Lectures, BD, cinéma, voyages, photos, chats, oiseaux, nature bref mon petit monde ! .................. " C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante" (Le petit prince)
Avec Michèle Laroque, Kad Merad, Françoise Fabian, Gérard Darmon
Synopsis : Angela pense avoir une vie idéale. Elle vit à Nice, dans un bel appartement, avec un beau mari et une charmante ado. Mais le soir de Noël, sa fille la laisse pour rejoindre son petit copain, son mari la quitte et sa meilleure amie préfère prendre des somnifères plutôt que de passer la soirée avec elle. Le choc ! Angela n’a plus d’autre choix que celui de se reconstruire... et ce n’est pas simple avec une mère tyrannique, une meilleure amie hystérique et un psy aux méthodes expérimentales.
Mon humble avis : Le film commence bien, comme sur des roulettes. Puis il s'essouffle, ralentit, piétine et finit un peu par s'écraser dans le vide.
Certes, il y a la beauté de la ville de Nice magnifiquement filmée.
Certes, il y a Michèle Laroque, actrice qui m'est sympathique, toujours aussi lumineuse et attachante à l'écran.
Certes, il y a quelques réparties bien senties et ou complètement décalées.
Mais, dans l'absolu, rien de bien nouveau dans le sujet "mon mec m'a plaquée, je suis célibataire, c'est horrible !) et point de brillantissime en vue. D'ailleurs, quand l'on donne un tel titre à son film, on a intérêt à ne pas se planter, sous peine d'inspirer facilement les déçus dans leurs commentaires. Les personnages (notamment celui de Françoise Fabian), la grand-mère, ou encore celui de la meilleure copine, comme nombre de situations, tournent vite à la caricature répétitive. Quant au personnage principal, celui de Michèle Laroque, et bien il est d'un nombrilisme désarçonnant et d'une naïveté en complète contradiction avec son comportement final alors que rien de spécial de s'est passé entre deux et donc que rien ne l'explique (rapport au retournement de situation dans les rapports mère ignoble et fille chochotte.
Bref, comme tout cela reste bien superficiel, que rien de ce que vivent les personnages de ce film n'est vraiment creusé... et bien on arrive à une platitude qui n'accroche pas, même si le film n'est pas non plus désagréable.
L'histoire : Kalamaki, petite île grecque aux paysages paradisiaque proche du continent, et rongée par la crise économique. Mais tous les habitants se connaissent et se soutiennent. Ils partagent la vie.
Parmi eux, Eliot, architecte New-Yorkais, vit sur l'île depuis 12 ans, depuis que sa fille qui étudiait les théâtres antiques y est décédée. Eliot cherche le nombre d'or à travers la Grèce.
Il y a Marika, pécheuse, et son fils Yannis, autiste profond, qui rythme certains moments de la journée d'une bonne partie de l'ile.
Il y a le maire, le prêtre, le cafetier, bref, toute une communauté se retrouve confrontée à un sacré choix... La construction d'un énorme complexe touristique... ou celle d'une école de philosophie et de théâtre antique.
Tentation : Pitch et couv
Fournisseur : Ma CB !
Mon humble avis : Ce roman est une pépite... ou plutôt un écrin... Tant je m'y suis sentie bien, tant il me tardait d'y retourner, tant l'envie était forte d'y rester et d'oublier "le reste". Sensation délicieuse et assez rare. La construction de "L'enfant qui mesurait le monde" est parfaite. Tous les ingrédients nécessaires à un bon roman, même s'il n'existe pas de recette miracle, sont présents. Sauf... Le pathos qui vu le sujet, aurait peut-être était plus développé par une autre plume. Ce n'est pas le cas ici, et c'est tant mieux. Cette histoire n'est absolument pas "tire larme", même si les moments intenses et émouvants ne manquent pas. Cette histoire est aussi dense que riches en sujets abordés, depuis l'émotionnel jusqu'au "géo-économique".
Déjà, l'histoire se déroule sur une petite île grecque, et celles et ceux qui me lisent régulièrement savent à quel point je suis fan des îles... La description des paysages, des petites criques, de la vie de la bourgade, tout ceci est délicieux, parfaitement dépeint, j'ai eu l'impression d'y être, de ressentir sur ma peau tant le soleil que la caresse des vents. Et tout cela dans une belle écriture, fluide, agréable.
