Publié le 16 Avril 2018

Roman - Editions Albin Michel - 217 pages - 19 €

 

Parution le 28 mars 2018 : Nouveauté !

 

L'histoire : Chloé, le trentaine, est la médium la plus réputé du pays. Elle est consulté par le monde entier, autant pour des broutilles que pour des décisions militaires auprès de l'OTAN. Mais son don, elle le doit en fait à l'esprit d'Albert Einstein qui l'habite depuis vingt-cinq ans.

Mais un jour, alors que Chloé frôle le burn out, elle se voit quitté par son coloc cérébral. Chloé ne voit plus rien, n'entend plus rien.

Où est donc passé Albert ? Chez Zac, garçon de café au chômage et apiculteur passionné mais désespéré.

Ils vont donc devoir cohabiter tous deux, enfin, tous les 3 avec Albert, le temps de trouver... une solution ? Une vérité ?

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

Mon humble avis : J'ai perdu Albert est un roman qui se dévore, qui donne du peps, qui amuse, qui divertit. Bref, il y règne une bonne ambiance entre le "feel good" et la comédie romantique. Mais pas que... Ce serait trop simple et "trop vite vendu".

Pour bien appréhender cette lecture, débarrassez-vous de votre esprit cartésien et terre à terre car l'idée de départ du roman dépasse le rocambolesque ! Mais la sauce prend bien vite et toute l'histoire est bien liée, bref, ça tient autant la route que le lecteur en haleine.

Imaginez tout de même l'étrangeté dans lequel vous emmène ce roman... Une jeune femme est riche et célèbre parce qu'elle est médium. Sauf que peu le savent, son don lui vient de l'esprit d'Albert Einstein qui squatte son cerveau depuis son adolescence.  Sauf qu'un jour, Albert Einstein la déserte et s'installe dans celui de Zac.

Evidemment, cette histoire est peuplée d'humour, de rebondissements, de cynisme sur notre époque, de quiproquos et de cocasserie. Tout cela est l'enveloppe du dessin de Didier van Cauwelaert. Car manifestement, l'auteur a d'autres objectifs que celui de juste nous divertir avec son dernier roman.

En effet, les sujets à réflexions autant globales que personnelles fleurissent bien vite... Du plus léger au plus sérieux : comment vit-on lorsque l'on possède un don proche du paranormal dans un monde le plus souvent sceptique ? Quel est le poids qui pèse sur les épaules de ses personnes, lorsque leur don de médium incite à des choix et des décisions qui peuvent être autant bénins que considérables ? Comment vivre quand vous êtes systématiquement sollicités pour votre don... Et que vous voyez des choses qui ne sont pas bonnes à dire ? Voilà pour les réflexions les plus légères...

Mais ce roman permet aussi de s'interroger sur nos choix de vie, ou les non choix lorsque l'on possède un don qui peut changer le monde, l'améliorer et peut être le sauver. En voyant moins loin, il est question de nos propres choix et de la place que l'on laisse à l'influence des autres pour diriger notre vie.

Enfin, Didier van Cauwelaert rend ici un magnifique hommage à Albert Einstein, qu'il dépoussière. Il revient sur sa vie personnelle, sur quelques-unes de ces théories, sur sa vie et les événement historiques qui ont fait de lui un être autant adulé que renié par ses paires scientifiques et même suspecté d'espionnage... alors que la véracité de ses théories, même les plus inquiétantes, se vérifient encore chaque jour dans notre monde décadent. Ici, l'auteur se penche sur le sort des abeilles...En effet, Albert n'a-t-il pas annoncé, de son vivant :"Le jour où les abeilles disparaîtrons, l'homme n'aura plus que quatre années à vivre".

Bref, encore un roman dont on se délecte à la lecture, et qui remet certaines choses en bonne place dans notre esprit !

 

PS : Le 12 septembre sort au ciné une adaptation du film avec Stéphane Plaza, Julie Ferrier, Josiane Balasko et Bernard Le Coq !
 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 14 Avril 2018

Roman - Editions Thélème - 6h10 d'écoute - 21 €

Parution d'origine en janvier 2015

 

L'histoire : Après des années d'absence, Lucine revient à Port au Prince, pour y annoncer le décès de sa soeur. Elle sent très vite que sa place est là, qu'elle ne quittera plus cette ville, quitte à laisser ses neveux à la charge de son autre soeur.

