Lectures, BD, cinéma, voyages, photos, chats, oiseaux, nature bref mon petit monde ! .................. " C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante" (Le petit prince)
Reprenons notre découverte en photos de Lanzarote, île la plus septentrionale de l'archipel des Canaries.
Aujourd'hui, je vous propose d'observer la flore de Lanzarote, île battue par les vents et dont une grande partie de la surface est composée de lave et de volcans.
C'est donc très aride d'apparence, mais... la nature réserve toujours de belle surprise à qui sait la regarder, l'observer, et prendre son temps.
Les plantes et fleurs suivantes ne représentent pas une liste exhaustive évidemment. Ma mémoire étant très sélective, je ne me souviens pas du nom de ces plantes.
Et pourtant, notre guide était un thésard en botanique, donc un passionné XXL qui sait partager ! Et dans notre groupe, un ancien pharmacien, spécialisé dans l'utilisation des plantes. Autant dire que ces deux-là se sont entendus comme cochons, chacun trouvant en l'autre son égal ou son complément. Quant à nous, nous aurions pu apprendre plein de mots latins, mais bon, le sujet des vacances, c'était la rando !
Bon dimanche !
Ah, cette plante, je sais ! Il s'agit de l'Aloé Véra ! Celle de Lanzarote est mondialement réputée, car cultivée sur des sols volcaniques. Ce que j'ai retenu également, c'est que l'Aloé Vera ne fait pas partie de la famille des cactus, mais de celle de l'oignon !
Roman - Editions Audiolib - 14h32 d'écoute - 24.90 €
Parution d'origine en 2015
L'histoire : Marcus Goldman, écrivain à succès, raconte sa famille, ses familles. Car depuis toujours semble-t-il, il y a les Goldman de Baltimore, son oncle, sa tante et ses deux cousins, à qui tout réussit et qui vivent dans un luxe décomplexé. Et puis il y a les Goldman de Monclair, Marcus et ses parents, très middle class américaine. Marcus rêve d'être un Baltimore à qui il vous un amour et une admiration sans borne. Mais au fil des années, jusqu'au drame, il apprend qu'il ne faut pas se fier aux apparences.
Tentation : Mon coup de coeur pour le précédent roman de l'auteur
Fournisseur : La bib' !
Mon humble avis : Mon enthousiasme pour Le livre des Baltimore est au moins aussi égal que celui ressenti lors de mon audiolecture de La vérité sur l'affaire Harry Quebert !
Celui-ci n'est sans doute pas étranger à l'excellente lecture qu'en fait Thibault de Montalembert. Mais avant cela, il y a bien entendu l'immense talent de narrateur De Joël Dicker. Dicker sait vraiment si prendre pour ensorceler son lecteur, le rendre captif de cette très longue histoire, simple en apparence (la vie d'une famille presque divisée en deux), mais qui réserve moult surprises, révélations que le narrateur, Marcus, découvrira à l'âge adulte. Un roman à tiroirs en quelques sortes malgré une vie quotidienne des protagonistes somme toute assez normale.
Pour ne pas lasser son lecteur par un récit linaire et chronologique, Joël Dicker fait régulièrement des bons dans le passé, mais ce, en différentes époques et en se préoccupant à chaque fois de protagonistes différents, même si Marcus, Woody et Hillel, les personnages principaux, ne sont jamais loin et toujours concernés par ce qui se passe. Différentes époques donc, différents lieux également. Dicker nous emmène tantôt à New York, tantôt à Miami, souvent à Oak Park, banlieue huppée de Baltimore, à Montclair évidemment, mais aussi dans les Hamptons. Une période, comme un épisode, dans un lieu forme un chapitre qui nous laisse à chaque fois sur un cliff hanger, évidemment. Le tout, dans une écriture directe, ciselée, extrêmement maîtrisée.
Le livre des Baltimore, c'est une histoire de famille qui se divise en deux clans, parce que ces deux clans vivent à deux vitesses, parce que deux niveaux de vie vraiment différent. Un réel fossé social s'est creusé entre les deux et l'enfant Marcus a honte d'appartenir au clan des simples, même s'il fait partie aussi, à chaque vacances, au clan des Baltimore. Ce récit de famille est conté par un adulte, mais il laisse la place à la vision de l'enfant sur ses différences, puis, plus tard, l'adulte Marcus portera un autre regard sur ces différences, au fur et à mesure des découvertes qu'il fera sur sa famille, et des confidences qui lui seront faites au fil du temps.