Ensuite, il est question de l'autisme de Yannis. L'auteur suisse fait partie de la fondation Pôle Autisme en Suisse, donc il connait son sujet. Et ce roman permet vraiment de comprendre ce qu'est de vivre avec un enfant autiste au quotidien. Malgré l'amour voué à l'enfant, il y a la fatigue, le découragement, la rage et tous ces rituels à respecter. Certes, Metin Arditi a choisi un profil d'autiste particulier : le surdoué en nombres et chiffres. Parce qu'il fallait bien que l'enfant soit un minimum "romanesque" et puisse prendre part activement au déroulement de l'histoire. Au dernier trimestre 2017, je me suis occupée bénévolement, une matinée par semaine, d'une petite fille autiste de 8 ans. Une petite fille de 8 ans qui ne parle pas, ne regarde pas les yeux des autres etc... Aussi, je peux dire que j'ai retrouvé beaucoup de cette petite Néval dans Yannis, avec notamment, les stéréotypies Yannis est muré dans son monde, et seuls le rassurent ses calculs qui pour lui, attestent de l'ordre l'équilibre du monde qui le rassurent. Aussi, bien sûr, le personnage de Marika, la mère de Yannis, est très présent et parfaitement travaillé.
Il y a Eliot, originaire d'Argos, mais qui a fait carrière d'architecte réputé à New York, qui est arrivé sur l'ile 12 ans plus tôt, lors du décès de sa fille qui y vivait. Il va aider quotidiennement Marika à s'occuper de son enfant et va obtenir une belle évolution de celui-ci.
Puis, vient la question du fameux choix que j'évoque dans le résumé... Un grand groupe hôtelier souhaite implanter un gigantesque complexe dans une magnifique crique déserte. Cet hôtel résoudrait tous les problèmes économiques de l'île, et notamment, celui de l'emploi. Oui, mais... La crique serait défigurée, l'hôtel un ghetto à touriste, et l'équilibre du monde de Yannis mis en péril. Alors qu'un autre projet est proposé, qui s'intégrerait parfaitement dans le paysage et la vie de des iliens. Une école de philosophie et de théâtre antique. Interviennent alors une journaliste, le vice-président, des ministres etc... Car le sujet devient préoccupation nationale et emmène donc le lecteur à Athènes, dans les bureaux ministériels décisionnaires et autres. C'est lors de ces moments qu'est abordée la situation économique de la Grèce, les causes, les conséquences, le passé, l'avenir, les pressions de Bruxelles et du FMI, la liberté si chère au grecs et l'ingérence de ces institutions. Mais tout cela est décrit de façon simple, jamais trop longue, bref, pas ennuyeuse mais intéressante.
J'ignore si mes mots suffisent à traduire mon amour pour ce roman, alors je le redis haut et fort, ce roman est magnifique, très agréable à lire, profondément humain et résolument positif ! L'homme est capable de trouver des solutions à ses problèmes s'il n'oublie pas de penser à ce qu'il est vraiment, ce qui fait sa nature, s'il fait en sorte que les différentes couches de peinture soient compatibles entre elles. Et encore, je ne décris que 10% du roman, qui vous réserve donc bien d'autres surprises tout en douceur.
Un énorme coup de coeur ! A lire absolument !
Achat datant de 5 mois, mais je l'introduis tout de même dans ce challenge !
Il y a 10 ans jour pour jour, ma vie basculait et j'avais 35 ans. Je faisais un AVC, par thrombose cérébrale (à savoir un caillot dans une veine du cerveau). C'est le scanner du C.H.U de Rennes et les médecins qui me l'ont dit car jusqu'à cet examen, je ne comprenais rien de ce qui m'arrivait.
Je savais juste que je souffrais de façon inhumaine et croissante depuis 3 jours. Mon médecin traitant m'avait dit que je faisais une grosse migraine (maux de tête et vomissement). Sauf que s'il avait bien regardé mon dossier médical, il aurait compris avant et m'aurait évité 24 heures de douleurs intolérables et des dégâts encore plus irréparables. Car je suis porteuse d'une maladie génétique, qu'on appelle "mutation du facteur 5" ou encore terme plus médical, le facteur de Leiden. A savoir que je suis prédisposée aux thromboses et qu'à l'âge de 18 ans, une thrombose de toute la jambe droite avait déjà bien chamboulé ma vie. Mais à l'époque, nièce d'un grand chirurgien de l'hôpital qui m'accueillit dans le Nord, j'avais bénéficié des meilleurs soins, de la meilleure attention et de la plus grande humanité du monde...
Mais quand le mal s'attaque au cerveau, c'est une tout autre chose, une toute autre perception pour la victime, et aussi de toutes autres conséquences. Dans l'ambulance qui finalement me conduisit au C.H.U de Rennes, je sentais juste que trop de souffrance, ça tue, et que j'étais en train de mourir... de souffrance. Ce qu'a confirmé le personnel médical. Il y a 10 ans, j'ignorais donc que je serais encore là pour en parler. Après de bonnes doses d'anticoagulants et une convalescence cocooning chez Maman, je parvenais enfin, accrochée à ses bras, à "faire la digue" aller/retour de Saint Lunaire, puis à reprendre le travail en mi-temps thérapeutique. Et je ne me doutais pas alors que de cet AVC, je parlerais encore 10 ans plus tard, et que c'est celui-ci qui commanderait globalement ma vie. Que plus grand chose ne serait plus jamais comme avant.