Mais la terre tremble, détruit tout ou presque, et redistribue les cartes de la vie.

 

Tentation ; Envie de l'atmosphère haïtienne

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Cela faisait un bail que je n'avais pas lu de roman de Laurent Gaudé, même si mes souvenirs étaient excellents. Et puis je n'ai pas résisté à ce titre et sa 4ème de couv', qui se sont transformés en moi comme une invitation à vivre une certaine Haïti, ses habitants, ses rites et croyances.

Hélas, à moult reprises, j'ai manqué interrompre l'invitation, tant cette histoire me pesait sans me pénétrer. Je ne me suis jamais installée dans cette histoire et j'ai même eu franchement du mal à considérer comme telle. Je ne me suis pas repérée dans les lieux, ni dans les personnages (à 2 ou 3 exceptions près, mais les liens qui les unissent me sont restés nébuleux le plus souvent), ni dans le temps. Et sur la fin, j'étais encore plus perdue dans les dimensions temporelles qui semblent être proposées : qui est vivant, qui est en transe,  qui est âme flottante, qui danse, qui est mort ? Bref, il semble que je n'ai pas saisi grand-chose à ce que Laurent Gaudé souhaite transmettre dans cette oeuvre.

J'ai tout de même poursuivi mon écoute parce que des avis lus sur le net m'ont "rassurée", en y évoquant une deuxième partie bouleversante puis une troisième. J'y ai vu l'espoir d'un nouveau souffle, d'un renouvellement du rythme. Sauf que non... La deuxième partie, qui évoque le tremblement de terre et les heures qui ont suivi m'a remuée oui, mais elle est si courte. Quant à la troisième, elle m'a vu attendre la fin avec impatience.

Et pourtant, il y a tout de même deux points qui m'ont charmée. La lecture et la voix de Pauline Huruguen : si douce, si apaisante, si envoûtante. La langue et les mots sont très beaux aussi, soignés, qui donnent presque à sentir et à ressentir. Mais presque, car Danser les ombres m'a globalement laissée de marbre. A la lecture des avis élogieux sur ce roman, je me dis que celui-ci n'était juste pas fait pour moi... Sans doute trop métaphysique, trop symbolique.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 12 Avril 2018

Film de Francis LAWRENCE

Avec Jennifer Lawrence, Joel Edgerton, Charlotte Rampling

 

Synopsis :  Une jeune ballerine, dont la carrière est brisée nette après une chute, est recrutée contre sa volonté par les services secrets russes. Entraînée à utiliser ses charmes et son corps comme des armes, elle découvre l’ampleur de son nouveau pouvoir et devient rapidement l’un de leurs meilleurs agents.
Sa première cible est un agent infiltré de la CIA en Russie. Entre manipulation et séduction, un jeu dangereux s’installe entre eux.

 

 

Mon humble avis : Ce film d'espionnage est l'adaptation du roman éponyme, écrit par Jason Matthews, lui-même ancien agent de la CIA qu'il fut pendant 30 ans. Donc on peut imaginer que cette histoire est assez proche de la réalité. D'ailleurs, ce roman fait partie d'un triptyque, donc possible qu'il y ait une suite à ce film...

Ce thriller est vraiment de bonne facture, même s'il ne semble rien apporter de réelle nouveauté dans le genre. Sauf que... effectivement, depuis quelques années, les espionnes s'imposent de plus en plus au cinéma face à leurs homologues masculins. Et puis, comme dans tous film d'espionnage, (en tous à cas à mes yeux), il y a toujours des passages un peu nébuleux, où l'on ne sait plus trop qui est qui. Bref, n'a pas la logique d'espion qui veut !

Quelques longueurs sont à déplorer, mais sans doute sont- elles nécessaires à l'installation du contexte et des personnages. La violence psychologique y tient une grande place et la violence physique est par moment bien présente (quelques scènes m'ont forcée à fermer les yeux et me boucher les oreilles !). Mais ces moments ne sont pas surexploités jusqu'à la nausée comme dans d'autres films Il faut dire que le sujet principal de ce thriller, c'est la manipulation psychologique, via la manipulation sexuelle. A une certaine époque, en Russie, les services envoyaient leurs jeunes recrues dans une école particulière :  "En URSS, il existait une école où l’on enseignait aux jeunes femmes l’art de la séduction pour piéger les hommes et faire chanter les ennemis de la patrie. Le gouvernement possédait un établissement dans la ville de Kazan, sur les rives de la Volga, où l’on enseignait aux jeunes femmes comment devenir des courtisanes. On les surnommait des « Moineaux »."