Le livre des Baltimore est avant tout un formidable roman sur l'enfance et le trio que forment les trois cousins : Marcus (le Montclair), Hillel (le Baltimore) et Woody (le Baltimore adopté). L'amour fusionnel et l'amitié exclusive qui lient les trois enfants, puis les trois adolescents, puis les trois jeunes adultes semblent indestructibles. Oui mais... il y a la vie et ses pièges.
Pour résumer ce roman extrêmement dense on peut dire que les thèmes principaux du livre Baltimore sont : grandeur et décadence, admiration, jalousie, choix de vie, fraternité, amitié, pardon, les Etats-Unis (mode de vie, coutumes, extrêmes, crise des subprimes qui s'invite aussi), la fierté, l'humilité, la culpabilité, la honte, l'honneur, les regrets, les malentendus, les secrets de famille, la rivalité, l'intégrité, la prévarication. Mais ce qui ressort surtout, malgré tous ces mots et leur contraire, c'est l'amour profond des uns envers les autres, même si celui-ci se révèle souvent maladroit.
Et puis il y a ce drame qui est annoncé dès les premières pages et qui nous sera révélé presque en toute fin, donnant à ce roman un petit air de thriller psychologique, tant le suspense est latent et s'intensifie au fil des années, des pages qui nous rapprochent inexorablement de ce drame, de ces drames en fait.
Bref, pour moi, Le livre des Baltimore est un chef d'oeuvre, un pur chef d'oeuvre !
Et, en deux romans, Joël Dicker devient pour moi un auteur incontournable, un auteur à suivre, une valeur sûre !
Avec François Damien, Cécile de France, Guy Marchand
Synopsis : Erwan, inébranlable démineur breton, perd soudain pied lorsqu’il apprend que son père n’est pas son père. Malgré toute la tendresse qu’il éprouve pour l’homme qui l’a élevé, Erwan enquête discrètement et retrouve son géniteur : Joseph, un vieil homme des plus attachants, pour qui il se prend d’affection. Comme un bonheur n’arrive jamais seul, Erwan croise en chemin l’insaisissable Anna, qu’il entreprend de séduire. Mais un jour qu’il rend visite à Joseph, Erwan réalise qu’Anna n’est rien de moins que sa demi-sœur. Une bombe d’autant plus difficile à désamorcer que son père d'adoption soupçonne désormais Erwan de lui cacher quelque chose…
Mon humble avis : Comme j'ai aimé ce film chaleureux, à priori sans prétention et qui présente une bande annonce plus drôle que le film ne l'est vraiment.
En fait "Ôtez-moi d'un doute" est un film profondément humain, sensible, touchant, tendre, qui coulerait presque comme un long fleuve tranquille. Oui, l'on sourit beaucoup et quelques réparties donnent à rire mais là n'est pas l'essentiel, qui se trouve dans des personnages avec qui l'on se sent bien. Des personnages simples, du quotidien, qui se découvrent, se rencontrent, se trouvent... Oui, dans cet ordre-là !
Beaucoup d'émotions sur ce film qui traite des liens familiaux, qu'ils soient du sang... ou pas. Sur l'image du père. Sur la filiation. Sur la fraternité.
Quelques grammes de comédie sentimentale donne un léger air enjoué à l'histoire, qui ne manque ni de quiproquos, ni de rebondissements et qui échappe totalement aux poncifs et au mélo, malgré les sujets profonds abordés.
Ôtez-moi d'un doute est vraiment un charmant et joli film, servi par des comédiens justes et en état de grâce (quel François Damiens ! Bouleversant !) et qui, une fois de plus, montre à quel point ma Bretagne d'adoption est magnifique !
Ce film n'est peut-être pas grandiose, ni "la production" de l'année, mais il y fait si bon qu'il serait vraiment dommage de ne pas le voir.