Certes, je vis toujours certains moments "comme avant", ces moments sympas de la vie, de petites et grandes joies, de partage, de rencontres, de voyages, de découvertes, de surprises et même d'insouciance etc...
Mais dans son intégralité, et ce, malgré les apparences, ma vie n'est plus comme avant et ne le sera plus jamais. Certes, je jouis librement de mes bras, de mes jambes, de la parole. Ma mobilité est donc, toujours en apparence, totale. Mais je subis désormais ce que l'on appelle "les handicaps invisibles"...
La fatigabilité, hors des moments d'excitations est l'un d'eux. Je passe quasiment mes après-midi à dormir. Je peux bien sûr "sauter" une sieste ou deux d'affiler, mais guère plus. Ce qui fait qu'un travail à temps complet est désormais inenvisageable. Maxi 15 heures par semaine, ce qui ne court pas les rues. Cette fatigabilité est souvent "critiquée" ou incomprise par "les autres", tant je fais preuve d'énergie en public.
Les difficultés d'attention et de mémorisation. Cela me frustre moi-même et agace "les autres", qui pensent que je me fous "de tout". Le ralentissement de mon cerveau, voire parfois son incapacité, pour comprendre des schémas, des techniques, des calculs, une certaine logique, bref, ce qui est nouveau et souvent professionnel. Car en plus, dans le professionnel, il y a l'urgence, l'obligation, la rentabilité, le "pas le droit à l'erreur"...
Le manque du mot... Alors que tout le monde me dit que cela arrive à tout le monde... Moi, je ne choisis pas toujours les mots qui sortent de ma bouche. Je peux dire "parasol" au lieu de "balais", "assiette" au lieu de "bol", "pyjama" au lieu de "blouson" et ceci, dans le meilleur des cas. Car le mot que j'utilise le plus depuis 10 ans il me semble est : "truc". Ou "la chose qui sert à". Parfois, je suis dans un moment important et le mot ne vient pas et cela m'énerve encore plus. L'autre jour, une inondation sur mon palier, je suis incapable de dire "aux autres" le mot "robinet". Certains n'imaginent même pas mon problème et d'autres trouvent aussi mes erreurs "amusantes" puisqu'ils oublient ou ignorent mon état général. Quant aux erreurs de prénoms où la difficulté à retenir ceux-ci, Dieu sait quelles foudres elles me valent "des autres", avec des réflexions comme :" pourquoi t'essaies de retenir le prénom de tes collègues puisque tu t'en fiches".
Le manque du mot peut aussi se détecter sur les chroniques de mon blog, mais en moindres proportions. Parce que sur mon ordi, Google est mon ami et que sur Google, on trouve le dictionnaire des synonymes en un clic.
Le stress, petit ou grand, réel ou d'apparence futile, matériel ou humain, et bien je ne le gère plus du tout, donc il faut que j'organise ma vie de façon à l'éviter au maximum afin de la rendre un minimum vivable tant au quotidien que sur le long terme.
Car, suite à mon AVC, 6 mois plus tard, j'ai déclenché aussi un énorme E.S.P.T (Etat de Stress Post Traumatique), qui s'est éternisé pour finir par être diagnostiqué en bipolarité de type 2, autre handicap fichtrement invisible et pourtant ô combien présent.
Alors, force est de constater, même si c'est très difficile à accepter, avec des moments de révoltes, que depuis 10 ans, ma vie n'est plus comme avant et ne le sera plus jamais.
Je n'ai jamais été carriériste, privilégiant ma façon de vivre à droite et à gauche, mais tout de même. J'étais une agent de voyages plutôt brillante. J'ai fini au Mc Do pour en démissionner 1 an et demi après, plus pour stress humain qu'autre chose. Et pour me résoudre à une autre tentative. Ne plus travailler et consacrer les heures "où je pourrais travailler" au bénévolat, là où le stress est globalement moindre, même si pas tout à fait absent. Je suis donc maintenant bénévole 2 matinées par semaines à la Banque Alimentaire, un après-midi à la SPA et quasi quotidiennement, auprès de Félin Possible. J'en tiens la page facebook et rends divers services à droite et à gauche. Tout cela, histoire de "mériter ma pitance", puisque je vis désormais des aides et de ma pension d'adulte handicapée, même si, d'apparence, je suis une personne comme les autres.
Mais finies les ambitions tant professionnelles que personnelles. Plus aucune confiance en mes compétences cérébrales, notamment la mémorisation. Et la peur de tout ou presque. De décevoir, de me décevoir moi-même, de ne pas retenir, d'oublier, de gaffer, de ne pas être à la hauteur, d'être fatiguée. Les idées sont là, parfois aussi les envies, mais l'énergie, l'organisation, et la foutue mémoire nécessaires font défaut. Terrifiée par mes défaillances possibles et aussi quotidiennes, de ne pas comprendre assez vite, de ne pas retenir... Du coup, sans doute plein de choses que je parviendrais à faire que je ne tente même pas. Ajoutez à cela l'irrégularité de l'état général d'une bipolaire... Aucun état, donc aucune capacité n'est prévisible sur le moyen ou le long terme. Et même parfois, d'un jour à l'autre, il reste imprévisible.