Sauf que Dominika, l'héroïne du film est doté d'une force de caractère exceptionnelle et se sert de ce qu'elle a appris dans cette école pour manipuler, non pas forcément l'ennemi de la patrie, mais ceux des services qui l'obligent à jouer ce rôle et la tiennent ainsi prisonnière. Aussi, le dénouement est-il extraordinaire et bien entendu, on ne peut plus inattendu.

Et évidemment, l'atout numéro 1 du film est la superbe Jennifer Lawrence, qui semble nager comme un poisson dans l'eau dans son rôle d'espionne ! Et qui se révèle être une magnifique danseuse dans le début du film !

Bref, un bon divertissement, qui vous tend les nerfs !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 10 Avril 2018

Film de Keith SCHOLEY et Alaister FOTHERGILL

Avec les dauphins, les baleines, les orques, et mille et une autre créatures !

 

Synopsis :  Blue, le nouveau film Disneynature, est une plongée au cœur de l’Océan pour découvrir, comprendre, aimer un monde encore mystérieux et surprenant. Un monde où la nature invente des couleurs, des formes et des sons merveilleux.
L'Océan est unique, seuls les hommes le mettent au pluriel. Il est partout, recouvre  plus de 70% de la Terre et donne à notre maison sa couleur et son nom: la planète bleue.
Dans cet environnement somptueux et fragile, les dauphins seront nos  guides pour partager cette grande histoire de l'Océan qui est celle de nos origines et notre avenir. Une histoire universelle qui résonne en chacun de nous.

 

 

Mon humble avis : Allez, offrez-vous une belle plongée dans les eaux des récifs coralliens et le grand large. Pas besoin de bouteille d'oxygène, ni de niveau 4 en plongée pour partir à la rencontre de ce monde fabuleux, coloré, vivant, peuplé de créatures connues ou méconnues.

Ce que j'aime dans ces documentaires Nature Disney, c'est qu'ils montrent magnifiquement des environnements naturels qui nous sont le plus souvent inaccessibles - et heureusement d'ailleurs -. Ils montrent le mode de vie des êtres vivants qui les habitent. La beauté est toujours au rendez-vous. Même si, comme dans tout environnement, il y a les prédateurs et les proies, ces films ne font que suggérer ce rapport naturel et ne montrent pas de scènes qui vrillent les tripes, même si l'on imagine bien que bien souvent, les orques doivent être les vainqueurs et le baleineau la proie malgré elle.

Les images sont magnifiques et nous permettent d'admirer tous ces animaux qui vivent en communauté; avec pour la plupart, un rôle bien établi entre eux (comme certains poissons qui nettoient les carapaces des tortues, ou encore, d'autres qui sont les jardiniers des coraux), rôle qui permet le respect et la survie de leur environnement, tant que l'homme n'intervient pas. Bien sûr, suivant la taille de l'animal, certains dangers le guettent plus que d'autres. Mais c'est un univers où chacun a sa place et son rôle, dans l'équilibre des espèces, de la chaîne alimentaire que dans l'entretien de leur milieu naturel. Et curieusement, face au danger, on apprend que les rivaux de la veille  n'hésitent pas à apporter leur aide si un être de leur espèce se retrouve en danger le lendemain. Quoiqu'il en soit, la vie communautaire des dauphins, des baleines, des orques, des poissons, offrent de belles leçons aux humains que nous sommes. Et surtout, si un jour vous deviez vous retrouver comme Robinson sur une île déserte, la technique de chasse des dauphins, l'une des plus élaborées du monde animal, pourrait bien vous sauver la vie.

Bref, à voir... Une plongée dans un monde merveilleux, un hymne à la beauté des océans, quelques vues aériennes splendides d'îles tropicales isolée, le tout en compagnie de Blue, le jeune dauphin dont nous suivons les derniers moments d'éducations et d'instruction auprès de sa maman.

Une plongée dans un espace en danger, dont la survie dépend, quelque part, de chacun de nous.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 8 Avril 2018

Il y a quelque temps, sur ce blog, ma minette Aya avait eu droit à son dimanche en photos, qui reportait son petit séjour estival chez Mamie.