L'histoire : Mali, de nos jours. Mancha est un jeune peintre, rescapé des massacres du Rwanda, qui semble surtout vivre d'amour, d'eau fraîche et de cigarettes «home made». Une vie qui lui convient, malgré les reproches de son ami Sancho et de sa fiancée Mah, qui le trouvent un peu trop lymphatique. Sa vie tranquille se voit perturbée par la rapide apparition d'une toubab, Alonza Loren, Dulcinéa pour ses amis parisiens, aperçue à l'arrière d'une automobile et dont il tombe immédiatement amoureux. Voilà, c'est trouvé, il va pouvoir devenir chevalier servant ! Manque de bol, quand Mancha décide de déclarer sa flamme à la gazelle, elle est déjà retournée à Paris. Rapidement, Mancha enfourche sa moto, accompagné de son ami Sancho...
Tentation : Titre, couv' et premières pages !
Fournisseur : La bib'
Mon humble avis : Un super coup de coeur pour cette BD, qui devrait ravir, soit dit en passant, 2 blogo copines qui s'étaient lancées, il y a quelque temps, dans une LC (Lecture commune) du célèbre roman de Cervantès. La hyène hilare devrait sortir de ce corps !
Désolée pour cette PV (Private Joke) ! J'en viens au sujet !
Bien entendu que cette BD est inspirée de Don Quichotte ! Mais pas que ! En effet, CMAX l'écrit clairement en fin d'ouvrage, il s'est aussi inspiré de "L'homme de la Mancha", alias Jacques Brel. Mais aussi, de personnages cinématographiques connus, tels Jack Sparrow (Pirates des Caraïbes) ou encore, de Tyler Durden (Fight Club). Aussi, inutile de dire que le personnage de Mancha est ici haut en couleurs et jubilatoire pour le lecteur !
La première partie est autant onirique qu'hilarante. Nous sommes au Mali (l'occasion de superbes planches avec paysages et vie locale). Mancha, qui trouve l'essence de sa vie dans rêve, la peinture et les substances hallucinogènes, tombe en amour pour une belle toubab, l'inaccessible étoile ! Il change partiellement d'essence et trouve le sens de sa vie. Retrouver la toubab et défendre l'opprimé (ce qui finit toujours mal pour lui). Les dialogues sont un pur et source d'éclats de rire ! En effet, nombre d'entre eux sont tirés de paroles de chansons célèbres ou peut-être moins célèbres et dans ce cas, je ne les ai pas remarquées ! En vrac, des vers de Brel, de Gainsbourg, d'Ellie Médeiros, de Noir Désir. Mais aussi, Mancha emprunte on ne peut plus aisément et librement des citations, notamment de Montaigne et des répliques célèbres de film. Bref, délicieusement drôle et philosophique.
Dans la deuxième partie, même si Mancha ne se départit pas de sa verve exquise et de son grand coeur, le récit prend un ton nettement plus grave pour se pencher sur les délicats sujets des émigrants africains et leurs trop souvent funestes destins pour suivre un rêve via les îles Canaries et, à travers ces émigrants, sur les rapports Nord/Sud. L'on apprend alors que Mancha est un Tutsi Rwandais, qui a vu sa famille se faire découper par les Hutus, ce qui explique ces nombreux cauchemars. Puis, toujours dans la quête de la toubab, nous arrivons avec Mancha et Sancho à Paris. Et là, bien sûr CMAX évoque la vie des immigrés, des préjugés dont ils sont victimes et des différences culturelles.
On a tous un Don Quichotte en soi, c'est ce que montre cette BD. Un rêve, une quête, une inaccessible étoile, une envie de fuir le réel. Le tout, dans une adaptation très contemporaine d'un classique, dont les sujets sont autant évidemment qu'hélas, atemporels !
Mancha, Chevalier Errant, est donc une BD autant divertissante, qu'émouvante et très profonde et d'une richesse de réflexions sans fond ! A lire bien sûr !
"Sur le plus beau trône du monde, on n'est jamais assis que sur son cul" (Montaigne)
"Ma mère m'a donné la vie non ? Pourquoi diable perdrais-je mon temps à gagner ma vie ?" (Mancha, Mancha Chevalier errant, de CMAX)
Nouvelles - Editions Albin Michel - 326 pages -21.50 €
Parution le 30 août 2017 : Rentrée Littéraire
Les histoires : Quatre destins, quatre histoires où Eric-Emmanuel Schmitt, avec un redoutable sens du suspens psychologique, explore les sentiments les plus violents et les plus secrets qui gouvernent nos existences. Comment retrouver sa part d'humanité quand la vie vous a entraîné dans l'envie, la perversion, l'indifférence, le crime ?
Tentation : La tradition de la Rentrée !
Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !
Mon humble avis : Eric-Emmanuel Schmitt n'a vraiment pas son pareil pour sonder l'âme humaine, tant dans sa bienveillance que dans sa cruauté.... Même si le cruel est la première victime de sa cruauté.
Trois longues nouvelles, puis une plus courte se succèdent dans ce livre. J'avoue que la dernière, étonnante, aussi touchante que bouleversante m'a paru détonner du sujet central de ce recueil. Il n'empêche, dans celle-ci, Eric-Emmanuel Schmitt nous plonge dans le Petit Prince et la mort de St Exupéry.
La colonne vertébrale de cette oeuvre, c'est le pardon. Le pardon est disséqué par le romancier dans toutes ses ambiguïtés. Observer sous différents angles et étudier le pardon, qui semble être la plus auguste et admirable qualité m'a passionnée. Bien sûr, cela amène à de profondes réflexions tant sur notre vie personnel que sur le monde. Car oui, le pardon a les défauts de ses qualités. Et si le pardon, prôné par toutes les religions, l'éducation et les valeurs morales, n'était pas aussi pur qu'il y parait ? Et s'il était "distribué" à tout bout de champ sans que l'on s'imagine ses conséquences.
On pardonne par bonté d'âme, par grand coeur, par envie de quiétude, par rejet du conflit. Oui, mais se demande-t-on comment l'offensant reçoit ce pardon ? Le souhaite-t-il seulement, ce pardon, qui à ses yeux, grandit encore à ses yeux son offensé, puisqu'une fois de plus, celui-ci est capable de quelque chose que l'offensant est incapable d'atteindre : la grandeur d'âme.
Le pardon rend son acteur humain, mais redonne aussi humanité à celui qui le reçoit. Le pardon simplifie aussi la vie lorsqu'il évite de s'interroger sur l'essence de l'offense...Le pardon peut aussi se révéler perverse, lorsqu'il fait partie d'un plan de vengeance. Et oui, c'est possible. Je n'avais jamais réfléchi plus que cela à ce sujet, malgré mes années de philo au lycée et c'est en fait un sujet passionnant, bien plus subtile qu'il y parait.
Eric-Emmanuel Schmitt m'a donc embarquée une fois de plus à travers ces quatre histoires. Deux jumelles parfaites... L'une hait l'autre qui pardonne.
Une simplette des montagnes donne naissance à un fils, après une amourette d'été avec un jeune parisien... qui bien entendu, ne voudra entendre parler de ce fils... Jusqu'au jour où... Simplette dit aussi pure. Et quand on est pure, on est au-delà du pardon conscient.
Elise rend visite en prison au serial killer qui lui a pris sa fille unique. Pourquoi ? Pour comprendre, pour pardonner, pour se venger ? Comment ? Par le pardon... oui. Le pardon peut être une vengeance.
La dernière nouvelle, étonnante, aussi touchante que bouleversante se le pardon que l'on veut s'accorder à soi même. Eric-Emmanuel Schmitt nous plonge dans le Petit Prince et la mort de St Exupéry. Mais je n'en dis pas plus !
Et, "comme d'habitude" avec mon cher Eric-Emmanuel Schmitt, tout cela se lit facilement, n'est jamais pompeux ou éreintant. Une formidable occasion de réfléchir en délice sur un mot qui peut se révéler plus vicieux qu'il n'y parait, mais sans lequel le monde ne serait qu'hécatombe.
Comme j'aime cet auteur, presque au même titre que ma chère Amélie Nothomb, même si je trouve dans leurs livres des choses bien différentes. D'ailleurs, je ne les lis pas pour la même raison.
L'histoire : Fin des années 1970. Dans les rues de Rabat au Maroc, Liam, un petit garçon, est attaqué par un chat errant. Transporté d'urgence à l'hôpital, le diagnostic est sans appel : il a attrapé la rage. Gravement contaminé mais soigné à temps, Liam a frôlé la mort, mais sa vie s'en retrouvera changée à jamais. Hanté par le fantôme de ce chat, le jeune garçon va développer des capacités hors-norme, et une sauvagerie quasi animale...
Tentation : La couv et les premières pages
Fournisseur : La bib'
Mon humble avis : Encore une fois, je me suis fait "avoir" par les premières pages. Imaginez, de superbes planches avec, pour décors de fond, le vieux Rabat des années 70 (Mais ça ne dure pas, on se retrouve bien vite en France). Et puis il était question d'un chat ! Alors...