A l'époque où je vivais au gré de mes envies géographiques (Guadeloupe, Etats-Unis, Londres...), je pensais que j'avais toute la vie pour me créer un bon socle professionnel, une carrière évolutive et parvenir à un statut qui mettrait en valeur mes compétences, mon savoir être, et l'enrichissement de ma vie fantaisiste pour l'époque. Et bien non. Un caillou de quelques millimètres dans mon cerveau m'oblige à renoncer. J'aurais peut-être du y penser avant.
Car maintenant, il y a "un gap" (Céline, sort de ce corps"), entre les rêves ou aspirations professionnels (raisonnable hein, il ne s'agit pas de rêver de devenir astronaute à 45 ans !) et les capacités, l'énergie, la constance. Les idées et envies (passagères, récurrentes, mais toujours hyper enthousiasmantes) ne manquent pas. Mais ne peuvent rester qu'au stade de l'idée, puisque je serais incapables de les mettre en place, pour cause de fatigue et de variation d'humeur. Quel gâchis !
Bref, tout ça pour dire que voilà, ça fait 10 ans que ça dure. Il y a eu des bien plus bas que maintenant, il y a eu aussi des hyper plus haut que ces temps-ci. Et que être moi, avec un cerveau et un corps qui ne suivent pas l'esprit, avec la forme qui s'absente sans prévenir, avec les up et les down, avec le bon, le moyen et le mauvais et bien c'est fatiguant, frustrant, blessant, humiliant aussi parfois, agaçant, attristant. Bref, c'est exténuant.
Ceci n'est pas un billet pour me plaindre. Mais, une fois de plus, pour témoigner, pour vous aider peut-être à comprendre mieux l'un de vos proches qui serait un peu comme moi. Pour que les handicaps invisibles soient reconnus, (et pas que par la médecine et l'administration, et encore, quand elles les reconnaissent), respectés, expliqués au plus grand nombre. Et aussi, acceptés bien sûr, même s'ils ne sont pas palpables.
Pour les victimes d'AVC qui seraient déprimés ou découragés par mon billet, je précise que ceci est MON cas et que chaque cas, chaque guérison (etc) est différente suivant les personnes.
Plus d'info sur mon cursus, chemin de croix ou calvaire médical ICI, si vous voulez
L'histoire : Jun Sang, né un 16 février tout comme son cher dirigeant Kim Jong-il, est un petit garçon de Corée du Nord comme tant dautres. Très fier de son anniversaire, il vit comme on lui apprend à lécole : le grand leader veille sur lui, lui désigne ce quil doit faire et ceux quil doit haïr de toutes ses forces. Mais ce paradis et la foi indéfectible de Jun Sang en Kim Jong-il va être de courte durée...
Tentation : Titre et pitch
Fournisseur : La bib'
Mon humble avis : Encore une petite pépite de BD dénichée à la bibliothèque, et encore une histoire magnifique, même si pas très gaie. Mais une histoire où l'on apprend ou où l'on révise ce que l'on sait vaguement, sans y poser d'image, parce que tout cela est si loin... et hélas, très peu traité par les médias il me semble... Même si la Corée du Nord est depuis quelques mois au coeur de l'actualité internationale très tendue, ce qui s'y passe réellement nous parvient plus par les arts que par les journalistes qui ont, j'imagine, peu ou pas accès à ce pays. Et si accès il y a, celui-ci doit être très limité et très surveillé. En lisant "L'anniversaire de Kim Jong Il, on pense forcément au célèbre album Pyongyang de Guy Delisle. C'est deux BD sont en fait très complémentaire. Pyongyang offre la vision d'un expatrié français dans ce pays on ne peut plus dictatorial et cet album-ci donne la voix à un enfant Nord-Coréen, qui nous conte donc son quotidien.
Au début de cet album, Jung Sang a 8 ou 9 ans et ne trouve rien d'anormal à la vie qu'il mène dans son pays. A la dernière page, il a atteint les 16 ans. Et c'est un tout autre jeune homme. C'est donc un long pan de sa jeune vie qui se déroule devant nous.
La première partie, alors que Jung Sang, conditionné à tous niveaux par l'Etat, vit encore en Corée Du Nord dans un sentiment d'exaltation, d'admiration et de dévotion pour "notre Guide", est dessinée en couleur.
La deuxième partie, celle de l'exil familial et de l'enfermement dans un camp de redressement à la frontière chinoise, la période la plus dure, est en noir et blanc. Tout comme les visages qui changent, qui se creusent alors que la faim devient dévorante.
Enfin, quand après et malgré les épreuves l'espoir renaît, les couleurs refont surface !