Donc aujourd'hui, place à mes deux p'tits gars, Tsingy (le tigré marbré gris) et Praslin (le blanc et noir). Ils sont assez proches tous les deux pour jouer à la bagarre ! (Aya ayant passé l'âge, Lol), mais savent aussi partager des moments câlins !

 

Bon dimanche !

UN DIMANCHE AVEC MES P'TITS GARS !
UN DIMANCHE AVEC MES P'TITS GARS !
UN DIMANCHE AVEC MES P'TITS GARS !
UN DIMANCHE AVEC MES P'TITS GARS !
UN DIMANCHE AVEC MES P'TITS GARS !
UN DIMANCHE AVEC MES P'TITS GARS !
UN DIMANCHE AVEC MES P'TITS GARS !
UN DIMANCHE AVEC MES P'TITS GARS !
UN DIMANCHE AVEC MES P'TITS GARS !
UN DIMANCHE AVEC MES P'TITS GARS !
UN DIMANCHE AVEC MES P'TITS GARS !
UN DIMANCHE AVEC MES P'TITS GARS !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 6 Avril 2018

BD - Editions La boîte à Bulles - 96 pages - 18 €

 

Parution en 2011

L'histoire :  Pourtant doué à l'école, le jeune Jacques préfère devenir apprenti dans les imposants ateliers de construction navale, à Bordeaux.  A l'usine, Jacques apprend son travail dans l'atelier des moteurs, au traçage, puis sur la coque du navire « L Indochinois ». Mais il apprend aussi et surtout à se faire respecter. C est qu il y a les ouvriers bienveillants... et les autres ! Les apprentis (ou arpettes, pour reprendre l'expression consacrée) sont souvent considérées comme corvéables à merci, voire comme des souffre-douleurs... Et puis, nous sommes en 1936...

 

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Mon humble avis : Cet album nous parle d'un temps que les moins de 80 ans ne peuvent pas connaître... Bordeaux en ces temps-là, les manifs dans les rues et les congés payés... Nous sommes en 1936, Le Front Populaire, Léon  Blum, les jeunesses communistes pleine d'espoir, une Espagne, pas très loin, qui vacille... Et au milieu de tout cela, la vie d'un petit apprenti dans les chantiers naval et des conditions de travail proches de l'exploitation. La grande Histoire et la petite se complètent ici parfaitement.

J'ai trouvé très intéressant cette plongée dans cette année 36 et celles qui ont suivi. Une époque tellement révolutionnaire dans les acquis sociaux, que tout cela résonne encore de nos jours. Sauf qu'à l'époque, on manifestait pour les 40 heures et quelques jours de congé par an.

Pour écrire cet album, l'auteur s'est inspiré des mémoires écrites de son père, mais aussi de celles encore gravées dans son esprit. Des petits détails, des anecdotes de bande de copains encore un peu utopiste et malgré les difficultés de la vie, pleine de fraîcheur. Tout est parfaitement relaté par des dessins nets, assez simples et agréables. Les couleurs donnent un aspect un peu rétro papier journal, même si sur chaque page, une couleur plus vive est mise en évidence. Les bulles ne sont pas trop chargées de texte. Bref, une BD à la lecture très fluide.

Jacques, le personnage principal de cette histoire, est très attachant. Il a quitté l'école, malgré ses bons résultats, pour amener un salaire de plus à la maison. Mais ce qu'il vise surtout, c'est le début de son émancipation. Et cela se saisit nettement au fil des pages et des quelques années qui passent. Jacques gagne en maturité, son regard sur les choses et le monde change, mais son attachement à sa famille et son dévouement restent les mêmes.

Une bien bonne lecture donc, un témoignage intéressant sur une époque, que je vous conseille si elle peut croiser votre route !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 4 Avril 2018

Roman - Editions Livre de Poche - 240 pages - 6.90 €

 

Parution d'origine en France chez Grasset en 2015.

 

L'histoire :   En 1992, à Milan, six journalistes sont embauchés pour créer un nouveau quotidien qu’on leur promet dédié à la recherche de la vérité. Ils fouillent dans le passé pour composer leur « numéro zéro » . Mais ce quotidien se révèle un pur instrument de chantage et de calomnie.

L'un de ces journalistes fouillent dans le passé et en dégage une théorie du complot qui paraît ubuesque... Et pourtant, il est bientôt retrouvé poignardé.

 

Tentation ; Curiosité suite au décès assez récent de l'auteur.