Déjà, le choix de la couverture m'étonne. Elle ne représente en rien le contenu de la BD : ni un personnage, ni une scène, ni l'atmosphère du roman. Alors pourquoi ? Mystère !
Les chats ne sont pas vraiment à la fête dans cette histoire qui s'ouvre sur la morsure de Liam par un petit chat au Maroc. Chat porteur de la rage. Soigné à temps pour éviter la mort, Liam conservera toute sa vie des traces de cette morsure, jusque dans son comportement, à jamais lié au félin meurtrier, à jamais lié à la rage.
L'histoire est relativement intéressante, puisque l'on suit Liam dans ses affres sur presque une trentaine d'années. Liam sera toujours un garçon, un ado puis un adulte différent, jusqu'à ce que... vous verrez à la fin, plutôt convenue et attendue, dommage.
Dans ses crises rageuses, Liam développe une violence extrême, adopte des attitudes félines. Lui-même pense recouvrir l'apparence d'un chat : il se voit des griffes, une queue, puis des moustaches... Sa transformation se poursuit au fur et à mesure que le démon s'étend et remporte une victoire après l'autre...
Le récit de Liam est entrecoupé d'interventions d'un neurobiologiste. Au début, celles-ci sont enrichissantes, qui rappellent l'historique du virus de la rage et de ses traitements. Puis ses explications deviennent trop scientifiques et vraiment indigestes et l'on s'interroge sur leur nécessité. Le neurobiologiste tente d'expliquer un phénomène qui ne s'explique pas ! Certes, il peut y avoir un parallèle entre les accès de rage de Liam et les symptômes d'une adolescence colérique. Mais à ce niveau-là, je n'ai pas su s'il fallait lire au premier degré ou au deuxième.
Certaines pages et dessins sont poignantes même si violentes, qui décrivent parfaitement la dualité dont souffre Liam. Mais bon ce n'est pas suffisant pour en faire un incontournable. J'ai apprécié cette lecture, mais sans plus. Je garde ma dose d'enthousiasme pour d'autres futures découvertes (j'ai 3 BD très prometteuses qui m'attendent sur ma table de chevet !)
Synopsis : 2073. La Terre est surpeuplée. Le gouvernement décide d’instaurer une politique d’enfant unique, appliquée de main de fer par le Bureau d’Allocation des Naissances, sous l’égide de Nicolette Cayman. Confronté à la naissance de septuplées, Terrence Settman décide de garder secrète l’existence de ses 7 petites-filles. Confinées dans leur appartement, prénommées d’un jour de la semaine, elles devront chacune leur tour partager une identité unique à l’extérieur, simulant l’existence d’une seule personne : Karen Settman. Si le secret demeure intact des années durant, tout s’effondre le jour où Lundi disparaît mystérieusement…
Mon humble avis : Depuis son rôle de Lisbeth dans Millenium, j'adore Noomi Rapace, que je trouve charismatique à souhait. Et bien avec Seven Sisters, le bonheur est de la voir 7 fois, puisque c'est elle qui incarne les 7 septuplées clandestines ! Et quelle performance ! Jumelles, oui, les 7 filles le sont, mais avec des caractères, des expressions et des apparences vestimentaires différentes. Et Noomie donne vie à chacune d'entre elle de manières vraiment différenciées. Subjuguant ! Et que dire des combats à mains nues entre deux d'entre elles. Bon, Allociné a répondu aux questions que je me posais sur les secrets de tournages, cela enlève un peu de mystère et de magie, donc je me tais. Il n'empêche, Seven Sisters révèle autant de prouesses artistiques (Ah, ma Noomie !) que techniques.
Seven Sisters nous plonge dans une dystopie de dingue ! Autant film de SF que thriller, tant le suspense est haletant, avec un rythme qui ne faiblit jamais. L'idée de départ et l'organisation quotidienne des septuplées pour survive est vraiment audacieuse, et la société proposée par Tony Wirkola fait froid dans le dos. Et malgré l'aspect SF bien prononcé, tout ceci semble hélas bien crédible, puisque les problèmes de demain se posent déjà aujourd'hui, même si à moindre échelle. Et puis, la politique de l'enfant unique n'a rien d'imaginaire...