Cette BD retrace la vie ordinaire d'un enfant tout aussi ordinaire dans une famille on ne peut plus ordinaire. Si le titre est "l'anniversaire de Kim Jong Il", c'est parce que notre jeune héros est né le même jour que le dictateur. Donc, comme en Corée du Nord, les anniversaires ne se fêtent pas, sauf bien sur celui du "Président démocratique", Jung Sang bénéficie de l'atmosphère festive nationale de cette journée !
Cette histoire, magnifiquement mise en page, est extrêmement poignante et dans ce sens, pas très facile à lire malgré les grammes d'humour de notre jeune personnage. On réalise à quel point la dictature nord-coréenne est sévère, à quel point l'embrigadement et la propagande se font à tous les niveaux et dans tous les domaines. Cet album revient aussi sur la grande et dévastatrice famine qu'a connu la Corée du Nord, la "débrouille" obligatoire chaque Coréen pour remplir son bol de riz journalier, la peur d'être dénoncé, le travail obligatoire des adultes comme des enfants. Bref, un enfer, qui n'a encore rien à voir à celui des camps de redressement d'une cruauté indicible.
Un album aussi émouvant qu'éprouvant, indispensable, et qui s'achève par une touche d'humanité bienvenue, accompagnée d'un peu d'espoir, à l'échelle de quelques personnes sur les 25 millions de Nord-Coréens qui subissent la monstruosité du régime totalitaire de Kim Jong Il.
C'était début août dernier... J'étais à la SPA de Chateaubourg à promener des chiens.
Des habitants du quartier sont venus nous prévenir que 3 chatons à priori errants évoluaient dans un fossé de leur rue depuis quelques jours. Près d'une aire de covoiturage... le lieu classique d'abandon de chatons... Bien sûr, malgré les enfants qui entouraient ces chatons, aucun parents n'auraient pensé à déposer des croquettes, des bouts de jambon, bref, de la nourriture. Juste une pauvre gamelle d'eau.
Un chaton était très accessible et semblait assez proche de l'humain... Je l'ai donc attrapé sans mal par la peau du coup. Le 2ème, ce fut plus laborieux, et mes mains s'en sont souvenu un moment. Et le coup de vrai crachat que je me suis prise ! Une furie ce chaton. Pour tous les 2, direction une petite pièce de la SPA pour commencer leur quarantaine sanitaire et le déparasitage. Ces chatons sont criblés de puces.
Le 3ème impossible a attraper... Grimpé dans un arbre etc...
J'ai donc décidé d'y retourné le lendemain soir, à la tombée du jour, lorsqu'il n'y a personne dans la rue, que du calme... Equipée d'une cage trappe, de boites de thon, de lampe torche et d'un pique-nique, dont une bonne bouteille, j'y suis donc retournée avec une amie qui a bien voulu m'accompagnée.
Un papy et une mamie nous offre leur véranda pour nous abriter au cas où et un gamin de la rue nous indique qu' "il les a vu là-bas, près du petit bois". "Les?" . Et bien oui, en fait, il en reste encore deux !
Le premier, rentre facilement dans la cage. Le 2ème, c'est encore une autre histoire (le même que la veille !). Il nous a fallu quelques heures pour arriver au but ! Et encore, c'est à force de patience infinie, centimètre par centimètre, que mon amie Cécile a finalement réussi à le choper manuellement ! Alors que je refaisais pour la Nième fois le tour du parking de covoit entouré de sous-bois à l'aide de ma lampe torche pour voir s'il ne restait plus de chaton, j'ai entendu un miaulement déchirant, qui a transpercé la nuit ! Ah ! Bonne nouvelle ce miaulement, Cécile avait réussi à attrapée cette petite friponne !
Oui car en fait, c'est 4 chatons sont des fifilles !
La SPA étant fermée à cette heure là, c'est direction la salle de bain de mon amie Cécile pour les deux dernières rescapées ! En effet, Cécile possède un chat et dans ce cas, hors de question de mettre le "chat maison" en contact avec des chats juste sauvés, car on ne sait jamais de quelles maladies ils peuvent être porteurs. Par sécurité, les chats sauvés de la rue doivent toujours avoir une quarantaine de 2 semaines avant d'être mis en contact avec d'autres chats. Bref, dans la salle de bain, une bonne gamelle de pâtée, des croquettes, de l'eau, tout est avalé goulûment ! Caresses plus ou moins acceptées, la petite tricolore donne du fil à retordre ! L'autre, typée Siam, ce laisse faire, ronronne, grimpe sur moi... On commence à retirer les puces...
Puis dodo pour tout le monde. Et le lendemain, dimanche, direction la SPA pour que les deux cocottes rejoignent leurs frangines ! Dans les jours qui ont suivi et les quelques semaines, je suis souvent passée les voir, pour jouer avec elles et les caresser. Depuis, elles ont toutes les 4 été adoptées. Une histoire qui finit bien... Même si j'envoie en enfer celui ou celle qui a lâchement abandonné ces boules de poiles en pleine nature... A 300 mètres de la SPA.. Quitte a être lâche, autant le faire mieux... Les chatons déposés dans une cage de transport devant la SPA une heure avant l'ouverture....Les chatons n'auraient pas passé quelques jours affamés dehors et le temps passé à les trapper aurait été économisé, même si, évidemment, je ne le regrette pas. C'est juste que c'est vraiment ignoble d'abandonner des bébés comme ça...