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

Mon humble avis : Un auteur entouré d'une aura et presque d'un mystère depuis son fameux "Au nom de la rose", une quatrième de couv' alléchante et un livre peu épais... Je me suis dit que je n'en ferai qu'une bouchée, surtout que les premières pages se sont tournées toutes seules ou presque...

Et bien finalement, j'ai pas mal pataugé dans ce Numéro Zéro... Alors, divisons cet avis en 3 parties :

1/ Le fond : La création d'un nouveau quotidien dont on sait d'avance qu'il a peu de chance de paraître un jour... A travers ceci et le compte rendu des réunions de rédaction, Umberto Eco montre, démontre et démonte le fonctionnement de la presse, faite pour manipuler le lectorat par des moyens que nous autres petits lecteurs ou spectateurs du J.T n'imaginons même pas. Entre des phrases toutes faites, la façon de mettre en lumière certaines infos pour en passer d'autres sous silence, la création ex nihilo d'une info ou le recyclage d'autres, bref tout y passe. On reconnait évidemment certaines méthodes de nos médias "préférés" mais on en découvre d'autres. Et évidemment, il est prouvé dans ces pages que la presse est tout aussi manipulée que son public...C'est aussi comique, qu'ubuesque que déprimant aussi, quelque part.

2/ Une réécriture de l'Histoire... Avec la théorie ou non du complot sur les événements tant politiques que terroristes de l'Italie depuis la deuxième Guerre Mondiale. Et si ce n'était pas Mussolini qui était mort en avril 1945, fusillé avec sa maîtresse, mais son sosie... Pendant que Mussolini était caché soit par le Vatican, soit par l'Argentine... Dans le but d'un retour au pouvoir plus tard pour renverser le risque communiste de l'époque ? Tous les faits marquants de l'Italie, depuis des attentats, jusqu'à certaines arrivées au pouvoir, en passant par la Franc-Maçonnerie, le Stay Behind (réseaux clandestins coordonnés par l'OTAN) sont ainsi revisités et cette façon de considérer l'Histoire peut avoir un certain intérêt.

3/ La forme : Ce roman oscille trop entre le burlesque, l'humour cynique et le sérieux potentiel, potentiel car variant selon le crédit que le lecteur accordera à cette théorie du complot. Celle-ci, pour un lecteur lambda est trop développée et trop riche d'informations (réelles ou inventée, telle est la question !?), puisque Umberto Eco démontre tout de même dans ce roman qu'il est très facile de faire croire n'importe quoi à la masse. Cela se transforme en certaines longueurs qui sont devenues indigestes pour moi et m'ont empêchée de dévorer ce roman comme je l'espérais. En fait, un tiers du livre ressemble à un roman assez léger dans son traitement et la construction des personnages et les deux autres tiers s'approchent de très près du format de l'essai... Les premières pages semblent annoncer de l'action... qui ne vient jamais en fait. Et c'est ce qui m'a perdue et me laisse sur une sensation mitigée. J'ai appris certaines choses, mais je ne me suis ni régalée vraiment, ni distraite non plus.

Les férus d'Histoire Italienne et/ou des théories du complot devraient plus y trouver leur compte que moi !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 2 Avril 2018

Thriller - Editions Audiolib - 9h21 d'écoute - 21.50€

 

Parution d'origine en mars 2017 chez Mazarine

 

L'histoire : Pour "oublier" un drame, Jane emménage  au One Folgate Street, une maison minimaliste, connectée et aux technologies ultra moderne. Elle découvre alors que quelques années plus tôt, Emma, une autre locataire, y a trouvé la mort de façon inexpliquée. Jane décide de tenter d'élucider le mystère de la mort de d'Emma, et sans le savoir, suit ainsi le même chemin qu'elle. Mais jusqu'à quel point ?

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Weekend pascal pluvieux... Et hop, me voilà en mode détapissage de mon séjour ! Ras le bol de cette tapisserie qui date de Mathusalem. J'adore détapisser, ça me vide la tête... Que je remplis simultanément d'un roman audio !

La fille d'avant m'a de suite captivée et j'ai prolongé sa lecture au-delà de mon activité décorative. En 2 petites journées, écoute bouclée. Ca fait du bien, un bon thriller ! A une époque, les thrillers étaient mon genre littéraire préféré, mais depuis l'ouverture de ce blog, je l'ai relégué à un second, voire troisième plan. Car ma curiosité en matière livresque s'est bien élargie, et les tentations, via les autres blogs, sont toujours plus nombreuses. Bref, dans ma vie de lectrice, il y a la fille d'avant, et la fille de maintenant. Et c'est tout de même agréable de temps en temps de laisser la place à la fille d'avant ! 

