévères et/ou déguisées. Nous avons le regard de l'expat (Cyril), dont on n'arrive pas à savoir s'il est juste mal dans sa peau ou totalement superficiel, qui ne se mèle pas du tout à la vie locale. Aline, qui découvre tout et qui ne troquerait son hôtel spartiate et non climatisé contre rien au monde. Aline se fond dans la vie Africaine. Le couple mixte qui a subi la vengeance de l'Etat devant la réussite individuelle, le journaliste qui s'est retrouvé déchu pour avoir fréquenté de trop près une envie ministérielle. Léocadie, satellite de l'histoire, qui représente la femme noire en chasse à l'homme friqué. Alors oui, nous avons ici un sacré kaléidsocope qui nous permet d'appréhender cette Afrique avec le moins d'à prioris possible, malgré sa complexité, son ambiguité, son étrangeté. Traditions, us et coutumes, mentalité, tout cela est décortiqué avec soin et c'est fichetrement intéressant. Ce décodage d'une certaine Afrique est, je pense, le point fort du roman.

L'histoire m'a beaucoup plu aussi, faite d'une multidude de rencontres, de personnalités différentes. C'est une belle étude des moeurs et des relations humaines qui nous est offerte. Je me suis senti très proche d'Aline, déçue par l'amour mais toujours prête à s'emballer, malgré ses promesses intérieures de ne plus tomber dans le panneau.

Et bien sûr, plane tout au long du livre l'ombre de Raphaëlle, décidemment bien mystérieuse, qu'il nous tarde de trouver et de connaitre.

Léocadie m'a amusée. A travers son personnage et quelques autres scènes (notamment dans les maquis), j'ai un peu retrouver l'ambiance d'Aya de Yopougon.

La dernière pluie, une histoire très agréable, instructive. Une immersion dans l'Afrique des cases à terre battue, jusque dans les luxueux hôtels qui servent de garçonnière aux grands du gouvernement. A lire !!!

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 24 Novembre 2013

Instagram 5525Courant octobre, je suis allée à Paris, afin de passer un entretien d'embauche (le 3ème pour un CDD de 10 mois sur Rennes....). En vain puisque je m'y suis plantée en beauté... Le tout pour la modique somme SNCF de 135 € + frais divers... Heureusement, je n'ai pas fait l'aller retour sur la journée mais sur 3 jours. Ce qui m'a permis de dormir chez mon frère, d'y voir mon neveu qui grandit, de déjeuner avec deux copines... Et de mettre mes pieds en vrac à force de me balader en chaussures "d'entretien". Tout ça pour dire que j'ai souffert pour vous ramener ces photos
Allez, je vous emmène sur les petits et grands axes de Montmartre, la tête en l'air, ou les yeux sur les trottoirs, rien ne m'échappe ! Enjoy !
 
Suivons le pigeon ! Et vous pouvez même le faire en écoutant la Piaf, en cliquant sur le flèche
 
 
 
 
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 Avant de terminer, je vous laisse deviner ce qui cloche dans cette photo... Cherchez l'erreur, enfin, je pense....
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Et la prochaine fois que vous irez à Montmartre, n'oubliez pas de battre le pavé !
 
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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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