Mais encore 4 petites vies de sauvées, ça m'émeut, ça me rend un peu fière et utile. Et ce genre de sauvetage donne vraiment le sens de ma vie.
Voici Nouchka attrapée le 1er jour ! La cracheuse ! Qui se laissera très vite attendrir par n'importe quel jeu !
Voici Trinidad, celle qui nous a fait tant transpirer !
Voici Sanibel, la toute câline !
Et voici Frimousse ! Avec Nouchka, la plus délurée et "dominante" de la fratrie. Bref, dans les séances de jeu, avec Noucka, elles prenaient toute la place, reléguant Sanibel au 2ème plan !
Le soir, dans la salle de bain de Cécile. Une petite Sanibel d'amour, qui se laisse parfaitement manipuler et qui ronronne une fois les premières craintes évacuées.
En haut, début "de chasse aux puces" dans la salle de bain, en attendant le déparasitage complet le lendemain à la SPA. En bas, idem pour Nouchka à la SPA le dimanche matin, du produit antipuce et on tente de choper quelques puces, mais pas facile avec les poils longs de la belle !
Avec Gary Oldman, Kristin Scott Thomas, Ben Mendelsohn
Synopsis : Homme politique brillant et plein d’esprit, Winston Churchill est un des piliers du Parlement du Royaume-Uni, mais à 65 ans déjà, il est un candidat improbable au poste de Premier Ministre. Il y est cependant nommé d’urgence le 10 mai 1940, après la démission de Neville Chamberlain, et dans un contexte européen dramatique marqué par les défaites successives des Alliés face aux troupes nazies et par l’armée britannique dans l’incapacité d’être évacuée de Dunkerque.
Mon humble avis : Il est assez rare qu'un film relativement long (2h10) me paraisse si court. Quand je générique de fin est tombé, c'est bien clair, à ce rythme- là (étonnamment effréné), je serais bien restée cinq heures de plus dans la salle pour ne pas "m'arrêter" là et parvenir à la toute fin de la guerre, ou du moins, jusqu'au débarquement.
Même si l'on connaît globalement l'histoire, ou du moins son issue, Les heures sombres offrent deux heures intenses, avec un suspens soutenu.
Ce film est donc un biopic sur Winston Churchill qui se déroule sur quelques semaines, à partir de son accession au poste de "Prime Minister". La guerre fait rage en Europe. La Belgique et la Hollande tombent, le nord de la France est envahi...
Il se dégage de ces heures sombres une énergie rare pour un film historique, ce qui fait que chaque instant est passionnant et captivant. Impossible de ressentir la moindre minute d'ennui.
Bien entendu, l'illustre, persuasif et pittoresque personnage de Churchill n'est pas étranger à mon enthousiasme. Les dialogues sont cuisinés et petits oignons les répliques de Churchill sont si éclatantes qu'elles en deviennent savoureuses. Quel esprit fin que ce Winston, et quel humour !
Les passages qui prennent aux tripes ne manquent pas, notamment celui où Churchill prend le métro. Quel intense moment où quelque part, c'est joué l'avenir d'une partie monde de l'époque ! Lors des scènes décisionnelles pour l'Histoire, ce n'est pas compliqué, on a la sensation que le temps s'est arrêté, et chacun retient son souffle... Comme les personnages du film, d'ailleurs. Durant ces quelques semaines retracées ici, Churchill est toujours sur le fil. La question constante devient "passera ou passera pas". Et tout ceci, à propos du sort réel du monde, puisque nous ne sommes pas dans une fiction.
Chroniquer ce film sans évoquer Gary Oldman qui s'est glissé dans la peau de Winston est impossible. Quelle interprétation ! Magistrale. Pourtant, j'étais sceptique comme je le suis toujours quand il y a une énorme transformation physique, des heures de maquillage, des prothèses... Car je me demande parfois si cela ne fait pas les trois quart du boulot de jeu d'acteur. Et bien non. J'ai bien regardé durant ces 2 heures. On reconnait bien le regard et certaines expressions de Gary Oldman, mais l'on voit bien qu'il y a un travail d'acteur colossal et une performance hors norme, sachant que l'acteur porte la moitié de son poids en prothèses diverses !
Bref, film à voir impérativement, et en V.O si possible !
Roman - Editions Audiolib - 12h53 d'écoute - 23.90 €
Parution en audio en mai 2015, et parution d'origine en janvier 2012.