Alors, ce thriller anglais, écrit sous le pseudonyme J.P Delaney, qui cache un autre auteur, Anthony Capella, que je ne connais pas ?!

Seul le postulat de départ m'a un peu dérangée, car je ne l'ai pas trouvé franchement crédible. Le voici ce postulat : Jane emménage dans une maison à l'architecture révolutionnaire. Mais pour lui accorder le bail, le propriétaire (et architecte) Edward Monkfort la soumet à un questionnaire on ne peut plus intrusif et glisse plus de 200 exigences contractuelles (qui dictent en fait le comportement du locataire) dans le bail. Sachant que la maison est hyper connectée et que quelque part, le propriétaire a accès à tous les faits et gestes du locataire. Bref, mon scepticisme vient de là... Qui accepterait de telles conditions de location ?

Mis à part cela, je me suis régalée de cette écoute on ne peut plus fluide et très agréablement interprétée. Les chapitres sont courts et alternent systématiquement les voix d'Emma (Avant) et de Jane (Maintenant). Le temps que l'intrigue et le mystère s'installent, nous voilà prit dans les filets de ces deux histoires, si similaires, qui se déroulent à 3 ans d'intervalle. De ce fait, nous vivons les mêmes situations à travers le regard de deux personnages différents. Nous savons qu'Emma est décédée. Jane l'apprend aussi très vite mais ne se rend pas compte qu'elle suit un chemin identique à celui qui a provoqué la mort de la locataire précédente. Jane ne se rend pas compte... ou ne veut pas ouvrir les yeux... malgré l'enquête discrète qu'elle mène auprès des différents protagonistes d'avant... et de maintenant. Mais, même si tout le monde s'accorde à dire que Jane ressemble beaucoup à Emma, est-elle semblable pour autant ?

Dans ce thriller, il est fortement question de manipulation, de perversion, de mythomanie, de domination, de psychorigidité, de psychopathie narcissique. A mi-roman, je me suis dit que la fin était écrite d'avance tant tout me paraissait clair. Trop clair peut-être, trop simple sûrement, car la tension montre, l'auteur nous balade, on ne sait plus quoi penser de chacun des personnages, on ne sait plus qui fabule, qui cache quelque chose, ni qui manipule qui ? Et si c'était un peu tout le monde à la fois ?! Car chacun des protagonistes se révèle bien plus complexe qu'il n'y parait au premier abord. Et sachez que la maison tient globalement le rôle principal de ce thriller psychologique.

Bref, la tension monte au fur et mesure, l'atmosphère devient étouffante, mais heureusement, le dénouement (on ne peut plus inattendu, c'est le but tout de même !) nous libère de tout ceci.

Si vous voulez trembler (raisonnablement), entrez et emménagez donc au One Folgate Street le temps d'une chouette lecture... Et réjouissez vous de vivre dans une simple maison, sans high tech !

Pour info, ce roman vient de sortir en format poche !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 31 Mars 2018

Lettres - Editions Naïve - 54 mn d'écoute - 16 €

 

Parution en audio en 2005

 

L'histoire : Roland est un marin désormais ancré à son fauteuil roulant. Bernard, l'acteur et son ami, mais aussi le globe trotter et ancien marin. Il parcourt le monde et écrit à son ami Roland, qui voyage à travers ces missives. Mais, tous les deux, ils ont tout de même un projet ; les Marquises !

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib' N°1

 

Lu par feu Bernard Giraudeau lui même.

 

 

Mon humble avis : Non mais quel texte ! Et dire que celui-ci prenait la poussière sur mon disque dur dans ma PAL audio depuis des années !... Et que c'est une véritable perle !

Cette relation épistolaire, le plus souvent en sens unique, nous conduit de par le monde... Depuis une loge d'un théâtre parisien jusqu'au fin fond de l'Amazonie, en passant par le Japon, le Sénégal, l'île rouge Madagascar, j'en passe et des meilleurs... Et des escales et des traversées d'océan

Des souvenirs, des sensations, le goût, le toucher, l'odorat, la vue, l'ouïe... Ces lettres font appels à chacun de nos sens pour nous plonger dans des univers méconnus et la vie de marin. Il y a le goût sucré de la mangue bien mûre qui fond dans la bouche, comme l'odeur âcre de l'huile de moteur au fond des cales des navires et le parfum des femmes. Il y a la beauté que voit le voyageur de passage et la vérité qui se dévoile à celui qui prend son temps, à qui veut ouvrir les yeux.