Le scénario est fichtrement bien construit, cette fratrie est on ne peut plus attachante. Un bémol, il est très difficile de retenir où à définir à quelle Karen Settman, entre Monday.... et Sunday, car elles sont tout de même présentées rapidement.
Seven Sister est donc un film qui tient ses promesses, aussi divertissant, qu'émouvant et aussi, il faut le dire... violent. Mais tout cela mène à une fin des plus inattendues !
Et moi, je suis sortie de la salle avec, en tête, un air entêtant. Je vous le dis ?! Oui, allez sans pitié ! La chanson de Dalida "Monday Tuesday", parce que oui au fait, j'ai vu le film en V.O ! Allez, chantonnez bien !!!
Un agenda chargé pour Aya, Tsingy et Praslin ces derniers temps !
Fin juillet, nous avons fêter l'anniversaire du sauvetage de Praslin ! C'est donc l'occasion de publier quelques photos de lui de l'année dernière !
Cette semaine, Tsingy a fêté ses 3 ans, déjà !
Aya a eu droit à une visite véto pour infection urinaire : le traitement, les bons soins et l'amour de sa Moman ont fait que tout est rentré dans l'ordre.
Praslin a aussi eu droit à sa visite véto pour une griffure dans le coin de l'oeil... Là aussi, traitement, bons soins et l'amour de sa Moman ont fait que tout est rentré dans l'ordre. Mais cette visite a permis de peser Praslin, que j'estimais fièrement à "entre 3 et 4 kg".... Mais la balance a parlé : 5.2 kg !!!! Praslin étant jeune, la véto a tiré une petite sonnette d'alarme ! Sa courbe de prise de poids a été trop rapide pour son jeune âge.
Donc on essaye de réduire les doses de croquettes pour le bien d'Aya et Praslin, mais il ne faut pas que cela nuise à Tsingy qui n'est pas bien gros. C'est compliqué !
Allez, place aux photos !
Praslin, l'année dernière !
Praslin, l'année dernière !
Praslin, début 2017 !
Aya, l'architecte des cartons !
Aya !
Aya !
Tsingy !
Tsingy !
Tsingy
Les uns les autres, deux par deux !
Les uns les autres deux par deux !
Avec Moman, en noir et blanc, so charming !
Et cette semaine, j'ai aussi appris une bien triste nouvelle. Seychelles, renommée Muse par son adoptante, est décédée d'une anémie foudroyante. Seychelles était la soeur de Praslin, sauvée également l'an dernier avec une autre cocotte, Mahé, qui se porte bien. R.I.P ma petite Seychelles. Tu n'as pas vécu longtemps, mais avec du confort et de l'amour...
Avec Jeremy Renner, Elisabeth Olsen, Kelsey Asbille
Synopsis : Cory Lambert est pisteur dans la réserve indienne de Wind River, perdue dans l’immensité sauvage du Wyoming. Lorsqu’il découvre le corps d’une femme en pleine nature, le FBI envoie une jeune recrue élucider ce meurtre. Fortement lié à la communauté amérindienne, il va l’aider à mener l’enquête dans ce milieu hostile, ravagé par la violence et l’isolement, où la loi des hommes s’estompe face à celle impitoyable de la nature…
Mon humble avis : Waouh... Quel film ! Simple en apparence, mais si fort, si intense ! Terriblement efficace en fait et ce, sans grands effets. Juste la nature et sa puissance, juste les hommes et leurs démons.
En fait, ce n'est pas tant l'issue de l'enquête qui importe, mais la façon dont celle-ci est menée. Dans un environnement naturel hivernal et hostile, qui devient presque le personnage principal et qui livre les indices à qui sait les lire. Et Cory Lambert ne sait faire que cela ou presque. Il vit en communion parfaite avec univers qu'il a fait sien suite à un drame. Il est chasseur, traqueur de prédateurs. Et au fil de l'histoire, il devient autant prédateur que chasseur. Ses cibles animales sont devenues proies humaines. Et ce Cory est interprété par un Jeremy Renner épatant de justesse, de retenue, de profondeur. Loin de son rôle récurant de super héros "Marvelien" dans lequel je le connais.
Wind River a reçu le prix de la mise en scène dans la sélection "Un certain regard" du dernier Festival de Cannes. Dieu que c'est mérité. Rien n'est à jeter, tout est utile, même et surtout les silences et les dialogues réduits à l'irréductible.