L'histoire : En 1940, Winston Churchill crée le SOE, une branche particulière et obscure des services secrets britanniques. Le Special Operation Executive est recrute des français, des canadiens, des anglais qui parlent impérativement un français parfait, sans accent. Car, ces futurs agents de la couronne seront bientôt envoyés en France, pour commettre des attentats contre le Reich. Mais avant cela, c'est une longue et éprouvante formation à l'art de la guerre que ces aspirants subiront. Paul Emile et l'un deux, qui a quitté son vieux père sans rien lui dire de sa destination, qui devra rester secrète à jamais. Et c'est durant toute la guerre que nous le suivront, lui est ses compagnons d'armes, compagnons qui deviennent une famille.
Lu par Hugues Boucher
Tentation : Le nom de l'auteur
Fournisseur : La bib'
Mon humble avis : Ca y'est, c'est officiel ! Joël Dicker, malgré l'aspect "pavesque" de ses publications, devient un de mes auteurs fétiches... juste en 3 romans : La vérité sur l'affaire Harry Quebert, Le livre des Baltimore, et celui-ci, Les derniers jours de nos pères.
Et l'on pourrait presque dire que Les derniers jours de nos pères est son roman le plus bluffant : tellement érudit et documenté déjà, et écrit avant les autres, à seulement 24 ans ! Chapeau bas Monsieur Dicker ! Admirative, jalouse aussi devant tant de talent je suis et je resterai toujours !
Alors, ce roman, que l'on peut classer parmi les romans historiques ?! Les qualificatifs ne manquent pas pour le décrire ! Instructif, captivant, passionnant, terrifiant, et bouleversant. Dur aussi, parce que c'est la guerre.
Certes, comme dans les autres livres de Joël Dicker, on peut y trouver quelques longueurs, encore que... Celui-ci est si foisonnant tant en détails historiques qu'en personnages tous aussi bien construits et approfondis que les autres. Des héros, des vrais, des anti héros (parce que dans l'autre camp - mais qui résistent, d'une certaine façon), que l'on apprend à aimer et ou à détester... ou que l'on essaie d'haïr, malgré l'humanité qu'ils dégagent, humanité à l'opposé de leur comportement quand ils sont sous les ordres de...
Bref, ce roman montre bien la cruauté de la guerre, ce qu'elle oblige à faire, en fonction des situations, et quelle que soit notre nature profonde.
Mais ce roman rend avant tout un formidable hommage aux héros de l'ombre de la guerre 39-45, héros méconnus, et peut-être même méconnus de la plus part.
Ces jeunes français sont recrutés par l'armée anglaise pour devenir espions britanniques sur le sol français. La formation qu'ils suivent dans différents lieux secrets d'Angleterre est on ne peut plus sélectives. A chaque stade du stage, des postulants sont éliminés ou abandonnent d'épuisement, voire décèdent, malgré l'entraide, l'affection et l'amitié qui les lient chaque jour un peu plus et qui devient l'un des fils conducteurs de ce livre. Cette partie représente environ un tiers du roman et permet de bien poser la richesse des multiples personnages, de les rendre très attachants.
Puis, ceux qui restent sont envoyés en France dans des missions secrètes. Attentats, sabotages, informations, espionnage, formation et appui logistique des résistants. Le tout, sans se faire prendre évidemment, même si chacun a sur lui la petite pilule, au cas où... Entre chaque mission, cette équipe aussi liée que les doigts d'une main se retrouve dans un appartement secret à Londres... où ils tentent d'oublier la guerre et ses dégâts.
Pour ne pas spoiler, je m'arrêterai là dans la description de ce roman si intense, poignant et émérite. Je peux juste ajouter que comme bien d'autres oeuvres traitant de cette époque, il y a une question qui se pose... du genre... "Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt"... Qui fait que "Les derniers jours de nos pères" est vraiment un roman qui prend aux tripes du début à la fin. La dimension psychologique de cette histoire est énorme et dépasse l'action qui reste secondaire. Il ne faut point passer à côté car elle montre bien ce que la guerre fait de l'homme et à l'homme.
Les personnages, que cette époque à changés et traumatisés à jamais, me resteront longtemps en mémoire, et grâce à Joël Dicker, je peux ici les remercier, car c'est en partie grâce à eux qu'aujourd'hui, je parle ma belle langue qu'est le français.
Alors Pal, Laura, Cucu, Gros, Stan, Doff, Faron et les autres... Quelque fut vôtre véritable nom ou pseudo de guerre de l'époque, merci, et chapeau pour votre courage, votre persévérance, votre idéal !