Il y a le marin à l'encre, celui qui écrit, Bernard. Et le marin à l'ancre dans son char, Roland, qui reçoit. Une amitié profonde, fidèle par-delà les latitudes et les longitudes. Un partage d'un besoin viscéral. Une passion commune.

Ces textes sont d'une force et d'une puissance rare. On y sent l'urgence de la vie et la fulgurance des instants. De l'humour et du cynisme parcourent les pages et laissent place à la mélancolie, à l'introspection, à l'observation, à la béatitude et la pudeur. Exaltation, allégresse, fantasme, et parfois déception dans les souvenirs de jeune marin de Giraudeau, puis dans ses expériences d'homme écrivain, voyageur, acteur. Les mots et les phrases sont tantôt d'une poésie magnifique, et parfois d'une crudité réaliste. Le tout est sans concession. Il y a des mots qui giflent, d'autres qui caressent. Des phrases qui bousculent, d'autres qui apaisent. Cela vient du tréfonds du coeur, des tripes, de l'âme, et comme une intraveineuse va directement dans les vôtres et se répand dans tout votre corps. A déguster !

 

PS : La version audio n'est pas en texte intégral que vous trouverez dans le format poche. Mais de passer de la voix et des émotions de Bernard Giraudeau, ce serait dommage. D'ailleurs, une fois un livre écouté, en général, je l'efface de mon ordinateur. Là, possible que le garde, pour le réécouter, encore et encore.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 29 Mars 2018

BD - Editions Casterman - 64 pages - 15 €

 

Parution en 2004, à priori réédité en 2014 !

L'histoire : Dans les tranchées de 14-18, un homme est psychologiquement soutenu par les lettres d'amour qu'il reçoit de sa femme Geneviève. Des lettres de Valentines. Quand quelques mois plus tard il rentre chez lui, il apprend que celle-ci est décédée...

 

Tentation : le sujet

Fournisseur : La bib' N°1

 

 

 

 

Mon humble avis : Cet album commence dans les tranchées de la Guerre 14-18, puis nous conduit à Paris et enfin dans les Pyrénées, tout en nous ramenant dans les tranchées lors des flash-back évoqués par les personnages.

Cette histoire est l'occasion de rendre un bel hommage aux Poilus, aux Gueules Cassées, à leur courage, tout en rappelant leurs "conditions" de vie... Et de mort...

Certaines planches sont très fortes en émotion, notamment celles qui évoquent le front et les dialogues entre Augustin (notre homme) et un tout jeune soldat...

Les illustrations sont magnifiques... Un mélange d'aquarelles, de peintures (huile ? Acrylique ?) Les images du front sont tragiquement évocatrices, même s'il est parfois difficile de reconnaître les personnages dont il est question.... Mais en même temps, c'est sans doute très réaliste. Dans la boue etc, les poilus devaient facilement se ressembler...

Nous passons également par Paris, le Paris du début XXème, avec ses bordels, sa bourgeoisie, ses soirées chics où nous croisons Matisse.

De la guerre, nous passons à la démobilisation et au retour des soldats chez eux. Leurs espoirs, leurs craintes, leurs projets, leur étonnement d'être encore en vie et en un seul morceau.

Sauf que pour Augustin, son retour prend l'aspect d'un cauchemar, puisqu'il apprend que sa femme, qui lui écrivait pourtant des lettres langoureuses, est décédée depuis presque un an.

Les sujets de la mort, de la jalousie, de l'amour inavoué, de la passion épistolaire sont donc évoqués. Mais j'aurais aimé qu'ils le soient plus en profondeur, de façon moins anecdotique et quelque part plus ordonnée (enfin, c'est mon impression !) Et puis la fin m'a semblé trop abrupte, trop ouverte. Une belle BD donc, un récit bouleversant, mais... je ne sais pas, il me manque quelque chose pour être plus enthousiaste !

"Regarde-moi bien, Augustin, mon visage... ma jambe en moins. La guerre m'a tué de la pire manière qui soit... en me laissant la vie. "

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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