Tous les personnages sont éminemment construits et surprenants, notamment Jane, la jeune agent du FBI, arrivée sur talons hauts et qui révélera une clairvoyance, une robustesse, un tact et une sensibilité étonnants, qui en font un personnage pénétrant et troublant... lorsqu'elle laisse place à la justice animale face à la justice légale, puisque le crime a été commis par la plus épouvantable bestialité humaine
Wind River est aussi un film engagé en ce sens qu'il se déroule ans une réserve indienne, où certains indigènes ont perdu leurs repères culturels pour se noyer dans l'alcool et les drogues d'autres les cherchent, d'autres encore tentent de les maintenir en vie, ou à leur redonner vie et sens. Et l'on apprend, en début de générique de fin, qu'aux USA, les disparitions de femmes indigènes ne sont pas comptabilisées dans les statistiques de disparition des femmes.
Une histoire aussi noire que la neige est blanche, aussi glaçante que l'air dans les poumons par moins 30° et un film qui dans son genre, frôle à mes yeux la virtuosité ! A voir absolument !
Synopsis : Yaya, une maman panda géant guide son petit Mei Mei alors qu’il explore le monde et gagne en indépendance. Tao Tao, un Rhinopithèque de Roxellane -plus communément appelé singe doré – âgé de deux ans cherche sa place au sein de sa famille après la naissance de sa petite sœur Dawa, une panthère des neiges – un animal mystérieux rarement observé par l’homme –confrontée à l’incroyable difficulté d’élever ses deux petits dans l’un des habitats les plus hostiles et les plus impitoyables du monde.
Mon humble avis : Encore un film qui démontre la prouesse cinématographique de notre siècle, qui permet d'observer les animaux dans leur milieu naturel, et ceci, au plus près, mais vraiment au plus plus plus près !
Les paysages des quatre différentes régions chinoises filmés sont somptueux et grandiose. Pas âme ni construction humaine à des dizaines de kilomètres alentour. Une immersion en pleine nature. Une nature autant verdoyante et généreuse aux belles saisons, qu'austère et hostile en hiver... même si, pour le spectateur que nous sommes devant un écran, elle reste magnifique. Pour les animaux, c'est une autre histoire, une histoire de survie. Car le film rappelle délicatement (oui, les films Disney Nature se veulent avant tout familiaux, que pour donner et maintenir la vie, il faut aussi la prendre.
Nous suivons quatre espèces animales rares et toutes aussi mimi les unes que les autres.
Bien sûr, par leur facéties, les singes roux sont très drôles, très attachants et amènent à des réflexions, des étonnements et des constatations très anthropomorphiques, qui échapperont sans doute aux enfants mais point aux adultes.
Idem chez les pandas géants. Les cris qui pousse le bébé panda ressemblent tant à ceux d'un nourrisson, tout comme les gestes de la mère panda envers sa petite ressemblent beaucoup à ceux des humains envers leur toute jeune progéniture.
Les premiers pas, trots et galops des chirus, sorte d'antilope, ne pourront que vous attendrir.
Puis vient la très rare Panthère des neiges et ses petits. Pour elle, carnivore la vie et la survie est plus difficile, liées à un territoire et à la chasse pas toujours heureuse. Oui, pour les carnivores, la vie ressemble vraiment à une survie. Pour les autres espèces du film, la vie est liée aux saisons sur une année de tournage, une année classique niveau météorologie, donc pas de sécheresse, pas de manque d'eau et nature généreuse.
Ce qui ressort de "Nés en chine", c'est la similitude justement des comportements animaliers et des nôtres. Protéger ses enfants, les nourrir, les éduquer, leur apprendre à devenir adultes et autonomes. La notion de clan, de famille, d'entre-aide et bien sûr aussi, de rivalité. Le cycle de la vie est partout, tant dans les saisons, que dans les dangers face aux prédateurs.
Animaux et humain, nous faisons tous partie de ce cycle, de cette planète qu'il faut absolument protéger. Les animaux ont des prédateurs, dont nous sommes. Les humains n'en n'ont pas... et ne trouvent pas meilleurs idées que de devenir leur propre prédateur (en détruisant mère nature) ou le prédateur de leurs propres congénères.
Un film magnifique, à voir, même si trop court, même si les explications sur la vie de ses animaux auraient pu être plus complètes.