Synopsis : La prodigieuse histoire vraie d’une jeune femme surdouée devenue la reine d’un gigantesque empire du jeu clandestin à Hollywood ! En 2004, la jeune Molly Bloom débarque à Los Angeles. Simple assistante, elle épaule son patron qui réunit toutes les semaines des joueurs de poker autour de parties clandestines. Virée sans ménagement, elle décide de monter son propre cercle : la mise d’entrée sera de 250 000 $ ! Très vite, les stars hollywoodiennes, les millionnaires et les grands sportifs accourent. Le succès est immédiat et vertigineux. Acculée par les agents du FBI décidés à la faire tomber, menacée par la mafia russe décidée à faire main basse sur son activité, et harcelée par des célébrités inquiètes qu’elle ne les trahisse, Molly Bloom se retrouve prise entre tous les feux…
Mon humble avis : Déjà, un conseil, voyez ce film en VO... même si certains passages risquent d'être difficiles à suivre niveau vocabulaire et stratégie de poker. Quoique bien des mots sont plutôt anglophones. Si je vous dis cela, c'est parce que j'ai vu "Le grand jeu" en VF et là, hic pour moi... Jessica Chastain ressemble énormément (à mes yeux) à Julia Roberts. Et qui double Jessica Chastain dans ce film... La même voix qui double habituellement Julia Roberts. Donc méli-mélo dans mon cerveaux.
Le synopsis survend un peu le film, dans le sens où il n'est jamais question d'harcèlement de la part des anciens clients people de Molly... Et que la bande annonce laisse à penser que celui-ci prend aussi une certaine place dans le film. Que nenni.
A part cela, le film est assez intéressant et captive puisqu'il nous plonge dans les parties privées, voire clandestines et très sélectes de poker. Mais c'est là aussi où il nous perd parfois, si l'on n'y connait rien au poker, comme c'est mon cas. D'autant que le film est assez bavard, tant dans les dialogues que dans le système narratif choisi. La concentration est donc de mise pour le spectateur. Il y a néanmoins un réel suspens, même si dès le début, nous savons que cela finira mal pour Molly, puisqu'elle a tout perdu et a besoin d'un des meilleurs avocats.
Ce film étant adaptée d'une histoire vraie, ces parties de poker clandestines ont se sont réellement déroulées avec notamment, tous le gratin d'Hollywood. Mais pour n'égratigner personne, tous les seconds rôles (donc les joueurs de poker) ont été réécrits pour devenir méconnaissables.
L'atout central de ce film est vraiment le personnage de Molly et son interprète, Jessica Chastain. Dotée d'une grande intelligence, Molly Bloom a une trajectoire de vie incroyable, fascinante. Et ce qui la rend très attachante malgré l'univers qu'elle côtoie, c'est qu'elle reste d'une droiture morale exemplaire, malgré l'infernal engrenage dans lequel elle se trouve.
Le grand jeu reste un film sympathique, mais pas reposant pour les neurones. A voir ou pas, à vous de décider, mais en tous cas, pas incontournable.
Hop, comme chaque année, même exercice que pour les livres, mais avec les titres des 47 films que j'ai vu au cinéma en 2017. Trouver des titres qui correspondent aux questions posées !
Sachant que les titres sont choisis pour répondre au mieux aux questions et ne sont pas pour autant ni des coups de coeur, ni des films que j'ai apprécié... et que certains films des plus marquants ne se trouvent pas dans cette liste ! D'ailleurs, en retournant sur les articles de mon blog, je réalise que beaucoup de films vu en 2017 m'ont déçue même si quelques uns m'ont plus qu'enthousiasmée !
Comme chaque début d'année, je m'amuse à ce petit jeu qui consiste à répondre à 16 questions par des titres de livres lus dans l'année précédente. C'est aussi l'occasion d'un petit coup de rétroviseurs sur certaines de ces lectures. Comme le titre doit correspondre aux questions, les romans qui figurent ici ne sont donc pas forcément mes favoris !
S'il y a bien un aspect de mon année 2017 qui m'a ravie, c'est celui de la lecture ! Mon rythme de lecture est bien remonté après des années de chute libre !
En 2017, j'ai donc lu 48 livres (dont 17 en lecture audio) et 30 BD, albums ou tomes de BD.
J'ai la sensation d'avoir élargi mon univers littéraire, par curiosité, par occasion, par envie de sortir de ma zone de confort et de combler des lacunes culturelles de mon plein gré (il y a encore beaucoup de boulot, mais c'est un bon début ! Et ceci, sans regret bien au contraire ! Par exemple, je me suis régalée de La bête humaine de Zola et j'ai pris une véritable claque avec La planète des singes !
Et cela peut paraître étrange, mais ceci est partie dû à la belle nouvelle petite voiture que je me suis achetée fin 2017 (My C1 !) pour remplacer mon vieux tacot. My C1 est équipée d'un port USB... Et ça fait toute la différence ! Que de temps de lecture gagné... Que de temps passons nous dans une voiture, finalement ! Mais nombre de livres audio sont aussi lu, souvent en partie, lors de mes marches dynamiques solitaires sur le bord de mon canal.
Et surtout, j'ai toujours ressenti une angoisse profonde devant les romans "pavés" en papier, alors qu'en format audio, celle-ci disparaît ! Ainsi, j'ai pu me lancer dans "Limonov" de Carrère, dans "Rebecca" de Daphné du Maurier ou encore, dans "Au revoir là-haut" de Pierre Lemaïtre !